Après la bataille de la Marne, la guerre de position succède à la guerre de mouvement. Les armées s’enterrent sur le front de l’Oise. Au centre : Noyon, ville perdue, reprise, perdue encore, et finalement détruite par… les français eux-mêmes. Sur ce pays aplati, c’était le dernier bastion avant Paris. Dans ses discours, Clémenceau s’époumonait : « Les allemands sont à Noyon ! »
Pendant les accalmies, les soldats ont fabriqué de nombreux objets, d’autant que, dans les tranchées, tous les corps de métiers étaient représentés : les douilles d’obus étaient ciselées et transformées en vases ; on créait des briquets « Art Nouveau », ornés de fleurs et d’oiseaux ; on faisait un coquetier avec une ogive de fusée ; un casque à pointe servait d’encrier ; on transformait un os de bœuf en peigne pour gratter les totos… L’art maghrébin offre des coupe-papier en forme de cimeterres dont le pommeau se termine en croissant.
Les soldats n’oublient pas leur famille : à côté d’un berceau en laiton, des jouets pour les enfants proviennent de matériaux destinés à tuer. Mais l’Art est toujours une protestation contre la réalité.
Les sites voisins de Noyon nous mènent d’abord aux carrières troglodytiques de Montigny, décorées de bas-reliefs représentant des femmes nues et… des zouaves (Noyon était tenu par les zouaves), puis à la nécropole militaire de Tracy-le-Mont, qui aligne 3 200 tombes de tirailleurs algériens : l’armée d’Afrique toujours en première ligne.
« Maudite soit la guerre ! » (Monument aux morts de Gentioux, dans la Creuse)
Pour le centième anniversaire de la guerre de 1914 : exposition « Le Front de l’Oise à travers l’art et l’artisanat de tranchée », à Noyon, au Musée du Noyonnais, jusqu’au 16 novembre.
Loire: hospitalisation d'un maire en grève de la faim contre les rythmes scolaires
Le maire de Saint-Médard-en-Forez (Loire), Mme Evelyne Flacher, en grève de la faim depuis lundi contre la réforme des rythmes scolaires, devait être hospitalisé samedi soir à la suite d'un malaise, selon l'un de ses adjoints.
AFP
Publié le 06/07/2014 | 10:18, mis à jour le 06/07/2014 | 10:19
"Nous avons pris la décision d'appeler les pompiers, car elle est en danger. A la suite de la célébration d'un mariage à laquelle elle assistait, mais qu'elle n'était pas en état de célébrer, Evelyne Flacher a fait un malaise et perdu connaissance quelques secondes", a déclaré à l'AFP, vers 18H30, Karim Hebbaz, un de ses adjoints.
Ne pas communiquer sur le sujet
Les pompiers de la Loire indiquent avoir reçu de la préfecture la "consigne de ne pas communiquer sur ce sujet". Bien qu'affaiblie au sixième jour de sa grève de la faim, le maire de cette commune d'un millier d'habitants, s'était déclaré dans la journée déterminé à poursuivre son action jusqu'à l'obtention d'un rendez-vous au ministère de l'Education nationale, qui ne lui a apparemment pas été accordé.
Une institutrice du Var, membre du mouvement les Gilets Jaunes, avait accompagnée de lundi à jeudi la première édile dans cette grève de la faim à la mairie de Saint-Médard-en-Forez, où elle restait jour et nuit. Jeudi soir, 450 personnes, selon Mme Flacher, étaient venues la soutenir lors d'une réunion sur la place centrale de sa commune.
Audit de l'UMP: une dette à 80 millions et 24.000 euros de billets d'avion pour Nadia Copé?
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Une dette de 80 millions pour l'UMP? | AFP
UMP - Se dirige-t-on vers une nouvelle polémique à l'UMP? Mardi 8 juillet, l'audit des comptes du parti - réalisé par un cabinet indépendant et choisi par le triumvirat Jupé, Fillon, Raffarin - doit être présenté au bureau politique de l'UMP. Un audit qui pointe plusieurs agissements qui pourraient vite devenir embarrassants.
"Pour la deuxième année consécutive, l'UMP n'est pas en mesure de régler ses échéances bancaires. Un deuxième "bridge" financier a été décidé avec les banques pour lui permettre de passer l'échéance. Une sorte de prêt pour pouvoir payer les intérêts du précédent..", explique par ailleurs le JDD.
Le train de vie du clan Copé
Mais au-delà de la dette - que Jean-François Copé, ex-patron du parti avait estimé à "seulement' 55 millions d'euros en mars -, d'autres découvertes pourraient s'avérer plus difficiles à justifier. Comme par exemple le train de vie du clan Copé.
