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jeudi 2 mai 2013

La panique serait-elle la seule raison de l'austérité?

                                                     

Opinions

La panique serait-elle la seule raison de l'austérité?

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Michel Santi, économiste | 30/04/2013, 10:37 - 1048 mots
La panique des investisseurs, puis des hommes politiques, pourrait-elle être la seule raison à l'austérité drastique appliquée en Grèce ou en Espagne? La décrue des écarts de crédits dans les pays périphériques européens après l'intervention de la BCE pourrait le laisser croire, comme tente de le démontrer Michel Santi*, conseiller des banques centrales de pays émergents et fondateur de l'ONG "Finance Watch".
Pourquoi cette politique d'austérité a-t-elle été imposée aux nations européennes périphériques? Est-ce la dégradation des fondamentaux économiques qui l'ont rendue inévitable ? Ou l'austérité n'est-elle que la résultante de la panique ayant saisi les marchés qui, à son tour, a tétanisé les dirigeants politiques ? A cet égard, la corrélation entre l'envolée des coûts de financement de la dette souveraine de ces pays et l'ampleur de l'austérité appliquée est éloquente. C'est effectivement les pays ayant subi les plus hauts « spreads » - c'est-à-dire qui ont progressivement été contraints par les marchés de se financer toujours plus chers -, qui ont aussi mis en place les mesures d'austérité et de privations les plus drastiques.
L'intuition selon laquelle les marchés financiers et leurs menaces de débordements ont exercé une pression intense sur l'Union européenne et sur ses dirigeants en vue de grosses économies budgétaires est donc avérée. Sachant que, à l'inverse, nulle austérité n'a été décrétée parmi les pays dont les spreads sont restés stables. Dès lors, que peut-on en déduire ? Que les marchés n'ont, en finalité, été « que » des messagers, des porteurs de mauvaises nouvelles ? A savoir que la dégradation de la dette publique et de la compétitivité de ces nations se traduisait mécaniquement en une envolée de leurs frais de financement, lesquels ne pourraient être maîtrisés que grâce à des économies tous azimuts ? Ou que c'est la peur et les mouvements de panique collectifs qui ont eu un impact désastreux sur le creusement de ces spreads, qui se sont irrémédiablement éloignés des fondamentaux... un peu comme l'envolée des marchés boursiers se trouve, à intervalles réguliers, être totalement incompatible avec l'état de l'économie réelle ? Comme la réponse à ce dilemne n'est pas évidente, il est permis de douter et d'opter pour la seconde hypothèse.
La BCE, salvatrice pour les spreads
Quoiqu'il en soit, c'est dans ce type de contexte que la présence d'une banque centrale est cruciale. Seule en effet sa détermination et son action de pourvoir des liquidités est à même de calmer le jeu. L'objectif ultime de son intervention étant d'apaiser les marchés et autres acteurs afin que les fondamentaux soient analysés pour ceux qu'ils sont, et non à travers le prisme de la panique collective. Et, de fait, la décision de la Banque centrale européenne en 2012 et de son patron Mario Draghi de soutenir l'Euro « quoi qu'il arrive » fut spectaculairement déterminante.
En acceptant d'assumer son rôle de prêteuse en dernier ressort, la BCE a rasséréné les marchés et a soulagé les pays sinistrés qui ont progressivement vu une amélioration notoire de ces spreads. Loin d'assainir les comptes publics des nations européennes périphériques, la BCE s'est bornée à manifester sa présence, avec pour résultante un effondrement des frais de financement de ces pays. Ainsi, c'est les pays où ces spreads s'étaient le plus dégradés (Grèce, Portugal) qui ont bénéficié de la plus forte décrue.
Affolement des marchés contre fondamentaux économiques
Comme les données économiques ne s'étaient naturellement pas améliorées d'un coup de baguette magique, il est donc aisé d'en déduire que les frais de financement ont baissé en même temps que le facteur « peur ». De plus, c'est dans les pays où cette peur avait été la plus intense que l'intervention de la BCE s'est révélée la plus efficace, car c'est là que les spreads avaient le plus baissé. Il est même possible de pousser encore plus loin ce raisonnement, ett d'affirmer que l'envolée des coûts de financement de la dette souveraine des pays périphériques n'avait strictement aucune corrélation avec les fondamentaux économiques! 
Sinon, comment expliquer que ces spreads soient à des niveaux raisonnables aujourd'hui - bien loin de leurs records du milieu de l'année 2012 - alors même que les ratios dettes / P.I.B. se sont sensiblement aggravés et, ce, dans tous les pays sur la sellette ? La dégradation des statistiques relatives à leurs comptes publics et à leur croissance n'aurait-elle pas dû se traduire « mécaniquement » par de nouveaux records sur le financement de leur dette ? Oui, mais entretemps la BCE s'était manifesté... confirmant du coup l'intuition selon laquelle c'est l'affolement des marchés - et non les fondamentaux économiques ! - qui avaient initiés l'envolée de ces spreads.
Folie rigoriste de la peur
L'austérité n'est donc que l'aboutissement d'une intense panique ayant saisi nos responsables politiques, eux-mêmes mis sous pression par des marchés financiers déboussolés, faute de prêteur en dernier ressort. Poussons une ultime fois ce raisonnement, car il est désormais très aisé d'effectuer cette constatation. C'est les pays ayant mis en place les mesures d'austérité les plus extrêmes qui ont aussi été ceux qui subissent aujourd'hui la plus forte chute de leur croissance.
En somme, voilà des nations ayant été acculées à une austérité sans précédent par des marchés et par des dirigeants européens pris de panique, sachant que ces sacrifices n'ont nullement produits les effets escomptés. Ils ont en effet détérioré davantage les fondamentaux de ces pays, ainsi que leur capacité à honorer le règlement de leur dette. La crise de liquidités a ainsi dégénéré en une crise de solvabilité !
Voilà ce qu'il en coûte d'écouter religieusement des marchés financiers qui, loin d'avoir été des messagers, se sont bornés tout le long à envoyer de mauvais signaux. Signaux très mal interprétés par des dirigeants européens totalement ignorants en matière financière et qui se sont embarqués le cœur léger dans une croisade contre les déficits publics. Pendant que, pour sa part, la BCE se complaisait dans son splendide isolement jusqu'à ce que la situation devienne authentiquement intenable, alors que son intervention plus précoce aurait permis d'éviter tellement de souffrances humaines.
Pour paraphraser Paul Krugman qui emploie la métaphore significative des « cafards », l'acharnement de nos responsables politiques et de l'élite économique et financière à imposer l'austérité ne va pas sans rappeler la vermine ou la mauvaise haleine ! Elle revient toujours en dépit de tous les traitements possibles, à l'instar de la folie rigoriste qui s'acharne à réduire des déficits publics qu'il est au contraire vital d'user à bon escient lors d'une récession.
 
