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mercredi 4 novembre 2015

L'ECONOMIE à MI-JOURNEE , mercredi 4 octobre 2015


L'ECONOMIE à MI-JOURNEE , mercredi 4 octobre 2015

                                                              Sources Le Monde

Volkswagen s'enfonce dans la crise avec une fraude au CO2
Après le trucage à grande échelle de ses moteurs diesel, Volkswagen a avoué mardi de nouveaux mensonges, précipitant le géant allemand de l'automobile encore un peu plus dans la crise, avec une nouvelle gifle en Bourse. Volkswagen, colosse aux 12 marques et 600 000 salariés dans le monde, fleuron de l'industrie allemande, a fait état mardi soir d'"irrégularités" sur les émissions de dioxyde de carbone de 800 000 voitures dans le monde, ajoutant un nouveau volet au scandale retentissant qui l'ébranle depuis la mi-septembre. La sanction a été immédiate en Bourse, où le titre perdait 8,24 % à 101,85 euros à 08H32 GMT, amenant à près de 40 % sa chute en six semaines. Concrètement, des véhicules de marque VW, Skoda, Audi et Seat et avec des moteurs diesel et essence, émettent plus de CO2– déterminant dans le réchauffement climatique – que ce que leur spécification technique indique. Le quotidien allemand FAZ, citant des documents internes des services qui ont mis le doigt sur ces"irrégularités", donnait mercredi en exemple la Golf Blue Motion de VW, qui émettrait plus de 100 grammes de CO2 par kilomètre, au lieu des 90 g/km promis par le constructeur. Le plafond imposé par les normes européennes est de 130 g/km, et doit baisser progressivement pour passer à l'horizon 2020 à 95 g/km. 
Le nouveau mensonge de Volkswagen – qui contrairement à la fraude dévoilée il y a six semaines n'implique pas le recours à un logiciel truqué ou autre manipulation – a été découvert à la faveur de l'enquête interne en cours dans le groupe, où le nouveau patron, Matthias Müller, a promis de tout remettre à plat pour faire la pleine lumière sur les malversations. 
Budget : Le Foll réfute tout rétropédalage du gouvernement
Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a réfuté mercredi tout rétropédalage de l'exécutif malgré l'annonce de plusieurs revirements sur le projet de budget, assurant qu'il
n'y avait "pas d'amateurisme du tout". "On ajuste, on écoute et on avance. Voilà le principe et la méthode", a déclaré M. Le Foll sur France 2, défendant point par point les dernières annonces gouvernementales. "Cette année il y a sur un certain nombre de sujets nécessité de prendre le temps", a-t-il justifié. Concernant le report de la réforme de la dotation globale de fonctionnement (DGF) aux collectivités locales, il a fait valoir qu'il s'agissait d'une "réforme lourde" et que "ce changement nécessite qu'on prenne le temps".Sur le nouveau mode de calcul de l'allocation adulte handicapé (AAH), auquel a renoncé le gouvernement, M. Le Foll a expliqué que la"simplification du versement de cette allocation avait des conséquences pour un certain nombre de personnes qui la touchaient en termes de revenus et pouvait avoir des conséquences en termes d'accès à cette allocation". "Donc il faut recaler et revoir notre dispositif."
De la même façon, le porte-parole du gouvernement a justifié l'extension à 2016 du maintien de l'exonération des impôts locaux pour les retraités aux revenus modestes, initialement limitée à 2015. Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée, a de son côté "réfuté totalement" sur RFI tout couac au sein de la majorité. "Il n'y a pas la moindre improvisation, simplement des débats parlementaires." S'agissant des retraités modestes, le député de Seine-Saint-Denis a cependant dit regretter "que dans les simulations qui nous ont été données, on n'ait pas eu cet effet sur l'imposition locale". "Le premier détonateur" des remontées de terrain, "ça a été les parlementaires", a-t-il dit.
Rendre "plus lisible" le code du travail
La ministre du travail, Myriam El Khomri, présentera mercredi, avec une semaine de retard, ses pistes pour "rendre plus lisible le code du travail", une réforme qui divise les partenaires sociaux mais que le gouvernement compte mener rapidement. Mme El Khomri devait initialement dévoiler ses orientations le 28 octobre, mais elle a repoussé l'échéance pour "terminer la première phase de concertation" avec les partenaires sociaux, selon son cabinet. Elle remettra finalement sa copie à Manuel Valls mercredi à 16 h 15.
"Notre législation du travail est devenue avec le temps illisible", estimait François Hollande lors de la conférence sociale, qui a fixé le cap : "L'enjeu, c'est de faire en sorte que le dialogue social se rapproche de l'entreprise." Mais le chef de l'Etat l'a promis, il ne touchera pas "à la durée légale du travail, au smic, au contrat de travail" ni à "la hiérarchie des normes" entre la loi et l'accord collectif. Pour élaborer son texte, Myriam El Khomri s'est inspirée du rapport Combrexelle, remis au début de septembre à Manuel Valls.