Selon le JDD, les sommes dédiées aux billets d'avion de Jean-François Copé et de sa femme Nadia atteignent respectivement 27.000 et 24.000 euros. "Au début de la présidence Copé, on avait fait prendre en charge les billets d'avion de Mme Copé par Génération France [le micro-parti de Jean-François Copé], et après, Jérôme Lavrilleux avait dit qu'il s'en occupait; apparemment c'est le parti qui a payé", explique ainsi une source au journal.
Des licenciements en vue
Autre dépense pointée du doigt, la rémunération de certains cadre de l'UMP. Geoffroy Didier percevrait par exemple 8500 euros brut en qualité de collaborateur de Brice Hortefeux.
Luc Châtel, secrétaire général du parti, devrait se voir remettre l'audit dès lundi. Une journée pendant laquelle il devrait également signifier leur licenciement à trois cadres du parti mis à pied après l'affaire Bygmalion. Il s'agit d'Eric Cesari, directeur général de l'UMP, Fabienne Liadzé, directrice administrative et financière, et Pierre Chassat, directeur de la communication, selon l'hebdomadaire.
L'ambiance lourde qui règne à l'UMP ne devrait donc pas s'améliorer tout de suite.
La réaction de l'UMP:
Suite à la parution des informations du JDD, l'UMP a dénoncé "un tissu de contrevérités, à 1000 lieues de l'audit qui mardi le démontrera". Selon le parti, "il s'agit d'informations erronées ou partielles qui s'apparentent à une chasse aux sorcières qu'aucun des membres de la direction actuelle n'appelle de ses vœux".
Dans l'entourage de Jean-François Copé, "on assume" ces dépenses. "Mme Copé se déplaçait dans des visites officielles, en application de la doctrine mise en place par les prédécesseurs" de Jean-François Copé, selon l'entourage de l'ancien président du parti, qui évoque un "rôle de représentation" de Nadia Copé.
Après plusieurs manœuvres (saisine du conseil constitutionnel, motion référendaire) visant à mettre en échec la procédure de discussion accélérée décidée par le gouvernement, la Haute Assemblée a rejeté le 4 juillet la nouvelle carte des régions.
Après plus de 13 heures de débats les groupes UMP, communistes et radicaux de gauche ont fait adopter par 177 voix contre 152, des amendements supprimant l’article 1er du projet de loi qui réduisait à 14 le nombre de régions au lieu de 22 à ce jour. 124 sénateurs socialistes ont voté contre ces amendements, les Verts, se sont abstenus. Ils ont également supprimé l’article modifiant le calendrier électoral des élections régionales et départementales.
Parmi les déclarations, notons celle de l’ ex-président UMP du Sénat, Gérard Larcher: « Faire l’impasse sur les départements, c’est faire l’impasse sur la proximité » ; de Jacques Mézard, président du groupe des radicaux de gauche, s’ exclamant à l’adresse des ministres : « Oui ou non, allez-vous dévitaliser les conseils départementaux? », de Marie-Noëlle Lienemann (PS) « ‘plus que dubitative sur l’ économie financière des fusions de régions" et réclamant le maintien des départements, mais aussi Michel Boutant (PS) : « les départements restent un échelon utile à la solidarité ».Le président du groupe socialiste, Didier Guillaume (Drôme), a voulu s’en faire l’écho en déposant un amendement qui prévoirait le maintien des conseils départementaux ruraux après 2020.
Jean-Pierre Bel, président PS du Sénat, a regretté ce vote qui, selon lui, empêche le sénat "d’apporter sa contribution à ce débat essentiel ". Jean-Pierre Raffarin UMP, a tendu la main au gouvernement: "Je crois vraiment qu’il faut une réforme. Je n’ai rien contre l’idée de grandes régions." "Nous sommes prêts à accepter des amendements sur tous les bancs pour que la carte soit meilleure", a répondu Manuel Valls. La discussion sur le texte du gouvernement devrait avoir lieu le 10 juillet à l’Assemblée nationale.
