Tristes temps pour le climat et la biodiversité, donc pour l’avenir de la vie sur Terre, dont celle d’Homo sapiens. L’ennui, le malheur, ne réside pas tant dans les terribles avertissements quasi quotidiens des scientifiques et de l’ONU – ce lundi encore, son secrétaire général, António Guterres, prévient que notre planète est «poussée au-delà de ses limites», alors que la quantité de chaleur accumulée par celle-ci a atteint un niveau record en 2025, selon l'Organisation météorologique mondiale. Non, ce qui est affolant, ahurissant, c’est l’indifférence que cela suscite, alors que l’humanité devrait sonner la mobilisation générale pour sauver sa peau. L’écologie au sens large et le climat en particulier auront été quasiment absents de la campagne des municipales qui vient de s’achever en France. Et les écologistes ont perdu plusieurs grandes villes à l’issue du second tour, dont Bordeaux, Strasbourg ou Besançon. Pire encore que le désintérêt ou l’inaction : l’hostilité que suscite désormais partout dans le monde toute politique un tant soit peu «verte» de la part des partis d’extrême droite voire de la droite classique, qui y voient un bouc émissaire idéal. Quant à la guerre menée au Moyen-Orient par le représentant en chef de cette mouvance mortifère, Donald Trump, son impact sur l’environnement s’avère déjà catastrophique, comme le documente notre journaliste Eléonore Disdero. Un gigantesque boulet de canon tiré par le genre humain dans son propre pied d’argile. 
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