Commerce : hausse des vols dans le monde en 2014, mais baisse en France
Les vols dans les commerces ont bondi de 15,4 % dans le monde en 2014, sous l'effet notamment de l'augmentation des larcins en interne, mais ont reculé en France, grâce notamment à la diminution des vols à l'étalage, relève mercredi une étude Checkpoint Systems. Selon ce baromètre annuel établi à partir des données recueillies auprès de plus de 200 distributeurs (hypermarchés, boutiques textile, grands magasins, bijoutiers…) dans 24 pays, la"démarque inconnue" – écart entre le stock théorique et l'inventaire dans les rayons – a représenté l'an dernier une perte sèche de 111,71 milliards d'euros (123,39 milliards de dollars) pour les distributeurs, contre 96,8 milliards d'euros en 2013.
La France se classe au troisième rang des pays ayant le plus faible taux de démarque inconnue. Sur 2014, le montant total des pertes subies par les distributeurs français à cause des vols a diminué à 3,5 milliards d'euros, contre 4,4 milliards d'euros en 2013. Cela représente 0,81 % de leur chiffre d'affaires, contre 1,09 % en 2013.
TEXTOS
Zone euro : en un an d'existence, le Mécanisme européen de supervision bancaire (MES), pilier du projet d'union bancaire en Europe, s'est imposé comme l'institution clé de prévention contre les turbulences financières en zone euro, malgré certaines frictions. Sa mise en œuvre, malgré les difficultés initiales,
est un grand succès. Lancée officiellement
le 4 novembre 2014 sous l'égide de la Banque centrale européenne, la jeune autorité sise à Francfort (ouest de l'Allemagne) assure la supervision directe de 123 groupes bancaires dans les
19 pays de la zone euro, un pilier, donc, du projet d'union bancaire en Europe au côté du mécanisme de résolution bancaire et de garantie des dépôts.
Environnement : la Chine a sous-évalué sa consommation de charbon et brûlé ces dernières années plusieurs centaines de millions de tonnes de plus qu'annoncé, ont fait valoir des experts mercredi à l'AFP, confirmant des informations sur une révision à la hausse des chiffres gouvernementaux. Cette révision fait l'effet d'un pavé dans la mare à quelques semaines de la conférence de Paris sur le climat, alors qu'on juge déjà la Chine responsable d'environ 25 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Cuba : les autorités cubaines ont présenté mardi une liste actualisée des projets destinés à attirer l'investissement étranger sur l'île,
à hauteur de
8,1 milliards de dollars. Cette nouvelle liste présente un total de 326 projets
dans divers secteurs tels que le tourisme (94), l'exploration pétrolière (86) et l'agroalimentaire (40), ont rapporté les médias cubains. 
Automobile :l'équipementier automobile japonais Takata s'est vu infliger une amende civile record de 200 millions de dollars aux Etats-Unis, dont
130 millions avec sursis, pour le scandale des airbags défectueux à l'origine d'au moins huit morts dans le monde.
Automobile US : le scandale Volkswagen ne nuit pas à l'industrie automobile américaine, qui a enregistré une croissance insolente des ventes en octobre, alors que le groupe allemand piétine.
Au total, 1,45 million de véhicules ont été vendus en octobre aux Etats-Unis, selon le cabinet spécialisé Autodata. C'est une hausse de 13,6 %
sur un an. Le colosse aux douze marques n'a écoulé que
30 387 véhicules,
en progression de 0,24 % seulement pour une part de marché d'environ 3 %.
POINTS MARCHÉS
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2,3 milliards d'euros
Le marché des drogues illicites en France s'est élevé à 2,3 milliards d'euros pour l'année 2010, et il a été dominé par le cannabis (1,1 milliard) et la cocaïne (902 millions), a estimé une étude de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ), présentée mardi. L'étude, une première en France par son ampleur, présente le chiffre d'affaire des principales drogues illicites en France, à partir d'une approche "fondée sur la demande", ont expliqué David Weinberger de l'INHESJ et Christian Ben Lakhdar, chercheur à l'université de Lille 2, lors d'un colloque de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) à Paris. Selon leurs résultats, le chiffre d'affaire du trafic de cannabis s'établit en moyenne à 1,1 milliard, avec un volume de transactions compris entre 163 tonnes et 195 tonnes (selon la quantité de cannabis dans un joint). Il représente 48 % du total du marché de la drogue. Le volume total de consommation de cannabis s'approche de 285 tonnes, en tenant compte des dons et de l'autoproduction.

