| | | | | | | | | | Bonjour . Le gouvernement a annoncé la fermeture des librairies, et ensuite celle des rayons livres des grandes surfaces. Une mobilisation s’est créée contre cette mesure, avec à sa tête François Busnel et Xavier de Moulins. | | | | | |
| | | | | | | | Crédit : Kiran Ridley/Getty Images | | | | | |
| | | | | | | Qu’est-ce qui a été décidé exactement ? Le gouvernement annonce un reconfinement et la fermeture des commerces « non-essentiels » pour le lendemain. Parmi ces commerces : les fleuristes, les boutiques de vêtements et les librairies.Malgré la mobilisation contre la fermeture des librairies, le Premier ministre Jean Castex déclare qu’il est « beaucoup trop tôt » pour rouvrir les commerces fermés depuis le début du reconfinement. Afin de ne pas pénaliser les libraires par rapport à la grande distribution, il a annonce donc qu’à partir du 3 novembre, les rayons livres des grandes surfaces seront eux aussi fermés. | | | | | |
| | | | | | | « La librairie est un commerce essentiel. En tout cas plus que mon bureau de tabac » | | | | | |
| | | | | | | Quelles sont les réactions face à cette décision ? - François Busnel, présentateur de La Grande Librairie sur France 5
Une pétition lancée par le Syndicat de la librairie française a déjà recueilli plus de 160 000 signatures. Parmi elles, celle du journaliste littéraire François Busnel. Joint au téléphone, il estime que cette mesure prive les Français de l’accès à la connaissance.
« Ce qui s’est passé à Nice, à Lyon, à Conflans-Sainte-Honorine et au Bataclan, dans les locaux de Charlie, est lié, qu’on le veuille ou non, à la connaissance. L’un des moyens de combattre ce terrorisme, c’est de donner accès au plus grand nombre de gens possible à la connaissance. [...] Il faut brandir les livres face au livre unique, quel qu’il soit. »
Il poursuit : « Il y a 160 000 personnes qui, en 48h, ont signé une pétition. C’est pas l’élite ! C’est les gens. C’est les lecteurs de France. Et à la fin de la semaine, je pense qu’on doublera. [...] J’espère que le gouvernement et le président de la République comprendront qu’il faut faire du livre une cause nationale, et non une exception culturelle. Une cause nationale permettra de dire : “Ouvrons les librairies parce que c’est l’endroit - avec les bibliothèques et les médiathèques - où les gens pourront aller vers la lecture.” »- Xavier de Moulins, présentateur du journal de 19h45 sur M6 et romancier
Ce qui choque le plus Xavier de Moulins, c’est que le livre soit considéré comme un « bien non-essentiel » par le gouvernement. « Aujourd’hui, on peut acheter nos clopes. C’est un commerce essentiel, mais pas les livres ! Le tabac tue, mais le livre ne tue pas, jusqu’à preuve du contraire. [...] Pour moi, la librairie est un commerce essentiel. En tout cas plus que mon bureau de tabac. » Comme François Busnel et Xavier De Moulins, Joann Sfar, Riad Sattouf ou Philippe Labro ont regretté la décision du gouvernement sur les réseaux sociaux. 68 sénateurs ont également publié une tribune dans Le Figaro : ils demandent à ce que les librairies soient considérées comme des « commerces de première nécessité ».L’Association des maires de France est sur la même ligne : dans un communiqué, elle affirme que « certains commerces comme les librairies ou les salons de coiffure pourraient relever des services de première nécessité ».
Le contre-exemple belge
La décision du gouvernement belge est donnée en exemple par les partisans de la réouverture des librairies. La Belgique est confinée pour six semaines et les commerces non-essentiels sont fermés. Mais le livre, lui, est considéré comme un bien essentiel. « Il nous semble essentiel de développer une attention à l’égard des plus fragiles mais aussi au niveau de la santé mentale de tous les Belges. La culture a un rôle énorme à jouer en la matière », a argumenté le vice-Premier ministre belge Georges Gilkinet dans Le Soir. | | | | | |
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