Translate

mardi 2 juin 2015

L'ECONOMIE à MI-JOURNEE , mardi 2 juin 2015


L'ECONOMIE à MI-JOURNEE , mardi 2 juin 2015

                                                              Sources Le MONDE


100 000 contrats aidés de plus face à l'envolée du chômage
Le ministre du travail, François Rebsamen, a annoncé lundi un programme supplémentaire de 100 000 contrats aidés sur l'année 2015 pour tenter d'enrayer la hausse continue du nombre de chômeurs"Près de 450 000 demandeurs d'emploi éloignés du marché du travail bénéficient de contrats aidés et plus de 120 000 demandeurs d'emploi supplémentaires ont accédé à une formation depuis le début de l'année", a-t-il souligné dans un communiqué. "Cette politique sera intensifiée d'abord avec un renfort de      100 000 contrats aidés supplémentaires par rapport à la loi de finances initiale, ensuite avec 60 000 demandeurs d'emploi supplémentaires en formation selon l'engagement pris avec les présidents de conseils régionaux", a-t-il ajouté. Cette annonce accompagne la publication d'une hausse de 0,7 % du nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité) en avril en France. La hausse a même été légèrement plus forte chez les jeunes de moins de 25 ans (+ 0,8 %), qui bénéficient le plus des contrats aidés. Les nouveaux emplois aidés s'ajouteront aux 445 000 prévus dans le budget 2015. Sera-ce suffisant ? Rien n'est moins sûr.
"Il faut continuer à se battre pour maintenir un taux de croissance (...) qui nous permette d'atteindre les fameux 1,2-1,5 % qui, en fin d'année, devraient nous permettre de faire baisser le nombre de demandeurs d'emploi", a déclaré François Hollande.  "Si le bon chiffre du premier trimestre se confirme, on va avoir un retournement sur le front de l'emploi, mais il faudra attendre un à trois trimestres", estime Bruno Ducoudré, de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Les bonnes nouvelles devraient donc se faire encore attendre. C'est en tout cas ce que pensent les organismes internationaux et l'Institut national de la statistique, qui table sur une poursuite de la hausse du chômage au moins jusqu'à cet été... En attendant, Manuel Valls doit annoncer le 9 juin des mesures pour relancer l'emploi dans les TPE-PME.
(Lire l'article de Bertrand Bissuel)
Le taux de chômage s'est maintenu à 6,4 % en mai en Allemagne, son niveau le plus bas depuis la réunification du pays, en 1990, ce qui donne à penser que la consommation des ménages va continuer de soutenir la croissance de la première économie de la zone euro, selon les données mardi de l'Office fédéral du travail. Le nombre de personnes sans emploi a reculé de 6 000, à 2,786 millions, en données corrigées des variations saisonnières. En données brutes, leur nombre s'établit à 2,762 millions contre 2,843 millions en avril.
Un accord s'esquisse sur le dossier grec
Après quatre mois de psychodrame, un accord semblait se profiler entre Athènes et ses créanciers, mardi 2 juin, quelques heures après une réunion d'urgence dans la nuit à Berlin entre les principaux protagonistes de la crise grecque (Mario Draghi pour la BCE, Christine Lagarde pour FMI, la chancelière allemande Angela Merkel, le président français François Hollande et Jean-Claude Juncker pour la Commission européenne). M. Hollande et Mme Merkel veulent absolument sortir vite de l'impasse dans laquelle se trouve l'Eurozone, alors que la Grèce est au bord du défaut de paiement. Il s'agit – enfin – de s'accorder avec le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras sur les réformes à mettre sur les rails dans le pays, contre une tranche de prêts supplémentaire d'environ 7,2 milliards d'euros. Mardi, le "groupe de Bruxelles", constitué de représentants de l'administration grecque et des créanciers, devait se réunir à nouveau pour tenter de finaliser un "draft" d'accord. S'ils y parviennent, ce dernier pourrait être envoyé à Athènes pour approbation.
(Lire l'article d'Adéa Guillot, Cécile Ducourtieux et Frédéric Lemaître)
Le gouvernement grec a présenté "la nuit dernière" à ses créanciers internationaux un plan de réformes "complet" et réaliste, afin d'obtenir le déblocage d'un financement à court terme vital pour son économie, a déclaré mardi matin le premier ministre Alexis Tsipras.
L'inflation accélère dans la zone euro
Le taux d'inflation annuel de la zone euro  est estimé à 0,3 % en mai, en hausse par rapport au mois d'avril, où il était nul, selon une estimation rapide publiée mardi par Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne. S'agissant des principales composantes de l'inflation de la zone euro, les services (1,3 %, contre 1,0 % en avril) devraient connaître les taux annuels les plus élevés en mai, suivis de l'alimentation, boissons alcoolisées et tabac (1,2 %, contre 1,0 % en avril), des biens industriels hors énergie (0,3 %, contre 0,1 % en avril) et de l'énergie (- 5,0 %, contre - 5,8 % en avril).
