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mardi 30 avril 2013

La loi "Florange" sur les sites rentables arrive à l'Assemblée

                                             Le Nouvel Observateur

La loi "Florange" sur les sites rentables arrive à l'Assemblée

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Les groupes souhaitant fermer un site devront chercher un repreneur et accepter les offres crédibles, sous peine de lourdes sanctions financières.

La loi répond à la promesse de Hollande faite aux ouvriers de Florange en février 2012. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN/AFP)
La loi répond à la promesse de Hollande faite aux ouvriers de Florange en février 2012. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN/AFP)
Alors que s’ouvrent, mardi 30 avril, les négociations sur l’avenir des 400 salariés du site ArcelorMittal de Florange, les députéssocialistes présentent à l’Assemblée nationale une proposition de loi sur la cession des sites rentables.
A la veille de la fête du Travail et quelques jours avant la manifestation à l'appel de Jean-Luc Mélenchon, alors queFrançois Hollande vient de faire un pas vers les entrepreneurs, la majorité donne donc suite à la promesse du chef de l’Etat auxsyndicats.
Quand une firme ne veut plus d’une unité de production, mais ne veut pas la céder, nous lui en ferions l’obligation pour qu’un repreneur puisse reprendre l’activité", avait annoncé François Hollande en février 2012.
L’obligation de cession a depuis été abandonnée, notamment en raison de sa non-conformité au principe de propriété protégé par la Constitution. Selon le texte, que s’est procuré, "Les Echos", la mesure concernerait les groupes de plus de 1.000 salariés.

Une amende de plus de 28.000 euros par emploi supprimé

Le gouvernement a préféré opter pour la dissuasion. La direction devra rechercher un repreneur pour le site qu’elle souhaite fermer pendant trois mois, en tenant informé le comité d’entreprise qui pourra saisir le tribunal de commerce s’il estime que l’employeur ne joue pas le jeu.
Le juge vérifiera notamment si l’employeur a refusé des offres de reprises crédibles, et pourra sanctionner l’entreprise d’une amende dissuasive de plus de 28.000 euros par emploi supprimé. La loi Florange ne pourra toutefois pas s'appliquer au site d'ArcelorMittal.

EXCLUSIF. Le nouveau texte du PS sur l'Allemagne

                                         Le Nouvel Observateur

EXCLUSIF. Le nouveau texte du PS sur l'Allemagne

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Le nom de la chancelière a tout simplement disparu. "L'intransigeance égoïste de la chancelière allemande Angela Merkel" se transforme en "intransigeance libérale de la droite allemande".

Angela Merkel (Gero Breloer/AP/SIPA)
                                                                          Angela Merkel (Gero Breloer/AP/SIPA)
"Le Nouvel Observateur" s'est procuré la nouvelle version du texte du Parti socialiste sur l'Europe qui sera présentée ce mardi 30 avril au Bureau national du parti qui devrait l'amender en préparation de la convention sur l'Europe. 
Un brouillon du texte fustigeant "l'intransigeance égoïste" d'Angela Merkel paru dans la presse vendredi a suscité une vive polémique jusqu'au sein du gouvernement. Dans cette nouvelle version, le nom de la chancelière allemande a totalement disparu. "L'intransigeance égoïste de la chancelière allemande Angela Merkel" se transforme en "intransigeance libérale de la droite allemande".

Plus d'appel à l'"affrontement démocratique"

Dans la nouvelle version du texte, le PS n'appelle plus à "l’affrontement démocratique" avec l’Allemagne. Il s’agit désormais "de redonner toute sa valeur, toute sa force et tout son sens à l’amitié franco-allemande. Le sens de la relation franco-allemande, c’est d’être porteuse de projets."
Dans la première mouture, la vision de l’amitié franco-allemande était toute autre : "L’amitié entre la France et l’Allemagne, ce n’est pas l’amitié entre la France et la politique européenne de la chancelière Merkel", pouvait-on lire.
Le Parti socialiste assure toujours que "le projet communautaire est meurtri". Mais ce n’est plus "par une alliance de circonstances entre les accents thatchériens de l’actuel Premier ministre britannique – qui ne conçoit l’Europe qu’à la carte et au rabais" et Angela Merkel. Les socialistes fustigent maintenant "une alliance de circonstances entre les conservateurs britanniques, qui ne conçoivent l’Europe qu’à la carte et au rabais" et la droite allemande.

