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dimanche 3 novembre 2013

à lire sur le Monde.fr , dimanche 3 novembre 2013

                                


DIMANCHE 3 NOVEMBRE 2013 
 
 Les journalistes Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été tués samedi 2 novembre après avoir été enlevés à Kidal, au nord du Mali. 
Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux passionnés d'Afrique tués en reportage
 
Dès que l'horrible rumeur a été confirmée, ministres, diplomates, hommes politiques et simples citoyens du continent africain ont aussitôt appelé la rédaction de RFI, envoyé des messages pour témoigner de leur tristesse et de leur colère.
 
 
 
  
Le tireur de Los Angeles voulait se venger des agents de sécurité de l'aéroport
 
Selon le FBI, une note manuscrite trouvée dans un sac à l'aéroport montre que le jeune homme "avait consciemment décider de tuer de nombreux employés de la TSA".
 
 
 
 Entre 15 000 et 30 000 personnes se sont réunies samedi 2 novembre à Quimper, place de la Résistance, pour conserver l'emploi en Bretagne. 
A Quimper, les "bonnets rouges" s'unissent pour "faire vivre le pays"
 
Reportage. Entre 15 000 et 30 000 manifestants, d'horizons aussi divers que le Medef, le NPA ou encore le Parti breton, se sont réunis samedi pour conserver l'emploi en Bretagne.
 
 
 
 Pour la deuxième année consécutive, David Ferrer jouera la finale du Masters de Bercy. 
Masters de Bercy : une finale Ferrer-Djokovic
 
David Ferrer défendra son titre face à Novak Djokovic après avoir battu samedi son compatriote Rafael Nadal, numéro un mondial.
 
 
 
  
YouTube, machine à tubes
 
Aux Etats-Unis, la plate-forme de vidéos est devenue la première source d'écoute musicale des jeunes, et de nouveaux artistes lui doivent tout. De quoi redistribuer les cartes de l'industrie du disque.
 
 
 
 Bafetimbi Gomis, buteur face à Guingamp, le 2 novembre. 
Ligue 1 : l'OL et l'OM retrouvent des couleurs
 
Marseille et Lyon ont enrayé leurs séries noires, l'un avec un nul à Rennes (1-1), l'autre avec une victoire contre Guingamp (2-0), lors de la 12e journée.

Et aussi 
 
 Les algorithmes sont partout, comme dans les GPS. 
Ces algorithmes qui nous gouvernent
 
Ils se sont infiltrés dans notre vie quotidienne sans notre consentement et modulent notre rapport au monde sans que nous saisissions l'ampleur de leur pouvoir.
 
 
 
 Barack Obama et Angela Merkel, le 6 septembre en Russie. 
Les USA et l'Allemagne vont conclure un accord de non espionnage mutuel
 
une délégation de la chancellerie allemande et de hauts responsables américains ont convenu de passer un accord de non espionnage qui devrait être conclu au début de l'année prochaine.
 
 
 
 Le premier ministre bangladais, Sheikh Hasina, a créé le tribunal international des crimes (ICT) chargé de juger les crimes de guerre commis  pendant la guerre d'indépendance en 1971. Ses adversaires l'accusent de l'utiliser pour s'en prendre aux deux principaux partis d'opposition, le BNP et le Jamaat-e-Islami. 
Bangladesh : deux condamnation à mort par contumace
 
Le tribunal international des crimes du Bangladesh (ICT) a condamné à mort un Britannique et un Américain pour leur rôle dans le meurtre d'intellectuels lors de la lutte pour l'indépendance du pays menée contre le Pakistan en 1971.
 
 
  
 | LE JOURNAL DATÉ DU 3 NOVEMBRE
 
 
Les télévisions mondiales prennent soin de leurs archives
 
Des partenariats internationaux pour sauver l'héritage audiovisuel, à la conférence annuelle de la FIAT.
 Lire le journal
 
 L'Europe fournit à l'Egypte une aide militaire annuelle de 140 millions d'euros tandis que les Etats-Unis apportent 1,3 milliard de dollars (974 millions d'euros). 
L'Egypte veut réduire sa dépendance à l'aide militaire américaine
 
En réponse à un coup d'Etat qui n'a jamais voulu dire son nom, Washington a décidé de réduire son assistance militaire, d'un montant annuel de 1,3 milliard de dollars, fournie sous forme d'armes et de fonds.
 
 
 
 Jean-Pierre Louvel (au centre) au Palais de l'Elysée le 31 octobre.  
Pauvres riches, par François Bégaudeau
 
Chronique. L'écrivain revient sur la fameuse taxation des salaires de plus d'un million d'euros, qui secoue le monde du football français.
 
 
 
 Fabrizio Ravanelli est le troisième entraîneur de Ligue 1 remercié cette saison. 
L'entraîneur d'Ajaccio Fabrizio Ravanelli démis de ses fonctions
 
Le technicien italien, ancien attaquant de la Juventus Turin et de Marseille, n'a remporté qu'un seul match avec son équipe, 19e avec 7 points. C'était sa première expérience d'entraîneur de haut niveau.

En images
Des coups de feu ont été tirés au sein de l'aéroport 3 de l'aéroport de Los Angeles, vendredi 1er novembre.
 
Fusillade à l'aéroport de Los Angeles : les premières images
Des tirs ont été entendus à 9 h 30 (17 h 30, heure de Paris), vendredi 1er novembre, dans le terminal 3 de l'aéroport international de Los Angeles (LAX).
 
Des objets ayant appartenu à Serge Gainsbourg vendus aux enchères
 
L'Empire State Building en son et lumière pour Halloween
 
Gérard de Villiers : "Je suis un marchand de rêves"
 
Trafic de drogue : un tunnel découvert entre le Mexique et les Etats-Unis
 
 

Loi de Programmation Militaire 2014-2019


http://www.rezocitoyen.org

Loi de Programmation Militaire 2014-2019

mercredi 30 octobre 2013
Loi de Programmation Militaire 2014-2019 :

Sanctuarisation du nucléaire

Privatisation des industries d’armement

Maintien des opérations extérieures

Cadre de l'OTAN toujours dominant

Surveillance renforcée

Impunité des militaires

La loi de programmation militaire est débattue au Parlement. Malgré la crise, les restrictions budgétaires et les coupes sombres dans les Services Publics, les moyens de la guerre seront préservés pour les six prochaines années : constants jusqu'en 2016, ils doivent augmenter ensuite progressivement, jusqu'à + 3,6 % en 2019 : l'austérité ne concerne pas toutes les dépenses.

Le nucléaire sanctuarisé.



  • François Hollande tourne le dos à Jaurès et emboîte le pas à Sarkozy : la fiction de la dissuasion nucléaire est maintenue. S’il venait à quiconque l’idée d’une attaque nucléaire contre nous, nous aurons la satisfaction, post mortem, de savoir qu’il y aura au moins autant de morts dans le camp adverse !

  • Sur les 190 milliards d’euros budgétisés par la LPM, 23,3 Md € seront consacrés à la mise en œuvre et au renouvellement des forces nucléaires sous-marines et aériennes. Mais on sait d’expérience que les dépenses prévues sont, à l’arrivée, multipliées par 2 ou 3.

  • Les armes nucléaires sont à peine mises en service que leur remplacement est à l’étude. Il en est ainsi du missile nucléaire aéroporté ASMP-A (Opérationnel depuis 2009), des sous-marins nucléaires de 2e génération (le quatrième a été réceptionné en 2010) et de leurs missiles M 51.

  • C’est un encouragement à la dissémination : comment interdire aux autres puissances de s’armer alors que les 5 puissances nucléaires ne désarment pas et modernisent sans cesse leur arsenal, malgré leurs engagements pris depuis 19701 ?

  • Toute réflexion sur les coûts et l’utilité de cette force nucléaire est écartée, au moment où la communauté internationale pousse pour la mise en œuvre d’un Traité d’interdiction des armes nucléaires. Les parlementaires Britanniques débattent sur ce sujet depuis 10 ans. Pour les nôtres c’est « Silence dans les rangs ! »

  • La réduction des effectifs militaires se poursuit, touchant principalement les éléments non-opérationnels. Celle-ci est compensée par des moyens matériels accrus, y compris pour les interventions militaires à l’étranger.

Poursuite de la privatisation des industries d’armement.


L’État va vendre pour 1,5 milliards d’actions qu’il possède dans les industries d’armement. Privatisation accrue du complexe militaro-industriel pour lequel chaque guerre ou intervention militaire est source de profits supplémentaires. Ceci s’accompagne d’une extension du marché de ce « pousse au crime » : il est assuré de 17,1 milliards de commandes par an.

Maintien des Opérations Extérieures


Le projet prévoit un montant de 450 M € pour la dotation prévisionnelle annuelle au titre des opérations extérieures. Les surcoûts nets non couverts par cette dotation qui viendraient à être constatés feront l’objet d’un financement interministériel. En moyenne 3 opérations sont prévues, dont une en tant que contributeur majeur, ce qui laisse prévoir une poursuite de la politique d'interventions extérieures, la « protection des intérêts stratégiques » de la France se confondant, hélas, souvent avec les intérêts des multinationales françaises.

Cadre de l'OTAN toujours dominant


Si le texte réaffirme la nécessité de capacité autonome de la France, et, au niveau européen, la nécessité de créer des organes communs (planification des opérations, armement), l'Alliance Atlantique et l'OTAN sont considérés comme la composante essentielle de la défense collective de ses membres, et le cadre commun privilégié de l’action militaire conjointe : nulle part il n'y a mention de la nécessité d'un cadre dépassant les alliances militaires, ni du besoin de développer au niveau international et aux Nations-Unies des instruments pour garantir la paix et la sécurité.

Renforcement de la surveillance


Les moyens de surveillance seront renforcés. Les effectifs des services de renseignement (DGSE et DRM) seront en augmentation, l’accès à certains fichiers sera direct. Le parlement n’aura toujours pas les moyens de distinguer ce qui relève de la surveillance des citoyens de la lutte antiterroriste.