Le spectre de la déflation - un recul des prix qui décourage l'investissement et la consommation et donc déprime l'acitivté - s'éloigne ainsi...
Libre-échange : Paris propose sa réforme des arbitrages
La France envoie mardi à la Commission européenne ses propositions pour refondre les mécanismes de règlement des différends entre Etats et investisseurs dans le cadre des futurs accords de libre-échange, a indiqué le secrétariat d'Etat chargé du commerce extérieur. La démarche vise à réformer les mécanismes d'arbitrages privés (ISDS). Ces procédures inquiètent nombre de pays européens qui y voient la porte ouverte à une remise en cause par des multinationales de leurs politiques publiques. Le document, qui affiche notamment l'ambition de"préserver le droit (des Etats) à réguler" et de"créer un nouveau cadre institutionnel", est présenté alors que le Parlement européen se prononcera dans son ensemble le 10 juin sur l'accord entre l'UE et les Etats-Unis (TTIP) en cours de négociation.
Les Etats doivent "garder la main sur l'interprétation des traités" et être seuls à lever les ambiguïtés, selon les propositions de Paris. Contre les plaintes abusives, des sanctions financières allant jusqu'à la moitié des dommages demandés par les investisseurs "pourraient être prévues". "Une entreprise réfléchira à deux fois avant de demander des milliards puisque si cette plainte est jugée abusive, potentiellement cela peut vouloir dire la fin de l'entreprise", a déclaré à la presse le secrétaire d'Etat Matthias Fekl. Paris propose aussi la création d'une cour permanente publique destinée à intervenir pour tous les traités futurs de l'UE et à préfigurer une cour permanente multilatérale.
TEXTOS
Paiements : le ministre des finances, Michel Sapin, veut développer l'usage en France des cartes bancaires et des nouveaux moyens de paiement, notamment en incitant les commerçants à accepter ce type de paiements pour des
petites sommes. Selon un sondage CSA, la carte bancaire est le moyen de paiement favori de 71 % des Français, contre 15 % pour l'argent liquide et 9 % pour les chèques.
Justice : la Cour supérieure du Québec a condamné lundi trois fabricants de cigarettes à verser 15,5 milliards de dollars canadiens (11,3 mds d'euros) de dommages et intérêts à plus de un million de victimes du tabac au Québec, un record au Canada.
Monnaies : le dollar a brièvement dépassé mardi la barre symbolique des 125 yens pour la première fois depuis le début de décembre 2002, une ascension favorisée par les divergences des politiques monétaires américaine et japonaise.
Japon : les salaires réels y ont progressé en avril pour la première fois depuis deux ans, montrent les  statistiques du ministère du travail mardi. Cette évolution a lieu alors que le gouvernement de Shinzo Abe presse les entreprises japonaises d'augmenter les salaires pour enclencher un cercle vertueux de hausse de la consommation, de l'inflation et de l'investissement.
Japon : le gouvernement a approuvé mardi un plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 26 % entre 2013 et 2030, un objectif qui sera présenté en fin de semaine par Shinzo Abe au sommet du G7 en Allemagne.
Espagne : le nombre de chômeurs y a baissé en mai pour le 4e mois consécutif, avec       117 985 inscrits de moins que le mois précédent mais reste élevé, à 4,21 millions, selon les chiffres du ministère de l'emploi. Selon l'INE, le taux de chômage était au 1ertrimestre de 23,78 %.
POINTS MARCHÉS
Accédez à tous les points sur les marchés, en vidéo et en texte
38 % 
C'est le pourcentage de salariés européens qui se disent "souvent" heureux au travail, selon l'enquête Edenred-Ipsos, réalisée auprès de salariés de 14 pays d'Europe publiée mardi. Cinquante-deux pour cent se disent heureux "de temps en temps", et 8 %, "jamais". Ils sont aussi 40 % à se dire confiants dans l'avenir de leur pays, et 55 %, dans leur avenir professionnel. Côté bonheur, la Pologne est lanterne rouge avec seulement 22 % de salariés souvent heureux (et 13 % d'entre eux "jamais" heureux, le record), devant la République tchèque (27 %), la Roumanie (31%) et la Grande-Bretagne (32%). A l'opposé, c'est aux Pays-Bas qu'on trouvera le plus facilement le bonheur au travail (63 %), devant l'Autriche (55 %), la Belgique (49 %) et l'Allemagne (46 %). La France est proche de la moyenne (41 %). L'enquête montre par ailleurs que les salariés européens ne voient pas d'un mauvais œil le numérique. Ils sont 73 % à se dire familiers avec ces outils et 40% à estimer qu'ils ont un impact positif sur leur motivation au travail, autant à évoquer un effet neutre et 12 % seulement à y voir un effet négatif (les autres étant indécis). Seuls 18 % des salariés évoquent aussi un impact négatif du numérique sur l'équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée. Ils sont toutefois 70 % à dire qu'ils sont sollicités en dehors des heures de travail (dont
18 % souvent), une proportion qui grimpe à 87 % chez les cadres.

CAC 40

12:09 02/06/20154 998,66 PTS -0,53 %
PALMARES CAC 40
 Libellé  Cours  Variation 
 LVMH 166,20 €  +1,84 % 
 ARCELORMITTAL 9,75 €  +1,24 % 
 CREDIT AGRICOLE 13,58 €  +0,52 % 
 BNP PARIBAS ACT.A 55,12 €  +0,49 % 
 ORANGE 14,62 €  +0,45 % 
 UNIBAIL-RODAMCO 230,85 €  -1,7 % 
 PEUGEOT 18,52 €  -1,78 % 
 SCHNEIDER ELECTRIC 67,51 €  -1,83 % 
 PUBLICIS GROUPE SA 71,47 €  -2,12 % 
 PERNOD RICARD 109,95 €  -3,89 % 
Voir tout le palmarès
Cliquez ici !
Cliquez ici !
VALEUR DU JOUR

ARKEMA

12:00 02/06/201567,69 € -0,95 %
DEVISES ET MATIÈRES PREMIÈRES
 Libellé  Heure  Cours  Variation 
 Euro - Dollar US 12h08  1,10 $  +0,7 % 
 Pétrole Brent 12h08  65,33 $  +0,69 % 
 Or 12h08  1 188,45 $  -0,06 % 
INDICES
 Libellé  Heure  Cours  Variation 
 CAC 40 12h09  4 998,66 PTS  -0,53 % 
 Dow Jones 22h51  18 040,37 PTS  +0,16 % 
BLOG
La France devrait-elle renationaliser Renault ?

Le 8 avril dernier, Bercy annonce le rachat de 14 millions de titres Renault. L'Etat est passé de 15,01 % à 19,74 % du capital de l'entreprise française, soit une augmentation de 4,73 % au sein du capital du groupe. Cette démarche d'environ 1 milliard n'est évidemment pas anodine. En effet, le gouvernement souhaite atteindre la minorité de blocage chez Renault, après être entré au capital de Peugeot avec le gouvernement chinois. Tout cela leur a permis d'assurer l'approbation de la résolution sur la loi Florange lors de l'assemblée générale du 30 avril, ce qui fut chose faite !

Le capital de Renault se retrouverait alors dans sa structure habituelle : Nissan et l'Etat, les deux actionnaires majoritaires qui jouissent de 15,01 % du capital chacun. Comme Nissan est détenu par Renault, on reste en  famille. (Pour des raisons de lutte contre l'autocontrôle du capital, les actions détenues par Nissan sont dénuées de droits de vote.)

L'Etat dépasse le seul fatidique de 30 %

La loi Florange étant désormais passée, Bercy est implicitement devenu le seul actionnaire majoritaire de Renault avec 19 % environ du capital. Ainsi, après doublement des droits de vote, l'Etat se retrouverait de nouveau seul maître à bord. Avec 35 % des droits de vote, l'Etat dépasse 30 % des droits de vote exigeant le lancement d'une OPA…
Lu sur Démystifier la finance

TITRES DE L'ÉCONOMIE
Les Echos : Valls face à l'échec de la lutte contre le chômage
Le Figaro économie : Emmanuel Macron: "La France a tout pour faire émerger des champions du numérique"
Financial Times : Acquisitions et concentrations : les transactions battent des records aux Etats-Unis
The Wall Street Journal : Berlin reste ferme dans les discussions avec la Grèce
ÉTUDES
SECTEUR FINANCIER
Un monde qui se transforme : la génération Y
Source : Bank of America Merrill Lynch.
DIVERS
La protection sociale en France et en Europe en 2013
Source : Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).
EUROPE
Financer les investissements pour une croissance soutenable en Europe
Source : Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii).
INTERNATIONAL
L'incertitude de la politique commerciale comme obstacle au commerce
Source : Organisation mondiale du commerce (OMC).

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire