Continuités diplomatiques
Mercredi 13 Février 2013 à 16:00 |
JEAN-DOMINIQUE MERCHET - MARIANNE
Plus que l'orientation politique, c'est le style qui différencie la politique étrangère des présidents successifs.
Est-ce parce qu'il assure «ne jamais avoir voté à droite» tout en ayant été ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy que Bernard Kouchner estime aujourd'hui que la politique extérieure de François Hollande est «la même» que celle de son prédécesseur ? Il y a, dans son propos, un peu d'autojustification, mais les faits lui donnent plutôt raison.
Questions de personnes ?
François Hollande n'est pas Nicolas Sarkozy, comme celui-ci n'était pas Jacques Chirac, qui lui-même ne ressemblait pas à Mitterrand. On pourrait remonter ainsi jusqu'à Charles de Gaulle, le fondateur de la Ve République. Car, sous ce régime, le président de la République est le vrai patron de la politique étrangère, que l'on appelait même jadis le «domaine réservé».Chacun des sept présidents de la République y imprime sa marque personnelle, plus en fonction de son style que de ses convictions. A l'exception notable du premier d'entre eux, le général de Gaulle, qui a posé les fondations d'une politique qui est devenue celle de la France. Hubert Védrine, l'ancien ministre des Affaires étrangères, a même théorisé cela en parlant de «mitterrando-gaullisme»... Bernard Kouchner le reconnaît volontiers : «Il y a des différences de style.» A celui, exubérant et survolté, de Sarkozy a succédé celui plus patelin et conventionnel de Hollande. L'ambiance des rencontres internationales s'en ressent, ce qui n'est pas pour déplaire à certains responsables étrangers, comme Barack Obama ou Angela Merkel, qui avait parfois un peu de mal à apprécier les manières de l'ancien maire de Neuilly.
Quelle rupture ? ...
Questions de personnes ?
François Hollande n'est pas Nicolas Sarkozy, comme celui-ci n'était pas Jacques Chirac, qui lui-même ne ressemblait pas à Mitterrand. On pourrait remonter ainsi jusqu'à Charles de Gaulle, le fondateur de la Ve République. Car, sous ce régime, le président de la République est le vrai patron de la politique étrangère, que l'on appelait même jadis le «domaine réservé».Chacun des sept présidents de la République y imprime sa marque personnelle, plus en fonction de son style que de ses convictions. A l'exception notable du premier d'entre eux, le général de Gaulle, qui a posé les fondations d'une politique qui est devenue celle de la France. Hubert Védrine, l'ancien ministre des Affaires étrangères, a même théorisé cela en parlant de «mitterrando-gaullisme»... Bernard Kouchner le reconnaît volontiers : «Il y a des différences de style.» A celui, exubérant et survolté, de Sarkozy a succédé celui plus patelin et conventionnel de Hollande. L'ambiance des rencontres internationales s'en ressent, ce qui n'est pas pour déplaire à certains responsables étrangers, comme Barack Obama ou Angela Merkel, qui avait parfois un peu de mal à apprécier les manières de l'ancien maire de Neuilly.
Quelle rupture ? ...
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous