Translate

jeudi 2 mai 2013

Somme de colères, l'éditorial de Paule Masson

                                          Accueil

SOCIAL-ECO -  le 2 Mai 2013

Somme de colères, l'éditorial de Paule Masson

Pas de grand-messe, pas de fête, juste un séminaire convoqué à l’Élysée lundi prochain : François Hollande prépare un anniversaire triste. Il y a un an, le candidat presque président de la République, les biceps gonflés de promesses, s’apprêtait à battre le fer contre la finance. Le 1er Mai avait été l’occasion de démonstrations de force, canalisées par l’espoir du changement. Après les années noires de Sarkozy, beaucoup, les salariés surtout, espéraient au moins bénéficier d’une respiration sociale.
Asphyxiés par la crise et les réponses d’austérité, ils sont aujourd’hui en apnée. Le président a pourtant esquissé un pas de danse, dans la chorégraphie de communication qui l’a mené jusqu’aux Mureaux mardi, en banlieue parisienne : « J’entends l’aspiration d’un pays à avoir confiance en lui-même. » On reste muet face à un tel déni !
S’il entendait vraiment, il devrait prêter l’oreille à la somme des colères  qui grondent. Le gouvernement ne sait plus comment enrayer la perte de confiance, parce qu’il refuse d’entendre, justement, la force des aspirations sociales. Il n’y a qu’un moyen de retrouver confiance : dégager un horizon bouché par un taux record de chômage, des entreprises qui licencient en toute impunité et gagnent le droit de baisser le coût du travail, des services publics tellement diminués qu’ils deviennent une proie facile pour le secteur privé. Elle est triste la politique quand elle ne raisonne plus qu’en termes d’économies. Et elle amène du désarroi quand elle se fourvoie dans le monde de l’argent. Car la crise économique se double maintenant d’une crise politique qui s’installe dans la durée et mine la cohésion sociale. Le compte en Suisse du ministre Cahuzac, les primes en liquide de l’ancien ministre Claude Guéant... L’un de gauche, l’autre de droite. Si l’on ajoute l’appartement à 7 millions d’euros du fils Fabius qui, en plus, ne paie pas d’impôts sur le revenu... Voilà qui invite à réclamer, urgemment, une refondation démocratique, objet de la journée de mobilisation du 5 mai.
Depuis quelques jours, toute information à propos du 1er Maine parle que de division syndicale. Elle est, il est vrai, presque toujours un facteur de démobilisation. La CFDT utilise le désaccord sur la loi de flexibilisation de l’emploi pour tenter de marginaliser la CGT. Mais elle n’a compté que 300 participants hier au meeting qu’elle a tenu à Reims. C’est peu. Ils étaient 160 000 dans la rue à l’appel de la CGT, la FSU et Solidaires. C’est trop peu au regard du rapport de forces qui permettrait d’inverser la tendance. Mais c’est mieux. C’est surtout une étape. « Il y a un profond mécontentement. Il faut qu’il s’exprime. On va vers une semaine d’action début juin », a annoncé Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT.
« Croire au soleil quand tombe l’eau », écrivait Aragon dans le Fou d’Elsa. Une perspective à laquelle s’accrochent bien des progressistes, ceux qui ont défilé hier en ce jour de fête des travailleurs, ceux qui résistent dans leur entreprise, ceux qui crient l’urgence de sortir de l’austérité et de repenser la démocratie puisque le point est arrivé où les deux s’enchevêtrent. Ce 1er Mai ne signe pas l’arrivée éclatante d’un été enchanté. Mais il offre une éclaircie et contribue à déchirer les lourds nuages de la fatalité.
Elle est triste 
la politique quand elle ne raisonne plus qu’en termes d’économies. 
Et elle amène du désarroi quand elle se fourvoie dans le monde de l’argent.
Paule Masson

Ce jeudi dans l'Humanité: 1er mai, de la déception à la colère

                                                Accueil

MÉDIAS -  le 2 Mai 2013

Ce jeudi dans l'Humanité: 1er mai, de la déception à la colère

Mots clés : l'humanitéaustéritécgt1er mai,
                     
De Paris à Marseille en passant par Lyon, 160 000 personnes, selon la CGT (97 300 selon la police), ont défilé, hier, avec pour cible la politique d’austérité. Retrouvez les reportages dans les cortèges de nos envoyés spéciaux, qui étaient aussi à Reims, au rassemblement des réformistes.
  • Retrouvez aussi votre quotidien du jour, le point sur les cortèges européens et l'Interview de l’Australienne Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale, qui s’insurge contre les politiques monétaristes européennes.
  • Dans l'Humanité ce jeudi également
La Vie République pointe son bonnet dans les rues, en marge du défilé du 1er mai, le Front de gauche était présents et préparaient la journée du 5 mai.Doutes sur des fonds de Guéant
Le Front national squatte le 1er Mai
un échec, mais pour qui ? Pour Marine Le Pen, qui n’a pris la tête que d’un défilé maigrichon ...
Loi Florange : la promesse d’Hollande fait pschitt
La loi consommation : Hamon passe à la « class action »
Monde : en Libye, Le risque de partition du pays s’accroît
Le nouveau 1er ministre italien Letta,  entre Hollande et Merkel
  • Enquête sur Amazon : « L’internaute doit savoir ce qu’il y a derrière l’écran »
  • Retrouvez aussi la page Libres échange
  • Et le cahier central Cactus :Vodafone indigne la Puerta del Sol
    Marc le Fur, le député de la calotte
    Grain de sel : travailleurs pauvres, misère sociale, voilà le modèle allemand

Les Français ont un taux de pesticides dans le corps plus élevé que la moyenne

                                                      


Les Français ont un taux de pesticides dans le corps plus élevé que la moyenne

Selon une étude de l'Institut de veille sanitaire publiée lundi, des tests mettent en évidence une exposition plus élevée aux organochlorés, organophosphorés, et aux pyréthrinoïdes. 


                               La proximité de vignes favorise l'exposition aux organophosphorés.
           La proximité de vignes favorise l'exposition aux organophosphorés. (ERIC GUILLORET / AFP)

            Par  
            Mis à jour le  , publié le 
Organochlorés, organophosphorés, pyréthrinoïdes. Ces trois pesticides sont plus présents dans le corps des Français que dans celui des Américains, des Canadiens, des Britanniques ou des Allemands. C'est ce que révèle une étude de l'Institut de veille sanitaire (INVS) publiée lundi 29 avril et relayée par Le Monde et Le Figaro
Cette enquête, qui constitue le volet environnemental de l'étude nationale nutrition santé, a été menée en 2006 et 2007 sur 3 100 personnes âgées de 18 à 74 ans. Elle a notamment mesuré leur taux d'exposition à ces trois pesticides.
Si les niveaux d'organochlorés - désormais interdits - retrouvés dans les urines des sujets français sont "intermédiaires entre ceux des Etats-Unis ou de l'Allemagne et ceux des autres pays européens", écrit Le Monde, une "attention particulière doit être portée aux pesticides organophosphorés et pyréthrinoïdes pour lesquels les niveaux français semblent être parmi les plus élevés en référence à des pays comparables", estime l'INVS. 

Les colliers antipuces

Comme le relève Le Figaro, citant Nadine Fréry, responsable de l'étude, "la contamination ne se fait pas uniquement via l'alimentation mais elle s'explique aussi par l'usage domestique de ces produits", dans le jardinage ou pour le traitement antipuces des animaux domestiques. "Les Français ont le plus fort taux d'animaux de compagnie du monde, et beaucoup de gens dorment avec leur chien ou leur chat sur leur lit, même si celui-ci porte un collier antipuces", souligné Nadine Fréry. La proximité de vignes favorise aussi l'exposition aux organophosphorés, note Le Figaro.
Quant aux risques pour la santé, ils sont encore difficile à évaluer. Comme le rappelle le quotidien, "l'exposition chronique aux organophosphorés et aux pyréthronoïdes peut attaquer le système nerveux, provoquant des troubles de la sensibilité, des fourmillements, des vertiges, jusqu'à des convulsions dans les cas les plus graves".

LE DESSIN DU JOUR de PLANTU,Le MONDE du 3 mai 2013

                           
 

                             LE DESSIN DU JOUR de PLANTU

                                                                         Le MONDE du 3 mai 2013


                          Le dessin de Plantu dans Le Monde daté du vendredi 3 mai 2013.

1er Mai : «Hollande, l’autre pays du chômage»

                                http://www.liberation.fr/


1er Mai : «Hollande, l’autre pays du chômage»

 (Mis à jour: )
                           Défilé du 1er mai 2013 en France
                              Défilé du 1er mai 2013 en France (Photo Martin Bureau. AFP)

Je suis Gérard Filoche,vous m’avez posé vos questions !

