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lundi 3 décembre 2012

Gauche : faut-il assumer ou dénoncer l’austérité ?




L'humanité des débats. Gauche

Gauche : faut-il assumer ou dénoncer l’austérité ?

Le face-à-face de la semaine de l'Humanité des débats entre la sénatrice, présidente du groupe Communiste républicain et citoyen au Sénat, Éliane Assassi et le député, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux.
Les différentes lois 
de finances sont marquées du sceau de l’austérité 
pour, selon le gouvernement, résorber les déficits publics . Est-ce vraiment la priorité absolue ?
Éliane Assassi. Le gouvernement est marqué par le discours en vogue en Europe. Pour le président de la République, le premier ministre et le gouvernement, la résorption du déficit est un préalable à toute politique de changement. Il faut redresser les comptes d’abord. Le bilan de la droite, en dix ans d’exercice du pouvoir, est calamiteux et le discours de la rigueur peut donc être compris. Le problème, c’est que le choix de l’austérité est récessif, qu’il risque de maintenir les déficits au niveau actuel et éloigner le changement comme l’Arlésienne qu’on attend toujours et qu’on ne voit jamais… Aucun des pays d’Europe frappés par l’austérité (Portugal, Espagne, Irlande, Italie, Grèce) ne connaît une amélioration de la situation.
Bruno Le Roux. La priorité absolue, c’est l’emploi. C’est pour l’emploi que nous menons toute notre politique : la réorientation de l’Europe, le redressement des finances publiques et le redressement industriel et économique. Ces trois dimensions de notre action marchent ensemble. Depuis trop longtemps, la dette entame notre souveraineté, ronge nos marges de manœuvre, alimente le désordre de la finance mondiale. Aujourd’hui, le service de la dette est le premier budget de l’État. Ce n’est pas acceptable. Depuis des années, on parle de réduire la dette. Je suis fier d’appartenir à la majorité qui le fait, en respectant les priorités fixées par la majorité : l’emploi, l’éducation, le logement, la sécurité. Ce que nous votons est juste : l’essentiel de l’effort est demandé aux plus riches et aux grandes entreprises. C’est un budget au service de tous les Français, de ceux qui ont tant souffert de la politique de la droite, toujours plus douce avec les privilégiés et plus dure avec tous les autres. C’est un budget qui protège les classes moyennes et populaires. Ce budget n’est pas un budget de rigueur. C’est un budget de combat.

Le budget prévoit la baisse 
de la dépense publique ? N’est-ce pas contradictoire avec toutes idées de relance des investissements et de création d’emplois ?
Éliane Assassi. Si, précisément. Un « choc » fiscal de 30 milliards de recettes attendues, en partie transférée sur le dos des salariés (les pigeons ont gagné 750 millions, les accidentés du travail perdu 170 millions) sans dépenses nouvelles, c’est anti-économique. En 1945, la France était ruinée par la guerre, son industrie sous le niveau des années trente. Qu’a-t-on fait ? Créé la Sécurité sociale, nationalisé les banques, les assurances, l’énergie et investi dans les équipements publics. Ce n’est pas en privant les collectivités locales de ressources, en gelant le salaire des fonctionnaires, en augmentant la TVA (comme on le voit dans le pacte de compétitivité) que les choses iront mieux. En suivant cette piste, la France va exporter son austérité et importer celle des autres. L’Europe est la seule partie du monde où l’on agisse de cette manière. Résultat : récession en zone euro prévue par l’OCDE alors que les USA d’Obama sont donnés à 2,75 % de croissance en 2013, la Russie à 4 % et la Chine, où la croissance ralentit (!) à 7,5 %. L’austérité, c’est le déclin de notre économie, la hausse du chômage, celle des tensions sociales. Nous ne voulons pas de cette France-là.
Bruno Le Roux.Pour retrouver des marges de manœuvres et sortir de notre dépendance envers les marchés financiers, nous menons une politique équilibrée : 10 milliards d’euros de prélèvements pour les grandes entreprises, autant pour les ménages les plus aisés, mais aussi 10 milliards d’économies. L’effort demandé est important, il est juste que l’État y participe. C’est bien pour l’investissement et la création d’emplois que cet effort est demandé : les emplois d’avenir, le contrat de génération, le crédit d’impôt pour la croissance et l’emploi, par exemple, sont des outils utiles et cohérents qui exigent des financements. Et nous créons un nouvel instrument essentiel : la BPI qui financera les entreprises sur tout le territoire. En cohérence, nous menons une réforme bancaire qui permettra de mieux réguler le système bancaire pour favoriser le financement des entreprises. La relance de l’investissement et la création d’emplois sont donc bien au cœur de notre politique.