Impunité des militaires


Le procureur de la République a l’ « exclusivité de poursuite judiciaire concernant des actes commis au cours d’une opération à l’étranger ».
L’enquête systématique relative à tout cadavre militaire trouvé après un combat est supprimée.
La possibilité pour les familles de se porter partie civile pour déterminer les causes de la mort des victimes, comme ce fut le cas pour les 10 soldats tués à Uzbin (Aghanistan) est supprimée. Le parquet a l’exclusivité du déclenchement d’une enquête.
Les Forces Spéciales, que la garantie d’anonymat met à l’abri de toute poursuite judiciaire, passeront de 3 400 à 4 400 (+ 30%).

Faute de s’engager dans la voie du désarmement mondial, à commencer par l'interdiction de l'arme nucléaire et de toutes les armes de destruction massive il est illusoire d’espérer réussir l’indispensable transition écologique et sociale. Ce gouvernement dirigé par le Parti Socialiste poursuit malheureusement dans le sens catastrophique des efforts de guerre du précédent, en dépit des problèmes écologiques et sociaux en France et dans le monde. Il ne suffit pas de proclamer le changement, il faut le faire !
Paris, le 29/10/13,

Attac France.
  • 1. Année des premières signatures du traité de Non Prolifération Nucléaire.

Représentativité syndicale ,un article de Gérard Filoche

http://www.filoche.net/

Représentativité syndicale

Il y a du boulot me semble t il, pour donner tout son sens démocratique à un vieil « ANI ». Je parle de l’ANI (Accord national interprofessionnel) de 2008 signé alors par la CGT, la CFDT et le Medef qui a donné le mécanisme actuellement en place de représentativité syndicale. L’ANI de 2008 avait supprimé ce qu’on appelait la « présomption irréfragable de représentativité » qui permettait à des syndicats, reconnus sur une liste par décret, de bénéficier a priori d’une représentation dans toutes les entreprises. La liste était établie selon des critères fixés dans le Code du travail en 1945 et 5 syndicats avaient été reconnus par un arrêté de 1966 : CFDT, CFTC, CGT, CGT-FO, CFE-CGC.
Parmi eux, des petits syndicats pouvaient, quelque soit leur poids auprès des salariés, signer des accords engageant TOUS les salariés de leur branche, de leur entreprise. Il fallait, en face, que les autres syndicats engagent une action en justice appuyée par 50 % de salariés opposants à ces accords.
En 2008 il fut décidé d’autres critères : trois types d’élections « nationales », aux prud’hommes, puis élections professionnelles, puis dans les « TPE » de moins de 11 salariés devaient servir à établir le « poids » pondéré à partir des voix des salariés obtenues par chaque syndicat dans chacune.
En janvier, deux types d’élections avaient eu lieu : les prud’hommes de décembre 2008, et dans les TPE, du 28 novembre 2012 au 12/18 décembre 2012. Elles donnaient en gros, toutes deux, le même résultat : 38 % des voix pour la CFDT, la CFTC et la CGC, 62 % pour la CGT et FO : l’ANI imposé par le Medef du 11 janvier à ces 3 syndicats était donc minoritaire à ce moment-là. Nettement.
Mais le Ministère du travail, le Medef, la CGPME et l’UPA ont collecté les résultats des élections du 3° type, celle des élections professionnelles aux CE et DP elles mêmes étalées sur 4 ans de 2000 à 2013.
Coup de théâtre, le 31 mars 2013, annonce est faite que CFTC, CGC, et CFDT obtiennent 51, 5 %.CGT et FO sont minoritaires. UNSA, Solidaires encore éliminés.
Qui croit sérieusement que CFTC et CGC parmi les salariés obtiennent plus de 8 %, seuil fatidique pour signer des accords ? Qui mesure que pour que des accords dérogatoires négatifs pour les salariés soient valables, il faut encore 30 % des voix derrière et toujours 50 % pour s’y opposer ? Or la loi – scélérate – du 14 juin 2013 permet dorénavant les pires coups de Trafalgar à partir de signatures syndicales.
Le recensement national des résultats des élections professionnelles est sous contrôle des « DRH »- c’est à dire du patronat et du Ministère. Il est étalé, divers, et très difficile à contrôler. D’où ce « coup de théâtre » curieux du 31 mars.
Mais maintenant ils veulent supprimer les élections prud’hommes de 2014 déjà reportées en 2015. Et ils diront ensuite qu’il n’y a eu que 10 % de votants à l’élection nationale des TPE et la supprimeront.
Danger. Des contentieux sont heureusement en cours.
Ne faut il pas poser la question vite ? Revenir à un seul scrutin référent clair, direct, national, contrôlable, démocratique tous les 5 ans : les prud’hommes ?
Gérard Filoche (dans l’Humanité dimanche, chronique hebdomadaire n °150 été 2013)