                                                         Rue89

A VOUS !30/04/2013 à 12h44

Je suis Gérard Filoche,vous m’avez posé vos questions !

Gérard Filoche | Socialiste
​R​etraité de l’inspection du travail, je suis militant à la CGT et membre du bureau national du PS. ​
​J’ai participé à la création de la Ligue communiste. J’ai longtemps animé, au sein de la LCR, une tendance décidée à constituer un « front ​unique » avec le PS... avant de rejoindre le PS pour de bon en 1994. Je rêve depuis lors d’unifier tous les courants de gauche du parti​.
Vous m’avez peut-être découvert lorsque j’ai poussé un coup de gueule au moment de l’affaire Cahuzac. Cette histoire m’a vraiment mis hors de moi.
Mon combat du moment est dirigé contre l’Accord national interprofessionnel (ANI). Cette loi ne créera aucun emploi, ne supprimera aucun précaire.
L’ANI EXPLIQUÉ EN VIDÉO
C’est la première fois dans l’histoire que la gauche décide de faire reculer le Code du travail pour tenter d’amadouer le Medef et rassurer les marchés. Je ne peux pas l’accepter. Demain, 1er Mai, c’est contre l’ANI que je défilerai.
Posez-moi vos questions dans les commentaires ci-dessous.
Voici mes premières réponses :
Padiran. « Pourquoi êtes vous au PS alors que vous ne partagez pas 10% de ses orientations sociales ? »
Le parti socialiste a fêté son centenaire en 2005. Il a ré adopté une déclaration de principe fondamentale actualisée en 2007 sous la dictée de François Hollande. Elle situe le parti dans la lignée de la Commune de paris, du Front populaire, de mai 68... elle prône le socialisme et une « économie mixte ». Le projet du PS adopté en avril 2011 se proposait aussi de « reconstruire le code du travail »....
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous

Les class actions à la française sur les rails

                                                 Challenges

          Les class actions à la française sur les rails

 - 

Le texte, présenté ce jeudi en Conseil des ministres, vise à rééquilibrer les pouvoirs entre clients et vendeurs et à relancer la consommation en réduisant les dépenses contraintes.

Cette mesure doit "permettre aux consommateurs d'obtenir réparation des préjudices qu'il peut être amené à subir dans le cadre des achats qu'il effectue", explique Benoît Hamon. (DURAND FLORENCE/SIPA)
Cette mesure doit "permettre aux consommateurs d'obtenir réparation des préjudices qu'il peut être amené à subir dans le cadre des achats qu'il effectue", explique Benoît Hamon. (DURAND FLORENCE/SIPA)
Envisagée de longue date, l'action de groupe, qui permet à des consommateurs de se défendre collectivement en justice, devrait bientôt voir le jour en France mais avec un champ bien plus limité que les "class actions" américaines. Cette action de groupe, dans laquelle Benoît Hamon, le ministre chargé de porter le projet, voit une "arme de dissuasion massive" pour empêcher les entreprises de tricher, sera l'un des piliers du projet de loi sur la consommation présenté jeudi 2 mai en conseil des ministres.
Autre nouveauté prévue à l'origine dans le texte, le registre national du crédit aux particuliers devra sans doute attendre pour se concrétiser. Le gouvernement a décidé de prendre son temps pour border juridiquement ce projet sensible qui a suscité des réserves, notamment de la part de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés).
Lui aussi dans les tiroirs depuis de nombreuses années, ce fichier qui recenserait les crédits souscrits par les Français est présenté comme un outil de lutte contre le surendettement car les établissements financiers auront obligation de le consulter avant toute opération de prêt à un particulier.
Procédure engagée par des associations de consommateurs
Les gouvernements de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy avaient réfléchi en leur temps à la possibilité de mettre en place des "class actions" à la française, sans y donner suite.
Les contours du texte présenté jeudi sont déjà connus, ayant fait l'objet d'une large concertation entre tous les acteurs au sein du Conseil national de la consommation (CNC).
Concrètement, une procédure collective ne pourra être engagée que par l'une des 16 associations de consommateurs agréées au plan national et "ne pourra réparer que les préjudices d'ordre matériel, issus de la violation par l'entreprise d'une obligation légale ou contractuelle", a expliqué récemment Benoît Hamon.
Elle sera limitée aux affaires de consommation et de concurrence et ne s'appliquera donc pas, comme c'est le cas aux Etats-Unis, à la santé et à l'environnement, même si le gouvernement n'exclut pas d'en élargir le champ ultérieurement.
Jusqu'à 300.000 euros d'amende
Les entreprises incriminées seraient passibles, selon le projet de loi, d'amendes allant jusqu'à 300.000 euros et 10% de leur chiffre d'affaires.
"L'objectif n'est pas tant de multiplier les recours en justice que d'empêcher les entreprises de tricher: ce sera une arme de dissuasion massive. Et, in fine, cela devrait permettre de redonner du pouvoir d'achat aux Français", a déclaré Benoît Hamon dans une interview récente au magazine l'Expansion.
Inquiétude du monde des affaires
Le ministre a dit souhaiter "une procédure rapide", mais elle pourrait néanmoins prendre du temps pour les pratiques anticoncurrentielles, contre lesquelles les consommateurs devront attendre les décisions définitives de l'Autorité de la concurrence avant d'intenter une action.
Même avec un champ d'application restreint, le monde des affaires s'inquiète de la mise en place de cette nouvelle procédure.
L'Association française des entreprises privées (l'Afep) a ainsi adressé ce mois-ci un courrier à l'Elysée en faisant valoir que "le contexte de crise justifierait pleinement un report d'une mesure pénalisante pour les entreprises".
Le projet de loi sur la consommation prévoit d'autres dispositions critiquées par le monde des affaires comme la possibilité de résilier à tout moment un contrat d'assurance au bout d'un an sans pénalités ou encore un doublement du délai de rétractation, à deux semaines, pour les achats en ligne.
Il donnera en outre à l'Etat les moyens de sanctionner directement les entreprises qui ne respectent pas les délais de paiement, alors que les litiges en la matière se réglaient jusqu'ici uniquement en justice.
Le texte traduit sur ce point l'engagement du pacte de compétitivité de l'automne dernier de lutter contre l'allongement des délais de paiement, un facteur récurrent qui pèse sur la trésorerie des PME et entreprises de taille intermédiaire.
(Avec Reuters)