* Michel Santi est un économiste franco-suisse qui conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre fondateur de l'O.N.G. « Finance Watch ». Il est aussi l'auteur de l'ouvrage "Splendeurs et misères du libéralisme"

Jean-Luc Mélenchon était l'invité de l'émission "12-13 Dimanche"


   Invité de « 12-13 Dimanche » sur France 3


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Dimanche 28 avril 2013, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de l'émission "12-13 Dimanche" sur France 3. Il a notamment évoqué le protectionnisme solidaire, le Grand Marché Transatlantique et la possibilité d'une première cohabitation à gauche.
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Jean-Luc Mélenchon était l'invité de l'émission les "Grandes Gueules"


avr 1329
Lundi 29 avril 2013, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de l'émission les "Grandes Gueules" sur RMC. Il a notamment évoqué le livre blanc de la Défense et les cadeaux de François Hollande aux entrepreneurs.
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Jean-Luc Mélenchon était l'invité de la matinale de France Inter. (le 30 avril 2013)


avr 1330

Invité de la matinale de France Inter

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Mardi 30 avril 2013, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de la matinale de France Inter. Interrogé par Patrick Cohen, il a notamment évoqué le Livre blanc de la Défense et la marche citoyenne du 5 mai pour la Sixième République.
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Europe, le sursaut c’est urgent. Les 4 amendements présentés par Maintenant la Gauche et UMA