Vous êtes deux forces de gauche 
et vos votes sur ces budgets 
sont différents. 
Est-ce préjudiciable à la gauche.
Bruno Le Roux. Qu’il y ait une 
diversité à gauche est normal. Mais le vote du budget, surtout quand il est aussi clairement orienté à gauche et fondé sur la justice, est un vote particulier qui fonde un pacte de changement. J’aimerais être sûr que nous avons le même objectif : que la gauche réussisse, non pour elle, mais pour les Français. Je m’interroge sur le sens des choix de ceux qui donnent l’impression de parier sur l’échec de la gauche, en mêlant trop souvent leurs voix à celles de la droite. Je ne comprends d’ailleurs pas bien pourquoi il serait possible de travailler ensemble dans toutes les collectivités, mais pas au niveau national. Les politiques que nous y menons sont cohérentes. Je sais que cette incompréhension est partagée au-delà de nos rangs chez nombre de responsables de gauche, dont de nombreux communistes. J’en appelle donc toujours au rassemblement de toute la gauche au sein de ce grand pacte que nous proposons aux Français.
Éliane Assassi. Non. La gauche est pluraliste. Si nous étions d’accord sur tout, il n’y aurait qu’un seul parti de gauche. Il y a des approches différentes, des propositions diverses, il faut les confronter, accepter ce qui nous différencie et définir ce qui nous rassemble. Être de gauche, ce n’est pas céder à l’appel des « patrons pigeons », véritables rapaces avides de profits rapides ! Le gouvernement l’a pourtant fait et a même réussi, en séance au Sénat, avec une seconde délibération, à supprimer un amendement communiste, pourtant adopté, qui demandait 140 millions d’euros aux banques et un autre, adopté à l’unanimité, qui augmentait de 100 millions l’aide de la France au développement, conformément à un engagement de François Hollande ! Manuel Valls peut toujours critiquer l’attitude des parlementaires communistes, il aurait été mieux inspiré de demander à son collègue Jérôme Cahuzac de les consulter et d’échanger pour parvenir à une loi de finances acceptable, c’est-à-dire résolument à gauche.
Lire aussi :
Entretiens réalisés par 
Max Staat

Les dirigeants chinois: profils d’oligarques


Un article du WSWS

http://www.wsws.org/fr

Les  dirigeants chinois: profils d’oligarques

Par John Chan 
3 décembre 2012
Les profils des sept membres du Comité permanent du bureau politique du PCC (Parti communiste chinois) rendus publics le 15 novembre mettent en évidence la nature entièrement corrompue et le caractère oligarchique du régime.
Bien que la composition du comité ait été l’aboutissement d'une lutte de factions prolongée entre la Ligue de la jeunesse communiste dirigée par le président sortant, Hu Jintao, et la « Bande de Shanghai » dirigée par l'ancien président Jiang Zemin, ses membres partagent tous des caractéristiques communes. Ils n'ont plus de liens avec la révolution chinoise de 1949 et ils représentent la nouvelle élite de possédants créée par la politique gouvernementale de restauration du capitalisme poursuivie pendant les trente dernières années.
Le nouveau secrétaire général, Xi Jinping, est le représentant du compromis sur lequel se sont mises d’accord les deux factions principales. Seul Li Keqiang, le nouveau premier ministre, est associé avec la faction de la Ligue de la Jeunesse. Deux autres membres, Liu Yunshan et Wang Qishan, sont des figures que les deux factions trouvent acceptables. Les trois autres, Zhang Dejiang, Yu Zhengsheng et Zhang Gaoli, sont étroitement associés à la clique de Shanghai.
Xi Jinping est parvenu au pouvoir du fait de son père, Xi Zhongxun, un bureaucrate de haut rang, chassé en 1965 par Mao car il était considéré comme un « partisan de la voie capitaliste ». La carrière de son père eut un second souffle après l'avènement au pouvoir de Deng Xiaoping en 1978. Deng le chargea d'établir la première « zone économique spéciale » à Shenzhen. Le jeune Xi passa 22 ans dans les provinces côtières orientales, comme celle du Fujian et du Zhejiang, où il se fit connaître par sa promotion de l'entreprenariat privé.
Le bilan des années que Xi a passé dans le Zhejiang (2002 à 2007) fut loué ainsi par Zong Qinghou, le président de la plus grande entreprise chinoise productrice de boissons, le groupe Hanzhou Wahaha. « Nous n'avions pas besoin de demander une approbation pour chacun de nos actes, comme le choix d'un site pour une usine, » s'enthousiasme Zong. La richesse personnelle de Zong grandit rapidement, il est à présent le 34eme homme le plus riche du monde et ‘pèse’ 19,2 milliards de dollars.
Une enquête réalisée par Bloomberg en juin trouva que les membres de la famille élargie de Xi avaient amassé une fortune de 367 millions de dollars, ce qui comprend des actions dans une entreprise extrayant des minerais rares et contrôlée par l’Etat. Souvent les dirigeants du PCC se servent de membres de leur famille ou même de fausses identités pour dissimuler leurs intérêts. Sans aucun doute, la richesse de cette famille s’envolera dans les prochaines années.
Le nouveau Premier ministre, Li Keqiang, étudiait à l'université de Pékin au début des années 1980 ; c’est à ce moment qu’on a permis aux universités de faire activement la promotion d'idées capitalistes occidentales. Le secrétaire général du PCC, Hu Yaobang, qui dirigea ce qui précéda la faction de la Ligue de la Jeunesse, fut plus tard, en 1986, écarté par Deng pour avoir favorisé une « libéralisation bourgeoise. » La mort de Hu en avril 1989, fut l’occasion de protestations de la part des étudiants qui appelèrent à une « reforme politique » ce qui permit de façon inattendue à la classe ouvrière d’intervenir politiquement et faire valoir ses intérêts de classe. Le régime réagit en déployant l'armée afin d'écraser le mouvement sur la Place de Tienanmen comme dans d’autres régions de Chine. Alors que quelques camarades de classe de Li qui ont participé au mouvement de protestation furent emprisonnés, Li lui-même n’y a pas pris part et fut promu à la direction de la Ligue de la Jeunesse Communiste.
C'est Li encore qui prépara, en coopération avec la Banque Mondiale, le rapport Chine 2030 en février de cette année – un projet visant à ouvrir encore plus l'économie chinoise aux capitaux internationaux, y compris par la privatisation des entreprises d'Etat restantes, un processus qui détruira probablement des millions d'emplois. Li aura la responsabilité d'appliquer ces attaques sociales contres la classe ouvrière.