"Nos amitiés ? Kadhafi était ami de Sarkozy et de Berlusconi"


"Nos amitiés ? Kadhafi était ami de Sarkozy et de Berlusconi"

LE MONDE 
Propos recueillis par 

                              Nicolas Maduro, président du Venezuela, interviewé par "Le Monde" le 1er mai 2013, à Caracas.
Caracas, envoyées spéciales. Vêtu d'un survêtement coloré, Nicolas Maduronous a reçues dans le hall d'une résidence présidentielle modeste située sur une base militaire, dont il a fait le siège de son pouvoir. Dans un contexte politiquetendu, la capitale, Caracas, bruissait de deux manifestations du 1er-Mai : celle de l'opposition et celle des "chavistes", privés de leur leader charismatique qui fut aupouvoir pendant quatorze années dans cet Etat pétrolier.
Vous vous décrivez comme l'héritier d'Hugo Chavez. Son positionnement sur la scène internationale a été, pendant plus d'une décennie, celui d'une "résistance" à un supposé impérialisme américain, et des alliances avec des régimes répressifs comme celui de Kadhafi, Al-Assad, Loukachenko, Ahmadinejad. Allez-vous introduire la moindre inflexion ?

Vous dites : "un supposé impérialisme". L'impérialisme existe ! Les Etats-Unis ont exercé un impérialisme mondial. Au XIXe siècle, ils avaient déjà envahi la moitié duMexique. Le XXe siècle a été celui d'une hégémonie totale, un empire économique, militaire et politique des Etats-Unis. Au XXIe siècle, une nouvelle ère a commencé. Il s'agit, d'un côté, d'un monde impérial unipolaire, et, de l'autre, du surgissement d'un monde pluripolaire, multicentrique, en équilibre, qui est en fait le prolongement de la vision de notre libérateur, Simon Bolivar. Nous croyons à ce projet d'un monde en équilibre, sans empire. Le Venezuela a subi cent ans de domination pétrolière, des multinationales américaines qui ont semé la misère, et c'est pour cela que nous avons un projet anti-impérialiste.

