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jeudi 27 janvier 2022

Adèle de Mediapart - La première lettre pour tous·tes 📫 - jeudi 27 janvier 2022

 


Jeudi 27 janvier 2022
Voici le premier numéro de la newsletter dédiée aux questions de genre, aux mobilisations féministes et LGBTQ+... Un jeudi sur deux, nous vous y raconterons aussi comment nous travaillons sur ces sujets, à la rédaction et dans l’ensemble des services du journal. Pour continuer de recevoir les prochaines lettres,
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LE MOT DE LA SEMAINE
Par , responsable éditoriale aux questions de genre
« Trop longtemps, la société a regardé ailleurs. » La scène est inédite : une candidate de droite, Valérie Pécresse, fait face au journaliste star de BFM Jean-Jacques Bourdin, visé par une enquête pour agression sexuelle. Mardi 18 janvier, la cheffe de file de LR a conditionné sa participation à une émission de télé à l’énoncé d’un propos liminaire : « La loi du silence, c’est fini. »
 
Qu’il s’agisse d’une conviction personnelle, d’un coup de com, ou d’un mélange des deux, peu importe… Le moment jette une lumière crue sur deux univers où l’impunité a longtemps régné en maître : la politique et les médias. Des médias dont la responsabilité est immense dans ce « silence ». En interne vis-à-vis de ses salarié·es, comme dans les contenus qu’ils proposent.
 
C’est aussi le sens de cette nouvelle lettre de Mediapart, dédiée aux questions de genre, aux mobilisations féministes et LGBTQ+, en France et dans le monde, aux bouillonnements intimes, politiques et intellectuels que le mouvement #MeToo provoque, aux débats que la remise en cause des inégalités suscite.
 
Toutes les deux semaines, le jeudi, nous vous y raconterons aussi comment nous travaillons sur ces sujets, à la rédaction et dans l’ensemble des services du journal. L’équipe en charge de la modération des commentaires et les journalistes du Club inaugurent cette première édition.
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Lire à ce sujet :
Par Ilyes Ramdani
Par Lénaïg Bredoux et Antton Rouget

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LA PHOTO DE LA SEMAINE
© Rachida El Azzouzi/Mediapart
À Hérat, troisième ville d’Afghanistan, dimanche 23 janvier, une foule affamée a dépassé les autorités talibanes. Le désespoir est tel que des familles n’hésitent pas à vendre leurs fillettes en mariage pour ne pas mourir de faim.
 
Le reportage en texte, photo et vidéo

NOS ENQUÊTES
 
Gilles Huberson a été mis à la retraite d’office le 15 novembre. Il était accusé par plusieurs femmes de harcèlement et d’agressions sexuelles. Dans un décret interne consulté par Mediapart, le ministère des affaires étrangères confirme les faits.
Par Sophie Boutboul
Après douze ans de combat judiciaire, quatre hommes ont raconté devant le tribunal de La Rochelle avoir été victimes d’agressions sexuelles de la part de leur ancien chef scout, quand ils étaient de jeunes adultes. Celui-ci est également commandant de police. Le parquet a requis la relaxe.
Par David Perrotin et Youen Tanguy
Après les révélations de Mediapart en décembre 2020 sur les graves dysfonctionnements au sein de cette association LGBT, plusieurs plaintes avaient été déposées contre ses deux anciens dirigeants. L’ex-président Nicolas Nogier est mis en examen pour viol et agression sexuelle. Frédéric Gal, lui, est poursuivi pour deux faits de harcèlement sexuel.

LE «MACHOSCOPE» DE MEDIAPART
Éric Zemmour est un invité permanent de notre « Machoscope » – notre recensement du sexisme en politique. Le candidat d’extrême droite revendique en effet son antiféminisme et combat l’égalité. Mediapart a également révélé que sept femmes l’accusent d’agression sexuelle. Autant d’éléments qui pèsent sur la campagne de l’ancien journaliste : il est entouré d’une écrasante majorité d’hommes, dans son parti, ses meetings, sur le terrain, et peu de femmes souhaitent voter pour lui. Alors, quelques militantes convaincues tentent d’inverser la tendance en ciblant les hommes issus de l’immigration. Une instrumentalisation raciste de #MeToo.
 
Notre article à découvrir ici

NOS ARTICLES
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NOS PARTENAIRES
 
Ce mouvement d’inspiration trotskiste, qui opère depuis Rouen, affronte une sérieuse crise interne avec la remontée à la surface de violences sexuelles supposément commises par l’ancien dirigeant du mouvement, au début des années 2010. L’affaire arrive devant la justice.
Par Mediacités Lyon
Selon les informations de Mediacités, trois femmes ont dénoncé auprès du diocèse de Lyon des attouchements commis selon elles lors de colonies de vacances en Haute-Savoie par le père Babolat, décédé en 2006, figure emblématique du milieu catholique

LE MOT DE LA MODÉRATION
Nos articles peuvent parfois susciter des menaces de désabonnement en cascade et des critiques violentes envers nos journalistes. Récemment, on l’a vu dans un article consacré à la campagne de Jean-Luc Mélenchon et pour nos enquêtes sur Didier Raoult. Des contenus signés par des femmes de la rédaction. Nous avons alors observé des attaques sexistes plus importantes que d’ordinaire : des jeux de mots sur les noms des autrices, des remarques sur leur vie sentimentale supposée, l’ajout d'un « la » devant leurs prénoms... L'équipe Modération de Mediapart est particulièrement vigilante en dépubliant ces contributions tout en expliquant chacune de ces décisions par e-mail. Cette situation devrait tous·tes nous alerter. À nous de nous en saisir !

LE MOT DU CLUB
Dans un témoignage sur le harcèlement de rue, Corentine Tutin relate un trajet de nuit jalonné de micro-agressions. Rue après rue se dessine cette topographie de l’exclusion que les femmes connaissent — l’espace public comme promesse d’intranquillité qui proscrit la flânerie insoucieuse et force aux stratégies d’évitement.
 
Pour nous, éditrices et éditeur du Club, la mise à la une du texte est l’expérience d’un dilemme. C’est l’occasion bienvenue d’un coup de projecteur sur ces violences de genre, mais le risque aussi d’exposer la contributrice à des commentaires malveillants, dupliquant ainsi l’expérience d’assignation au silence et à l’invisibilité.
 
Mais au fil des ans et des textes, nous constatons toutefois que ces commentaires ont tendance à occuper moins de place. Après une agression misogyne et lesbophobe, Mathilde V. et Caroline G. écrivaient : « On ne va pas attendre d’être mortes pour réclamer le champ libre. […] On défendra chaque centimètre de trottoir » — et chaque centimètre de colonne !
Lire à ce sujet :

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