"Le débat oui, le pugilat non"

Après la publication du document de travail vendredi, plusieurs membres du gouvernement ont pris leurs distances. "Le débat oui, le pugilat non", a réagi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. De son côté, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a rappelé via son compte Twitter "l'indispensable" amitié franco-allemande et la nécessité d'"un dialogue intense et sincère" entre les deux pays. 
Jean-François Copé et François Fillon se sont quant à eux fendus d'un communiqué commun, le premier depuis la crise interne, pointant la "dégradation de la relation franco-allemande".

Les meilleures (et les pires) caricatures de François Hollande

                                        N°1 des sites d'actualités en France linternaute.com

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Pendant la campagne présidentielle et depuis son élection, François Hollande a fait l'objet de nombreuses caricatures, dessins humoristiques de presse et montages photos. Sur le siteSoyons sérieux, sur lequel oeuvrent 17 dessinateurs, Ganan s'amuse du président, avec des chiffres du chômage curieusement encourageants. © Ganan / Soyons sérieux
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AUTOUR DU MÊME SUJET

Fronde anti-Merkel : la réplique des conservateurs Allemands

                                           Le Nouvel Observateur

Fronde anti-Merkel : la réplique des conservateurs Allemands

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Le parti conservateur au pouvoir juge les critiques envers la chancelière révélatrices du "désespoir" des socialistes français.

Angela Merkel, le 25 avril 2013. MAURIZIO GAMBARINI/EPA/MAXPPP
Angela Merkel, le 25 avril 2013. MAURIZIO GAMBARINI/EPA/MAXPPP
Le parti conservateur d'Angela Merkel a répliqué de manière cinglante lundi 29 avril aux récentes critiques des socialistes français à l'égard de la politique de la chancelière allemande, accusant le gouvernement en France d'essayer d'occulter les problèmes de ce pays.
Le porte-parole de la chancelière avait pourtant semblé vouloir apaiser les tensions en faisant une claire distinction entre des critiques exprimées par un parti politique et l'action du gouvernement français.
Jugeant la relation franco-allemande "essentielle", le porte-parole, Steffen Seibert, avait souligné que les critiques ayant figuré dans l'ébauche d'un texte rédigée par les socialistes français avant un congrès de leur parti n'avaient rien à voir avec le travail entre les deux gouvernements. "Ce qui compte pour nous, c'est l'action du gouvernement" français, a-t-il martelé.

"Attaques infondées"

Mais le parti conservateur d'Angela Merkel a réagi plus durement, épinglant le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. "Le gouvernement de gauche (français) ne peut détourner l'attention du fait que la France a besoin de réformes structurelles profondes", a déclaré Andreas Schockenhoff, vice-président du groupe parlementaire CDU/CSU, dans un communiqué.
"Les attaques infondées de responsables socialistes français de haut rang contre la chancelière sont inhabituelles et inappropriées pour la relation franco-allemande", a jugé Andreas Schockenhoff qui préside le groupe d'amitié franco-allemande au Bundestag.
"Elles montrent avant tout le désespoir dans lequel se trouvent les socialistes français du fait que, même un an après leur arrivée au pouvoir, ils ne trouvent aucune réponse convaincante aux problèmes financiers et économiques de leur pays", a ajouté le vice-président du CDU/CSU....
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VIDEO. Hollande, un an de politique économique

                                              Le Nouvel Observateur

VIDEO. Hollande, un an de politique économique

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La première année du quinquennat de François Hollande passée au crible par Dominique Nora, rédactrice en chef du service économique du Nouvel Observateur.