                                        Maintenant la gauche

Europe, le sursaut c’est urgent. Les 4 amendements présentés par Maintenant la Gauche et UMA

drapeau-ueDans le cadre de la convention Europe du Parti socialiste, les militants de Maintenant La Gauche ont souhaité proposer aux militants socialistes de s’engager pour défendre une réorientation profonde de la construction européenne. Le Bureau national du PS a refusé ces propositions soient soumises au débat.
Nous avons donc décidé, à défaut, de proposer 4 amendements préparés en commun avec d’autres responsables socialistes proches de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli.
Les amendements seront, pour Maintenant La Gauche, signés par Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, Jérôme Guedj, Julien Dray, Marianne Louis, Anne Feirrera, Jonathan Munoz, Jean-François Thomas.
1.       Le budget européen
Le compromis proposé par le Conseil européen est largement insuffisant pour faire face à la crise. Nous demandons aux parlementaires européens d’obtenir par leur vote la renégociation de ce compromis et d’exiger du Conseil un budget ambitieux. A termes, la construction d’une Europe de la croissance et de l’emploi implique la mise en place d’un vrai budget d’intégration solidaire, représentant au minimum 5% du PIB européen.
2.       Le Pacte de stabilité
La priorité à la question sociale va de pair avec l’impératif de relance de l’économie.   Le pacte de stabilité ne s’applique déjà plus sous la pression des faits – la récession – et de la réorientation de la politique européenne défendue par François Hollande. Il doit être maintenant révisé. Les dépenses d’investissements doivent être exclues du calcul des déficits, son fonctionnement doit rejeter la logique de sanction et introduire celle de coopération. Le dogme du 3%, chiffre sans aucune valeur économique, doit être reconsidéré. Le calendrier de réduction des déficits, pour être réaliste, doit tenir compte du cycle économique et de la nécessité de lutter contre le chômage.
3.       L’accord de libre-échange transatlantique
Il faut suspendre les négociations pour un accord de libre-échange avec les Etats-Unis. La mise en œuvre de cet accord va à l’encontre du projet d’une Europe forte et indépendante dans un monde multipolaire. Ce serait en outre, diluer davantage les solidarités européennes dans un grand marché transatlantique. D’autres voies de coopération avec les Etats-Unis peuvent être promues mais l’accroissement du tout-concurrence n’est pas acceptable.
4.       La politique de l’Euro
Par la force des choses, le rôle de la BCE est devenu central pendant la crise. Pour autant, une réforme de la politique monétaire européenne et des statuts de la BCE est indispensable afin de faire de la croissance et de l’emploi des objectifs prioritaires. En outre, la BCE doit pouvoir prêter directement aux Etats-membres sans contreparties. Enfin, une politique de change doit être impulsée avec pour objectif de mettre fin à la politique de l’euro fort.

Présenté par la gauche socialiste, voici le texte sur l’Europe « interdit » d’être soumis au vote des militants PS

                                  http://www.filoche.net

Présenté par la gauche socialiste, voici le texte sur l’Europe « interdit » d’être soumis au vote des militants PS

