L’heure du vote a enfin sonné à l’Assemblée nationale sur la réforme des retraites de… 2023. Il aura fallu deux ans aux députés de gauche pour trouver comment imposer un scrutin sur le report de l’âge de départ à 64 ans et l’augmentation du nombre d’années de cotisation à 43 ans. Car non contents d’avoir usé de toutes les ficelles les moins démocratiques de notre Constitution (49.3 mais aussi 47.1, 44.3 et on en passe) pour imposer un texte rejeté par 70 % des Français, droite et camp présidentiel ont ensuite empêché l’examen d’une motion référendaire ou encore joué la montre pour éviter un vote sur une proposition de loi LFI d’abrogation.
C’est donc une résolution - ni amendable ni blocable par l’article 40 - que les communistes du groupe GDR mettent ce matin sur la table dans le cadre de leur niche pour éviter toute obstruction et obtenir que chaque député se positionne. Alors que la réforme Borne a été un véritable coup de force, certains au sein du « socle commun » font désormais mine de s’offusquer de voir « court-circuiter le dialogue social », en référence au « conclave » réunissant patronat et syndicats que le premier ministre a lui-même tué dans l’œuf en excluant la remise en cause du départ à 64 ans. Un faux-semblant que la CGT dénoncera également lors des mobilisations pour exiger l’abrogation de cette réforme inique auxquelles la confédération appelle aujourd’hui.
Retrouvez également sur l’Humanite.fr les autres infos qui font l’actu de ce jeudi. À commencer par les révélations sur les soupçons de lobbying de Rachida Dati pour GDF Suez pendant son mandat européen, la visite de Lula à Paris ou encore l’ouverture du procès de TotalEnergies pour greenwashing…
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire