L'ECONOMIE
lundi 21 novembre 2016
Xi Jinping défend le libre-échange face au protectionnisme de Trump |
Le président chinois, Xi Jinping, au sommet de l’APEC, à Lima, le 19 novembre. STR / AFP
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Le président Xi Jinping a appelé samedi 19 novembre à Lima les dirigeants de la zone Asie-Pacifique à soutenir l’accord régional de libre-échange proposé par la Chine pour combler le vide laissé par le probable abandon de l’accord TPP par les Etats-Unis. « La construction d’une zone de libre-échange de l’Asie-Pacifique (FTAAP) est une initiative stratégique vitale pour la prospérité à long terme de la région. Nous devons nous y atteler fermement », a déclaré le dirigeant chinois au sommet annuel de l’Organisation de coopération économique Asie-Pacifique (APEC – Asia-Pacific Economic Cooperation). « Nous n’allons pas fermer la porte au monde extérieur, mais l’ouvrir encore plus largement », a ajouté le président chinois. Xi Jinping répondait indirectement au président élu américain, Donald Trump, qui a promis un tour de vis protectionniste censé protéger les emplois américains contre la concurrence chinoise ou mexicaine à bas coût. Le magnat de l’immobilier a en particulier mené campagne contre le Partenariat transpacifique (TPP) signé en 2015 entre 12 pays de la région, sous l’impulsion du président américain Barack Obama, qui effectue à Lima son dernier voyage officiel.
Cet accord de libre échange excluant la Chine est « terrible » et « viole »les Etats-Unis, avait déclaré le milliardaire pendant sa campagne, s’opposant fermement à son improbable ratification par le Congrès américain à majorité républicaine. Le président chinois s’est engouffré dans la brèche en défendant à Lima le RCEP (Regional Comprehensive Economic Partnership – « Partenariat régional économique global »), projet d’accord de libre-échange entre l’Asean (Association des nations du Sud-Est asiatique), l’Australie, la Chine et l’Inde notamment, mais sans les Etats-Unis. Le RCEP est présenté par Pékin comme une étape majeure dans la construction de la zone de libre-échange Asie-Pacifique (FTAAP – Free Trade Area of the Asia Pacific), qui rassemblerait les pays membres de l’APEC et dont la conclusion devrait prendre des années, si jamais elle doit voir le jour. « Nous allons pleinement nous investir dans la globalisation économique en soutenant le commerce multilatéral, en faisant avancer la FTAAP en travaillant à la conclusion rapide des négociations sur le RCEP », a déclaré le président Xi Jinping. Le président chinois devait rencontrer pour la dernière fois Barack Obama dans l’après-midi lors d’un entretien bilatéral. Les 21 économies de l’APEC représentent 60 % du commerce mondial et 40 % de sa population. Elles ont largement profité de la mondialisation et comptent bien approfondir leurs échanges, avec ou sans les Etats-Unis.
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Loi travail en vigueur en janvier. Tous les décrets concernant le volet temps de travail de la loi travail promulguée en août, qui actent la primauté de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche, sont parus samedi au Journal officiel, pour une entrée en vigueur le 1er janvier 2017.
I-Télé reprend vie. Après trente et un jours de grève, cinq semaines presque sans direct et une rédaction fortement amputée, la chaîne i-Télé a repris l’antenne dimanche à 18 heures pour couvrir le premier tour de la primaire de la droite, qui a vu François Fillon devancer Alain Juppé. Nicolas Sarkozy, troisième, est écarté.
Faible croissance italienne. L’Institut national des statistiques (Istat) a indiqué lundi tabler sur une croissance de 0,8 % de l’économie italienne en 2016, en ligne avec les prévisions du gouvernement, et de 0,9 % en 2017, soit un peu en dessous des attentes officielles.