Mardi 30 avril au soir, le BN du PS a vote contre la prise en compte, la diffusion et la présentation au vote des militants du texte de la gauche socialiste, #quevivelamotion3 D&S.
C’est une première ! La majorité du BN a eu peur que ce texte ne soit majoritaire parmi les militants (comme en 1996 !)
Elle a tout simplement voté pour qu’il ne paraisse pas et ne soit pas pris en compte. Ce refus de débat démocratique est scandaleux et inadmissible : il altère gravement les termes du débat pourtant si nécessaire dans les rangs du parti sur l’Europe. Notre texte avait une forte cohérence d’ensemble.
C’est un changement de règle du jeu de dernière minute car dans sa circulaire n°1387 du 17 avril,  Harlem Désir prévoyait bien le dépôt de plusieurs textes le 30 avril en BN :
La circulaire n°1387 objet Convention nationale sur l’Europe, signée par Désir, Bachelay, Cambadélis, Fontanel, Trautmann et Grandguillaume stipulait page 3 : mardi 30 avril 2013 : Enregistrement par le Bureau national du texte soumis au débat (événtuellement des textes et / ou amendements) avant la mise en ligne sur le site et transmission aux adhérentes du Parti dans la semiaine du 13 mai, au plus tard.
Nous ne laisserons pas le silence étouffer ce texte, nous le diffusons ici. Le débat aura lieu. Nous avons re- decoupé ce texte en amendements. Même si Harlem Désir a été tenté de limiter le nombre de signes, ces amendements seront quand même soumis au vote le 6 juin parmi les militants, pour la convention « Europe » du 16 juin....
Pour lire la suite de ce texte,cliquer sur le lien ci-dessous

Il fera bon et beau peuple dimanche

Pour lire la dernière contribution de Jean-Luc Mélenchon,cliquer sur le lien ci-dessous

Il fera bon et beau peuple dimanche


mai 1302

Il fera bon et beau peuple dimanche

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Ici je donne des raisons supplémentaires de venir marcher dimanche. C’est-à-dire que je vous raconte les derniers cadeaux faits à la finance et les dernières muselières posées par les solfériniens sur la bouches de ceux qui veulent bien se laisser faire. Mais ces lignes sont une sorte « d’ordre du jour » adressé à tous ceux qui préparent avec détermination et méthode la mobilisation du 5 mai. D’abord je voudrai vous féliciter pour avoir tenu le choc. La brièveté du délai de convocation, la gêne de la période de vacances, les bisbilles locales parfois bien pénibles, rien ne vous a fait négliger votre devoir, rien n’a éteint votre engagement. Vous êtes sorti des tranchées avec efficacité. Tractages, boîtages, porte à porte même, tout a été couvert autant que possible. J’ai bien aimé la petite vidéo de nos camarades de Lozère, racontant la campagne d’un colleur d’affiche militant dans les interminables kilomètres d’une zone rurale du pays. Au final, le niveau de mobilisation des transports depuis les régions vers Paris est supérieur à ce qu’il était pour le 30 septembre dernier. Comme d’habitude la SNCF n’a fait aucune facilité. Son PDG, qui vante les low cost, continue d’exprimer son appartenance de caste anti-populaire et son hostilité viscérale contre nous, comme pendant la présidentielle. Pourquoi se gênerait-il ? S’il agissait autrement, Jean-Marc Ayrault et François Hollande pourraient le traiter aussi mal qu’ils traitent tout le monde à gauche. Etre de droite et hostile au Front de Gauche est une bonne recommandation aujourd’hui pour le pouvoir actuel. Naturellement vous ne tiendrez aucun compte de ces oukases. Prenez le train si cela vous est nécessaire pour venir le 5 mai.

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Perspective

Les millions de la CIA en Afghanistan

Par Bill Van Auken, 2 mai 2013
Le rapport selon lequel la CIA remet régulièrement des sacs remplis d'argent liquide au président Karzaï d’Afghanistan n’est que le dernier épisode en date de la longue et tragique rencontre de l'Afghanistan avec l’impérialisme.

2 mai 2013


Par Ulrich Rippert, 2 mai 2013
Les maoïstes apportent un soutien clé à la direction syndicale de l’usine Opel de Bochum, en Allemagne

Le groupe maoïste MLPD (Pari marxiste-léniniste d’Allemagne) s’est précipité aux côtés de la bureaucratie syndicale pour empêcher une rébellion contre le syndicat IG Metall.

