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jeudi 14 novembre 2013
Birenbaum bashe : Toucher le fond pour trouver du pétrole
Birenbaum bashe : Toucher le fond pour trouver du pétrole
Publication: 14/11/2013 10h25 CET | Mis à jour: 14/11/2013 10h26 CET
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Ce matin, lorsque j'ai vu que François Hollande recueillait désormais 15% d'opinions favorables (12% de "plutôt favorables" et 3% de "très favorables"), je me suis dit Guy, mon bon Guy, là il te faut mettre ton casque de spéléo, ta combi, tes bottes d'égoutier (fort seyantes au demeurant) et descendre. Descendre pour voir. Eh oui, je me parle.
Surtout, comme l'esprit de Pierre Dac est en moi, "J'ai toujours été surpris qu'un record battu ne se soit jamais plaint". Je vais finir par penser que les chiffres eux-mêmes -qui sait?- vont en avoir marre et se retourner contre ce Président! Monsieur 15%... Pour l'instant. Bref, en dépit d'une vieille prévention naturelle contre les sondages, les sondeurs et les enquêtes dites d'opinion, le niveau totalement inédit atteint ce jour nécessitait une exploration (un sondage...); mais d'un type particulier.
Vu le caractère sans précédent (à l'ère des sondages, s'entend) de la cote et de la situation présidentielles, il me semble nécessaire de faire bénéficier de mon expertise les commentateurs, les politologues et autres agents d'ambiance qui se succèdent déjà dans les médias et qui vont y défiler en rangs serrés. Il est en effet important que nos experts pensent à renouveler leur vocabulaire, leurs métaphores, leurs clichés, leurs éléments de langage. Car personne ne tiendra bien longtemps à la vitesse à laquelle le Président descend, descend, descend...
Jusqu'ici, l'image la plus usitée évoquait "le fond de la piscine"; chacun expliquant qu'à un moment (?), une fois ce fond touché, le Président remonterait. Soit qu'il donne un bon coup de pied au dallage de la piscine et entame son retour vers le haut, soit qu'il reparte vers la surface, quasi "naturellement". Il s'agit là -il faut être précis, en l'espèce- d'une variante du fameux Principe d'Archimède: "Tout corps plongé dans un fluide reçoit de la part de celui-ci une poussée verticale, dirigée de bas en haut, égale au poids du volume de fluide déplacé". Enfin normalement...
Il faut dire que François Hollande ayant débuté son mandat sous une pluie battante, il n'y a rien d'étonnant à ce qu'il se trouve désormais "sous l'eau" (oui, elle est un peu faiblarde, celle-là).
Chacun connaît, aussi, le fameux "À force de creuser, il va trouver du pétrole". Cette formule permet de positiver les aspects les plus négatifs d'une descente sondagière; en lui prêtant des vertus en termes de partage de matières premières chères et utiles, bien que polluantes. Du coup je recommande expressément d'actualiser l'expression en remplaçant "pétrole" par "gaz de schiste", histoire d'emmerder les écolos, évidemment.
Le très fameux "Il a touché le fond", lui non plus, ne se prête pas à la situation, parce que le fond est encore un tout petit peu plus bas... Même observation pour ce qui concerne "le fond du trou". Soyons exacts.
J'espère cependant que certains n'hésiteront pas à solliciter la fameuse "descente aux enfers". En n'oubliant pas de rappeler que le-dit enfer est, malgré tout, toujours "pavé de bonnes intentions".
Le non moins célèbre "Passées les bornes, y'a plus de limites" peut faire l'affaire.
Et il faut toujours penser à rappeler que "Sur le Titanic, au moins, l'orchestre continuait à jouer", cela historicise le propos. C'est chic. En revanche, je pense que personne n'a intérêt à reprendre le chiraquien "Comme disait ma grand-mère, il faut mépriser les hauts et repriser les bas". La reprise, je la vois pas trop, là.
Mais je souhaite ardemment que quelqu'un remette au goût du jour le très ancien et très parlant "Baisse la tête, t'auras l'air d'un coureur".
Enfin, malheureusement, "Sous les pavés, la plage" ne saurait servir... Non Claude Serillon, du haut de votre magistère (hum), n'essayez surtout pas de convaincre l'un de vos amis d'en user, il ferait un four.
Voilà, je pense que nos experts sont désormais parés pour cette journée.
Elle sera longue.
Mais je m'en voudrais de les laisser sans préparer, déjà, la terrible suite.
Je veux dire le passage de la cote du Président à un chiffre sous la barre des 10% !
Ce jour-là, si vous êtes d'accord, nous chanterons tous en chœur :
L'précipice est au bout
L'précipice on s'en fout!
Elle sera longue.
Mais je m'en voudrais de les laisser sans préparer, déjà, la terrible suite.
Je veux dire le passage de la cote du Président à un chiffre sous la barre des 10% !
Ce jour-là, si vous êtes d'accord, nous chanterons tous en chœur :
L'précipice est au bout
L'précipice on s'en fout!
Cliquez ici pour découvrir les autres "bashing" de Guy Birenbaum
Popularité: Hollande et Ayrault s'effondrent, Taubira se relève... Les tops et les flops de novembre
Popularité: Hollande et Ayrault s'effondrent, Taubira se relève... Les tops et les flops de novembre
Le HuffPost | Par Geoffroy ClavelPublication: 14/11/2013 07h12 CET | Mis à jour: 14/11/2013 10h45 CET 
SONDAGE - Jusqu'où tomberont-ils? Au terme d'un nouveau mois de polémiques en tous genres, la cote de popularité du couple exécutif enregistre une nouvelle chute spectaculaire dans notre baromètre YouGov-Le HuffPost-Itélé de novembre.
Dans cette enquête réalisée auprès de 950 Français entre le 8 et 12 novembre, en pleine commémoration chaotique de l'armistice du 11 novembre, François Hollande perd 6 points et atteint le niveau inégalé de 15% d'opinions favorables et 76% d'avis défavorables. Jean-Marc Ayrault ne s'en sort guère mieux. Déjà à la peine en octobre, le premier ministre perd 4 points et rejoint le chef de l'Etat à 15% d'avis favorables contre 74% d'avis défavorables.
Ce niveau très faible, notamment par rapport à d'autres baromètres, doit néanmoins tenir compte du nombre de Français qui préfèrent ne pas se prononcer (9% pour François Hollande, 11% pour Jean-Marc Ayrault). Possibilité qui n'est pas offerte par d'autres instituts. Il n'empêche, "cette chute s’explique en particulier par la désaffection des sympathisants socialistes et écologistes, puisque le Président passe de 58% de jugements favorables à 44%. C'est la plus import,ante observée depuis 12 mois dans le baromètre YouGov Le Huffington Post I>télé", relève Suzanne Ter-Minassian, responsable de la recherche politique et sociale chez YouGov.
A l'UMP, les réactions ne se sont pas faîtes attendre. "François Hollande avait dit qu'il voulait rassembler le pays. Il a réussi, mais contre lui", a ironisé l'ancien ministre UMP Xavier Bertrand sur Itélé.
De son côté, la députée socialiste Marie-Noëlle Lienemann (aile gauche du PS) a appelé le chef de l'Etat "à renouer un pacte avec les Français. Il doit changer de politique et de configuration de sa majorité".
Affaire Léonarda, ras-le-bol fiscal, crise des bonnets rouges bretons... La succession de polémiques et bras de fer en tous genres plombent une nouvelle fois l'image du président de la République et de son chef de gouvernement, alimentant les appels au remaniement, voire à la dissolution de l'Assemblée nationale.
Les tops et les flops de novembre
Et pour les autres? Qui suit le même chemin et qui relève la tête dans notre palmarès des personnalités politiques? Notre sélection suivie des tops et des flops du mois de novembre.