Li fut aussi responsable de la gestion d'un des pires désastres de santé publique de toute l'histoire contemporaine – l'épidémie de VIH/SIDA qui sévit dans la province du Hénan, lorsqu'il en était le gouverneur et le secrétaire du parti, dans les années 1990. Tout ayant été déréglementé, les grandes compagnies pharmaceutiques avaient acheté du plasma sanguin à des paysans désespérément pauvres. Des pratiques dangereuses pour la santé eurent pour conséquence l'apparition de ‘grappes’ entières de “villages du SIDA” et la mort de milliers de personnes.
Dans la période qui a précédé le 18eme congrès du PCC qui s’est tenu du 8 au 15 novembre, Zhang Dejiang fut envoyé comme remplaçant du dirigeant Bo Xilai, lui-même déposé de son poste de secrétaire du parti à Chongqing. Zhang Dejiang déclara aux journalistes présents au congrès « qu'il n'y a[vait] pas de modèle Chongqing. » Dans les conditions d'un approfondissement de la récession mondiale, le “modèle” de Bo Xilai qui consistait à faire dépendre le financement de budgets sociaux limités d’une croissance des exportations, n'était pas viable. Quand Zhang prit en charge le gouvernement de Chongqing, il y avait d'énormes dettes, atteignant 80 milliards de dollars. Il insista pour dire qu'il n'y aurait pas de changement de cap à la politique pro-marché de « réforme et d'ouverture » à Chongqing, car selon lui la tâche principale ne consistait pas à redistribuer la richesse mais à développer l'économie.
Zhang est connu pour sa politique du “laisser-faire” en économie et celle de la poigne de fer envers le prolétariat depuis qu’il dirigea les provinces de Zhejiang et de Guangdong dans les années1990 et au début des années 2000. Dans le Guangdong, il dissimula l'épidémie de SRAS (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère) en 2002, qui devint une épidémie mondiale. Il ordonna la répression violente de plusieurs manifestations de masse dans les campagnes, y compris la fusillade mortelle de vingt paysans dans le Shan Wei en 2005.
Il est dit qu’il fut impliqué dans le pillage de la compagnie aérienne Shenzhen Airlines. Il avait permit à un homme d'affaire peu connu de prendre en charge la cinquième plus grande compagnie aérienne chinoise en 2005. En 2009, celle-ci déposait son bilan laissant des dettes de 16 milliards de dollars alors que, comme on le croit, des sommes énormes furent transférées à l'étranger.
Yu Zhengsheng déclara aux journalistes présents au congrès qu’il ne verrait aucun inconvénient à ce que ses avoirs soient rendus publics, car « [il] ne possèd[ait] que peu de biens immobiliers ». En fait, il est de réputation notoire à cause des scandales à la corruption impliquant tant les biens immobiliers que les affaires.
Sans le nommer, le magazine financier chinois influent Caijin écrivait en 2011 qu'une femme d'affaires avait monté un empire de vingt sociétés à travers un réseau de corruption impliquant des centaines de responsables et que sa porte d'entrée au régime du PCC était Yu, alors qu’il était secrétaire du parti dans la province de Hubei en 2001. Le même magazine écrivait en 2007 que deux sociétés privées basées à Beijing achetèrent 91,6 pourcent des actions de la plus grande compagnie d'électricité d'Etat de la province de Shandong et dont les avoirs se montaient à 73,8 milliards de yuan, pour un prix de 3,73 milliard de yuan. Une des principales personnalités derrière cette affaire douteuse était Yu.
Après sa nomination au poste de secrétaire du parti à Shanghai en 2007, l’administration de Yu détruisit d'innombrables maisons d'habitants pour faire place à des projets tels que la foire-exposition mondiale de Shanghai, un Disneyland et le tronçon ferroviaire à grande vitesse reliant Beijing à Shanghai, qui apportèrent des profits énormes aux promoteurs immobiliers et aux grandes sociétés.