Quant à nos amitiés... Kadhafi était ami de Sarkozy et de Berlusconi. Ils faisaient des banquets ensemble. Il finançait leurs campagnes. Comme membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, on a toujours été ami de la Libye. Le président Chavez a été jusqu'au dernier jour un ami loyal de Kadhafi, assassiné de la manière la plus vulgaire. Le bombardement, la destruction de la Libye, l'Europe devrait y réfléchir, car elle a infesté la Libye de terroristes. Qui a le pouvoir militaire en Libye et envoie des milliers d'hommes armés combattre en Syrie ? Al-Qaida.
Le président syrien bombarde son propre peuple avec des avions et des tanks. Pourquoi ne condamnez-vous pas ces agissements si vous vous réclamez de la démocratie ?
En Syrie, il faut prendre en compte le fait qu'il y a une intervention étrangère qui a créé une guerre civile. Nous avons une bonne coopération, économique, avec le président Bachar Al-Assad. En tout cas, il faut faire la différence : le Venezuela est un pays démocratique. Et en Amérique latine, en général, chacun cherche son modèle économique, après le désastre des années 1990 marquées par le néolibéralisme. D'ailleurs, ce qui se passe en Europe en ce moment rappelle ce qu'a traversé notre région dans les années 1990 : tous les indicateurs sociaux reculaient et cela a mené à une explosion politique, des révolutions. C'est ce qui a expliqué le surgissement d'un Chavez, d'un Lula, d'un Kirchner, d'un Correa. L'Europe devrait prendre garde.
Vous parlez d'un monde multipolaire. Qui, au XXIe siècle, doit être l'allié du Venezuela : l'Europe, ou bien la Chine et la Russie ?
Un groupe a émergé, qui s'appelle BRICS. C'est le bloc qui, au niveau mondial, peut générer de grands changements vers l'équilibre. Il représente plus de 3 milliards d'habitants : la Chine, nos frères brésiliens, l'Inde, l'Afrique du Sud... C'est un grand espoir pour le monde, comme l'Europe a pu l'être. Le problème, c'est que l'Europe s'est laissé dominer par les politiques des Etats-Unis. Il faudrait que l'Europe rejoigne les BRICS, pour favoriser une grande alliance mondiale en faveur d'une nouvelle forme de coexistence, et pour que cessent l'interventionnisme et la guerre.
Lire l'intégralité de l'interview (en édition abonnés): Nous empêcherons un nouveau Pinochet

Affaire Guéant : des sarkozystes accusent Hollande et « la justice »

                              http://ump.blog.lemonde.fr


Affaire Guéant : des sarkozystes accusent Hollande et « la justice »

Interrogés par Le Monde, des responsables UMP critiquent le fonctionnement de la justice suite aux accusations dont Claude Guéant est l’objet.
Selon Le Canard enchaîné du mardi 30 avril, l'ancien ministre de l'intérieur a vu son domicile perquisitionné à deux reprises, dans le cadre de deux affaires, celle de l'arbitrage Tapie-Crédit lyonnais et celle d'éventuels financements libyens de la campagne 2007 de l'ex-chef de l'Etat Nicolas Sarkozy. Or, lors de ces deux procédures, les enquêteurs ont découvert deux éléments troublants : d'une part, un versement sur son compte de 500 000 euros, d'autre part des traces de paiement de factures en liquide pour des montants importants.
Depuis mardi, l'ex-ministre a clamé son innocence dans plusieurs médias (RMC, Canal+, RTL, Europe 1, LCI et France 2 dans la seule journée de mardi).

Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous

A Paris, le 1er-Mai mobilise peu "les gens pris dans leurs soucis"


A Paris, le 1er-Mai mobilise peu "les gens pris dans leurs soucis"

Le Monde.fr  • Mis à jour le 
Par 

                 
Dans la manifestation parisienne, mercredi.
 