Intervention au BN du PS de mardi 29 octobre : changement de cap et ecotaxe (Gérard Filoche )

http://www.filoche.net/

Intervention au BN du PS de mardi 29 octobre : changement de cap et ecotaxe

D’abord je veux dire que je suis d’accord avec les deux orateurs précédents, Pascal Cherki et Pouria Amirshahi , oui, une réflexion globale s’impose à nous pour changer de cap. Ce qui s’est passé en Bretagne, plans sociaux et mobilisation des agriculteurs, s’ajoute à ce qui se passe à Michelin, à PSA, à Pétroplus, ou aux lycéens défendant Léonarda. je l’ai dis déjà depuis des semaines ici et je l’ai écris. Comme il y a un doute d’ensemble sur notre politique dans la société, comme ce n’est pas entendu, comme on ne fait pas ce qu’attend notre électorat, ça sort par bouts, comme ça peut, là où ça peut.
Ca craque. Je le redis, hélas sans être entendu, on va dans le mur et çe qui craque déjà, avant, ce sont autant de signes avertisseurs. Il faut vraiment que notre parti discute avec le gouvernement.
Evidemment un changement de cap, ça ne se dicte pas d’autorité, c’est pas à nous mais à ceux qui ont la main, au Président et au Premier ministre, de le faire, en temps et en heure et à leur manière, s’ils veulent le réussir. Qu’ils prennent les formes nécessaires, mais ce qui est certain c’est que ça urge, c’est maintenant avant les élections.
Tout ce qui arrive sur le « gel du barême », les taxes, EBE, PEL, PEA, TVA, écotaxe, c’est parce que la réforme fiscale d’ensemble n’est pas lisible et pas juste. Une réforme globlae centrée sur l’impôt direct et progressif sur les revenus et les sociétés. Car pendant qu’on mégote une taxe ça et là, Sanofi gagne des milliards, les gaspille en dividendes, licencie, et ne paie pas d’impôts. Et les 500 familles, 16 % du Pib, ont gagné 59 milliards net de plus ces 12 derniers mois.
Pourquoi prend on 2,7 milliards sur les petites retraites ? 2,2 milliards sur toutes les cotisations salariales et rien sur les cotisations patronales ? Tout ce qui arrive sur l’emploi, (en Bretagne, c’est d’abord ça, avant l’écotaxe), c’est parce que le patronat sur lequel on prétend s’appuyer, ne joue pas le jeu, il sabote l’emploi. Il préfère l’argent de la spéculation plutôt que l’embauche. L’UMP sabote même la taxe qu’elle a imposée. Et le salariat notre base sociale naturelle, a de moins en moins confiance. On ne mobilise pas un patronat qui ne veut pas et on démobilise un salariat qui en veut. Il y a trop le sentiment qu’en matière d’impôt ceux d’en bas paient trop et ceux d’en haut ne paient pas assez.
Alors on a suspendu l’écotaxe. Pourtant le principe de faire payer le « tout camion » pour le faire reculer et aider le « fret ferroviaire » est évidemment essentiel, vital si on veut une transition écologique. Ce que je n’avais jamais compris avec cette écotaxe, c’est qu’elle était payée par « portique » sur les routes. Un système lourd et pas juste : ca frappait les petites routes, ça épargnait les autoroutes. Ca touchait le petit cabotage, plus que les grosses sociétés de camionnage. En plus un système couteux collecté par « écomouv SAS» une société liées aux autostrades italienne, portugaise, Benetton, je ne sais quoi, des privés qui collectent une taxe publique en prélevant un pourcentage extraordinairement élevé (20 % ?) ! (Il y a peut-être des explications à trouver à ce que l’UMP l’ait fait en 2009 et à ce que Sarkozy ait signé ça le 6 mai 2012. S’il faut rembourser en plus 800 millions de dédit, on n’aura qu’à demander à Sarkozy de faire encore une collecte de fonds pour réparer ses méfaits sic).
Moi, je ne suis pas technicien de l’écotaxe, je vois ça de l’oeil de l’inspection du travail,  mais pourquoi on ne taxe pas les camions au km ?
Il existe 850 000 chauffeurs professionnels en France dont 240 000 routiers grand fret (56 h par semaine conventionnelles, routes et astreintes au cul des camions). Ceux là font à toute vitesse, au péril de leurs vies et des nôtres, Madrid Bruxelles ou Lisbonne Varsovie pour livrer des tomates, et ne devaient pas être touchés par l’écotaxe alors qu’ils polluent, gaspillent, et tuent. Or ils sont soumis, par leurs patrons, à des conditions de travail et des horaires terrifiants. Or on les contrôle trop peu dans l’intérêt des salariés alors qu’en le faisant, on pourrait donc taxer les km parcourus par leurs camions. Ils ont déjà des horodateurs obligatoires, des disques scellés de contrôle dans chaque camion. Ils doivent les conserver, on peut les contrôler sur les routes et vérifier à leurs sièges leurs déclarations rendues obligatoires. Pourquoi mettre des portiques couteux, là ou l’accès aux disques des camions est déjà en place ? Taxer les km parcourus par les camions, plutôt que les routes, c’est viser mieux les grosses sociétés de camionnage, c’est viser la grande distribution, c’est viser ceux qui polluent le plus, qui ont la plus grosse part des marchés, et les effets les plus nuisibles en termes d’accidents et de santé. Il y a déjà un corps de contrôleurs du travail pour faire cela, le renforcer suffit. Plus un corps d’inspecteurs des impôts qualifiés pour relever dans les sièges sociaux les disques qui auront échappé aux contrôles. Après, vous adaptez la taxe au nombre de km parcourus par camion selon la taille des sociétés. Ca coutera moins cher. Ce sera plus efficace et plus modulable simplement avec des seuils.
Ainsi on ne se mettra pas mal avec nos amis écologistes.
Vous protégerez le petit caboteur breton, vous ferez payer facilement le camionneur géant qui surexploite ses salariés, ses camions, triche avec toutes les réglementations en reportant les risques sur la société entière. On aura les salariés avec nous, certes pas les patrons. Mais de toute façon on les affrontait déjà avec l’écotaxe. D’ailleurs si on faisait respecter du même coup les horaires légaux et conventionnels aux camionneurs il a été calculé par Force ouvrière que ça ferait 40 000 emplois de plus pour le même volume de fret.
Enfin s’il faut des fonds pour rendre plus facile, plus fréquent, le fret ferroviaire (et/ou fluvial) public (au lieu de le privatiser) c’est là qu’il faut les trouver et vite. Car la suspension de la taxe va nous forcer à payer le dédit de 800 millions et il n’y aura pas de rentrée du 1,2 milliard prévu. Tandis que le contrôle et la taxe des camions au km sont à portée de décision.
Reste à s’interroger aussi sur le renouvellement des concessions des autoroutes dans les trois ans à venir. Car c’est une grosse tirelire qui échappe injustement à nos rentrées fiscales pour nourrir des actionnaires, qui, eux, n’ont naturellement pas le souci de lutter contre le « tout camion » ni de trouver des fonds pour alimenter, rénover, faciliter, le fret ferroviaire. L’argent est pourtant là. Pour un choix écologique fondamental.



Contre la réforme de l’inspection du travail... Réaction de Gérard Filoche

http://www.democratie-socialisme.org


Contre la réforme de l’inspection du travail... Réaction de Gérard Filoche

mercredi 9 octobre 2013


Extrait du journal de France 3 Rhône-Alpes le 8 octobre 2013 à Marcy-l’Étoile (69)
Retrouver l’article de France 3 Rhône-Alpes sur leur site.

Julien Dray : «Soyons plus collectifs»

http://www.leparisien.fr   

Julien Dray : «Soyons plus collectifs»

Ancien député PS de l’Essonne, Julien Dray, qui est un proche du président de la République, lui suggère de modifier sa façon de gouverner.



                                  
Paris, jeudi. Julien Dray affirme ne pas être surpris par la polémique autour des déclarations de Marine Le Pen sur les otages du Sahel récemment libérés : « C’est comme dans un conte de Perrault, la farine sur la patte du loup finit par tomber. »

Paris, jeudi. Julien Dray affirme ne pas être surpris par la polémique autour des déclarations de Marine Le Pen sur les otages du Sahel récemment libérés : « C’est comme dans un conte de Perrault, la farine sur la patte du loup finit par tomber. » | (LP/Frédéric Dugit.)


J, membre du , est vice- de la région Ile-de-France et un soutien de longue date de François Hollande.

Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas vu venir les problèmes de l’écotaxe ?
JULIEN DRAY. C’est une question qu’on est en droit de se poser! D’autant qu’on découvre a posteriori le caractère pour le moins singulier de la mise en place de ce contrat, les pénalités prévues, la date de sa signature, etc.
Nous n’avons peut-être pas été assez vigilants à notre arrivée aux responsabilités sur ces legs du précédent gouvernement et de la technocratie. C’est au Parlement d’enquêter sur cette affaire.

Est-ce que l’écotaxe n’exprime pas un malaise plus profond ?
Si on donne le sentiment aux salariés et aux classes moyennes qu’ils ne sont là que pour payer des impôts, forcément cela conduit à la colère ou à la révolte. Il faut redonner du sens à l’effort demandé, faire qu’il soit juste et partagé équitablement par tous. On s’est éloignés de cette démarche avec ces va-et-vient contradictoires. Par ailleurs, le capital financier et spéculatif reste trop peu contributif par rapport aux efforts que la communauté fournit. On doit être plus déterminés.

L’exécutif n’essaye-t-il pas de se donner une image de fermeté sur le dos des clubs de football pour la taxe à 75% ?
Les clubs sont indéfendables : ils se sont laissé entraîner dans une fuite en avant avec une masse salariale démesurée; près de 75% du budget pour les clubs français de la Ligue 1 contre 50% en Bundesliga. Mais les ligues sont aussi responsables de ne pas avoir fait de péréquation entre les gros et les moyens et petits clubs.

A Bercy, les ministres ne s’entendent plus…
L’émulation entre ministres est saine si elle vise à faire gagner le collectif. Elle devient gênante si c’est le chacun pour soi. Ce qui me surprend depuis plusieurs semaines, c’est la solitude du ministre qui porte son projet et parfois même du président de la République. Il faut mettre chacun devant ses responsabilités : personne ne s’en sortira tout seul. Alors soyons plus collectifs et solidaires.

Est-ce que François Hollande ne doit pas lui aussi repenser sa manière de fonctionner ?
Le président est tout sauf quelqu’un de dogmatique. Il se rend compte qu’il y a des corrections à apporter et peut être aussi des remises en cause personnelles à opérer dans sa manière de faire vivre tout cela.

Mais le président n’a-t-il pas tendance à croire qu’il peut tout faire tout seul ?
Il faut dire que cela lui a souvent réussi. Aujourd’hui il est trop systématiquement en première ligne.

Hollande peut-il encore rebondir avec des sondages aussi bas ?
Si ça s’installait dans le temps, cela pourrait compliquer son acti on. Mais pas d’affolement : il y a encore beaucoup de temps de jeu et de marges de manœuvre.

La radicalisation d’une partie de la société française vous inquiète-t-elle ?
Oui, d’autant qu’on assiste à la droitisation extrême d’une partie de l’opposition qui vacille sur ses fondamentaux républicains. Il y a des choses qui sont aujourd’hui tolérées qu’on n’aurait jamais admises avant : qu’un ministre de la République soit assimilé à une guenon, cela me révolte viscéralement.

La situation politique ne rend-elle pas obligatoire de changer le gouvernement pour éviter un désastre aux municipales ?
La question, ce n’est pas tellement le remaniement, c’est de savoir comment on va recréer ce collectif, cette envie, cette histoire commune. Si on fait un remaniement pour faire un jeu de chaises musicales, cela n’a aucun intérêt. Si au contraire on fait un remaniement qui permette de recréer un pacte majoritaire entre les différents partenaires de la majorité, avec une feuille de route et des objectifs partagés, cela peut être utile.

Harlem Désir à la tête du PS, erreur de casting ?
Pas du tout, je n’aime pas ce « Harlem bashing ». Il a été un formidable leader générationnel et je ne crois pas qu’il soit devenu un sombre apparatchik. Il faut juste que maintenant il se lâche et soit lui-même. Le parti avec lui doit retrouver un optimisme révolutionnaire. Faire vivre la notion de progrès contre toutes les peurs.

Marine Le Pen a-t-elle dérapé en évoquant son « trouble » lors de la libération des otages du Sahel ?
Non, c’est comme dans un conte de Perrault, la farine sur la patte du loup finit par tomber et laisse apparaître la réalité…

La colère des lycéens autour de l’affaire Leonarda est-elle, selon vous, retombée ?
Attention, il faut dialoguer. Il y a encore des cas qui peuvent susciter de l’émotion. Il faut faire vivre la règle de la protection de l’institution scolaire.

La proposition de loi visant à pénaliser les clients de la prostitution arrive à l’Assemblée au milieu du tumulte provoqué par la pétition des « 343 salauds »… Qu’en pensez-vous ?La lutte contre l’esclavagisme sexuel est essentielle. C’est un combat contre les réseaux mafieux et, là, on n’a pas besoin de loi mais de moyens, de détermination et de volonté. Quant au manifeste des « 343 », c’est évidemment une imbécillité faussement libertaire.
Le Parisien

Écotaxe : un 5e portique détruit en Bretagne, à Lanredec dans les Côtes d'Armor

france

Écotaxe : un 5e portique détruit en Bretagne, à Lanredec dans les Côtes d'Armor

Le HuffPost/AFP  |  Publication:   |  Mis à jour: 03/11/2013 19h21 CET



ÉCONOMIE - Un nouveau portique écotaxe a été détruit en Bretagne, dimanche à Lanredec dans les Côtes d'Armor, sur la quatre-voies reliant Saint-Brieuc à Brest, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.
Le portique s'est effondré après que des manifestants coiffés de bonnets rouges y ont mis le feu, vers 15h15, a-t-on précisé. Le traffic sur cet axe majeur du nord de la Bretagne, la RN12, a été dévié.
» Voir la vidéo en haut de l'article
Cette action survient dans un contexte de fronde contre cette taxe sur les poids-lourds, dont le gouvernement a annoncé la suspension mardi.
Elle se produit au lendemain d'une manifestation qui a réuni samedi à Quimper de 15.000 à 30.000 personnes contre l'écotaxe et pour l'emploi en Bretagne. Les organisateurs du rassemblement se son dits prêts, dimanche, à répondre l'invitation du Premier ministre Jean-Marc Ayrault à rejoindre la table des négociations en vue d'un "Pacte d'avenir pour la Bretagne". Ils exigent toutefois la suppression totale du projet d'écotaxe.
Interrogée sur la destruction de ce portique écotaxe dans "BFM Politique" de BFMTV/ Le Point/RMC, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a répondu dimanche en élargissant à toutes les violences qui ont émaillé cette mobilisation sociale: "Je le déplore, le dénonce, le condamne". "Face à ces manifestants bretons, il y a un gouvernement qui écoute, ça n'a pas toujours été le cas", a-t-elle fait valoir, faisant référence au précédent gouvernement de droite.
La plupart des portiques bretons désormais gardés
Il s'agit du cinquième portique visé par des manifestants ces dernières semaines en Bretagne. Samedi, parallèlement à la manifestation de Quimper, des "bonnets rouges" avaient déjà provoqué l'effondrement d'un portique, sur la RN24 à Saint-Allouestre dans le Morbihan.
Jeudi, la préfecture du Finistère avait de son côté procédé au démontage du portique de Pont-de-Buis, après que celui-ci eut été la cible d'une violente manifestation le 26 octobre. Le 2 août, un portique enjambant la quatre-voies N12 à Guiclan, près de Morlaix dans le Finistère, avait été détruit par des manifestants, qui protestaient aussi contre l'application de l'écotaxe. Le 8 octobre enfin, un autre portique avait été saboté à Melgven dans le Finistère, entre Quimper et Lorient.
La plupart des portiques en Bretagne sont désormais gardés, notamment sur une quatre-voies près de Vannes, où la circulation était perturbée dimanche après-midi en raison de ces mesures de sécurité.
Le maire de Carhaix Christian Troadec (DVG), porte-parole des organisateurs de la manifestation de Quimper, a commenté cette nouvelle action en appelant le gouvernement à faire procéder de lui-même au démontage de tous les portiques. "Il vaut mieux que le gouvernement démonte de lui-même les portiques. De toute façon, ils ne resteront pas", a-t-il déclaré.
Une borne écotaxe incendiée dans le Nord
Par ailleurs, une borne écotaxe a été partiellement incendiée samedi soir sur une route nationale près d'Avesnes-sur-Helpe dans le Nord, et mise hors service, a-t-on appris dimanche auprès de la gendarmerie, confirmant une information du site Internet deLa Voix du Nord.
Cette borne, située sur la RN2, sur la commune d'Avesnelles, a été incendiée samedi aux alentours de "20h00-20h30", à l'aide de pneus, qui ont été trouvés à proximité, a-t-on indiqué de même source.
Une enquête a été ouverte pour "dégradations par incendie", selon cette source, qui précise qu'il s'agit du premier incendie de ce type dans le département du Nord, situé en zone gendarmerie.