♦ Conférence sociale : Bien que F. Hollande ait répondu à la CGT que « le dialogue social est la meilleure voie », la CGT et FO ont menacé vendredi de ne participer qu’à une partie de la conférence sociale de lundi et mardi. Le responsable d’une fédération FO dans la fonction publique écrit « À la veille de la tenue de la conférence sociale (7e et 8 juillet) on est en droit de se poser la question de son utilité, d’autant que la pratique d’un vrai dialogue social ne se vérifie pas malgré la multiplication des réunions estampillées comme tel. » ♦ Réforme territoriale : bien que le ministre de l’Intérieur Cazeneuve ait déclaré : « la carte n’est pas à prendre ou à laisser», le sénat a rejeté hier soir la carte des régions en adoptant un amendement de suppression de l’article 1er du projet de loi soutenu par l’UMP, le PCF et les radicaux de gauche. Le projet de loi sera discuté à l’Assemblée Nationale à compter du 10 juillet. ♦ Palestine : des appels à l’Intifada ont marqué les obsèques du jeune palestinien tué. «Nous sommes en train de vivre la fin d’une période qui a débuté en 1993 avec les accords d’Oslo » déclare Moustapha Barghouti, député palestinien indépendant. ♦ Afrique du sud : après l’expulsion par la police du Parlement provincial de sept députés de son parti l’EFF pour avoir refusé d’enlever leur tenue rouge, couleur de leur parti et symbole de leur lutte, Julius Malema met en garde l’ANC, parti au pouvoir, « lentement en train d’évoluer vers une dictature ».
1er juillet : un ancien président de la République mis en garde à vue
1er juillet : un président en exercice dont le gouvernement suspend le débat parlementaire sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale rectificatif par crainte des amendements de sa propre majorité !
La crise des institutions de la Ve République se développe
Le gouvernement est de plus en plus isolé, rejeté par la majorité des travailleurs et de la population.
Il poursuit sa politique anti-ouvrière au service des patrons et des spéculateurs !
Le gouvernement veut imposer son pacte de responsabilité qui exonère les patrons de 30 milliards d’euros de cotisations sociales ! Il a fait voter sa loi ferroviaire d’éclatement de la SNCF en vue de faciliter sa privatisation.
Il veut maintenant faire voter rapidement sa réforme territoriale de suppression des départements chargés, entre autres, du paiement des prestations sociales
Cette politique dictée par l’Union européenne est entièrement au service des capitalistes
La lutte de classe mûrit dans ce pays. On voit les travailleurs chercher à se saisir de leurs organisations syndicales pour faire prévaloir leurs revendications.
Après la grève des cheminots dans l’unité avec leurs syndicats pour le retrait de la réforme ferroviaire, celle des contrôleurs aériens, c’est celle de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM).
L’heure est venue d’une discussion entre travailleurs, militants, jeunes, élus, de toutes tendances, attachés à la cause de la classe ouvrière et de la démocratie : une issue politique conforme aux intérêts de la classe ouvrière et de la population peut-elle s’ouvrir sans s’engager sur la voie de la rupture avec les institutions
de la Ve République et de l’Union européenne ?
Venez en discuter avec le POI.
Lisez Informations ouvrières.
Dans Informations ouvrières, daté du 3 juillet : « Le pacte de responsabilité déchaîne la crise politique » ; « La grève de la SNCM commencée le 24 juin se poursuit et se renforce » ; « Les syndicats CGT et FO des chantiers navals STX de Saint-Nazaire apportent leur soutien à la grève» ; « Rencontre nationale des élus “pour une manifestation nationale pour le retrait du projet de loi de réforme territoriale” »…
A la veille de l’ouverture de la « conférence sociale », le Premier ministre, dans un interview accordé au journal Les Echos, a réaffirmé la volonté de son gouvernement de combattre tous « les blocages » qui « viennent de toute part » et qui provoquent « l’inquiétude, l’angoisse, l’exaspération parfois, de beaucoup d’entrepreneurs, qui créent la richesse et l’emploi et dont les carnets de commandes sont insuffisants et incertains ».
Il a en particulier annoncé son intention de demander aux syndicats et au patronat d’engager des discussions sur le relèvement des seuils sociaux et sur « les simplifications possibles du Code du travail, avec toujours la volonté de rendre le fonctionnement de l’économie plus souple, plus efficace ». Il a aussi évoqué cet autre « blocage » qui empêche d’atteindre l’objectif fixé par le président de la République des 500.000 jeunes en apprentissage. Aussi, « toutes les contraintes qui nuisent au développement de l’apprentissage vont être étudiées lors de la conférence sociale ».
Pour « sortir la France » de ces blocages et « dépasser les intérêts particuliers », Manuels Valls compte avant tout sur les « vertus du dialogue social ». Rappelant que « le rendez-vous de la conférence sociale est à cet égard déterminant », il a annoncé le report partiel à 2016 de la mise en place du « compte pénibilité » initialement prévu au 1er janvier. Ce report avait été réclamé lundi par le président du Medef, Pierre Gattaz, qui avait menacé de boycotter la conférence sociale si le patronat n’obtenait pas satisfaction sur ce point.
Ce dernier a réagi favorablement aux propos de Manuel Valls en déclarant qu’ils étaient « encourageants ».