Liu Yunshan a été le chef haï du Département de la Propagande depuis 2002. Il appliqua le programme de Hu, la construction d’une “société harmonieuse”, en augmentant la censure au moment où le nombre des internautes chinois augmentait jusqu'à atteindre 600 millions. Une nouvelle expression fut inventée alors, « être harmonisé », c'est-à-dire se voir bloquer sur Internet.
En 2003, Liu prit fait et cause pour la transformation de la compagnie d'Etat Beijing Information en première société à actionnariat privé dans le domaine de la presse d’Etat en Chine, le prélude à une vague de plans de restructurations. En 2009, il lança une campagne agressive et nationaliste visant à promouvoir « l'opinion internationale » de la Chine, établissant une diffusion de nouvelles en anglais, 24 heures sur 24, du même style que la chaîne CNN. Il lança aussi l'édition nord-américaine du quotidien China Daily.
Le fils de Liu, Liu Lefei qui a seulement 39 ans, fut jusqu'à récemment le président de la firme CITIC Private Equity. Il fit usage de l'influence politique de son père pour amasser une fortune. Il fut nommé par le magazine Fortunecomme un des « vingt-cinq hommes d'affaires les plus puissants d’Asie » l'année dernière.
L'ancien vice-premier ministre Wang Qishang a atteint la notoriété principalement parce qu'il était le gendre d'un ancien membre du Comité permanent du bureau politique, Yao Yiling. Durant la révolte de la Place Tienanmen en 1989, Yao avait soutenu avec ferveur le premier ministre Li Peng qui insistait sur l’usage de la force militaire pour mater la révolte. Par la suite, Wang Qishang participa à l'ouverture accélérée de la Chine et sa transformation en plateforme géante de main-d'oeuvre à bas prix, ce qui incluait les privatisations des années 90 qui détruisirent des dizaines de millions d'emplois
Durant la crise financière mondiale de 2008, Wang appuya la décision d'acheter encore plus de bons du trésor fédéral américain afin de soutenir les renflouements de Wall Street. Le secrétaire au Trésor de l'administration Bush, Henry Paulson, également ancien directeur de Goldman Sachs, fit l'éloge de Wang dans le magazine Time en 2009, déclarant: « Il est l'homme auquel les dirigeants chinois doivent se tourner afin de comprendre les marchés et l'économie mondiale. En conséquence, la Chine a soutenu les actes des Etats-Unis visant à stabiliser nos marchés de capitaux et n'a pas cédé a ceux qui plaidaient pour revenir sur la réforme de l’économie et visaient à l'insularité économique de la Chine vis-à-vis du reste du monde. »
L'ancien secrétaire du parti de la ville de Tianjing, Zhang Gaoli, est issu d'un sous-groupe de la faction de Shanghai, la « bande du pétrole », qui fut auparavant proche de Bo Xilai. Cette faction articule les intérêts des grandes sociétés pétrolières d’Etat qui sont à la recherche de gisements de pétrole et de gaz dans le monde entier, causant l’aggravation des tensions géopolitiques entre la Chine et les autres puissances, particulièrement les Etats-Unis.
La rumeur veut que Zhang ait aidé la famille de l’ex-président Jiang Zemin à développer une “relation spéciale” avec le plus riche milliardaire de Hong-Kong, Li Ka-shing au début des années 2000, quand Zhang était secrétaire du parti de Shenzhen. Li Ka-shing donna 50 milliards de yuan (8 milliards de dollars) via sa compagnie de télécommunications à China Netcom, gérée par le fils aîné de Jiang, en échange de droits sur des terrains convoités pour le développement immobilier. La fille de Zhang est mariée au fils du “Baron du verre” de Hong-Kong, Li Xianyi, qui possède une des plus grandes affaires de fabrication de verre en Chine.
Cette “cinquième” génération de la direction du PCC représente diverses couches de la nouvelle bourgeoisie chinoise qui comprend tant des éléments inféodés au capital financier occidental que des tendances nationalistes recherchant un plus grand rôle pour la Chine sur la scène mondiale. Placés devant un défi de la classe ouvrière, ils mettront vite de côté leurs divergences et s'uniront autour de la répression policière de l’Etat afin de défendre et de préserver leur pouvoir et leurs richesses, et l'ordre capitaliste en Chine.
(Article original publié le 21 novembre 2012)