 
Le problème d’Hollande, c’est que tout le monde trouve que sa politique économique est ratée, ce qui est trop sévère. Mais c’est parce-qu’il n’est pas sorti de ce qu’un de ses conseillers à appelé 'l’ambiguité durable', c’est à dire du 'ni-ni', ni gauche classique, ni réellement sociale démocratie moderne."
La première année du quinquennat de François Hollande s’avère décevante pour la majorité des acteurs économiques, analyse la rédactrice en chef du service économie du Nouvel Observateur, Dominique Nora. A travers des mesures qui contentent "la gauche classique", comme l’imposition à 75% des revenus au dessus d'un million d'euros, il s’est mis à dos les partisans "pro-business". De la même manière, il déçoit les premiers en mettant en place des mesures favorables à "l'autre camp", comme la réforme du marché du travail, ou le crédit compétitivité et emploi.
Au final, il a mécontenté les deux camps et tout le monde trouve que sa politique économique ne réussit pas" conclut Dominique Nora.
Compte tenu de l’ampleur de la crise, l’avenir semble bien sombre pour un président dont les engagements sur l’emploila réduction des déficits et la relance en Europe paraissent aujourd’hui impossibles à tenir.

Couple franco-allemand : 60 ans de disputes et de rabibochages

                                               Le Nouvel Observateur

Couple franco-allemand : 60 ans de disputes et de rabibochages

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Retour sur quelques dates-clés d'un bras de fer permanent.

Angela Merkel et l'ancien chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy. (Michel Euler/AP/SIPA)
                                       Angela Merkel et l'ancien chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy. (Michel Euler/AP/SIPA)
Anciens "ennemis héréditaires", la France et l'Allemagnes'appliquent depuis des décennies à leur rapprochement au nom de la construction européenne. Une démarche souvent parsemée d'embûches, de disputes et de couacs.
Les attaques du Parti socialiste français contre la chancelière Angela Merkel n'en sont que les exemples les plus récents. En voici quelques-uns des plus mémorables.
  • 1954 : la France rejette le projet de la Communauté européenne de défense, qui préconisait la création d'une armée européenne intégrant une armée allemande.
  • 1965-66 : le général de Gaulle pratique "la politique de la chaise vide", suspendant la participation de la France au Conseil des Ministres de la Communauté économique européenne (CEE). Parmi les dossiers qui bloquent : la Politique agricole commune (PAC). Paris veut l'accélérer et l'Allemagne la freiner.
  • 1982-83 : tensions entre le président français François Mitterrand et le chancelier Helmut Kohl. Paris pratique une politique keynésienne et un laxisme budgétaire qui conduit à l'inflation, ce qui pousse ses partenaires, dont l'Allemagne, à des réajustements au sein du Système Monétaire Européen (SME). En 1983, le président socialiste, sous la pression de ses partenaires, finit par opter pour la rigueur.
  • 1989 : discordes entre Helmut Kohl et François Mitterrand sur la réunification allemande. Le président français effectue même, après la chute du Mur de Berlin, une visite officielle en RDA, du 20 au 22 décembre 1989, où il déclare : "République démocratique allemande et France, nous avons encore beaucoup à faire ensemble". La RFA et la RDA scelleront officiellement leur réunification le 3 octobre 1990.
  • 1992 : nouvelles crispations entre Helmut Kohl et François Mitterrand, notamment sur la future monnaie unique, avant la signature du Traité de Maastricht, en 1992, les Allemands insistant sur l'indépendance de la future Banque Centrale Européenne - sur le modèle de la Bundesbank -, tandis que les Français veulent mettre l'accent sur un gouvernement économique commun.
  • 2000 : tensions entre le président français Jacques Chirac et le chancelier Gerhard Schröder, qui n'avait pas caché, à son arrivée au pouvoir en 1998, son penchant pour un rapprochement avec la Grande-Bretagne de Tony Blair. Le sommet de Nice fin 2000 - censé préparer le futur élargissement de l'Union européenne aux pays d'Europe de l'est - se solde par un bras de fer entre Paris et Berlin, remporté par l'Allemagne. Berlin obtient la prise en compte de son nouveau poids démographique depuis la réunification par la clause stipulant que les votes du Conseil devront au moins représenter 62% de la population européenne pour être validés (appelé "le filet démographique").
  • 2008 : désaccords entre la chancelière Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy, qui trouvait à son arrivée au pouvoir l'amitié franco-allemande "ringarde". Le projet de Nicolas Sarkozy d'"Union méditerranéenne" se heurte en 2008 à la résistance de Berlin, qui oblige le président français à battre en retraite et à rebaptiser son projet : "Union pour la Méditerranée".
  • Septembre 2008 : au début de la crise financière, Nicolas Sarkozy tente d'organiser une riposte européenne, tandis qu'Angela Merkel temporise. Le président français ironise sur la prudence allemande par cette fameuse phrase : "la France agit, l'Allemagne réfléchit". Paris et Berlin s'opposent à de maintes reprises sur les solutions pour résoudre la crise de l'euro et ce n'est qu'à la fin du mandat de Nicolas Sarkozy en 2011-2012 que les deux dirigeants semblent trouver leur rythme.
  • 2011-2012 : le futur président français François Hollande, alors candidat socialiste, vient à Berlin en décembre 2011 soutenir ses amis du Parti social-démocrate (SPD) dans leur volonté de battre Angela Merkel aux élections législatives allemandes de l'automne 2013. Echange de bons procédés : la chancelière va en France soutenir le président de droite sortant, Nicolas Sarkozy.
(Avec AFP)