Quimper et Carhaix ont manifesté en masse

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Quimper et Carhaix ont manifesté en masse

s'informerHier, deux manifestations se sont déroulées en Bretagne, rassemblant des milliers de manifestants : l’une à Quimper à l’appel d’organisations patronales (sans le MEDEF) de l’agroalimentaire, de FO et de Christian Troadec, maire divers gauche de Carhaix, l’autre à Carhaix, appelée par la CGT, la FSU, Solidaires, Europe-Écologie-Les-Verts et le Front de Gauche.  À Quimper, les 30 000 participants étaient rassemblés pour la suppression totale de l’écotaxe. À Carhaix, avec 3 000 manifestants, les organisateurs ont marqué leur refus que les salariés manifestent avec d’autres catégories sociales. Les deux manifestations revendiquaient principalement la défense de l’emploi,  en réaction à une série de licenciements.
Depuis deux ans, le climat social s’est nettement détérioré en Bretagne, à la suite de la crise du secteur agroalimentaire, qui emploie un tiers de la population active. Des suppressions d’emplois massives ont été annoncées chez Doux (volaille), Gad SAS (porcs), Marine Harvest (poisson).
« Continuer à travailler au pays, c’est tout ce qu’on demande », a lancé à Quimper, Olivier Le Bras, délégué FO de chez Gad du haut de la tribune. D’autres manifestants défendaient une plus grande autonomie de la Bretagne et réclamaient « une vraie décentralisation ».
À Carhaix, d’autres exigences étaient mises en avant : « l’écotaxe, ce n’est pas le problème des salariés, c’est le problème des patrons », a estimé Anne-Véronique Roudaut, secrétaire départementale de la CGT.

                                                               

Mobilisation d’urgence pour l’Hôtel-Dieu !

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Mobilisation d’urgence pour l’Hôtel-Dieu ! 

samedi 2 novembre 2013

Mobilisation d’urgence pour l’Hôtel-Dieu !
Début octobre, la CGT, Sud et des personnels soignants étaient attaqués en justice par la direction de l’Hôtel-Dieu pour avoir occupé ses urgences. Le 14 octobre 2013, le Conseil de Paris a formulé un vœu contre la fermeture des urgences et pour un moratoire sur l’ensemble des transferts de services et organisation des urgences. Mais ce vœux est resté lettre morte. Depuis le 22 octobre 2013, les pompiers ont reçu l’ordre de diriger les patients vers d’autres hôpitaux parisiens, dont les urgences sont déjà saturées à plus de 200 %.
Le déménagement des lits restants a commencé. Les patients sont mis dehors. La fermeture programmée pour le 4 novembre est maintenue par le ministère, malgré le vœu de la Mairie de Paris. Les jours qui viennent seront décisifs.
Le Général Médecin Chef des services de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP) a déclaré que « cette fermeture est un véritable enjeu. Nous ne pouvons pas rester sans rien faire ». De nombreuses alertes ont été lancées, notamment par les urgentistes de l’Hôtel-Dieu. Malgré cela, à ce jour, aucun acte de la Mairie de Paris n’est intervenu pour remédier durablement à la situation, comme l’explique un communiqué du 30 octobre publié sur le blogHôtel Dieu, Hôpital pour Tous : «  Incontestablement, il s’agit donc d’une volonté claire et déterminée de laisser faire et de ne pas tenir compte des risques aggravés de surmortalité due à l’attente aux urgences dans la capitale qui résulteraient de la fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu ».
L’ensemble du mouvement syndical doit se mobiliser pour sauver les urgences de l’Hôtel Dieu. Le temps presse. Nous lançons un appel urgent à tous ceux qui veulent résister aux projets néfastes du gouvernement, pour qu’ils se rendent à l’Hôtel Dieu et soutiennent la lutte.


