On le voit, donc, dans plusieurs pays la seconde vague des décès commence à revenir vers des niveaux ressemblant à la première. Cela va-t-il continuer à monter dans les semaines qui viennent ? On espère que non, dans la mesure où les contaminations se sont stabilisées en France depuis une semaine. Mais à ce stade, comment être sûr de quoi que ce soit ? Vous avez des gens qui parraissent très savants et qui sont absolument convaincus qu’on en fait trop contre le Covid. A la façon du Pr Raoult, ils se battent comme des lions et dénoncent le confinement comme un remède pire que le mal : http://www.regards.fr/idees-culture/article/tribune-le-confinement-constitue-un-remede-pire-que-le-mal-pour-la-societe Face à eux, d’autres personnes tout aussi sûres d’elles qui les traitent de tous les noms : “complotistes”, “négationnistes”, “rassuristes”, et qui semblent les considérer comme des criminels : http://www.regards.fr/idees-culture/article/chronique-du-covid-partie-v-les-negateurs-de-l-epidemie-du-covid-19-n-appellent Notre défi, au fond, est de conserver notre équilibre, notre sérénité, notre paix intérieure, malgré ce monde qui devient fou. Il y a un mois environ, je vous avais parlé de ma nouvelle technique mentale pour rester joyeux dans ces pénibles circonstances. Je vous la remets ici, car elle me paraît plus que jamais d’actualité : Un moyen simple de retrouver de la joie au milieu du désastreJ’ai trouvé la technique suivante : changer une mauvaise nouvelle en bonne nouvelle, par une simple opération de l’esprit. Voici comment : “Vous avez peur de mourir du Covid-19 ? C’est une bonne nouvelle !”Chaque fois que je vois une personne apeurée, qui refuse de s’approcher de moi et qui manifestement craint de se faire infecter, je me dis : “Il est merveilleux que cette personne tienne tant à la vie !” Car, reconnaissons-le, ce n’est pas évident ! Avec tout ce qui se passe, on pourrait imaginer que la plupart des gens désespèrent ! Qu’ils estiment que la vie ne vaut plus la peine d’être vécue. Qu’avec cette pandémie, qui s’ajoute aux inégalités, injustices, violences, dérèglements climatiques, à la menace du cancer, etc., ils pourraient vouloir jeter l’éponge (voire se jeter par la fenêtre). Se laisser mourir de tristesse et d’ennui. Mais non. Le mouvement général de panique face au Covid indique exactement l’inverse. Il indique que, peut-être plus que jamais auparavant, les gens tiennent à la vie aujourd’hui. Ce n’était pas ainsi autrefois. Même dans les pires épidémies, on ne prenait pas de telles mesures de protection. La fonctionnement de toute une civilisation n’était pas remis en cause. Alors que, à plusieurs reprises, l’humanité a connu des maladies qui emportaient 30 % de la population. C’est donc que la vie en 2020 n’est, finalement, pas si difficile qu’on ne le dit, qu’on ne le raconte, qu’on ne le pense et qu’on ne le ressent. Les gens ont beau être très vieux, très malades, très seuls, leur réaction face au Covid montre qu’ils ne sont pas si pressés de mourir. Comment concilier cela avec le fait que les Français seraient ravagés par la dépression, le ras-le-bol, la colère, le ressentiment ? Je ne sais pas, mais les faits sont là. A votre santé ! Jean-Marc Dupuis |
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