PSA : quel avenir pour le site d'Aulnay ?

                                       Le Nouvel Observateur

PSA : quel avenir pour le site d'Aulnay ?

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Le plan social désormais entériné par le CCE, Peugeot-Citroën et les pouvoirs publics poursuivent les discussions sur la réindustrialisation des 180 hectares.

Chaîne de montage dans l'usine PSA d'Aulnay (Louis Morice - Le Nouvel Observateur)
                                         Chaîne de montage dans l'usine PSA d'Aulnay (Louis Morice - Le Nouvel Observateur)
Le Comité central d'entreprise (CCE) de PSA a rendu lundi 29 avril un avis favorable au plan social pour l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois, après avoir déjà entériné il y a dix jours la fermeture du site au plus tard en 2014. La fermeture pourrait même se concrétiser dès 2013 alors qu'une grève paralyse depuis le 16 janvier la fabrication de la petite C3 "made in Aulnay". Que deviendront alors les 180 hectares du site dont le constructeur automobile n'utilise actuellement plus que 60 hectares ?
Depuis juillet 2012, PSA, propriétaire de ce terrain évalué à 300 millions d'euros, est en discussion avec les pouvoirs publics. Un enjeu de taille, le site représente en effet une surface équivalente à La Défense, à une petite vingtaine de kilomètres de Paris. Maire d'Aulnay-sous-Bois, Gérard Ségura se déclare en faveur "d'un projet d'industrialisation à la hauteur des potentialités de cette partie nord-est du territoire francilien, et des immenses besoins d'emplois et de formations de nos populations."...
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La "rose" de Saturne

                                                     Sciences et avenir


                           La "rose" de Saturne

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Ce phénomène météo ressemble à un cyclone terrestre... mais dont l'œil est 20 fois plus large que ceux pouvant survenir sur Terre.

Le "vortex" de Saturne a l'apparence d'une rose sur cette prise de vue de la NASA - en fausses couleurs ! Les vents qui animent ce tourbillon ont une vitesse estimée à 150 mètres par seconde. Credit: NASA/JPL-Caltech/SSI
Le "vortex" de Saturne a l'apparence d'une rose sur cette prise de vue de la NASA - en fausses couleurs ! Les vents qui animent ce tourbillon ont une vitesse estimée à 150 mètres par seconde. Credit: NASA/JPL-Caltech/SSI

"VORTEX". La sonde Cassini se surpasse. Elle nous avait déjà fait parvenir de superbes images de Saturne : celles de l'immense tempête qui balaie, sans doute depuis des années, la planète gazeuse sont à tomber par terre. Ce "vortex" tourbillonne actuellement au niveau du pôle Nord de la planète.
Les dimensions de cet événement météo sont monstrueuses : l'œil du cyclone est estimé à 2000 km de large - une taille 20 fois plus importante que celle de pareille formation survenant sur la Terre. Et les vents tournent à pas moins de 150 mètres par seconde.
La mission Cassini-Huygens est le fruit d'une coopération entre l'Agence spatiale américaine (NASA), l'Agence spatiale européenne (ESA) et l'Agence spatiale italienne.
Olivier Lascar, Sciences et Avenir, 30/04/13