Nouvelles et Analyses

France : Dans le contexte d'un effondrement de l'emploi, le président François Hollande soutient l’austérité en Europe

Par Alex Lantier, 1 mai 2013
Avec 26 millions de travailleurs sans emploi en Europe, Hollande indique vouloir continuer à soutenir les coupes sociales qui sont en train de ravager l'économie française et européenne

Pierre Laurent «Le 5 mai est à vous, 
venez avec vos exigences»

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POLITIQUE -  le 30 Avril 2013
VIè République

Pierre Laurent «Le 5 mai est à vous, 
venez avec vos exigences»

          

À cinq jours de 
la marche pour 
une VIe République lancée par le Front 
de gauche, le secrétaire national du PCF en précise le sens et la portée. Pour lui, le 5 mai sera « la première marche du processus de rassemblement et de mobilisation populaire » pour 
un autre cap et 
« un nouveau contrat politique » à gauche.
Le chômage a battu un nouveau record, selon les chiffres officiels. La France n’est-elle pas en train de se rapprocher du scénario infernal vécu en Europe du Sud, où l’on ne voit plus 
le bout du chômage et de l’austérité ?
Pierre Laurent. Oui, la situation est dramatique. Le rythme alarmant d’augmentation du chômage signe l’échec des politiques d’austérité et de baisse du « coût du travail » menées en France et en Europe. Ces politiques ne sont pas seulement socialement insupportables, elles sont un engrenage dans lequel l’austérité appelle toujours plus d’austérité et la pression contre les salaires appelle toujours plus de dumping social. Si la France et l’Europe continuent dans cette voie, elles s’enfonceront dans la régression. Près de 25 millions de Français ont perdu du pouvoir d’achat ces dernières années. L’urgence est de changer de cap, et des voix de plus en plus nombreuses le disent, de la Confédération européenne des syndicats à quantité d’économistes. Quand va-t-on enfin les entendre ?
Des voix s’élèvent au PS pour 
réclamer une confrontation plus énergique avec le gouvernement Merkel et desserrer la contrainte de l’austérité en Europe, mais le gouvernement s’y refuse au motif que la France aurait tout à perdre dans une épreuve de force avec l’Allemagne…
Pierre Laurent. C’est un débat majeur et il faut l’ouvrir en grand. Je constate que tout est fait au contraire pour l’étouffer en caricaturant tout opposant à l’austérité en germanophobe. Moi, je récuse l’idée selon laquelle la France ne peut rien, qu’elle est contrainte par le rapport de forces en Europe. C’est parce qu’elle ne prend pas les initiatives politiques nécessaires que le rapport de forces en faveur du capital allemand et de la troïka BCE-UE-FMI continue de dominer en Europe. Nous avons déjà raté des occasions. Il aurait fallu s’appuyer sur le vote des Français en faveur du changement politique pour renégocier le traité budgétaire, comme François Hollande l’avait promis, tout comme il fallait refuser le budget européen d’austérité. Nous avons sans cesse des occasions d’engager la bataille, il faut que la France arrête de faire des mots et qu’elle passe aux actes.
Avec le niveau de chômage actuel, il faudrait aller au prochain sommet européen en réclamant la suspension des plans d’austérité et en refusant le mandat proposé par la Commission européenne pour l’ouverture du grand marché transatlantique demandé par les États-Unis. On verrait tout de suite des forces se lever à nos côtés. Nous ne sommes pas isolés, car toute l’Europe souffre....
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5 Mai : La VIe République pointe son bonnet dans les rues