CAC 40

12:09 04/11/20154 982,22 PTS +0,93 %
PALMARES CAC 40
 Libellé  Cours  Variation 
 TECHNIP 52,99 €  +7,07 % 
 LAFARGEHOLCIM LTD 53,43 €  +2,18 % 
 ALSTOM 30,34 €  +1,95 % 
 TOTAL 47,10 €  +1,87 % 
 KERING 168,70 €  +1,75 % 
 VINCI 61,13 €  -0,29 % 
 ARCELORMITTAL 5,47 €  -0,36 % 
 VALEO 138,90 €  -2,01 % 
 RENAULT 88,40 €  -2,04 % 
 PEUGEOT 15,74 €  -2,51 % 
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VALEUR DU JOUR

AREVA

11:59 04/11/20157,74 € +6,42 %
DEVISES ET MATIÈRES PREMIÈRES
 Libellé  Heure  Cours  Variation 
 Euro - Dollar US 12h09  1,09 $  -0,31 % 
 Pétrole Brent 12h09  50,75 $  +0,42 % 
 Or 12h09  1 118,58 $  -0,1 % 
INDICES
 Libellé  Heure  Cours  Variation 
 CAC 40 12h09  4 982,22 PTS  +0,93 % 
 Dow Jones 22h45  17 918,15 PTS  +0,5 % 
BLOG
Quand la Chine ralentit
Lovée dans un coude du Yangzi, cernée de montagnes et hérissée de gratte-ciel, Chongqing est à l'image de la Chine : une mégapole qui a grandi trop vite. Trente millions d'habitants s'affairent dans une atmosphère brumeuse et polluée. C'est là que vient d'atterrir le président François Hollande pour une visite officielle, placée sous le signe de la lutte contre le réchauffement climatique.

Perdue à près de 2 000 kilomètres à l'ouest de Shanghaï, Chongqing symbolise à la fois l'ambition et les limites du modèle chinois. Et la volonté du pays d'en changer. Une mutation regardée avec inquiétude par le monde entier. Car il n'y a pas qu'en matière d'émissions de CO2 que le sort de Chine se confond avec celui de la planète.

Un changement profond de modèle

En matière économique aussi, le pays est devenu "systémique", comme disent les économistes. L'empire du Milieu ne représente, certes, que 15 % du produit intérieur brut (PIB) mondial, mais il concentre 45 % de sa croissance. C'est pourquoi les signes de ralentissement qui se multiplient depuis le printemps ont un impact planétaire.

Le PIB chinois est composé à 50 % par de l'investissement. Or, moins d'investissement signifie moins de matériaux et de machines pour construire des immeubles, des routes ou faire tourner des usines. Pour nombre de matières premières, comme le fer ou le cuivre, le pays pèse près de la moitié du commerce mondial...
Lu sur le blog de la rédaction du Monde Eco&Entreprise
TITRES DE L'ÉCONOMIE
Les Echos : Emploi : le nouveau visage de la France 
Le Figaro économie : Réforme du code
du travail : beaucoup de bruit pour rien 
Financial Times : Les Banques américaines qui traitent des matières premières obligées de se constituer un matelas de fonds propres 
The Wall Street Journal : Nouveau problème pour Volkswagen, qui admet avoir sous-estimé les rejets de dioxyde de carbone de certaines de ses voitures  
ÉTUDES
TRAVAIL
Emploi et chômage dans les nouvelles régions depuis la crise
Source : Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
EUROPE (1)
Intégration européenne : la Commission reprend la main
Source : BNP Paribas.
DIVERS
Estimation des marchés des drogues illicites en France
Source : Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ).
EUROPE (2)
Les effets de la crise sur les marchés du travail européens : une intensité et une durée variables
Source : Insee.


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