Après les élections : Obama renforce les tendances guerrières au Moyen-Orient


Un article du WSWS

http://www.wsws.org/fr


Après les élections : Obama renforce les tendances guerrières au Moyen-Orient

Par Bill Van Auken 
3 décembre 2012
La guerre en Syrie, décrite par une large couche de gens soi-disant politiquement libéraux et « de gauche » comme une crise qui exigerait une intervention « humanitaire », a émergé de manière de plus en plus claire comme un exercice de conquête sans merci et brutale. Washington et toutes les grandes puissances se sont liguées pour fomenter une guerre civile sectaire et sanglante, et pour préparer une intervention militaire toujours plus directe visant à faire tomber le régime de Bashar el-Assad et à préparer une guerre bien plus importante contre l'Iran.
Le gouvernement d'Obama prépare une « intervention plus profonde » en Syrie pour « contribuer à retirer le président Bashar el-Assad du pouvoir », a rapporté jeudi dernier le New York Times.
La une du Times s'appuyait sur les déclarations d'un « stratège » et de « hauts responsables de l'administration » anonymes. Invariablement, ce genre de fuites adressées aux médias visent à préparer l'opinion publique à ce qui est à venir, ou, plus probablement, à ce que Washington a déjà commencé à faire en secret.
L'article note que le gouvernement Obama et l'OTAN devraient approuver la demande turque de déployer des batteries de missiles Patriot à la frontière de ce pays et de la Syrie la semaine prochaine. Si le prétexte pour un tel déploiement est de protéger la Turquie d'une menace inexistante d'attaques de missiles syriens, son objectif réel, suggère le Times, est « d'intimider » les forces aériennes syriennes et de les empêcher de bombarder la zone de la frontière Nord de la Syrie dont les "rebelles" soutenus par l'occident se sont emparés.
Cela ouvrirait en retour la voie à la déclaration d'une zone d'interdiction aérienne et à l'imposition d'un régime fantoche sur le territoire dit « libéré », une étape cruciale dans la préparation d'une intervention plus directe des États-Unis et de l'OTAN.
De plus, toujours d'après le Times, les éventualités envisagées par le gouvernement d'Obama comprennent celle « de fournir directement des armes aux combattants de l'opposition plutôt que de continuer à ne passer que par d'autres pays, notamment le Qatar, pour le faire, » et d'agir pour « insérer des officiers de la CIA ou de services de renseignements alliés sur le terrain en Syrie, pour œuvrer plus étroitement avec les combattants de l'opposition dans les zones qu'ils contrôlent maintenant largement. »
L'article affirme que toutes ces options ont été discutées « avant les élections présidentielles, » mais que la réélection d'Obama « a rendu la Maison Blanche plus encline à prendre des risques. »
Les implications politiques sont claires. Pendant qu'Obama et ses aides discutaient d'une agression militaire américaine plus directe en Syrie avant le 6 novembre, ils voulaient reporter l'application de ces plans jusqu'après la fin de l'élection, s'assurant ainsi que l'intensification du militarisme ne serait pas une question évoquée lors des débats politiques plus larges. Tout comme son prédécesseur à la Maison Blanche, l'objectif d'Obama est d'entraîner le peuple américain dans une guerre sans les avoir prévenus, et encore moins avoir demandé leur consentement.
Le soutien bipartisan à ces plans de guerre au sein de l'élite dirigeante américaine a été énoncé clairement dans une chronique de Condoleeza Rice, ministre des affaires étrangères et conseillère à la sécurité nationale de George W. Bush, publiée dans le Washington Post la semaine dernière.
Rice termine son article par une admission que la course à la présidence exigeait une courte pause dans l'escalade de l'intervention militaire en Syrie. « La guerre ne se calme pas au Moyen-Orient, » écrivait-elle. « Elle se lance dans un crescendo. Nos élections sont finies. Maintenant, l'Amérique doit agir. »
Rice défend à peu près les mêmes propositions que celles qui sont citées par le Times, y compris l'imposition d'une zone d'interdiction de vol et l'envoi direct d'armes américaines aux prétendus rebelles.
Elle affirme que « la grande erreur de l'année passée a été de définir le conflit avec le régime de Bashar el-Assad comme un conflit humanitaire. » Oui, admet-elle, « de nombreux innocents ont été massacrés, » mais « il y a bien plus en jeu. »
Ce qui est en jeu en Syrie, suggère Rice, ce n'est pas simplement l'imposition d'un régime fantoche soutenu par les États-Unis dans ce pays en particulier. Mais plutôt la réorganisation néo-coloniale de toute la région. « Elle affirme qu'à l'exception de l'Égypte, de la Turquie et de l'Iran, « tous les autres pays importants sont des créations modernes, créées par les Britanniques et les Français qui ont tracé des frontières sur un coin de table. » L'implication évidente est que l'on peut se passer de ces « Etats artificiels », redessiner les frontières et refaire la région stratégiquement vitale et riche en pétrole suivant les intérêts de l'impérialisme américain.
C'est un projet dans lequel Rice elle-même a été intimement impliquée, avec le lancement des guerres américaines en Afghanistan et en Irak. Il a été poursuivi l'an dernier dans la foulée des soulèvements de masses en Tunisie et en Égypte par les guerres en Libye et en Syrie.
Les instruments utilisés pour atteindre des objectifs aussi démesurés sont à la fois l'intervention américaine directe et l'agitation de conflits sectaires dans toute la région, avec l'alignement de Washington sur les régimes sunnites de Turquie, d'Arabie saoudite, du Qatar et des autres monarchies du Golfe – sans parler de la faction de l'islamisme sunnite qui a produit les attaques terroristes du 11 septembre et qui est maintenant la colonne vertébrale de la « révolution » syrienne – contre l'Iran et ses alliés. C'est le sanglant « crescendo » dont elle parle, un crescendo qui pourrait très bien entraîner d'autres puissances extérieures, dont la Russie et la Chine, et potentiellement coûter la vie à des millions de gens.
Ce qui se prépare est une redivision impérialiste de la région, tout à fait dans l'esprit du partage de l'Afrique, de l'Asie et du Moyen-Orient auquel se sont livrées les grandes puissances avant la Première guerre mondiale.
Les régimes établis par les bourgeoisies nationales de ces pays sont organiquement incapables de s'opposer à cette reconquête. De plus, dans les pays qui sont visés, de la Libye à L'Iran, une base sociale substantielle a émergé parmi les classes les plus privilégiées et qui est prête à être re-colonisée et a bien plus d'affinités avec l'impérialisme qu'elle n'en a avec les travailleurs de son propre pays.
On peut en dire autant de toute une série d'organisations de pseudo-gauche aux États-Unis et en Europe, dont les positions politiques reflètent les intérêts des couches les plus privilégiées de la classe moyenne. Leur rôle dans ces développements est maintenant tout à fait clair pour tous. Elles ont toutes fait le sale boulot politique consistant à légitimer une campagne de conquêtes impérialistes comme étant une intervention « humanitaire », tout en décrivant la guerre sectaire sanglante qui est menée par les milices islamistes et les attentats suicides de terroristes comme une « révolution sociale. »
Cela va du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) et du parti allemand La gauche, jusqu'aux capitalistes d'Etat du Socialist Workers Party britannique et de l'International Socialist Organisation américaine [une tendance anti-marxiste qui définissait l'Union soviétique comme un Etat capitaliste et refusait de la défendre contre l'impérialisme.]
Ces organisations, en dépit de leur nom, n'ont rien à voir avec le socialisme ou l'opposition au capitalisme. Dans leur alignement sur la guerre pour un changement de régime en Syrie, elles ont toutes fonctionné comme des auxiliaires de la CIA et sont profondément impliquées dans le crime aux proportions monstrueuses et historiques qui est en train de se déployer.
(Article original paru le 30 novembre 2012)