LE DESSIN DU JOUR de PLANTU , Le MONDE du 1 er MAI 2013




                                       LE DESSIN DU JOUR  de PLANTU
                                 Le MONDE du 1 er MAI 2013


                                  Le dessin de Plantu dans Le Monde daté du mercredi 1er mai 2013.

Un versement de 500 000 euros découvert sur un compte de Claude Guéant


Un versement de 500 000 euros découvert sur un compte de Claude Guéant

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

                                
En 2007, Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée, avait accompagné l'ancien président Nicolas Sarkozy en Libye.
Des juges s'interrogent, selon Le Canard enchaîné à paraître mardi 30 avril, sur le versement de l'étranger de plus de 500 000 euros sur un compte de l'ex-ministre de l'intérieur Claude Guéant. Ce dernier a immédiatement démenti tout lien entre cet argent et un éventuel financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.
"L'hebdomadaire satirique" révèle que les enquêteurs ont découvert ces versements en février, lors d'une perquisition dans le cadre de l'enquête, alors conduite par le parquet de Paris, sur les accusations de financement libyen de cette campagne. L'ex-ministre justifie ce demi-million d'euros par une vente de tableaux en 2008. "Il n'y a strictement aucun lien avec des financements libyens et je continue à contester de façon catégorique qu'il y ait eu des financements libyens de campagne ou de personnes", a déclaré à l'Agence France-presse l'ancien ministre de l'intérieur.
M. Guéant a expliqué avoir cédé "un bien" acquis il y a "une vingtaine d'années", à savoir des œuvres du peintre hollandais Andries van Eertvelt. Il affirme pouvoir apporter la preuve de ces transactions. "Au moment des perquisitions j'ai dit, je l'ai fait inscrire au procès-verbal, que j'avais les justificatifs." "Je trouve tout à fait anormal que des éléments qui sont couverts par le secret de l'instruction sortent ainsi avant même d'avoir pu être examinés", a-t-il ajouté.
"NOMBREUX ET CONSÉQUENTS PAIEMENTS DE FACTURES EN LIQUIDE"
Le Canard enchaîné ajoute que les policiers ont par la même occasion relevé des traces de "nombreux et conséquents paiements de factures en liquide".L'hebdomadaire établit un lien entre ces découvertes et la décision prise le 19 avril par le parquet de Paris d'ouvrir une information judiciaire. Contacté par l'AFP, le parquet n'a fait aucun commentaire.
M. Guéant a justifié ces paiements en liquide, mardi matin sur BFMTV, en évoquant des "primes de cabinet dont [il avait] bénéficié au ministère de l'intérieur", en tant que membre du cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre. "Ce sont des primes que l'on reçoit comme ça, qui ne sont pas déclarées, de toute éternité, voilà, c'est tout", a déclaré l'ex-secrétaire général de l'Elysée. "On peut dire que c'est pas normal après coup, ça c'est vrai, a précisé M. Guéant. Ça faisait partie du système indemnitaire du ministère. Et nous aussi, nous trouvions que c'était anormal, c'est pour ça que nous l'avons supprimé", a-t-il affirmé.
L'instruction avait été ouverte à la suite des déclarations de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, qui avait affirmé au juge Renaud van Ruymbeke en décembre détenir les preuves d'un financement de la campagne de M. Sarkozy par la Libye. L'information judiciaire a été ouverte pour "corruption active et passive""trafic d'influence""faux et usage de faux""abus de biens sociaux""blanchiment, complicité et recel de ces délits". Les juges Serge Tournaire et René Grouman ont été désignés."J'imagine qu'ils vont m'entendre, a déclaré M. Guéant, désireux de [s']expliquer là-dessus."