TAUBIRA SE RELÈVE. Attaquée par l'extrême droite sur sa couleur de peau, soutenue par la plus grande partie de la classe politique, la ministre de la Justice a également marqué des points dans l'opinion le mois dernier. Elle progresse de 7 points, progression qui ne contrebalance pas l'image très négative de Christiane Taubira dans l'électorat UMP et FN.
MARINE LE PEN À LA PEINE. En hausse continue dans notre palmarès, la présidente du Front National paie très cher le dérapage d'une de ses candidates aux municipales, qui avait posté devant une caméra de télévision une photo de Christiane Taubira la comparant à un singe. Ce procès en racisme tombe d'autant plus mal que l'ancienne candidate à la présidentielle venait de lancer une campagne de presse pour que l'on cesse d'assimiler son parti à l'extrême droite. Marine Le Pen chute de 9 points en novembre.
VALLS NE BOIT PAS LA TASSE. Contrairement au couple exécutif, les polémiques n'atteignent toujours pas la cote du très populaire ministre de l'Intérieur. Malgré les soubresauts de l'affaire Léonarda, Manuel Valls truste toujours la première place de notre palmarès et gagne en outre 4 points de popularité.
LE FOLL DANS LA FOLLE SPIRALE BRETONNE. En première ligne dans la crise des bonnets rouges en Bretagne, où il a multiplié les annonces pour calmer la grogne fiscale, le ministre de l'Agriculture a perdu des plumes à la fin du mois d'octobre. Il chute de 6 points dans l'opinion.
Retrouvez notre Top5 et Flop5 du mois de novembre --->http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/13/popularite-hollande-ayrault-effondrent-taubira-hausse-valls-tete
Ils sont tous en grève pour le retrait de la réforme des rythmes scolaires
http://parti-ouvrier-independant.fr

Les écoles maternelles et primaires sont en grève aujourd’hui jeudi pour "le retrait du décret " de la réforme dite "des rythmes scolaires" à l’appel des syndicats CGT, FO, Sud de l’enseignement et des personnels territoriaux, et la FAEN. Ils sont rejoints par des dizaines de sections départementales du SNUIPP (FSU) - une très large majorité.
Ils sont tous en grève pour le retrait de la réforme des rythmes scolaires
Mardi, CGT et Unsa avaient appelé les agents municipaux de Paris à la grève pour obtenir "les moyens adaptés" et mercredi le SNUipp, avaient appelé à des actions pour "un assouplissement du décret " .
Pourtant, dans certaines villes, comme à Narbonne, le mot d’ordre, hier, était "suspension immédiate de la réforme ", des collectifs de parents d’élèves revendiquant un "boycott national contre la réforme des rythmes scolaires".
Aujourd’hui, c’est bien clairement pour le retrait du décret que les syndicats nationaux CGT, FO, SUD, FNAEN feront grève. Pour eux la réforme " en faisant glisser les missions d’enseignement de l’Education nationale vers les communes, crée de graves inégalités de traitement sur le territoire, et crée une confusion entre scolaire et périscolaire (locaux, activités…) ". Le caractère hétéroclite des statuts et qualification des animateurs intervenant à l’école dans le cadre de la réforme est par ailleurs révélé par l’enquête du ministre.
Les maires sont de plus en plus réticents. Depuis le 16 septembre, où les communes du RPI de Crillon, s’étaient retirées du dispositif, des villes comme Colmar déclarent ne pas vouloir l’appliquer en 2014. Marseille hésite. Simultanément les députés ont diminué de 1,5 milliard d’euros les crédits aux communes et départements pour 2014. Ségolène Royal a déclaré hier que la réforme des rythmes scolaires était "trop uniforme" et qu’il aurait mieux valu "l’expérimenter avant de la généraliser".
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Catégories: ENSEIGNEMENT, GREVE
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