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jeudi 20 décembre 2012

La banque UBS condamnée pour fraude à une amende record de 1,5 milliard de dollars


Parti Ouvrier Indépendant

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La banque UBS condamnée pour fraude à une amende record de 1,5 milliard de dollars

s'informerLa banque suisse UBS devra payer une amende de 1,5 milliard de dollars à trois pays (dont 1,2 milliard aux États-Unis, le reste en Grande-Bretagne et en Suisse) pour avoir manipulé le taux Libor.
Le Libor mesure le taux auquel les banques se prêtent entre elles. Il sert ensuite à calculer les intérêts des dettes, de nombreux produits financiers, des prêts aux particuliers et aux entreprises. Le taux Libor est basé sur les informations que dix-huit grandes banques fournissent chaque jour à une agence centrale de Londres sur le montant de leur taux d’intérêt.
Les banques, qui sont dans ce système juges et parties, sont accusées d’avoir au cours de la crise volontairement indiqué à l’agence de Londres des taux bien inférieurs à la réalité. Le but était de rassurer les investisseurs sur la santé du secteur bancaire et de spéculer au jour le jour. Mais d’autres banques et institutions financières peuvent se trouver pénalisées. Deux grands organes de financement de prêts aux logements aux États-Unis ont ainsi perdu 3 milliards de dollars et ont dû être renfloués aux frais des contribuables.
En juin 2012, la banque britannique Barclays avait déjà dû payer une amende de 450 millions de dollars et ses deux principaux dirigeants avaient été contraints à la démission.
La presse financière s’accorde à dire que le scandale ne fait que commencer et qu’entre quinze et vingt grandes banques seraient concernées dans plusieurs pays puisque d’autres taux, l’Euribor en Europe, le Tibor au Japon, le Hibor à Hong-Kong, auraient également fait l’objet de manipulations.

Un député quitte le parti de M.Mélenchon, qu’il accuse de « dérive gauchisante »

Un article du MONDE en date du 21/12/2012



Un député quitte le parti de M.Mélenchon, qu’il accuse de « dérive gauchisante »
Pour MarcDolez, la stratégie «Front contre front» à Hénin-Beaumont  a «cornérisé» le Front de gauche

 Le député du Nord, Marc Dolez.

FRANÇOIS GUILLOT/AFP
C’ est un coup dur pour le Parti de gauche (PG). Mercredi 19 décembre, le député du
Nord Marc Dolez a annoncé, dans Libération, qu’il rendait sa carte du parti. Dénonçant une «dérive gauchisante», il quitte une formation qu’il a contribué à créer en novembre2008.
A la direction du PG, qui a appris la nouvelle par la presse,on dit regretter cette défection.
«C’est triste qu’il parte comme ça, en n’ayant même pas un geste envers les militants », juge Martine Billard. D’autant,souligne la coprésidente du PG, que cette annonce intervient  trois jours après une réunion du conseil national du parti en vue du congrès qui doit se tenir  fin mars à Bordeaux. «S’il avait voulu déposer un texte, il aurait pu le faire, déplore-t-elle.Quand on a un désaccord, on vient l’exprimer.» «Il n’a jamais émis de divergences, c’est  ça qui nous surprend », renchérit François Delapierre, secrétaire national du PG.M.Dolez, qui reconnaît s’être mis en retrait des instances du parti, affirme au contraire avoir  eu l’occasion de dire à M. Mélenchon «toute sa perplexité» sur la ligne du PG. «S’ils n’ont  pas été formellement prévenus de ma décision, il ne faut pas qu’ils jouent la surprise non  plus », glisse le député du Nord. Quant à l’idée de se battre au sein du parti, il y a renoncé. «Chacun sait bien que le fonctionnement et les statuts du PG font que c’est extrêmement difficile de mener un débat de ce type à l’intérieur», souligne-t-il. M. Dolez a donc choisi les médias pour dire tout le mal qu’il pense de son ex-parti. M.Mélenchon est particulièrement visé. C’est pourtant ensemble qu’ils ont choisi de quitter le PS pour lancer le PG en 2008. Les propos de M.Dolez sont d’autant plus forts qu’il est rare d’entendre un membre du PG critiquer le coprésident du parti. Le député du Nord reproche à ce dernier  d’avoir «dilapidé» «l’acquis» de la présidentielle «dès les législatives»: la stratégie «Front contre Front» face au FN à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) a selon lui «cornérisé»
 le Front de gauche.

«Inaudible»

 A l'époque ,le député n’avait pas été consulté sur ce choix qu’il avait ensuite publiquement désapprouvé. En novembre, il avait jugé que si le Conseil constitutionnel annulait l’élection, mieux vaudrait se ranger derrière le socialiste Philippe Kemel. Pas vraiment la ligne de M.Mélenchon.
Depuis la victoire des socialistes à la présidentielle et aux législatives, M.Dolez déplore
Egalement « l’expression médiatique » du député européen qui «critique le plus souvent Le président de la République » plutôt que «de s’attaquer à la droite»
«Nos propositions sont souvent rendues inaudibles à cause de l’outrance du verbe », martèle-t-il. Question  stratégie, il ne partage pas «le mythe du recours» et explique ne pas croire à «la thèse des  deux gauches irréconciliables». «Ce n’est pas un problème de vocabulaire,reconnaît  M.Delapierre. Mais une appréciation, différente de la nôtre , de la politique gouvernementale». Pour ce dernier, quand M.Dolez parle de faire «réussir la gauche»«il utilise le vocabulaire duPCF d’il y a six mois».«Ce qui est aujourd’hui la ligne du PG serait suicidaire pour le Front de gauche, répond M.Dolez. Ce dernier ne doit pas être à  l’extrême gauche mais au coeur de la gauche.»
Ce départ signe la fin de la représentation du Parti de gauche à l’Assemblée nationale.
Très implanté dans le Nord, dont il a été premier secrétaire fédéral quand il était au PS,
 M.Dolez, député depuis 1997, est le seul à avoir réussi à se faire réélire en juin avec l’étiquette  du PG, Mme Billard ayant été battue à Paris. Il assure vouloir rester «un militant actif du Front de gauche». «Cela ne nous affaiblit pas outre mesure, affirme Mme Billard. Les parlementaires  fonctionnent comme des parlementaires du Front de gauche.» Le rôle et l’autonomie de ces  derniers sont d’ailleurs un autre point de divergence entre M.Dolez et son ex-parti. Comme les  députés communistes, l’élu avait choisi de s’abstenir sur le projet de loi de finances pour 2013 tandis que M.Mélenchon avait répété que s’il avait été député, il aurait voté contre. Le PG souhaiterait, lui, «plus de cohérence entre ce que défendent les élus et la force politique qui a permis leur élection». M.Dolez n’est pas le premier à quitter le PG. «Des membres fondateurs,
il ne reste plus que les amis de Mélenchon», souligne le député du Nord. Un avis partagé par Claude Debons, également à l’origine du PG, qui est parti en 2011. Pour celui-ci, il n’est pas certain que ce départ fasse réfléchir la direction du parti. «Je crains que le mode de fonctionnement du PG,dans lequel le débat tourne beaucoup autour de la parole d’un seul,ne permette pas  une inflexion du parti», estime-t-il.
 Au PS, si on ne se félicite pas ouvertement de cette défection, on la note avec satisfaction. «Cela prouve l’isolement de Mélenchon à gauche»,veut croire un proche du premier secrétaire,Harlem Désir.

Raphaëlle Besse Desmoulières
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La position d'ERIC COQUEREL : Lettre d'ERIC COQUEREL concernant MARC DOLEZ  

Hacine el-Abassi, le Secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail, explique à Informations Ouvrières l’appel à la grève générale et sa suspension


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Hacine el-Abassi, le Secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail, explique à Informations Ouvrières l’appel à la grève générale et sa suspension

s'informer« Nous avons à maintes reprises alerté le gouvernement sur les menaces que représentent [les] groupes salafistes», a déclaré Hacine el-Abassi, le Secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), dans une interview accordée au journal du POI,Informations Ouvrières (édition du 20 décembre). L’UGTT avait dû appeler à la grève générale le 13 décembre après leurs violentes agressions contre le syndicat, le 4 décembre. Cette décision avait été suspendue, à la suite des négociations ouvertes avec le gouvernement et en raison des circonstances « où nos frontières sont fragilisées par la pénétration clandestine d’armes et de munitions ». Les négociations ont abouti « à la condamnation des agressions » et à la mise en place d’une commission d’enquête mixte pour faire la lumière ». Mais le syndicat, prévient Hacine el-Abassi, défendant « son indépendance et l’intégrité du territoire » aura « recours à la grève générale dans un délai de quarante jours si rien de concret n’est entrepris contre ces ligues ».
Lundi dernier, à Sidi Bouzid, berceau il y a deux ans le de la révolution tunisienne, Moncef Marouzki, président de la République et le président de l’Assemblée constituante, ont été conspués par une foule de 3 à 5000 citoyens, qui leur ont jeté des pierres aux cris de « Dégage ! Dégage ! ». Ils ont été évacués sous la protection des forces policières.
Ces événements ont été suivis de nouvelles attaques des membres des ligues salafistes et du mouvement Ennahdha, proches du pouvoir, contre les partis de l’opposition et l’UGTT.


Le crédit d’impôt compétitivité et les hausses de TVA définitivement adoptés



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Flash♦ Le crédit d’impôt compétitivité et les hausses de TVA définitivement adoptés

s'informerAvec un dernier vote de l’Assemblée nationale, hier soir, le Parlement a définitivement adopté, malgré l’opposition du Sénat, le budget rectificatif 2012, qui instaure le crédit d’impôt compétitivité et prévoit des hausses de taux de TVA. Par un vote à main levée, les socialistes, les écologistes et les radicaux de gauche se sont prononcés pour, la droite, le centre et le Front de gauche contre.

Arcelor-Mittal : Le débat sur la nationalisation se poursuit dans la population et divise le gouvernement


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Arcelor-Mittal : Le débat sur la nationalisation se poursuit dans la population et divise le gouvernement

LES HAUTS FOURNEAUX DE FLORANGE
s'informerPrès de trois semaine après la décision du gouvernement d’écarter la nationalisation d’Arcelor-Mittal, Arnaud Montebourg a déclaré que « la nationalisation temporaire est une solution d’avenir », dans un entretien publié par le quotidien Le Monde daté d’hier.
Ministre du Redressement productif, il explique que « c’est l’arme qu’utilisent tous les États, y compris les plus libéraux, qui refusent de se laisser lier les mains par des multinationales ». Pour lui, « la nationalisation temporaire ne coûte rien, précisément parce qu’elle est temporaire », car l’ensemble du site de Florange était « rentable ». Il avance en outre que la nationalisation est « acceptée par l’Union européenne ».
Le Canard enchaîné avait déjà révélé que, pour le ministère de l’Economie, la nationalisation était possible juridiquement. Quant au Point, il rapporte que François Hollande a regretté en partie la gestion du dossier Florange et que M. Montebourg aurait évoqué la nationalisation avec son « accord ».
Pour le comité de la Moselle du POI, la nationalisation de la sidérurgie doit être le moyen d’obtenir le maintien de tous les emplois et le redémarrage des hauts fourneaux. Il explique que « la question est bien celle de l’unité pour le retrait de “ l’accord Ayrault–Mittal ” » et fait savoir qu’il soutient la pétition lancée par des militants de la sidérurgie qui se conclut par cette question : « Ne faut-il pas organiser la montée de toute la population à Paris, au gouvernement, pour obtenir satisfaction ? »
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Hayange - Réunion-débat à l’initiative du POI-Moselle sur la situation à ArcelorMittal

(Rendez-vous ce jeudi 20 décembre à 18h devant la poste)

(Tract du POI-Moselle du 17 décembre) Les sidérurgistes d’ArcelorMittal de l’usine de Basse-Indre en Loire-Atlantique ont fait grève avec leurs syndicats dans l’unité pour exiger le maintien de la totalité des activités et des emplois sur le site. Ils exigent l’abandon de l’accord passé entre Mittal et le gouvernement le 30 novembre, dit accord « Ayrault-Mittal ».
vignette tract 17-12-12 ArcelorMittal
Cliquer pour télécharger et imprimer.
Cet accord prévoit entre autres, la fermeture des hauts fourneaux de Florange et le transfert du décapage et du laminage des bobines d’acier de Basse-Indre à Florange avec 60 suppressions d’emplois. Un délégué syndical s’est exprimé donnant le sentiment de tous : « cette grève a exprimé notre opposition à l’accord signé entre le gouvernement et Mittal. On refuse d’opposer les sites les uns contre les autres. »
À Florange le sous-préfet de Thionville, François Marzorati, a pour mission de mettre en place un comité de suivi de l’accord passé entre Mittal et le gouvernement. Il s’agit d’essayer d’enchaîner les syndicats à cet accord de destruction de tous les sites, au travers de la stratégie du dialogue social, dans la perspective de « concrétiser un compromis historique ».

Les syndicats FO et CGT de Florange refusent de siéger dans le comité de suivi de l’accord « Ayrault –Mittal » !

Pour la CGT : « Nous refusons d’accompagner le démantèlement de la sidérurgie, et par ricochet la casse industrielle et sociale ! (…)De ce fait nous refusons d’assister à cette consultation qui marque notre ferme volonté de ne pas accompagner et négocier un vaste plan de restructuration sociale camouflée et de destruction industrielle ! »
Pour FO : « Nous ne reconnaissons pas l’accord, ni sur le fond, ni sur la forme. C’est un accord scélérat. »
Le 13 décembre 2012, les syndicats FO et CGT ont quitté la réunion du comité central extraordinaire d’ArcelorMittal. Par contre la CFDT a demandé l’application de l’accord « Ayrault- Mittal » et son nouveau secrétaire général national Laurent Berger a déclaré : « « La préoccupation de la CFDT aujourd’hui à Florange, c’est la mise en œuvre de ce que le gouvernement a arraché à Mittal en terme d’accord ».
La réalité est que le gouvernement n’a rien arraché à Mittal, il a laissé les mains libres à Mittal pour démanteler tous les sites, en commençant par Florange et Basse-Indre !
Le 14 décembre les Unions départementales FO et CGT de Moselle ont publié une déclaration commune où on lit : « l’accord signé entre le gouvernement et Monsieur Mittal entérine de fait la fermeture des hauts fourneaux à Florange ». « Nous considérons que cet accord entre le gouvernement et Monsieur Mittal n’est pas acceptable. Il ne peut être accompagné et il doit être rejeté ! »
La question est bien celle de l’unité pour le retrait de « l’accord Ayrault–Mittal » pour permettre le maintien des 20 000 emplois sur tous les sites, Florange, Dunkerque, Fos, Basse-Indre… et le redémarrage des hauts fourneaux.
Le POI se prononce inconditionnellement pour la nationalisation de la sidérurgie, comme moyen pour obtenir le maintien de tous les emplois et le redémarrage des hauts fourneaux.
Le POI, partisan de la rupture avec l’Union européenne, n’en fait pas un préalable pour appuyer tout pas en avant dans la réalisation de l’unité pour le retrait de l’accord « Ayrault – Mittal ».
Discutons-en : Réunion le jeudi 20 décembre - RDV à 18H devant La Poste à Hayange.
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Au verso du tract du POI-Moselle (lire le tract) est reproduit l’appel d’ouvriers, de syndicalistes, de militants, d’élus, d’habitants des communes sidérurgiques… qui se conclut ainsi: « Pour remettre toutes les installations en marche, pour sauver les hauts fourneaux, tout le site de Florange et tous les emplois, nous nous adressons à la population, aux élus, aux organisations : Ne faut-il pas organiser la montée de toute la population à Paris, au gouvernement pour obtenir satisfaction ? »
Lire aussi le tract national du POI reprenant cet appel.
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mercredi 19 décembre 2012

Le nouveau gouvernement japonais engage un dangereux tournant vers le militarisme

Un article du WSWS




Le nouveau gouvernement japonais engage un dangereux tournant vers le militarisme