Jean-Luc Mélenchon est l'invité de « BFM Politique » sur BFMTV

Invité de « BFM Politique » sur BFMTV  <----Cliquer sur ce lien pour accéder à la vidéo
http://www.jean-luc-melenchon.fr <-----Cliquer sur ce lien pour accéder au blog de Jean-Luc Mélenchon


déc 1203

Invité de « BFM Politique » sur BFMTV

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Dimanche 2 décembre 2012, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de "BFM Politique" sur BFMTV, interrogé notamment par Olivier Mazerolle.

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Israël : Mélenchon pour des sanctions - Vidéo Dailymotion

Israël : Mélenchon pour des sanctions - Vidéo Dailymotion  <---  (cliquer sur le lien pour accéder à la vidéo)

  Israël : Mélenchon pour des sanctions

Le troisième projet de loi de finances rectificatif confirme l’offre de 20 milliards aux entreprises


Le troisième projet de loi de finances rectificatif confirme l’offre de 20 milliards aux entreprises

s'informerExaminé de nouveau, à partir d’aujourd’hui, par l’Assemblée nationale, le troisième projet de loi de finances rectificatif, pour l’année 2012, prévoit un déficit de 4,5 % en convergence vers les objectifs européens. Il offre, au nom du « pacte de compétitivité », 20 milliards de crédit d’impôts aux entreprises, équivalent à une baisse de 6 % des cotisations sociales sur les salaires de 1 à 2,5 SMIC.
Représentatif de la droite, Gilles Carrez, rapporteur UMP de la commission des Finances, se félicite de la « simplicité » et de l’ « automaticité » du dispositif.
Un malaise se fait jour parmi les députés socialistes : certains parlent  d’ « un chèque-cadeau ». Bruno Le Roux, président du groupe socialiste,  avertit qu’ « il n’est pas question d’introduire des conditions à l’attribution » du crédit d’impôts. Les députés socialistes ont, néanmoins, été autorisés à déposer des amendements explicitant que ce dispositif ne doit pas servir à augmenter les dividendes des actionnaires ou la rémunération des patrons.
Pour leur part, le Font de Gauche et les écologistes regrettent que les PME ne reçoivent pas assez, et ils regrettent qu’il ne soit pas prévu de sanctionner un dévoiement du crédit d’impôt.
En 2013, une loi est prévue pour fixer des « contreparties » en fonction des résultats de la négociation patronat-syndicats sur la flexibilité-compétitivité.
Ces 20 milliards doivent être financés par l’augmentation, sauf pour le taux minimum, de la TVA, l’impôt sur les marchandises qui pèse sur tous les salariés consommateurs.

dimanche 2 décembre 2012

Flexibilité du travail : un important rejet syndical compromet le « compromis historique » voulu par Hollande



Parti Ouvrier Indépendant
http://parti-ouvrier-independant.fr


Flexibilité du travail : un important rejet syndical compromet le « compromis historique » voulu par Hollande

s'informerVendredi, les négociations entre syndicats et patronat sur les propositions du MEDEF ont vu les syndicats divisés face à la flexibilité du travail, fragilisant l’avenir du « compromis historique » recherché par François Hollande.
Patrick Bernasconi (patronat) veut « avancer sur la sécurisation des parcours professionnels avec pas moins de 10 propositions de droits nouveaux » et exige « toute sa place » à la « flexibilité », notamment, en ramenant le délais de saisine des prud’hommes, en cas de licenciement, de cinq ans à un an, en créant le « CDI intermittent » et le « contrat de projet à durée indéterminée ».
La CFTC, la CGC et la CFDT limitent leurs critiques à certaines propositions : ce « vrai document de travail » est un « pas positif ».
FO et CGT rejettent le texte en bloc. Pour Agnès Le Bot (CGT), « ce n’est pas une négociation » , les propositions ne visent qu’ « à favoriser les licenciements ». Stéphane Lardy (FO), lui, déplore les 20 milliards d’euros de crédit d’impôt accordés par le gouvernement aux entreprises pour améliorer leur compétitivité : « ça ne nous aide pas dans la négociation ».
C’est aussi la compétitivité qui est avancée par le gouvernement pour rejeter la nationalisation d’Arcelor-Mittal. Jean-Marc Ayrault, vendredi, dans sa déclaration (point 4), a rappelé que, selon lui, « c’est par le Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi que nous allons reconquérir la compétitivité ». Il a précisé que cela se ferait « par la mobilisation de tous les acteurs, sur l’impulsion de l’État ».

samedi 1 décembre 2012

Florange : une nationalisation est toujours possible, avertit Montebourg

 à voir sur http://lci.tf1.fr


Florange : une nationalisation est toujours possible, avertit Montebourg






http://lci.tf1.fr/economie/entreprise/florange-une-nationalisation-est-toujours-possible-avertit-7704394.html



Florange : une nationalisation est toujours possible, avertit Montebourg

Mis en ligne le 01 décembre 2012 à 20h55, mis à jour le 01 décembre 2012 à 22h24
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À lire aussi
Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a affirmé samedi sur TF1 que la nationalisation de Florange, écartée par le gouvernement dans son bras de fer avec ArcelorMittal, était toujours possible si Lakshmi Mittal ne tenait pas ses engagements.
Le président François Hollande, qui a reçu "longuement" Arnaud Montebourg  samedi matin, lui "a déclaré que la question de la nationalisation temporaire restait sur la table car c'est une arme dissuasive. Si M. Mittal ne tient pas ses engagements, l'Etat prendra ses responsabilités", a déclaré le ministre sur TF1.
Arnaud Montebourg, dont c'était la première intervention médiatique depuis  l'annonce du compromis passé entre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et le  géant mondial de l'acier, a déclaré ne pas se sentir désavoué par le fait que sa proposition de nationalisation n'a pas été retenue.

"Si j'avais dû me sentir désavoué je n'aurais pas été seul car plus de 63 % des Français soutenaient cette proposition qui est une forme d'arme pour la  puissance publique pour se faire respecter", a-t-il déclaré.
M. Montebourg s'était beaucoup engagé dans le bras de fer entre le  gouvernement et ArcelorMittal, plaidant pour une nationalisation temporaire du  site avant sa revente à un investisseur privé.

Cette option n'a pas été retenue et les services du Premier ministre ont eu des mots peu amènes pour le travail d'Arnaud Montebourg, affirmant que ce n'était  "pas solide" et "pas bordé". Le Premier ministre s'est fendu samedi d'un  communiqué d'hommage à M. Montebourg, mais il avait auparavant estimé que le  repreneur présenté par le bouillant ministre n'était pas "crédible".

"C'est un patriote qui s'est engagé avec ses fonds personnels, son expérience, le sérieux qui est attaché à tout cela et le gouvernement lui doit le respect et lui rend un hommage", a répliqué le ministre, ajoutant que "le président de la République le recevra pour le remercier de ce qu'il s'est préparé à faire".
Interrogé par l'AFP, le ministère du Redressement productif a déclaré que le repreneur potentiel avait demandé à ce que son anonymat soit préservé.