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Micro-Macro |
| par Thibaut Soulcié |
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Dans la presse étrangère |
Le défi durable du démantèlement des centrales nucléaires |
Chambre de refroidissement de la centrale atomique de Gösgen, dans le canton de Soleure, dans le nord de la Suisse, le 2 novembre 2006. FABRICE COFFRINI / AFP
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La Suisse n’a encore jamais démantelé une centrale nucléaire exploitée à des fins commerciales, mais plusieurs initiatives pourraient conduire à une telle situation, observe La Tribune de Genève. Si la dimension technique du démantèlement ne pose pas de difficultés majeures car l’on peut s’inspirer d’expériences étrangères notamment, d’autres questions sont plus prégnantes. Il y a une dimension juridique, avec la possibilité de faire recours sur la manière dont une centrale est démontée, qui peut conduire jusqu’au Tribunal fédéral, et peut grandement allonger le processus. Une autre difficulté réside dans l’évaluation du budget, qui doit être suffisamment élevé pour parer aux éventuels imprévus. Autre point d’interrogation, le futur réservé aux travailleurs des centrales. S’ajoute à cela la grande question des déchets. Rien que pour la centrale de Mühleberg, les exploitants prévoient 16 000 tonnes de déchets radioactifs. La Nagra est la société coopérative nationale responsable du stockage des déchets radioactifs générés en Suisse. Elle a opté pour un stockage en couches géologiques profondes, afin d’y enfermer les déchets de manière sûre pendant au moins 100 000, voire 1 million d’années. Reste encore à savoir où se trouvera le site de dépôt et surtout si les couches géologiques profondes de la Suisse sont réellement adaptées à un entreposage aussi long. Une question qui se pose aussi en France avec le site de Bure, en Haute-Marne, dans l’est de l’Hexagone.
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| Etudes & documents |
France : les entreprises peinent à trouver les compétences qu’elles recherchent. Malgré la reprise de l’emploi, l’économie française fait face à « un décalage croissant entre les besoins des entreprises et les compétences disponibles » sur le marché du travail, alerte mercredi le cabinet de recrutement Hays. « La bonne nouvelle en France, c’est que nous avons observé au cours de l’année écoulée un grand appétit des entreprises à recruter, sans égal depuis la crise », a déclaré à l’AFP Alistair Cox, PDG de Hays, qui publie la cinquième édition de son index mondial des compétences. Mais « beaucoup de chômeurs, notamment de longue durée, n’ont pas les qualifications dont l’économie a besoin », a ajouté M. Cox, qui y voit un « problème de long terme ». Selon lui, ces« pénuries », qui se retrouvent partout dans le monde, « sont toujours dans les mêmes secteurs : les technologies, l’ingénierie, les sciences ». « La solution doit être trouvée dans l’enseignement, préconise-t-il : L’éducation nationale doit comprendre les entreprises, quelles sont les industries du futur, et comment orienter en conséquence le système éducatif pour créer les compétences dont les entreprises ont besoin. » Son cabinet conseille aussi de « rendre le marché du travail plus flexible », de « réduire le coût du travail » et de réformer l’assurance-chômage pour « motiver les gens à travailler ».
Source : Hays.
L’état de la pauvreté en France en 2016. Le constat est sans appel. Année après année, le rapport statistique du Secours catholique pointe un maintien du niveau de la pauvreté et une incapacité de la société à se mobiliser pour la faire reculer. Plus grave, certaines catégories de la population voient leur situation se dégrader : familles, femmes, enfants et personnes d’origine étrangère. Près de 9 millions de personnes, dont 3 millions d’enfants, vivent dans la pauvreté en France. Secours catholique-Caritas constate une précarisation croissante des familles, des femmes et des enfants, ainsi que des personnes d’origine étrangère, avec davantage de personnes sans ressources, en logement très précaire.Contrairement à ce que l’on croit, cette augmentation n’est pas due à l’accroissement du nombre de migrants présents sur le territoire mais au fait que la situation de cette catégorie d’individus est de plus en plus fragile. L’association appelle l’ensemble des candidats à l’élection de 2017 à faire de la fin de la pauvreté l’enjeu prioritaire.
Source : Secours catholique-Caritas.
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| À lire sur Le Monde.fr |
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