Par Peter Symonds 
20 décembre 2012
Le retour au pouvoir du Parti libéral démocrate (Liberal Democratic Party, LDP) à l’issue des élections législatives de dimanche au Japon marque un changement radical non seulement dans la politique japonaise mais aussi internationale. Le nationalisme et le militarisme qui ont imprégné la campagne électorale montrent la détermination de la classe dirigeante japonaise à réaffirmer ses intérêts en Asie et mondialement par tous les moyens possibles, y compris par la force militaire.
Le dirigeant du LDP, Shinzo Abe, qui sera nommé premier ministre la semaine prochaine, a déjà indiqué vouloir adopter une ligne dure en réaction au conflit territorial avec Beijing sur les îles, connues sous le nom de Senkaku au Japon et de Diaoyu en Chine. En s’exprimant sur la chaîne de télévision publique NHK, Abe a déclaré que les îles Senkakus faisaient partie du « territoire inhérent du Japon » et averti que « notre objectif est de mettre fin au défi » lancé par la Chine.
Durant la campagne électorale, le LDP a préconisé la construction de structures permanentes sur les îles inhabitées, une décision qui aggraverait considérablement les relations avec la Chine. Une situation tendue existe déjà dans la Mer de Chine du Sud après que l’actuel gouvernement du Parti démocratique du Japon (DPJ) a « nationalisé » les îlots en septembre. La semaine dernière, l’armée japonaise a déployé des avions de combat pour intercepter un avion de surveillance maritime qui avait survolé l’espace aérien au-dessus des îles.
Les gouvernements, tant au Japon qu’en Chine, ont choisi d’attiser le nationalisme tandis que la crise économique mondiale affecte de plus en plus leur économie en suscitant une insatisfaction générale et la colère de l’opinion face à la détérioration du niveau de vie. Beijing a réagi à la « nationalisation » des îles Senkakus en donnant le feu vert à des protestations anti-japonaises à caractère ouvertement raciste.........
Pour lire la suite de cet article ,cliquer sur ce lien---->http://www.wsws.org/

Marc Dolez quitte le Parti de gauche et critique Mélenchon


Marc Dolez quitte le Parti de gauche et critique Mélenchon

Le député Marc Dolez, le 10 novembre 2011.,  SIMON ISABELLE/SIPA
POLITIQUE - Le député reproche «une dérive un peu gauchisante» du parti...
Le cofondateur du Parti de gauche (PG), Marc Dolez, annonce ce mercredi qu'il quitte la formation qu'il a créée en 2008 avec Jean-Luc Mélenchon, estimant que ce dernier a rendu ses propositions «inaudibles».
Le député du Nord précise en revanche qu'il restera un «militant actif» du Front de gauche, qui rassemble le PG, le Parti communiste et plusieurs petites organisations. «Nos propositions sont souvent rendues inaudibles à cause de l'outrance du verbe», déclare l'ancien socialiste Marc Dolez dans un entretien à Libération [article accessible aux abonés].
Mélenchon aurait «dilapidé l'acquis» de la campagne
«Puisque le parti est dans la préparation de son congrès, il est honnête de dire aux militants que je n'y participerai pas et que je quitte le PG», ajoute-t-il. Marc Dolez reproche à Jean-Luc Mélenchon d'avoir «dilapidé» «l'acquis» de la campagne présidentielle «dès les législatives», avec une stratégie «Front contre front» qui a d'après lui «cornérisé» la gauche de la gauche.
Depuis, il lui reproche de multiplier les critiques à l'endroit du gouvernement socialiste «plutôt que de s'attaquer à la droite». «Le PG connaît une dérive un peu gauchisante», estime-t-il. «L'objectif est d'ouvrir une alternative. Pas de créer une organisation condamnée à la minorité. Ne donnons pas l'impression que l'adversaire du Front de gauche c'est le PS.»
Le Parti de gauche, qui revendique 12.000 adhérents, se réunira en Congrès fin mars à Bordeaux. 

Retrouvez cet article sur 20minutes.fr

Le changement, c'est comme avant ... parfois en pire


lu sur le site de: http://la-sociale.viabloga.com/

La Sociale

Analyses et débats pour le renouveau d'une pensée de l'émancipation


Le changement, c'est comme avant ... parfois en pire

ou pourquoi la gauche et la droite se ressemblent comme deux gouttes d'eau

Par la-sociale • Actualités • Mercredi 19/12/2012 • 1 commentaire  • Lu 57 fois • Version imprimable 

Le lundi 10 décembre, sur RMC, Vincent Peillon déclare qu’il est prêt à parler argent… mais « en changeant aussi la nature du métier.[…].
Ma porte est ouverte, je suis prêt à partir de janvier à ouvrir la grande négociation qui n’a jamais eu lieu dans ce pays sur la refondation du métier d’enseignant. Il y aura bien entendu les contenus. Qu’est-ce qu’on fait quand on enseigne, on vient de mettre en place les écoles, la deuxième phase c’est les carrières, le développement de carrière… » « Vous prenez le modèle allemand, qu’est-ce qui se passe en Allemagne ? Les professeurs travaillent en moyenne 25 heures par semaine, 50 % de plus que notre temps de travail dans le secondaire. Ils enseignent souvent deux disciplines, les chefs d’établissement eux-mêmes enseignent. Alors pourquoi garde-t-on uniquement le salaire et pas tout ce qui justifie le salaire ? »

Ces propos appellent quelques commentaires:

  1. Obligation de service = temps de travail. Le professeur Peillon ne préparait donc pas ses cours et ne corrigeait aucune copie.
  2. Les professeurs sont trop payés. Pour que l’on consente à les augmenter, il faut qu’ils augmentent de 50% leur temps de travail !
Entre ce langage et celui de Chatel, où est la différence ? C’est tout simplement que Peillon est pire !
Car la prétendue réfondation républicaine de l'école n'est rien d'autre que la poursuite et l'aggravation de la réforme Chatel des lycées et plus généralement la mise en oeuvre systématique des orientations de la loi Fillon en matière de régionalisation de l'enseignement, de soumission de l'école aux collectivités locales, de destruction du secondaire au nom du prétendu "socle" de compétence qui efface la frontière entre le primaire et le secondaire, l'éclatement des disciplines et finalement la destruction de l'école comme moyen de transmettre le savoir. Nous ne pouvons que renvoyer nos lecteurs à l'excellente analyse qu'en fait le SNFOLC/Force Ouvrière. Le ministre se targue d'avoir obtenu un "consensus": effectivement, les "syndicats-maison" ceux qui accordaient déjà leur soutien à Chatel ont voté avec le ministre au conseil supérieur de l'enseignement: UNSA (l'ex-FEN, qui milite depuis toujours pour l'école unique de la maternelle à l'Université), le SGEN-CFDT et le SNALC (qu'ont quitté, pour rejoindre FO, les militants attachés à la défense de l'école républicaine) et l'inénarrable FCPE, représentante patentée des classes moyennes supérieures.

Mais la question scolaire ne saurait être séparée de la politique d'ensemble. Hollande avait fait miroiter pendant la campagne électorale que le traité de stabilisation européen ne pouvait pas être signé sans une sérieuse renégociation. Moyennant la promesse de mise en oeuvre de prétendues mesures de relance déjà annoncées depuis plusieurs mois par Merkel et Sarkozy, Hollande et les socialistes font avaliser à la virgule près le traité concocté par le duo infernal. Dès lors tout s'enchaîne.
- après l'agitation des prétendus pigeons, toute velléité de réforme fiscale sérieuse est abandonnée et la TVA sociale (en fait "antisociale") fait son grand retour avec le pacte de relance proposé par Gallois et adopté pour l'essentiel par Hollande-Ayrault.
- la triste pantalonnade de Florange, avec l'humiliation publique de Montebourg et les courbettes devant Mittal complète le tableau.
- la signature avec les médecins d'un accord sur la maîtrise des dépenses de santé est encore une preuve de la capitulation en rase campagne de ce gouvernement devant tous les lobbys un peu friqués. Ainsi, les médecins "modérant" (?) leurs dépassements d'honoraires verront leurs cotisations sociales partiellement prises en charge par l'État!
- Valls fait expulser des lycéens "sans papiers" en cours d'année scolaire .... ce que Guéant n'osait plus faire!

Complaisant avec les riches, ce gouvernement est ferme avec les pauvres.  Pour le SMIC, on repassera: pas de coup de pouce. Les salaires des fonctionnaires gelés depuis deux ans le seront encore cette année. Pour l'immense majorité de salariés, c'est une baisse sérieuse du pouvoir d'achat qui se profile. "Ça va saigner en 2013" annoncent les experts.

Les éminences socialistes connaissent déjà le prix à payer: la gauche perdra une bonne partie des régions, des départements et des grandes villes qu'elle administre. Et à la prochaine échéance nationale se présentera une droite arrogante et encore plus droitisée qui ne rencontrera aucune résistance parce que les prétendus socialistes ayant passé leur temps à cogner sur leur propre "base sociale". En réalité, le PS au pouvoir met en oeuvre le programme de la fondation "Terra Nova": changer la base sociale du PS qui doit se libérer de tous ces ouvriers, employés et enseignants conservateurs pour prendre sa place dans le vaste monde de la gouvernance.

Évidemment, le PS reste un parti de gauche, puisqu'il se situe à gauche de l'UMP sur des questions aussi vitales que le mariage gay et l'insémination artificielle pour les lesbiennes (Ouaouh! quelle audace!). Mais précisément, droite et gauche sont des termes privés de signification politique réelle, de simples attrape-nigauds pour les périodes éloctorales. Beaucoup d'électeurs de Hollande disent d'ores et déjà qu'on ne les reprendra plus et qu'ils resteront au lit lors des prochaines élections. Ils ont parfaitement raison: que reste-t-il aux citoyens, à part la grève du vote, le retrait sur l'Aventin comme l'avait fait la plèbe romaine (495 avant Jésus-Christ) pour protester contre les exactions des grandes familles romaines.

Obélix chez les Belges

Un article lu sur le site de:http://la-sociale.viabloga.com

La Sociale

Analyses et débats pour le renouveau d'une pensée de l'émancipation


Obélix chez les Belges

Lettre bernoise n°47

Par Gabriel Galice • Lettres genevoises • Lundi 17/12/2012 • 0 commentaires  • Lu 104 fois • Version imprimable 

Mon cher Albert,

Les fêtes de fin d’année sont le temps des films, des blagues et des farces.

Pour ne pas être en reste, l’Obélix Depardieu multiplie les farces de plus en plus grasses. Après s’être exhibé avec Nicolas Sarkozy pendant la campagne des présidentielles, avec l’alléchante Gulnara Karimova, fille à papa du dictateur ouzbek, pour pousser la chansonnette, après avoir boxé un automobiliste, le voici qui s’exile en Belgique avec des commentaires oiseux, dont celui-ci n’est pas le moindre : "Nous n'avons plus la même patrie, je suis un vrai Européen, un citoyen du monde."
Nonobstant les jugements psychologiques et moraux, qui ont leur intérêt et leur limite, l’affaire Gérard Depardieu nous instruit comme cas d’école sociologique et illustration du temps. Karl  s’avère, là-dessus,  moins dépassé qu’on le prétend : « Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience. » Propulsé par Agnès Varda, Michel Audiard, Marguerite Duras, Gégé exploita un réel talent centré sur une formidable énergie. Acteur efflanqué, puis entrepreneur, il soutiendra François Mitterrand et renflouera le Parti Communiste Français. Devenu rentier replet, il appuiera Nicolas Sarkozy « qui ne fait que du bien. » A qui ?

Pour autant, mon cher Albert, tous les artistes, bourgeois ou embourgeoisés, même de droite, ne prônent pas l’exil fiscal. Michel Sardou et Line Renaud se montrent plus civiques que l’engraissé Gégé. Des conseillers fiscaux enseignent aux détenteurs de fortunes et de patrimoines les moyens légaux d’échapper aux tourments les plus extrêmes sans recourir à l’exil. L’outrecuidant Gégé n’est pas célèbre pour sa finesse ou son raffinement.

Il s’identifie au dessus du panier, interlope et cosmopolite, peu soucieux de citoyenneté. Le citoyen du monde invoqué par Gégé est une inconsistante commodité rhétorique. La citoyenneté commence par la solidarité avec ses voisins et compatriotes. Jean-Jacques Rousseau, déjà, moquait les cosmopolites « qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu’il dédaignent de remplir autour d’eux. » Or l’obligation fiscale est l’expression de la solidarité civique, ainsi que le rappelle l’article XIII de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : « Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés. » Christopher Lash nous instruit de la révolte des élites et de la trahison de la démocratie. Jeune, Gégé était rebelle, vieillissant, il se montre rétif à l’impôt : édifiante trajectoire, assez banale au fond.

Au même moment, le mélancolique Michel Houellebecq rentre de son exil irlandais. Nous ne perdons pas au change. Je te souhaite, mon cher Albert, de ne pas avoir d’anicroche, en ta plate autant que plaisante Belgique, avec l’irascible, incontrôlable et emblématique Gégé.

Ton Guillaume tel que tu le connais : détrompé.

Berne, ce 16 décembre de l’an de grâce 2012, jour de la sainte Alice.