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vendredi 22 mai 2026

Mon actu insoumise du vendredi 22 mai 2026


Lettre ouverte à Fabien Roussel : Le complotisme comme aveu d'impuissance politique.
​Par Jean-Pierre Pinon
​Fabien,
​Si je m'adresse aujourd'hui à toi, ainsi qu'à l'ensemble des militants communistes, ce n'est pas en observateur lointain ou indifférent, mais en homme dont l'histoire personnelle reste indélébilement marquée par l’engagement communiste.
J'ai adhéré au Parti communiste français à l'âge de 15 ans. Pendant trente ans, j'y ai tout connu, tout construit : secrétaire de cellule, secrétaire de section, premier secrétaire de la fédération de l'Oise, membre du Conseil national. Porté par la confiance de mes camarades, j'ai représenté notre idéal à toutes les échéances électorales — municipales, cantonales, législatives, régionales. J'ai été forgé à l'école des cadres du Parti, celle de six mois puis celle d'un an.
​Ce curriculum vitae n'est pas une coquetterie ; il est le gage que je connais parfaitement la maison. Je sais comment elle respire, comment elle pense, et comment elle combat.
​Si j'ai fait le choix de quitter le PCF en 2002 pour rejoindre, dès sa création il y a dix ans, La France Insoumise, je n'ai rien renié des convictions profondes de ma jeunesse. J'ai conservé au cœur de mon engagement une affection sincère pour les militants communistes et des amitiés solides qui défient les frontières partisanes.
​À l'approche de votre congrès, les militants s'apprêtent à faire un choix stratégique crucial : persister dans l'isolement d'une candidature autonome ou répondre favorablement à la proposition de La France Insoumise pour un pacte fédératif, présidentiel, législatif et ministériel. Mon vœu le plus cher est de voir la gauche radicale — dont le PCF et LFI sont les piliers — se rassembler aux côtés des écologistes et des forces anticapitalistes.
Pour autant, cette décision appartient souverainement et librement aux communistes, et je respecterai leur choix.
​Le naufrage théorique et le piège de la "citadelle assiégée".
​Ce que je ne peux plus tolérer, en revanche, ce qui suscite mon effarement et mon profond agacement, c'est l'attitude irresponsable et la dérive complotiste que tu imposes aujourd'hui à la direction de ce grand parti.
​Par ton incapacité chronique à appréhender les nouveaux enjeux de notre époque, par ton refus d'adapter la réflexion théorique et pratique aux réalités du XXIe siècle, tu es en train de conduire le PCF vers l'abîme.
Comment ne pas être brisé par la décadence politique actuelle quand on se souvient du passé brillant de cette organisation ?
Quand on pense aux dirigeants et aux intellectuels qui ont éclairé notre histoire, qui ont tant apporté à la nation et à son peuple, et à qui nous devons l'essentiel des acquis sociaux aujourd'hui méthodiquement détruits par le capital ?
​La ligne politique que tu impulses, entouré de tes disciples, est d'une indigence intellectuelle et culturelle révoltante au regard de cet héritage. Faute d'arguments de fond et de vision stratégique, tu as choisi de réactiver les pires réflexes de la "citadelle assiégée" pour te maintenir à la tête du Parti. Désigner un "ennemi de l'extérieur" — en l'occurrence La France Insoumise — et l'accuser de vouloir "faire éclater le PCF" est un procédé éculé, pitoyable et totalement inexcusable.
​Face au fascisme, l'exigence de clarté.
​Cette diversion politicienne est d'autant plus criminelle que les fascistes sont aujourd'hui aux portes du pouvoir. L'heure devrait être à l'unité de combat, pas à la paranoïa bureaucratique.
​Je connais trop bien ce vieux logiciel : dès que le Parti traverse une crise de ligne ou de leadership, on agite le chiffon rouge du complot extérieur pour masquer ses propres faillites. Cette méthode m'écoeure au plus profond de mes convictions.
​Pour ma part, je préfère consacrer toute mon énergie au mouvement auquel j'appartiens désormais, avec la certitude que nous construirons la majorité nécessaire pour changer radicalement la société. Aux militants communistes, je renouvelle l'expression de mon respect le plus sincère et de ma fraternité de combat.
​Mais à toi, Fabien, je lance cet appel : par respect pour l'histoire, par respect pour la mémoire de ce que fut ce grand parti et pour le dévouement de ses militants, arrête ce sinistre spectacle. Cesse d'abîmer ce qu'il reste de l'idéal communiste dans des polémiques subalternes. La gravité du moment historique exige de la hauteur ; ton attitude actuelle n'offre qu'un triste déclin.
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Le 22 mai 1946, il y a 80 ans, par un vote unanime, l'Assemblée constituante votait le projet de généralisation de la Sécurité sociale et de la retraite que lui présentait Ambroise Croizat, ministre des travailleurs et de la Sécurité sociale.
Aujourd’hui cette Sécurité Sociale est patiemment détricotée, notamment par la honteuse loi de réforme des retraites passée au 49-3 par Emmanuel Macron contre la volonté de 78% des citoyens, 92% des actifs du pays et l’ensemble des organisations syndicales.
On a bien vu que le fameux conclave qu’on nous vendait comme une relance de discussions n’était en fait qu’un vilain piège pour faire valider l’abandon pur et simple du système par répartition pour le remplacer par un système par capitalisation « cher » au MEDEF et à Blackrock qui pourrait ainsi s’emparer des quelques 330 milliards consacrés à faire fonctionner ce sytème.
La part de la sécurité sociale baisse dans certains soins, on parle de moins bien rembourser les affections longue durée… au final on pousse à la privatisation et la capitalisation du système social français
C’est une volonté de l’Union Européenne qui demande chaque année depuis longtemps de baisser les dépenses publiques de santé et tout cela afin que les compagnies privées et les fonds d’investissements comme Blackrock puissent s’emparer de la manne des 330 milliards que représente notre Sécurité Sociale
N’oublions pas le mot de Denis Kessler (ancien responsable du MEDEF ) : « il faut défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ». Et Macron applique à la lettre les mots du MEDEF en ayant même l’outrecuidance d’usurper le sigle CNR et de le transformer en CONSEIL NATIONAL de la REFONDATION pour cela. Mais on ne REFONDE pas la RÉSISTANCE.
Il est temps de dire Stop et de reconstruire tous ces « conquis sociaux » pour de nouveaux jours heureux.
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