6 janvier, pas de fève dans la galette et un premier cas de Covid dans la crèche de mon fils. Belle épiphanie. Chaque parent est prié d’apporter la preuve qu’il a fait passer un test antigénique ou PCR à son enfant. Négatif, il entre. Positif, il sort. A la vue des badauds toussoteux et frigorifiés devant les laboratoires, j’opte pour une pharmacie : « Ah non, impossible, on ne prélève pas sur les enfants de moins de 2 ans. Il faut un test salivaire, ça se fait en laboratoire. » Comprendre : il va falloir poser une RTT. Pendue au téléphone, j’appelle quatre autres officines avant d’en trouver une qui accepte de faire un prélèvement. Premier coton-tige inséré dans le nez de mon fils : il est négatif. Un soulagement vite balayé par une autre angoisse, celle de devoir lui faire subir des autotests. Un, puis un second... A quoi bon ? La section de la crèche a dépassé le seuil des trois cas, la voilà fermée pour une semaine. En attendant sa réouverture, comme beaucoup de parents, on compose, entre RTT, journées à rallonge et appel à la famille. Fatigue. Depuis le début du mois de janvier, un « désespoir » semble avoir gagné les parents d’enfants de moins de 5 ans. Dans mon entourage, je ne connais pas une seule mère ou un père qui ne soit pas au bord du burn-out parental. Devoir composer sans cesse entre le virus et ses conséquences, ne tient pas de la simple prouesse mais du véritable exploit. Mi-janvier, retour de mon fils à la section Coquelicot pour une courte accalmie... puis rebelote. Cette fois-ci, à peine sortie de la crèche, je presse le pas en direction de mon bon plan pharmacie. Je suis loin d’être la seule. Sur les trottoirs, c’est une course de poussettes. Pour ce deuxième test, mon fils, si conciliant la première fois, manifeste son désaccord. « Maintenez-lui les bras », m’assène la pharmacienne. Je m’exécute. Il hurle. Je tourne la tête. Encore une fois, négatif, tant mieux, mais je m’interroge sur la pertinence de ce protocole sans queue ni tête. Pourvu que l’hydre du Covid soit terrassée vite. Pourvu que mon fils cesse de pointer du doigt chaque croix verte qu’il croise dans la rue en me disant : « Bobo. Nez » |
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