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jeudi 7 novembre 2013

Combien faudra-t-il d’années et de siècles pour que justice soit enfin rendue pour les 650 Fusillés pour l’exemple ? La Libre Pensée

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Combien faudra-t-il d’années et de siècles pour que justice soit enfin rendue pour les 650 Fusillés pour l’exemple ?


Il y eut Lionel Jospin, en 1998, qui déclarait qu’il fallait réintégrer les Fusillés pour l’exemple dans la mémoire collective.
Il y eut ensuite, en 2008, Nicolas Sarkozy qui reconnaissait qu’ils n’étaient pas des lâches.
Il y a maintenant François Hollande, en 2013, qui souhaite qu’il y ait un espace pour les Fusillés pour l’exemple au Musée des Invalides.

Aucun n’a prononcé les seuls mots qui comptent :
Réhabilitation collective !

Toute honte bue, le Président de la République ose dire que la construction de l’Europe est la réponse de paix. Or, les poilus et les Fusillés pour l’exemple ont été victimes de l’Europe en marche. C’est toujours au nom d’une certaine vision de l’Europe que l’on a massacré les peuples.
Il faudra bien qu’un jour, les gouvernements de droite et de gauche s’expliquent sur cette lâcheté collective : celle du refus de rendre justice pour les victimes des pelotons d’exécutions.

Honte à tous ces gouvernements !

La Libre Pensée appelle tous ceux, qui sont révoltés par cette décision d’injustice du Président de la République, à se regrouper massivement dans les rassemblements pacifistes autour du 11 novembre, à l’initiative de la Libre Pensée, afin d’exprimer la colère qui envahit tous les pacifistes internationalistes à l’audition des propos de François Hollande.
Celui-ci s’est parjuré. En tant que Président du Conseil général de la Corrèze, il s’était prononcé pour la réhabilitation collective. En tant que Président de la République, il s’est désavoué lui-même.
Il ne sera pas dit que dans le pays d’Alfred Dreyfus et de Jean Jaurès, justice ne sera pas rendue aux victimes des pelotons d’exécutions.
Une deuxième fois, par la déclaration de François Hollande, les 650 Fusillés ont été exécutés par la France.
Honte à tous ceux qui refusent de rendre la justice !

« La lâcheté est presque toujours due à la simple incapacité de suspendre l’activité de son imagination »

Ernest Hemingway
Loin des mots fades, des vœux pieux et des discours creux, la seule voie possible pour que les mots Liberté –Égalité –Fraternité aient un sens :

Réhabilitation collectives des Fusillés pour l’exemple !

Toute autre voie n’est qu’une duperie et une mascarade.
Paris, le 8 novembre 2013

La “Responsabilité de protéger ” (R2P) comme instrument d’agression

http://www.mondialisation.ca

La “Responsabilité de protéger ” (R2P) comme instrument d’agression

La « responsabilité de protéger » est une fausse doctrine conçue pour miner les fondements mêmes du droit international

Mondialisation.ca, 05 novembre 2013
La « responsabilité de protéger » est une fausse doctrine conçue pour miner les fondements mêmes du droit international. C’est le droit réécrit en faveur des puissants. « Les structures et les lois qui fondent l’application de la R2P exemptent bel et bien les Grandes Puissances – défenseurs du droit international – du respect des lois et des règles mêmes qu’elles imposent aux autres pays.»
La Responsabilité de Protéger (R2P) et le concept d’intervention humanitaire datent tous les deux du lendemain de l’effondrement de l’Union Soviétique – qui levait subitement toutes les entraves que cette Grande Puissance avait pu jusqu’ici opposer à la constante projection de puissance des États-Unis. Dans l’idéologie occidentale, bien sûr, les États-Unis s’étaient efforcés depuis la Seconde Guerre mondiale de contenir les Soviétiques ; mais ça, c’est l’idéologie… En réalité, l’Union Soviétique avait toujours été bien moins puissante que les États-Unis, avec des alliés plus faibles et moins fiables, et de 1945 à sa disparition en 1991 elle avait finalement toujours été sur la défensive. Agressivement lancés à la conquête du monde depuis 1945, les États-Unis, eux, n’avaient de cesse d’augmenter le nombre de leurs bases militaires dans le monde, de leurs sanglantes interventions grandes ou petites sur tous les continents, et bâtissaient méthodiquement le premier empire véritablement planétaire. Avec une puissance militaire suffisante pour constituer une modeste force d’endiguement, l’Union Soviétique freinait l’expansionnisme américain mais elle servait aussi la propagande américaine en tant que soi-disant menace expansionniste. L’effondrement de l’Union Soviétique engendrait donc un besoin vital de nouvelles menaces pour justifier la continuation voire l’accélération de la projection de puissance américaine, mais on pouvait toujours en trouver : depuis le narco-terrorisme, Al-Qaïda et les armes de destruction massive de Saddam Hussein, jusqu’à une nébuleuse menace terroriste dépassant les limites de la planète et de l’espace environnant.
Tensions inter-ethniques et violations des Droits de l’Homme ayant engendré une prétendue menace globale, planétaire, contre la sécurité, qui risquait de provoquer des conflits encore plus vastes, la communauté internationale (et son superflic) se retrouvaient face à un dilemme moral et à la nécessité d’intervenir dans l’intérêt de l’humanité et de la justice. Comme nous l’avons vu, cette poussée moraliste arrivait justement au moment où disparaissait l’entrave soviétique, où les États-Unis et leurs proches alliés célébraient leur triomphe, où l’option socialiste battait de l’aile et où les puissances occidentales avaient enfin toute liberté d’intervenir à leur guise....

ENSEMBLE, BOYCOTTONS LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES ! L’UE SUPRANATIONALE ET NÉOLIBÉRALE EST ILLÉGITIME

ENSEMBLE, BOYCOTTONS LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES ! L’UE SUPRANATIONALE ET NÉOLIBÉRALE EST ILLÉGITIME
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP), le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), les Clubs « Penser la France ».
 
Le 5 novembre 2013.
 
Antisociale, antidémocratique, belliqueuse et dictatoriale, l’Union européenne (U.E.) pilotée par l’axe Washington-Berlin s’acharne sur la souveraineté et sur les conquêtes sociales des peuples. Sous l’égide d’Angela Merkel, la « Troïka » (Commission de Bruxelles, FMI et BCE) martyrise les peuples sous le talon de fer de l’austérité à perpétuité.
 
À son tour, la France en récession s’enfonce dans la crise politique et morale. La pauvreté, la précarité, la désindustrialisation et le chômage de masse plongent notre peuple dans le désarroi. Les services publics, la protection sociale, l’Éducation nationale, les retraites, la Sécurité sociale sont étranglés au nom de la funeste « monnaie unique » ;  la tutelle humiliante de Bruxelles, les diktats arrogants de Berlin écrasent notre pays avec la parfaite collaboration des dirigeants du MEDEF, de l’UMP et du PS.
 
(…)
 


FRANÇOIS HOLLANDE DONNE LE COUP D’ENVOI DES "COMMÉMORATIONS DU CENTENAIRE DE LA 1ÈRE GUERRE MONDIALE".

                                                         LCP Assemblée nationale

FRANÇOIS HOLLANDE DONNE LE COUP D’ENVOI DES "COMMÉMORATIONS DU CENTENAIRE DE LA 1ÈRE GUERRE MONDIALE".

Le 7 novembre 2013 à 10h00 , mis à jour le 7 novembre 2013 à 17h53, par Astrid de Villaines
                                   

Le Président appelle les Français à l'unité.

Le Président de la République a lancé jeudi à 16h depuis l’Élysée les "commémorations du Centenaire de la Première guerre mondiale". Juste avant le weekend du 11 novembre, date de l’armistice franco-allemande de 1914, François Hollande a dévoilé les différentes cérémonies et événements prévus dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale de l’année prochaine (1914-2014) et adressé un message à la Nation.

Réunir, réformer, réussir

François Hollande a insisté sur la force de la France lorsqu’elle est unie. Il a donné le nouvel ordre de mobilisation du pays : réunir, réformer réussir. Loin des péripéties quotidiennes de la présidence, le centenaire de la Grande guerre devrait être un marqueur du quinquennat Hollande, comme le bicentenaire de la Révolution française avait marqué en 1989 le second septennat de François Mitterrand. Une parenthèse dans la bataille politique.
Le Président a rappelé dans son discours les leçons à tirer de la 1ère guerre mondiale. Une leçon d’unité et de patriotisme :
Autre objectif : profiter de ces commémorations pour affirmer la place de la France à l’international. "Le centenaire doit être la proclamation de notre engagement pour une construction européenne pacifique et surtout une proclamation que la France est au service de la paix", affirmait le chef de l’État alors candidat le 11 novembre 2011.

Au programme

Plus de 1000 événements sont prévus dans toute la France. Le Président entend faire de ces commémorations en événement majeurs de son quinquennat et rassembler les Français autour de la mémoire nationale.
Voici les principales dates :
Le 14 juillet, le cycle international du centenaire doit débuter avec la présence sur les Champs-Elysées de représentants de 72 pays impliqués dans le conflit, selon des sources proches du dossier. Des groupes de jeunes y seront associés pour transmettre la mémoire du conflit.
Le 3 août, date anniversaire de l’entrée en guerre de la France, et la commémoration le 12 septembre de la bataille de la Marne figurent également à l’agenda, avec la participation de représentants allemands et britanniques. Une minute de silence pourrait être respectée en France et dans les pays qui s’y associeront pour marquer le début de la guerre.
Point d’orgue des cérémonies, le 11 novembre 2014, date anniversaire de l’armistice de 1918, sera un moment de recueillement et d’hommage aux millions de victimes.
D’autres rendez-vous, comme l’anniversaire de l’assassinat de Jean Jaurès, le 31 juillet, devraient figurer sur les tablettes du président.
Après 2014, les commémorations seront rythmées par les grandes dates de la guerre : Verdun 2016, le Chemin des dames 2017…

Hommage aux fusillés et aux femmes

Début octobre, un rapport a été remis au gouvernement sur les quelque 740 soldats français fusillés, "pour l’exemple" ou d’autres motifs, durant la guerre. Lionel Jospin, Premier ministre, en 1998, puis Nicolas Sarkozy dix ans plus tard, ont ouvert la voie à une réintégration des fusillés dans la mémoire collective. François Hollande achève le processus en réhabilitant les fusillés. Il a également rendu hommage aux femmes, les grandes oubliées de l’après-guerre.

Collecte nationale pour numériser les documents

Une grande collecte nationale est organisée du 9 au 16 novembre 2013 afin de récupérer tous les objets personnels et historiques en lien avec la grande guerre dont disposent les Français. Les documents seront numérisés et redonnés à leur propriétaire. Plus d’infos sur le site internet du "Centenaire".
Avec AFP

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Bretagne pacte d'avenir pas de consensus
s'informerDirigeants syndicaux et patronaux se sont réunis mercredi matin à Rennes avec le Préfet de région en vue d’élaborer le « Pacte d’avenir pour la Bretagne ». FO et CGT ont exigé dès le début un gel des licenciements. Devant l’absence de « réponse du gouvernement sur l’arrêt des fermetures des sites industriels » FO a claqué la porte des discussions en milieu de journée. La CGT a déclaré qu’elle continuerait à participer aux discussions où elle porterait « l’exigence de l’arrêt des licenciements ». MEDEF et CFDT, qui s’étaient opposés à la demande de gel des licenciements, ont confirmé leur présence aux réunions suivantes. Les représentants du MEDEF ont estimé que « les conditions de dialogue sont réunies » et souhaité que le Pacte prévoie des mesures qui favorisent la compétitivité des entreprises.
L’ après-midi, les élus, les parlementaires locaux et le collectif des « acteurs économiques et sociaux » ont rejoint les discussions.
Pendant ce temps, devant la Chambre des députés, le Premier ministre confirmait qu’il voulait une signature du Pacte avant fin novembre et ajoutait qu’il était prêt à aller personnellement le signer « si toutes les forces s’y mettent ».
Le 17 septembre 2013 déjà il avait, au nom de l’État, signé avec la région Lorraine un Pacte de même nature en réponse à la fermeture des hauts-fourneaux de Florange. Quelques jours plus tard, une charte de fonctionnement du Pacte était signée par le MEDEF et les syndicats CFDT, CGT, CFTC, CFE-CGC dans le cadre d’un comité tripartite incluant l’État et la région.
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Catégories: EMPLOI
                                                                      