Aucune odeur de merguez dans les couloirs du métro : ce n'était déjà pas bon signe. En surface, loin de la marée humaine qui l'avait envahie il y a un an, la place de la Bastille est aux trois quarts vide. Et si on est bien serré au début de la rue du Faubourg-Saint-Antoine avant le départ du cortège, quand il s'ébranle, on constate vite que ni le nombre record de chômeurs (3,2 millions en catégorie A) ni l'impopularité historique du président de la République ne semblent avoir mobilisé les Franciliens en ce 1er-Mai. Selon le ministère de l'intérieur, ils n'étaient ainsi que 16 300 manifestants à Paris, 97 300 en France – 160 000 en tout selon la CGT.
La faute aux vacances scolaires "qui tombent mal", disent les uns. Aux "syndicats qui ne se réunissent pas", déplorent beaucoup d'autres. En désaccord sur l'accord national interprofessionnel (ANI) sur l'emploi (signé par la CFDT, la CFTC et la CGC, mais ni par la CGT ni par FO), chacun avait en effet choisi de défiler de son côté, mercredi. Seules la CGT, la FSU et Solidaires manifestaient dans l'après-midi à Paris.
"On assiste à une véritable casse des droits sociaux. Face à ça il faudrait un front unique, de toutes les organisations, argumentant sur des points précis", estime François, 75 ans, dessinateur à la retraite. "C'est vraiment dommage cette division. Je me rappelle de manifestations où la place de la Bastille était 'sur-remplie', il y avait du monde partout, regrette Vanessa, 24 ans, étudiante en master de sociologie. Le contexte politique aurait dû faire venir les gens, mais je vois peu de salariés."
"DE L'ARGENT, IL Y EN A DANS LES CAISSES DE PSA"

Malgré les nombreux plans sociaux qui touchent la région, peu d'entreprises sont en effet représentées. Entre les ballons et fanions officiels des centrales syndicales d'Ile-de-France, les banderoles des comités de défense des sans-papiers et, en queue de cortège, celles des Tamouls, du PKK, des opposants iraniens ou des cercles bolivariens manifestant leur soutien au successeur d'Hugo Chavez, seule une importante délégation des salariés PSA dont l'usine doit fermerà Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) rappelait dans la manifestation la violence des vagues de licenciements en cours.

                                La délégation des salariés de l'usine PSA d'Aulnay a défilé sous les applaudissements de la foule.
Scandant "La force des travailleurs, c'est la grève" ou "De l'argent, il y en a dans les caisses de PSA", ils ont défilé sous des applaudissements nourris et chaleureux de la foule, faisant circuler des caisses de solidarité avant d'entamerleur quatrième mois de grève.
"En même temps, les gens sont pris dans leurs soucis. S'ils sont sur le point de perdre leur emploi, ils finissent peut-être par se résigner", avance Vanessa, l'étudiante, elle-même inquiète du manque de perspectives pour les jeunes qui vont entrer dans la vie active. Quelques mètres derrière elle, Marie-Catherine, 52 ans, secrétaire, confirme que "ce n'est pas facile tous les jours" d'élever seule sa fille même avec ses 2 500 euros de salaire : "Les fins de mois sont difficiles ! Je pense qu'il faut pousser pour que le gouvernement aille dans le bon sens, mais je comprends que d'autres soient démobilisés."
"MOTIVER LES GENS, ÇA DEMANDE DU TRAVAIL ET DU TEMPS !"
Pour Rémy, salarié chez le vendeur de produits culturels Gibert Joseph et militant CGT, le problème ne vient pas de la désunion du front syndical, mais du manque de combativité des centrales ces dernières semaines contre l'accord sur l'emploi."L'ANI va permettre à l'employeur d'imposer de plus en plus de choses aux salariés. S'il était déjà en place, nos camarades en lutte chez Virgin n'auraient déjà plus rien à faire valoir ! Alors je ne comprends pas que notre organisation n'ait appelé à manifester que la veille de la signature, dit-il, sévère. On aurait dûcommencer à se mobiliser beaucoup plus en amont !"
Fin 2012, Gibert Joseph a fermé un magasin à Beauvais et des restructurations sont en cours en province. "La situation est tendue", affirme Rémy. Mais, selon le jeune homme, cela se traduit par une véritable "prise de conscience" des salariés: "Même ceux qui se tenaient à l'écart se renseignent ! Mais pour avoir du monde dans la rue, il faut qu'on aille les chercher et qu'on leur explique. Motiver les gens, ça demande du travail et du temps !"
Auteur et scénariste, Thierry, 47 ans, évoque la contagion de l"atonie générale"."Je crois que les gens sont très circonspects devant l'absence de décision à la tête de l'Etat. On n'attendait pas grand-chose de lui, mais Hollande réussit quand même à nous décevoir. Il avait annoncé de grandes mesures contre la finance, son 'ennemi'. Mais on ne voit rien de concret, dit-il, résumant ainsi l'état d'esprit des manifestants à l'égard du chef de l'Etat. Les gens sont lassés, donc plus difficiles à mobiliser. Mais peut-être répondront-ils à l'appel du Front de gauche, le 5 mai ?"