Translate

mercredi 3 avril 2013

"Depuis trente ans, la gauche n'a cessé de nous cocufier." Elle tape dur Audrey !


Audrey Pulvar chroniqueuse sur D8
"Depuis trente ans, la gauche n'a cessé de nous cocufier."   Elle tape dur Audrey !
#CAHUZAC L'ancienne compagne d'Arnaud Montebourg se dit "déçue"par les socialistes, qui "avaient promis" de "changer la vie". Pour elle, "la maison brûle".#

"L'Etat doit faire le ménage dans la haute administration fiscale"

                                                      

"L'Etat doit faire le ménage dans la haute administration fiscale"

Mis à jour le  , publié le 
                        L'ancien inspecteur des impôts Rémy Garnier, le 22 décembre 2009, montre sa demande de réintégration au service des impôts, à Agen (Lot-et-Garonne).
L'ancien inspecteur des impôts Rémy Garnier, le 22 décembre 2009, montre sa demande de réintégration au service des impôts, à Agen (Lot-et-Garonne).
(JEAN-MICHEL MAZET / AFP)

Rémy Garnier est un ancien inspecteur du fisc du Lot-et-Garonne. Il y a presque cinq ans, il a écrit un mémoire sur l'hypothèse d'un compte en Suisse appartenant à Jérôme Cahuzac. Le fonctionnaire estime avoir été mis à l'écart par son administration pour avoir consulté sans autorisation les dossiers de plusieurs personnalités, dont celui de l'ex-ministre du Budget et ex-député du département.
 
Actuellement, Rémy Garnier, en retraite, rédige un livre en plusieurs tomes, dit-il, sur les dysfonctionnements de l'administration fiscale. A n'en pas douter, l'homme livre là un combat qu'il considère comme la cause de sa vie. Une vie qui a croisé celle d'un ancien chirurgien engagé en politique. Pour francetv info, Rémy Garnier confie ses réactions après les aveux de Jérôme Cahuzac.

Francetv info : Vous êtes la première parole "officielle" à avoir soulevé l'hypothèse d'un compte suisse de Jérôme Cahuzac ?

Rémy Garnier : Si l'on peut dire. Le 11 juin 2008, j'ai rédigé un mémoire qui suggérait l'hypothèse d'un compte en Suisse dont Jérôme Cahuzac était le propriétaire. A cette époque, j'étais au placard, comme on dit. Mon travail consistait à faire de la recherche, c'est-à-dire à sélectionner des dossiers pour ensuite les soumettre à une véritable vérification effectuée par les collègues de l'administration fiscale. En fait, ce document sur Jérôme Cahuzac faisait partie d'un mémoire destiné à plaider ma cause dans le cadre d'une procédure disciplinaire engagée contre moi. Ces démêlés avec l'administration ne sont du reste toujours pas réglés.
Votre avocat, Michel Gonelle, n'est autre que le principal adversaire politique de Jérôme Cahuzac à Villeneuve-sur-Lot. C'est aussi celui qui avait en sa possession l'enregistrement dans lequel l'ex-ministre reconnaît l'existence d'un compte en Suisse. Tout cela donne à votre action une forte connotation politique...
Certes. Nombre de mes déboires peuvent venir de là. Mais je tiens à dire que jamais mon avocat n'a tenté de m'instrumentaliser. Sachez aussi que c'est un ami commun qui m'a donné les éléments qui m'ont permis de suspecter l'existence d'un compte en Suisse. Il est fonctionnaire aux finances et n'a pas souhaité pour l'heure révéler son identité. Cet ami m'a parlé d'un compte suisse attesté par un enregistrement. De plus, le rôle de Jérôme Cahuzac au cabinet de Claude Evin [ancien ministre des Affaires sociales] à la fin des années 80 pouvait soulever de nombreuses questions. De même que l'achat d'un appartement... Bref, autant d'éléments que l'on pouvait repérer comme problématiques.
 
Après les aveux de Jérôme Cahuzac, faut-il pousser plus loin les mises en cause ?
 