Manifestation à Lille des employés de La Redoute, où l’emploi est soumis aux aléas de la vente par le propriétaire

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Manifestation à Lille des employés de La Redoute, où l’emploi est soumis aux aléas de la vente par le propriétaire

s'informerPlus de mille employés de la Redoute sont venus manifester à Lille ce matin pour défendre leurs emplois menacés par un plan social. Le chiffre de  sept cent licenciements ayant déjà été avancé,  le président du groupe Kering (anciennement Pinault-Printemps-Redoute), propriétaire, tout en précisant  que la  société serait vendue d’ici Noël a ajouté ce commentaire : «  Nous n’avons jamais parlé  des 700 suppressions d’emplois. Rien n’est formel ou officiel, tout va dépendre du projet que nous choisirons ».
D’après le journal Les Échos, les deux candidats potentiels à la reprise seraient de fonds d’investissement anglo-américains «  spécialisés dans le retournement des entreprises »  et un groupe français «  promoteur immobilier, propriétaire du site Rueducommerce ».
Comme les travailleurs, les élus, notamment la maire de Lille, Martine Aubry et le maire de Tourcoing, vice-président de la Communauté Urbaine, François Delannoy  sont inquiets et parlent de 6 000 mille emplois directs ou indirects menacés par la disparition de La Redoute : 2500 employés de La Redoute plus ceux des entreprises qui en dépendent (pour la logistique, le reconditionnement, l’informatique et la communication).
Les délégués des syndicats (CGT, CFDT, SUD) veulent demander des « garanties  pour l’ensemble du personnel » au groupe Kering qui affiche 1, 3  milliard d’euros de bénéfices en 2012. Les travailleurs de la Redoute avaient déjà manifesté le 28 octobre. À l’issue de la manifestation a été voté le principe d’une « nouvelle action d’envergure ».
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Après Quimper, avec mon foulard rouge :Le dernier post de Jean-Luc Mélenchon

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06NOV 13




La réforme des retraites vient d'être rejetée à l'unanimité au Sénat. Tant mieux ! Une loi de régression sociale est ridiculisée. Il est désormais possible de la couler. Voici comment. Lors du 1er passage à l'Assemblée nationale, elle n'avait, en effet, pas obtenu de majorité absolue. Il suffit donc, lors de son passage final, que les 47 députés de gauche abstentionnistes – dont le groupe EE-LV et plusieurs socialistes – aillent jusqu'au bout. Il suffit qu'ils aillent au fond de leur conviction. Il suffit qu'ils votent comme ceux du Front de Gauche et cette loi, alors, ne passe pas ! Ces parlementaires du PS et d'EE-LV n'ont pas été élus pour voter une réforme des retraites pire que la réforme Sarkozy. Amis, camarades, ne laissez pas faire quelque chose dont vous savez tous que cela n'est ni nécessaire, ni urgent, ni moral ! Montrez que vous n'êtes pas élus pour jouer le rôle de soldats de plomb ! Montrez que la politique peut agir. Souvenez-vous des camardes avec lesquels vous avez tant de fois défilé et tracté, ceux qui vous ont élus pour que vous les représentiez ! Votez contre le texte ! Et alors vous aurez au moins tenu une promesse majeure de votre élection : ne plus suivre les logiques libérales de l’ère Sarkozy !
Depuis Quimper, nous sommes entrés à présent de plein pied dans un temps plein électoral jusqu'à juin prochain avec les élections municipales et européennes. L'enjeu de ces élections impliquera en réalité une recomposition générale de la scène politique et tout le monde le sait. C'est donc un moment particulièrement dense qui se présente devant nous, où se combinera en un processus unique tout ce qui d'habitude vit sa vie séparément : mouvements sociaux, faits divers, actualité internationale, fait micro-local. Si l'on prend un peu de hauteur sur les événements et qu'on regarde la scène vue depuis son ensemble européen, l'enjeu est singulièrement simple : où la chaîne du néolibéralisme à bout de souffle va-t-elle craquer ? Dans quel pays, et de quel côté politique ? La rupture à venir sera-t-elle de notre côté ou d'extrême droite ? C’est dans ce cadre que les manifestations dans les départements bretons prennent leur place.
Les grands patrons se gavent, les salariés, eux, se serrent la ceinture. Caricatural mais vrai. Sous Hollande comme sous Sarkozy, la situation ne change pas. Le cabinet privé Poxinvest a en effet publié des chiffres sur la rémunération des présidents des 120 plus grandes entreprises cotées à la bourse de Paris. Le résultat est clair : les revenus des patrons concernés ont augmenté de 6% en 2012. Pendant ce temps, François Hollande aura augmenté le SMIC d'un carambar par jour : à peine 0,6%… Dix fois moins que les salaires des grands patrons ! C’est ça la politique des solfériniens !
Pour lire la suite cliquer ici --->http://www.jean-luc-melenchon.fr


"Nous sommes l'alternative de gauche" par lepartidegauche

Après la manifestation de Quimper: la signification du mouvement social en Bretagne

http://la-sociale.viabloga.com


Après la manifestation de Quimper: la signification du mouvement social en Bretagne

Le bonnet rouge ne fait pas peur qu'aux bêtes à cornes

Par • Actualités • Jeudi 07/11/2013 •
Nous publions ci-dessous les premières conclusions tirées par nos amis du groupe "Le Militant" après la manifestation de Quimper. Toute la gauche estampillée, la gauche sociale-libérale", la gauche BCBG, "vraie gauche de gauche"  incluse, s'est acharnée à masquer la signification de cette manifestion, à la calomnier, à la faire passer pour une manif du MEDEF, une manif des fachos, etc... Mélenchon, promu procureur contre les manifestants est passé en boucle pour les traiter de "nigauds', d'agents du patronat, d'esclaves manifestants pour leurs maîtres, et ainsi de suite. Aujourd'hui, Mélenchon est entendu: les socialistes (sic) montent au créneau pour demander la répression contre les ouvriers qui occupent les sous-préfectures et les démonteurs de portiques éco-taxe. Les Verts, jadis défenseurs des désobéissants civils, des démonteurs de MacDo et des faucheurs d'OGM réclament eux aussi l'intervention musclée de la police et le rétablissement de l'ordre. Les masques sont tombés. Les révolutionnaires en peau de lapin et les moulins à parole de "l'action citoyenne" se rangent du côté de "la loi et l'ordre", contre les ouvriers licenciés de l'agro-alimentaire, contre les paysans ruinés.

Nous publions ci-dessous, outre un article du "Militant", les papiers parus sur "La lettre de Robert Duguet" et sur le blog de "Respublica". Les approches nous sont parues assez communes et dessinent peut-être de nouvelles convergences et des reclassements brutaux.

 le 7 novembre 2013

Bretagne : conclusion...