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POLITIQUE -  le 2 Mai 2013

5 Mai : La VIe République pointe son bonnet dans les rues

       
Comme chaque année, les partis de gauche étaient présents sur le bord du défilé du 1er Mai pour rencontrer les syndicalistes et les salariés.  Au cœur des discussions, la marche pour une VIe République proposée par le Front de gauche.
C’est une tradition du cortège parisien du 1er Mai : à mi-parcours, les syndicalistes et les salariés rencontrent les organisations et les responsables politiques de la gauche, ou au moins d’une partie de celle-ci. Cette année encore, les « points fixes » des partis étaient particulièrement fournis, malgré l’absence de militants affichés du Parti socialiste. Autour de la petite place Faidherbe s’alignent les banderoles du Parti communiste français, du Parti de gauche (deux des partis qui composent le Front de gauche), d’Europe Écologie-les Verts et du NPA.
Car il est clair ici que l’on considère que l’accession au pouvoir de François Hollande, il y a un an, à quelques jours près, n’a pas franchement amélioré le sort des salariés. Et cette Fête des travailleurs avant la manifestation de dimanche, à l’appel du Front de gauche « contre l’austérité et pour une VIe République », est une première occasion de se retrouver entre forces de gauche, celles que la ligne du gouvernement ne convainc pas. Si le Parti socialiste est présent, c’est dans la bouche de manifestants. Pas pour en faire l’éloge…
Se battre aux côtés des salariés
« Notre objectif est de montrer qu’il existe toujours une gauche pour se battre dans la rue aux côtés des salariés, et que cette gauche, ce n’est pas celle qui est au gouvernement », explique Martine Billard, coprésidente du Parti de gauche. « C’est une remobilisation contre l’austérité », pour Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, qui compte « remettre en marche et rassembler les forces de changement qui proposent des solutions ». Rassembler, Jean-Luc Mélenchon s’y emploie quand le coprésident du Parti de gauche se lave les mains dans la bassine symboliquement mise à disposition des passants par les militants d’EE-LV pour une « opération mains propres ». Entre quelques taquineries sur le fameux « coup de balai », il abonde dans le sens de ses interlocuteurs sur les sujets qui rassemble : le devoir d’alerte écologique ou la règle verte inscrite dans la Constitution. Plus sombre en revenant au sujet du jour – le travail et les travailleurs –, il livre sa vision : « François Hollande a enfermé les syndicats dans une impasse. Il a réussi à non seulement diviser les formations de gauche mais aussi les syndicats. C’est le plus grand diviseur commun de la gauche que nous ayons connu. » Ajoutant, presque pessimiste : « Il n’y a pas d’ouverture à l’horizon. C’est un 1er Mai triste. »
Pas question de laisser l’espace public à la droite
Pourtant, de stand de parti en stand de parti, partout on parle avec un certain enthousiasme du 5 mai. Chez les écologistes, nombreux sont ceux qui assument leur volonté d’y participer, aidés en cela par l’annonce similaire de plusieurs cadres de l’organisation. Au NPA, on compte redescendre marcher en fin de semaine « pour que le moi de mai reprenne des couleurs et que la contestation dans la rue change de camp », selon Olivier Besancenot. Pas question ici de laisser l’espace public à la droite dure opposée au mariage pour tous. Tous s’accordent pour annoncer une participation bien plus forte le week-end prochain. Et beaucoup espèrent remporter le rapport de forces contre les orientations austéritaires. Les contacts repris, reste à mobiliser.
Des élus écologistes avec eva joly, le 5 mai.Des élus Europe Écologie-les Verts, avec en tête Eva Joly, Sergio Coronado, Francine Bavay et Julien Bayou, appellent à manifester le 5 mai en vue de dénoncer les « liens étroits » unissant la politique et le monde de la finance mis en œuvre par une Ve République « à bout de souffle ». La solution : une « transition démocratique, sociale et écologique » pour « transformer en profondeur notre pays ». Partisans d’« une véritable démocratie participative », avec plus de pouvoirs pour le Parlement, et d’une « Constituante européenne », les signataires de cet appel à la mobilisation critiquent au passage la politique de Hollande et l’appellent à se souvenir « vraiment que son adversaire, c’est la finance » et qu’il « a promis de rétablir la justice sociale ». Pour ces élus écologistes, l’appartenance de leur parti au gouvernement n’est pas un obstacle à leur participation « comme militants EELV » à la manifestation du 5 mai, car « l’action de rue », expliquent-ils, ne doit pas devenir « le monopole d’une seule composante de la gauche ».
Audrey Loussouarn 
et Adrien Rouchaleou