Je ne vais pas m'acharner sur un homme à terre. Il a avoué et demandé pardon. Déjà dans une interview à Sud-Ouest, il avait fait un pas vers moi en reconnaissant que, dans mon parcours, on m'avait tendu un piège. En fait, ma colère est tout autre. J'attends que les plus hautes autorités de l'Etat fassent le ménage dans la haute administration fiscale. J'ai révélé de très graves dysfonctionnements dans cette administration. Tous les ministres prétendent découvrir le dossier Cahuzac, c'est donc - s'ils disent vrai - que des hauts fonctionnaires ont bloqué la connaissance des éléments en leur possession. 
Suivez l'évolution de la situation en direct

Cahuzac exclu du PS, Hollande campe sur sa ligne

                                      Accueil

POLITIQUE -  le 3 Avril 2013

Cahuzac exclu du PS, Hollande campe sur sa ligne

   
Jérôme Cahuzac se voit exclu du PS, condamné fermement et sévèrement par tous ses anciens collègues au gouvernement, mais la ligne politique n’est pas remise en question. François Hollande n’a pas promis de remaniement ni de mesure forte, malgré la pression de ses alliés d’EELV qui réclament un "choc de confiance".
"Il s'est exclu de fait du Parti socialiste. Il n'en sera désormais plus membre", a lancé le numéro un du PS, réclamant à l'élu du Lot-et-Garonne de renoncer également "à ses mandats électifs". "Les fautes, politique et morale, de Jérôme Cahuzac, exigent la sanction la plus ferme, envers des actes et un mensonge inacceptables". Harlem Désir a lancé ainsi la vague de désolidarisation de la majorité gouvernementale envers l’ancien ministre.
Hollande réaffirme sa volonté de République irréprochable
François Hollande a pris la suite dans une brève allocution vidéo enregistrée. Il condamne fortement et annonce quelques mesures qui risquent d’être avant tout symboliques. Il veut renforcer l’indépendance de la justice, lutter de manière impitoyable contre les conflits d’intérêts (publics-privés), et proposer une loi pour que les élus condamnés pour fraude ou corruption se verront interdits de tout mandat public.
Jean-Marc Ayrault, qui s’apprête à vivre de difficiles moments à l’Assemblée nationale face aux questions au gouvernement, s’est félicité malgré tout de l’indépendance de la presse et de la justice. "Personne n'est intervenu dans l'enquête préliminaire" et qu'il n'y a pas eu "d'officine", "d'enquête parallèle", "de pression sur les médias" précisent des ministres réunis en Conseil ce mercredi matin.
"Choc de confiance"  
Le groupe écologiste de l'Assemblée nationale souhaite de son côté créer un "choc de confiance" passant notamment par la transparence totale sur le patrimoine des élus afin d'en finir avec les soupçons. François de Rugy et Barbara Pompili, co-présidents du groupe écologiste, ont annoncé mercredi qu'ils allaient redéposer une proposition de loi relative à la transparence de la vie publique et la prévention des conflits d'intérêts.
Cette proposition de loi prévoit de renforcer la transparence en matière de situation patrimoniale des élus. Elle propose également de renforcer cette même transparence en ce qui concerne les revenus tirés de l'exercice d'un mandat politique et de l'utilisation faite par les élus des moyens mis à leur disposition. Le texte propose enfin de renforcer la prévention des conflits d'intérêts auxquels peuvent être confrontés les parlementaires.

Hollande promet l'inéligibilité aux élus condamnés pour fraude fiscale ou corruption

                                                  

Hollande promet l'inéligibilité aux élus condamnés pour fraude fiscale ou corruption

Mis à jour le  , publié le 
François Hollande à Dijon (Côte-d'Or), le 12 mars 2013. 
François Hollande à Dijon (Côte-d'Or), le 12 mars 2013. 
(MAXPPP)
"L'exemplarité des responsables publics sera totale." François Hollande a annoncé une série de mesures en ce sens, mercredi 3 avril, au lendemain des aveux de Jérôme Cahuzac sur sa fraude fiscale.

1Les élus condamnés pour fraude fiscale sur la sellette

Première mesure mis en avant par le chef de l'Etat : "Les élus condamnés pénalement pour fraude fiscale ou corruption seront interdits de tout mandat public", a promis le président de la République dans un message vidéo enregistré.

2La réforme du CSM accélérée

Deuxième annonce, le vote "dès cet été" de la loi réformant le Conseil supérieur de la magistrature, afin de "renforcer l'indépendance de la justice". Cette annonce n'en est cependant pas réellement une, puisque dès janvier, François Hollande avait annoncé que ce projet de loi serait examiné par le Parlement "avant l'été"

3Renforcer la lutte contre les conflits d'intérêts

Enfin, le chef de l'Etat prévoit un texte de loi dans les prochaines semaines sur le contrôle du patrimoine des ministres et des parlementaires. Objectif : "Lutter de manière impitoyable contre les conflits d'intérêts."
(France 2)
Comme dans son communiqué de la veille, François Hollande a en outre répété que l'ancien ministre du Budget avait commis une "faute impardonnable, un outrage à la République""Jérome Cahuzac n'a bénéficié d'aucune protection autre que celle de la présomption d'innocence", a-t-il ajouté, en allusion aux critiques de l'opposition, quiaccuse le président et le gouvernement d'avoir a minima fait preuve de "candeur", selon les mots de Jean-François Copé, voire de tromperie.
Pour certains, le président et le Premier ministre ne pouvaient pas ne pas savoir la vérité. Michel Gonnelle, rival politique de Jérôme Cahuzac dans le Lot-et-Garonne et principale source de Mediapart dans l'enquête qui a révélé le scandale, a ainsi déclaré sur i-Télé que "le président connaissait l'origine de cette affaire dès le 15 décembre". Soit onze jours après le début de l'affaire, révélée dans les colonnes de Mediapart.
Suivez l'évolution de la situation en direct

ANI: la mauvaise affaire des complémentaires santé (vidéos)

                                        Accueil


SOCIAL-ECO -  le 3 Avril 2013

ANI: la mauvaise affaire des complémentaires santé (vidéos)

 
En discussion à l'Assemblée depuis mardi, l'Accord national interprofessionnel (ANI) sur l'emploi propose de rendre obligatoires les complémentaires santé à toutes les entreprises et tous leurs salariés. Mais derrière cette fausse bonne idée, c'est la poursuite du démentellement de la protection sociale solidaire.
En marge du Congrès de la CGT, Jean-Paul Benoit, président de la Fédération des Mutuelles de France, nous a expliqué pourquoi.
L'ANI ne fait pas que modifier en profondeur le Code du travail. Cet Accord national interprofessionnel sur l'emploi, signé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC le 11 janvier dernier, dont la transposition est en discussion à l'Assemblée nationale depuis le mardi 2 avril, obligera toutes les entreprises à proposer à leurs salariés une couverture complémentaire santé qui prenne en charge, pour tout ou partie, les frais de santé non remboursés par la Sécurité sociale.
La Sécurité sociale en berne
Pour les organisations syndicales et patronales signataires de l'ANI, il s'agit de généraliser ce dispositif dont les deux tiers des salariés profitent, pour lequel les entreprises règlent en moyenne 57% de la facture. Il s'agit aussi de rendre plus égalitaires cet accès aux mutuelles, très disparates en fonction de l'entreprise pour laquelle le salarié travaille. Il s'agit enfin d'homogénéiser la couverture santé des cadres et des non-cadres.
Pour Jean-Paul Benoit, c'est une fausse bonne idée. Cette généralisation des complémentaires santé va surtout permettre de poursuivre dans le déremboursement des soins par la Sécurité sociale:
La généralisation des complémentaires santé obligatoires devraient coûter aux alentours de 2 milliards et demi d'euros. Soit un coût prohibitif pour Jean-Paul Benoit, puisque ce dispositif ne couvrira que 400.000 salariés, à mettre en parallèle avec les 4 millions de Français privés de mutuelles ou de contrats de prévoyance.
Pour le président de la Fédération des Mutuelles de France, qui regroupe 129 groupes mutualistes, le volet des complémentaires santé est aussi un effet d'aubaine pour les entreprises, qui vont voir leurs charges sociales baisser.
Aux assureurs privés, qui estiment que le volet complémentaires santé de l'ANI privilégie les mutuelles qui ont des liens plus étroits avec les organisations de représentants des salariés (l'ANI prévoit que le choix des complémentaires de groupe s'effectue par un accord de branche), Jean-Paul Benoit, dont la fédération était présente au Congrès de la CGT en mars, répond que l'accord interprofessionnel n'offre aucun avantage concurrenciel à ses adhérents.

  • A lire aussi sur l'ANI:
Stéphane Guérard

Affaire Cahuzac : "déshonorant pour la gauche"

                                         Accueil


POLITIQUE -  le 3 Avril 2013

Affaire Cahuzac : "déshonorant pour la gauche"

           
La colère règne dans le camp de l’autre gauche suite aux aveux de Jérôme Cahuzac. L’ancien ministre a non seulement déshonoré la politique, mais aussi la gauche estime Pierre Laurent. Et Jean-Luc Mélenchon lui se demande où s’arrête la chaîne du mensonge.
Olivier Dartigolles, porte parole du PCF, a été le plus prompt à réagir mardi soir. "C'est une véritable bombe politique qui vient d'éclater" déplore-t-il. "Pour avoir fraudé le fisc et, circonstance aggravante, avoir assumé ce mensonge en tant que ministre en charge de la lutte contre cette même fraude fiscale, Jérôme Cahuzac apporte une terrible contribution à la liste des affaires qui salissent et abîment si durement la politique et la République."
Une honte politique que relève également Pierre Laurent, mais aussi une véritable honte pour un homme de gauche. "Nous sommes ici confrontés au cumul de tout ce que nous devons et tout ce que nous devrions détester en politique quand on est de gauche : le fric, l'arrogance et le mensonge. " "C'est déshonorant et révoltant pour la politique et pour la gauche de voir des hommes se sentir dans une telle impunité" insiste le Secrétaire national du PCF.
Une crise du régime
Jean-Luc Mélenchon, comme le NPA refusent eux de croire que le scandale Cahuzac s’arrête en la personne du ministre du Budget. "Qui peut croire que personne n’était au courant ? Qui peut croire qu’il a pu mentir et tromper tout le monde. L’affaire Cahuzac c’est la crise d’un régime où argent et pouvoir ne font qu’un" avance le Nouveau Parti Anticapitaliste dans un communiqué. Jean-Luc Mélenchon se fait plus précis : "Comment se fait-il que l’enquête initiale de Bercy n’ait pas permis de savoir ce que Mediapart et un juge ont su en quelques jours ? Le ministre Moscovici pouvait-il ne rien savoir ? Où s’arrête la chaine des mensonges ?"
Interrogé ensuite sur RTL, le coprésident du Parti de gauche a évoqué "l'affaire Bettencourt" et "l'affaire de Mme Lagarde", estimant qu"il y a des affaires de tous les côtés", "ça commence à sentir les prémisses d'une crise de régime, où finalement aucune autorité n'est plus crédible aux yeux de personne et cela est très mauvais". Le NPA n’en pense pas moins et réclame d’urgence "l’interdiction du cumul des mandats, la limitation des revenus, le contrôle direct et la révocabilité des élus par la population."

Affaire Cahuzac : l'émotion de Gérard Filoche

                                       Accueil
 POLITIQUE -  le 3 Avril 2013
Membre du bureau national du Parti socialiste et ancien inspecteur du travail, Gérard Filoche, au bord des larmes, s'est indigné des aveux de l'ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac sur LCI : "C'est un jour de colère. Ce n’est pas possible, il était un fraudeur lui-même. On avait un ministre du Budget qui était censé chasser la fraude fiscale".

Aveux de Cahuzac: "L’argent qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes"

                                          Accueil

POLITIQUE -  le 3 Avril 2013

Aveux de Cahuzac: "L’argent qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes"

                   
                             L'Humanité du mercredi 3 avril 2013
Dans l'édito de l'Humanité de ce mercredi, Patrick Apel-Muller rappelle à propos des aveux de Jérôme Cahuzac, concernant ses comptes cachés en Suisse et à Singapour, le mot de Paul Vaillant-Couturier: "Quand on est de gauche, il faut sans trêve aller « débusquer de son repaire cette pièce de cent sous tapie, comme le disait Balzac, au fond des consciences ».
Les flammes de la justice léchaient déjà ses pieds; Jérôme Cahuzac 
a préféré avouer après des mois 
de mensonges la main sur le cœur. 
Le scandale politique est énorme. L’homme qui tenait entre ses mains le budget de la France, qui pilotait l’administration fiscale et traquait les fraudeurs était lui-même un malfaiteur, auteur depuis plus de vingt ans d’évasions de capitaux 
et de dissimulation de ressources. Il ne s’agissait pas d’une paille… Le reliquat du compte à Singapour compte encore 600 000 euros! C’était lui pourtant le sévère censeur des dépenses publiques, l’amateur de rigueur 
et d’austérité quand elles touchent le menu peuple, l’apôtre du pacte Sarkozy-Merkel, à peine était-il emballé d’une faveur rose. On se souvient de lui docte et péremptoire faisant la leçon à Jean-Luc Mélenchon lors d’un débat télévisé. À s’en souvenir remonte irrépressiblement une mise en garde de Jaurès: 
«Ne vous guindez pas trop sur des échasses de vertu! L’équilibre est instable et les chutes douloureuses.»
Celui que déjà les courtisans au Parti socialiste désignaient comme « le meilleur d’entre nous », aura donc menti à ses collègues du gouvernement, 
au président de la République et, plus grave encore, 
à la représentation nationale. La faute est bien entendu personnelle, mais faut-il, quand même, s’être bien éloigné de la dénonciation par François Mitterrand –
il est vrai il y a plus de quarante ans, lors du congrès d’Épinay – de «l’argent qui corrompt, l’argent qui achète, l’argent qui écrase, l’argent qui tue, et l’argent qui pourrit jusqu’à la conscience 
des hommes»! La faute reste personnelle, mais ce brillant chirurgien qui avait conquis à la hussarde Villeneuve-sur-Lot n’a-t-il pas jugé bien mince la transgression puisque autour de lui le profit était sanctifié et les marchés financiers portés au pinacle ? Ne se trouvait-il pas encore hier un porte-parole du groupe socialiste à l’assemblée pour rendre un hommage appuyé à la présidente du Medef pour son rôle dans l’élaboration du projet qui vise à dynamiter le code du travail ? Quand on est de gauche, il faut sans trêve aller « débusquer de son repaire cette pièce de cent sous tapie, comme le disait Balzac, au fond des consciences » 
(Paul Vaillant-Couturier).
Déjà, on entend monter la marée brune 
du « tous pourri ». Le Front national se frotte 
les mains, quand bien même celles de ses dirigeants, parmi les principaux, portent encore les traces des pots 
de confiture dans lesquelles elles ont plongé. Trop 
de ceux qui peinent à joindre les deux bouts, qui doivent choisir entre le plein d’essence et celui du frigo, 
qui se désespèrent de voir encore l’horizon de la retraite s’éloigner, seront tentés de se tourner vers ceux qui prospèrent sur le désarroi.Mais ce qui est pourri 
au royaume de France, c’est une politique impitoyable pour les pauvres et douce pour les puissants, ce sont 
les financiers aux manières de rois et les fronts prosternés devant eux, ceux des politiciens d’extrême droite notamment. Il convient au contraire de raviver 
les couleurs de la République, de donner la primauté 
aux citoyens et de prendre pour guide l’intérêt général. Face à ce scandale d’État, la justice doit aller à son terme. Le débat public aussi.
A lire dans l'Humanité de ce mercredi:
  • Cahuzac, ancien ministre et exilé fiscal, retour sur l'affaire
  • La chute consommée de l'ancien pivot de François Hollande
  • Avalanche de réactions après les aveux
Par Patrick Apel-Muller

VIDEO. Les larmes de colère du socialiste Gérard Filoche après les aveux de Cahuzac

                                                       

VIDEO. Les larmes de colère du socialiste Gérard Filoche après les aveux de Cahuzac

Mis à jour le  , publié le 


C'est avec la voix chevrotante et les yeux humides que Gérard Filoche parle du séisme politique que traverse la gauche depuis mardi 2 avril. La mise en examen de Jérôme Cahuzac est insupportable pour le militant socialiste, spécialiste des questions sociales. "C'est un jour de colère, a expliqué le membre du PS sur le plateau de LCI.C'est pas possible, il était un fraudeur lui-même. On avait un ministre du Budget qui était censé chasser la fraude fiscale... Et maintenant on va chercher quelques milliards dans les allocations familiales, dans les petites retraites...(...) je ne peux pas tolérer ça !"
De plus en plus ému, Gérard Filoche a poursuivi son coup de gueule contre celui qui "a menti les yeux dans les yeux" : "On est le Parti socialiste, un parti sain, le premier parti de la gauche...On peut pas être sali par des histoires comme ça ! Y'en a assez !" Après les aveux publiés par Jérôme Cahuzac lui-même, et l'annonce de sa mise en examen, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le président François Hollande, et plusieurs responsables de gauche ont également eu des mots très durs contre l'ancien ministre du Budget.
Suivez l'évolution de la situation en direct

Cahuzac: "Hollande n'a pas d'excuse", affirme Plenel


Cahuzac: "Hollande n'a pas d'excuse", affirme Plenel


Photo Par Miguel Medina - Le président de la République François Hollande "n'a pas d'excuse" pour ne pas avoir réagi plus vite dans l'affaire Cahuzac alors qu'il "savait exactement ce que tout le monde savait", a déclaré mercredi Edwy Plenel, cofondateur du site internet Mediapart
         AFP/AFP/Archives - Photo Par Miguel Medina - Le président de la République François Hollande "n'a pas d'excuse" pour ne pas avoir réagi plus vite dans l'affaire Cahuzac alors qu'il "savait exactement ce que tout le monde savait", a déclaré mercredi Edwy Plenel, cofondateur du site internet Mediapart



Le président de la République François Hollande "n'a pas d'excuse" pour ne pas avoir réagi plus vite dans l'affaire Cahuzac alors qu'il "savait exactement ce que tout le monde savait", a déclaré mercredi Edwy Plenel, cofondateur du site internet Mediapart.
"Je le dis comme je le pense, François Hollande n'a pas d'excuse. Il n'en a aucune (...) François Hollande savait exactement ce que tout le monde savait", a dit sur France Culture Edwy Plenel, dont le site internet avait révélé début décembre l'existence du compte en Suisse de l'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac.
"Tout cela était sous les yeux (...) Les informations étaient sur la table de manière très documentée dès le début décembre", a-t-il estimé. "Ce qui n'est pas normal en démocratie, c'est qu'un journal doive se battre pendant quatre mois pour légitimer ses informations, alors que ces informations, elles étaient là, sous les yeux de tout le monde".
Pour le journaliste, François Hollande appartient à "une génération qui, en bon analyste, a pu voir la fin vraiment sombre du mitterrandisme, qui a pu voir les limites du jospinisme. Donc, il a su exactement quel était le diagnostic et pourquoi il fallait mettre la politique au poste de commande et la dynamique démocratique au poste de commande".
Mais, a-t-il regretté, "la fonction présidentielle dévitalise, j'en suis profondément convaincu, notre démocratie. Elle crée des attentes et après elle les déçoit. Et le quinquennat n'a fait qu'aggraver tout cela".
L'ancien ministre Jérôme Cahuzac a avoué mardi détenir un compte bancaire non déclaré à l'étranger après des semaines de dénégations. Depuis mardi soir, la droite s'est emparée de cette affaire pour attaquer les deux têtes de l'exécutif et laisser entendre que François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ne pouvaient ignorer le mensonge de l'ex-ministre du Budget