A l’issue de la journée du samedi 2 novembre, un premier bilan et de premières leçons politique sont possibles et nécessaires.
A Quimper, 30 000 à 40 000 manifestants, ce qui est considérable à l’échelle d’un département et d’une région. Les salariés sont là, en masse, dont la quasi-totalité des ouvriers de Doux, Gad-SAS, Marine Harvey, Tilly-Sabco, ainsi que la population locale. Les « patrons » étaient majoritairement des agriculteurs, très nombreux, pécheurs, et transporteurs de petite taille, parfois sans aucun salarié. L’UD FO, une partie conséquente de la FSU locale qui avait décidé d’appeler à la fois à Quimper et à Carhaix, ainsi que la CGT des marins et d‘autres sections CGT, étaient là, FO ayant formé un cortège initialement séparé à Penvillers. A 15h, un groupe organisé de FNSEA est venu casser la sono de FO.
Rappelons encore une fois que cette manifestation, appelée initialement par le Comité pour l’emploi en centre-Bretagne - salariés de Marine Harvey exigeant l’interdiction des licenciements ou la mise sous séquestre de l’entreprise, mairie de Carhaix, NPA local, Alternatifs …- a été « prise en main » par la FNSEA seulement à partir de l’émeute de Pont-de-Buis du samedi précédent, au départ pour « calmer les troupes » le jour même. A partir de là une opération politique s’est développée pour interdire le front commun du salariat et des agriculteurs, marins et transporteurs contre les licenciements et les écotaxes, ou au moins pour en brouiller le contenu et tenter d’empêcher le monde du travail, dans toute la France, de se saisir de ce mouvement menaçant pour les patrons et le gouvernement.
Il faut être clairs : la fuite à Carhaix, appelée par les directions régionales (sur impulsion nationale) de la CGT, de la FSU et de Solidaires, rejoints par le PCF et le Front de Gauche local avec EELV et le MJS, soutenant explicitement les écotaxes et donc le gouvernement, ne pouvait aboutir à aucune manifestation de masse à Carhaix, mais avait pour fonction, de fait, d’isoler les militants syndicaux des salariés allant en masse à Quimper. Cette réalité physique était éclatante à Carhaix, ou les délégués CGT de plusieurs entreprises ont eu la parole … en l’absence de la quasi-totalité de leurs collègues de travail, tous à Quimper ! Il est pourtant probable qu’un plus grand nombre de syndiqués CGT, FSU et Solidaires étaient à ce moment même à Quimper. Là, une présence organisée massive et tout à fait possible aurait été nécessaire, par exemple pour mater le petit groupe FNSEA venu agresser la sono de FO parce que celle-ci lançait des slogans anti-patronaux, et plus généralement pour que les syndicats jouent leur rôle de syndicats, avec les travailleurs et là où ils sont. 
Mais tout au contraire, le milieu militant « de gauche », à quelques exceptions notables près, s’est gargarisé d’un discours de mépris et de stigmatisation des prolétaires bretons « manifestant avec leurs patrons » ou, pire, « marchant avec les fascistes ». Le pire du pire de l’aristocratie militante crachant sur Bécassine en lutte pour son émancipation fut atteint, il faut le dire, par les propos de J.L. Mélenchon, largement médiatisés, sur les « esclaves » et les « nigauds ». Ces propos marquent une rupture : on ne calomnie pas impunément la classe ouvrière. Ces propos marquent aussi un choix politique : peut-être celui d’EELV contre les ouvriers, en tout cas celui de la coalition avec le gouvernement au moment où celui-ci accentue sa politique anti-ouvrière.
A tout cela, s’ajoute la campagne gouvernementale et médiatique sur les « violences » qui allaient survenir et la « conjonction des extrêmes », à laquelle J.L. Mélenchon échappait donc, pour la première fois depuis longtemps, puisqu’ayant lui-même dénoncé le bas peuple il n‘était plus « populiste ». Affolement policier et affolement « de gauche » sur les réseaux sociaux se renforçaient mutuellement : au moment où de jeunes ouvriers lançaient des pots de chrysanthèmes sur la préfecture à Quimper et sur les CRS, des bruits courraient sur « les Identitaires qui attaquent la police ». Et pourquoi pas Aube dorée pendant qu‘on y est ?
Alors, certes, la manifestation de Quimper, qui n’était pas « pure » puisqu’elle était une manifestation de masse, et en raison de la fuite organisée à Carhaix d’une partie décisive des syndicalistes (mettant en péril leurs propres organisations syndicales : c’est la défense de la CGT notamment qui exige qu’on le dise ! ), apparut largement comme dominée, au niveau des médias et de la tonalité générale des sonos et des drapeaux, par la  FNSEA, les régionalistes et la droite. Pour autant, ce sont bien les masses prolétariennes qui étaient là et qui cherchent, ni esclaves ni nigauds, la voie du combat et de l’émancipation.
Saluons à cette occasion le geste de Philippe Poutou, dont nous n’avons pas soutenu en général la ligne politique. S’il est venu à Quimper, c’est parce qu’il est un ouvrier et sait ce que c’est qu’un ouvrier. Sa présence sauvait l’honneur et montrait ce qu’aurait dû faire le mouvement ouvrier organisé : venir en masse, écouter les gens, généraliser et centraliser leur colère, et alors, plus de problème avec « la droite » et « les fachos ». 

