Lionel Jospin est mort, l’ancien Premier ministre socialiste avait 88 ans
Premier secrétaire du PS et Premier ministre pendant cinq ans, il avait échoué à se qualifier au second tour de la présidentielle en 2002.
Il restera à jamais l’homme des 35 heures et du 21 avril. Lionel Jospin est mort, ce dimanche à l’âge de 88 ans. La famille de l’ancien Premier ministre socialiste l’a annoncé ce lundi 23 mars deux mois après qu’il avait dit lui-même avoir subi « une opération sérieuse ». Il n’avait alors pas dévoilé de détail sur la nature de celle-ci.
Premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, il avait quitté ce poste la seconde fois après la victoire de la gauche lors des législatives qui avaient suivi la dissolution voulue par Jacques Chirac. Celui-ci avait alors appelé Lionel Jospin à Matignon pour la plus longue cohabitation de l’histoire de la Ve République.
Durant ces années, la gauche dite « plurielle » – réunissant des ministres socialistes, mais aussi écologistes et communistes – avait pu mener des réformes d’ampleur, portée par une conjoncture économique favorable. Parmi le bilan des années Jospin figurent l’abaissement de la durée légale du temps de travail de 39 à 35 heures, la création du Pacs ou encore la couverture maladie universelle.
Une défaite retentissante au 1er tour le 21 avril 2002
À l’issue de ces cinq ans à Matignon, Lionel Jospin s’est lancé dans sa seconde campagne présidentielle, après avoir échoué une première fois en 1995 au second tour face à Jacques Chirac. À la surprise générale, le socialiste a fini acteur et victime du 21 avril 2002, échouant à se qualifiant pour le second tour, battu par Jean-Marie Le Pen arrivé deuxième et Jacques Chirac en tête des suffrages.
Ce soir-là, face à l’échec historique de la gauche et à la victoire non moins historique de l’extrême droite, Lionel Jospin indique se retirer de la vie politique nationale, dans un discours resté dans les annales et que vous pouvez visionner ci-dessous. « J’assume pleinement la responsabilité de cet échec et j’en tire les conclusions en me retirant de la vie politique », avait lancé le candidat malheureux, face à une foule de soutiens désemparés et encore sous le choc de la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour.
Certains ont bien tenté ensuite de faire revenir le socialiste en piste, mais il n’est jamais revenu sur sa décision. Sa dernière fonction restera celle de membre de Conseil constitutionnel où il a siégé de 2015 à 2019. Pendant le quinquennat de François Hollande, il avait présidé une commission sur la moralisation de la politique, dite « commission Jospin », qui a notamment préconisé la fin du cumul des mandats.
En juin 2024, Lionel Jospin avait apporté un soutien remarqué à l’union de la gauche du PS aux Insoumis sous la bannière du « Nouveau Front Populaire », en vue des législatives anticipées. Voyant dans l’union « une des digues contre lesquelles peut se briser la vague » RN, le Premier ministre avait déclaré au Monde : « Dans la situation présente, la gauche fait son devoir. »
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