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Écotaxe: les organisateurs de la manifestation verront Ayrault, mais veulent du concret

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Écotaxe: les organisateurs de la manifestation verront Ayrault, mais veulent du concret

Le HuffPost/AFP  |  Publication:   |  Mis à jour: 03/11/2013 14h10 CET


                               ecotaxe manifestation

ÉCOTAXE - Les organisateurs de la manifestation de Quimper qui a rassemble de 15.000 à 30.000 personnes samedi se sont dits prêts dimanche à répondre à l'invitation de Jean-Marc Ayrault à élaborer un "Pacte d'avenir pour la Bretagne", mais exigent des mesures immédiates et concrètes.
Le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, a invité samedi "toutes les parties prenantes à se retrouver" autour du "Pacte d'avenir pour la Bretagne", au cours d'une réunion qui pourrait se tenir dès mercredi.
"Nous comptons nous rendre à cette réunion et on va avoir énormément de propositions à faire. Mais il y a urgence et il faut des mesures immédiates et concrètes", a déclaré à l'AFP Christian Troadec, élu DVG et porte-parole du comité organisateur de la manifestation.
"Il y a le feu, on ne met pas autant de gens dans la rue par hasard", a ajouté Christian Troadec au nom de ce comité, qui regroupe notamment des syndicalistes FO, la FDSEA du Finistère et des artisans et chefs d'entreprise.
Suppression de l'écotaxe, interdiction de licencier
Parmi les mesures exigées à court terme figurent notamment la suppression définitive de l'écotaxe, l'ouverture par la France de négociations avec ses partenaires européens pour mettre "fin au dumping social" qui fragilise la Bretagne, et "l'interdiction pour une entreprise qui fait des profits de laisser ses salariés sur le carreau", a énuméré Christian Troadec.
"Les dernières déclarations de Marylise Lebranchu (ministre de la Réforme de l'Etat, et élue bretonne, ndlr) selon qui le problème de l'écotaxe serait 'réglé', alors que cette taxe n'est que suspendue, font craindre que nous n'ayons pas été bien compris", a souligné l'élu.
"Le dialogue est la seule issue possible, mais il y a une très forte demande des gens de se retrouver à nouveau dans la rue", a ajouté Christian Troadec, qui est maire de Carhaix (Finistère).
De 15.000 à 30.000 personnes de tous horizons ont défilé samedi dans les rues de Quimper contre l'écotaxe et pour l'emploi en Bretagne, lors d'un rassemblement émaillé d'échauffourées qui ont fait cinq blessés.
Le Foll en Bretagne pour parler du plan d'avenir de la région
Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll se rendra de son côté vendredi en Bretagne afin de travailler sur le plan d'avenir de la région annoncé dans le cadre de la concertation sur l'écotaxe poids lourds, a-t-il indiqué dimanche.
"J'irai en Bretagne cette semaine, vendredi toute la journée, dans le cadre d'une journée organisée par la Banque publique d'investissement sur les questions de l'agroalimentaire", a déclaré le ministre lors du "Grand Rendez-vous" organisé par iTélé, Europe 1 et Le Monde.
"Je pense que cette journée doit nous permettre, en Bretagne, de travailler aussi sur le plan d'avenir pour la Bretagne, c'est-à-dire à la fois régler les problèmes de manière défensive, ce qu'on connaît en particulier avec l'entreprise Doux, Tilly-Sabco (...) et aussi préparer de manière offensive le redressement de la Bretagne", a-t-il ajouté.
Le volailler Tilly-Sabco a annoncé son intention de suspendre à partir de janvier sa production de poulets pour l'export, qui fait peser une menace sur un millier d'emplois.
L'horizon semble en revanche s'éclaircir pour son principal concurrent, Doux, dont le premier client, le groupe saoudien Almunajem, s'est dit prêt à investir au capital de l'entreprise.
Selon Stéphane Le Foll, "la suspension (de l'écotaxe) aujourd'hui, c'est l'ouverture d'une discussion pour régler les problèmes qui ont été évoqués, en particulier pour la Bretagne".
Concertation nationale sur l'écotaxe
"On a suspendu cette écotaxe et on prendra le temps nécessaire de la discussion pour savoir dans quelles conditions on pourrait la remettre en route", a-t-il poursuivi, en rappelant que "l'écotaxe, c'est la capacité qu'on a à faire financer toutes les infrastructures par les utilisateurs des infrastructures routières".
Le gouvernement a annoncé une concertation nationale sur l'écotaxe poids lourds conduite par un trio de ministres comprenant, outre Stéphane Le Foll, Frédéric Cuvillier (Transports) et Guillaume Garot (Agroalimentaire), afin de trouver les "solutions équilibrées" qui permettront sa mise en oeuvre.
Pour la Bretagne, le gouvernement entend construire d'ici la fin de l'année un pacte d'avenir" avec les collectivités locales et les acteurs économiques et sociaux de la région.
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