Le 2 novembre breton marque une cassure. Il y a ceux qui cherchent leurs drapeaux, leurs fétiches et leurs grigris et insultent le mouvement réel. Partir du réel pour aller à l’idéal, comme disait Jaurès, c’est le contraire de partir de ses petites idées et petits plans pour formater de force le réel et l’insulter quand il suit sa propre voie. Ceux qui bavent sur le prolétariat breton en l’accusant de marcher avec « les patrons » et « les fascistes » sont les meilleurs alliés des patrons. La cause politique de cela, c’est le refus ou l’incapacité de rompre avec le gouvernement, actuellement état-major central des attaques patronales. Quand on soutient sa politique, écotaxes ou autres, on ne peut pas combattre le patronat et on divise à l’avantage du patronat. Le syndiqués et militants CGT, FSU et Solidaires évidemment présents en masse à Quimper montrent la seule voie pour leurs organisations.
On ne peut pas demander à Bécassine, on ne peut pas demander aux travailleurs, d’avoir le look du bon petit révolutionnaire comme dans les livres. Le vrai révolutionnaire est celui qui commence par se mettre à l’école du prolétariat, pas par humilité ni par charité, mais pour exprimer le mouvement réel, le colérer, l’amplifier, le généraliser, le centraliser. 
La Bretagne, c’est la France. Ce qui vient de se passer est la première manche d’une série d’affrontements où la trame des combats sociaux se reconstituera à sa façon. L’explosion lycéenne à la veille des vacances ressemble plus à ce que « le militant de gauche » a l’habitude d’imaginer, au point que là non plus il n’a souvent pas vu ce qui se passait réellement : un début rapide de centralisation spontanée de la jeunesse contre le ministère de l’Intérieur. Une force révolutionnaire ferait la liaison entre un tel mouvement et celui qui porte des travailleurs et des petits producteurs désespérés à casser les portiques d’écotaxes, affrontant directement l’Etat du capital. Et cela va continuer avec le mouvement de fond contre la réforme dite des rythmes scolaires. Sur les réseaux sociaux, les parents s’organisent pour refuser l’ « après-midi de rattrapage » du mercredi 13 novembre et en faire une journée de grève scolaire contre l’attaque portée à l’école : ils ont raison. Parallèlement, les professeurs se demandent bien pourquoi cette demi-journée de travail en plus, et des réunions, heures syndicales et autres se préparent pour ce jour là. Plusieurs petits syndicats (CGT, FO, SUD, FAEN) appellent à une grève des écoles pour le retrait de cette contre-réforme le lendemain jeudi 14. Le principal syndicat SNUIPP-FSU appelle à des délégations au ministère le mercredi 20 pour demander sa renégociation, mais sa principale section, celle de Paris, appelle à la grève elle aussi le 14. Toute cette effervescence, en partie faite de manœuvres et de contre-manœuvres pour ne pas affronter le gouvernement, est en train de nourrir une vague qui monte d’en bas. Elle aussi se fera traiter de « fasciste », puisque ce terme est revenu pour insulter ceux qui entrent en mouvement.

Sans doute aurons nous à nouveau droit à « la grève arme des trusts » ! Une chose est claire : le front unique du monde du travail se construit contre son principal adversaire de classe : le gouvernement. Parce qu’il fait le contraire de ce pour quoi Sarkozy a été chassé, il n’est pas « notre gouvernement ». Telle est la conclusion à laquelle la masse qui a voté Hollande en 2012 est en train de parvenir. A partir de là, commence le présent.

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