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Des larmes et du sang. |
Les urnes ont rendu leur verdict ce dimanche, jour du deuxième tour des élections municipales. Un scrutin qui s’est achevé dans la douleur pour plusieurs personnalités de premier ou second plan, battues au terme d’une campagne particulièrement rocambolesque, et finalement indécise. |
À Pau, François Bayrou a subi un revers cuisant. À Strasbourg, l’écologiste Jeanne Barseghian n’a pu retenir son émotion après son échec contre Catherine Trautmann. Plus au sud, Christian Estrosi a même indiqué se retirer de la vie politique face à la victoire de son ennemi intime Éric Ciotti. Déceptions vives et cruels contrastes avec la joie des vainqueurs, Emmanuel Grégoire à Paris, Benoît Payan à Marseille ou Édouard Philippe au Havre. Contrairement à son lieutenant niçois, le Normand a effectivement remporté son pari. Il peut maintenant se projeter tout entier vers 2027. |
En réalité, c’est le cas de l’ensemble de la classe politique. À peine les résultats consolidés, une fois les destins personnels rapidement éclipsés, tous les dirigeants qui caressent des espoirs pour la présidentielle à venir ont tenté de pousser leurs avantages. Certains, en tordant les résultats pour valider leur stratégie politique. D’autres, en essayant d’esquisser un « chemin » entre la France insoumise et le Rassemblement national qui, sans grand coup d’éclat, confirment indubitablement leurs poussées locales. |
Sans grande surprise, l’ambiance à bâbord est donc de nouveau délétère : Chaque parti s’accuse mutuellement d’être le principal responsable des déboires (réels) de la gauche quand elle s’est réunie tardivement. À Toulouse, Brest, ou Clermont-Ferrand, les socialistes estiment que « la France insoumise fait perdre. » En réponse, les mélenchonistes pointent le « dégagisme » qui toucherait désormais les barons locaux du PS. |
Si les larmes vont vite sécher, le sang sur les murs risque, lui, d’y rester. |
Anthony Berthelier, journaliste politique au HuffPost. |
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