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vendredi 30 novembre 2012

Les députés ont voté la loi sur les réseaux de soins


Les députés ont voté la loi sur les réseaux de soins, limitée dans son champ d’application par la mobilisation des internes

Internes en grève
s'informerDans la nuit du 28 novembre, l’Assemblée Nationale a adopté la proposition de loi Le Roux sur le fonctionnement des réseaux de soins créés par les mutuelles. Après un vif débat, le vote a été acquis avec les voix des socialistes, des écologistes et des radicaux de gauche.
Le Front de Gauche s’est abstenu, « exprimant d’extrêmes réserves » et voyant dans ce projet « une privatisation rampante de la Sécurité sociale ». L’UMP et les centristes, dénonçant une médecine « à plusieurs vitesses » et la remise en cause de la liberté de choix du médecin par les malades, ont voté contre.
Par cette loi, il s’agirait de permettre aux mutuelles, comme y sont autorisés les autres complémentaires de santé (à but lucratif), d’instaurer des différences de remboursement entre leurs adhérents. Ceux qui choisissent de recourir pour se soigner à un réseau de professionnels de santé signataires avec elles de contrats sur la qualité et  la modération de leur tarif seraient mieux remboursés que les autres.
Le projet finalement voté est un texte amendé par le gouvernement à la suite de la mobilisation des internes hospitaliers et des médecins, qui se poursuit depuis la mi-octobre contre ce projet de loi.  Ils refusent d’être soumis aux mutuelles et  aux conséquences qui résulteraient d’une « privatisation de la santé », pour eux et les assurés sociaux. La ministre de la Santé Marisol Touraine a donc été conduite à limiter le projet de remboursement différencié aux soins dentaires, d’optique, d’audioprothèses, excluant donc les actes et prestations des médecins.
internes nous ne laisserons pas les mutuelles
La manifestation des internes des hôpitaux, le 20 novembre, devant le ministère de la Santé. Photo: ©FT
filet pointilles gris

prendre position
logoio

Le gouvernement renonce  aux remboursements différenciés
des consultations
comme premier résultat de la grève des internes——–

A lire dans Informations Ouvrières du 29 novembre l’article. Extraits:
« Ce ne serait plus le conventionnement par la Sécurité sociale qui déclencherait le remboursement par la mutuelle, mais l’affiliation du médecin au réseau de l’assurance complémentaire, qu’elle soit une mutuelle ou une assurance privée (…)
Il faut le dire : cette proposition de loi, déposée par le chef de file des députés PS, Bruno Le Roux, et la quasi-totalité du groupe parlementaire, devait passer comme une lettre à la poste ! Hollande s’y était engagé au congrès de la Mutualité en octobre dernier.
Personne n’était au courant. C’était sans bavures.
Mais les internes, par un sûr instinct, ont compris tout de suite que cette attaque contre la Sécurité sociale était une attaque contre les malades et leurs médecins, et ils se sont mis en grève. Et ils ont fait mouche. Inquiète du développement de la grève, Marisol Touraine leur a affirmé mardi 20 novembre « son refus de réseaux de soins fermés », ajoutant « qu’il n’y aurait pas de différence de remboursement des patients ».(…).
Les députés PS de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale ont (…)  introduit un sérieux bémol en ajoutant à la proposition de loi un article qui précise, en termes assez alambiqués, que le « remboursement différencié » ne peut en aucun cas concerner les actes et prestations des médecins.
Les mutuelles auraient donc le droit (ce qui est très grave) de différencier les remboursements en fonction de l’affiliation des professionnels de santé à un réseau de soins…  Mais pas pour les principaux acteurs du système de soins que sont les médecins !
C’est une vraie brèche dans le dispositif porté par la Mutualité française, car ce sont précisément les médecins qu’elle veut conventionner grâce au « remboursement différencié ».
Pour la Mutualité française, les mutuelles ne doivent plus être complémentaires de la Sécurité sociale, mais pouvoir imposer leurs propres règles au même titre que les assurances privées.
Et maintenant, que va-t-il se passer ? Les internes ont fait savoir qu’ils avaient besoin de voir clair dans ce qui leur était proposé. On les comprend. Une chose est sûre : la proposition de loi 296, qui devait passer sans coup férir et bouleverser, dans le silence, notre système de prise en charge, a d’ores et déjà du plomb dans l’aile« 

jeudi 29 novembre 2012

Le Grand Bond en Arrière


Le Grand Bond en Arrière - Documentaire [HD]

Publiée le  6 avril 2012 par 
Que reste-t-il du modèle social français après trente ans de néolibéralisme?

Cette question oriente le voyage dans leur pays natal de quatre Français installés depuis plusieurs années au Venezuela.
à visionner sur youtube

Les communistes s’abstenant, le budget 2013 est rejeté par le Sénat


Les communistes s’abstenant, le budget 2013 est rejeté par le Sénat

La partie recettes du budget 2013 ayant été refusée mercredi au Sénat par 165 voix contre 156, le débat sur le budget a aussitôt été clos. Les groupes de la majorité ont voté pour, la droite et le centre ont voté contre et les 20 sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC) se sont abstenus.
Même si, au Sénat, la gauche dispose d’une majorité de six voix depuis les élections de 2011, le gouvernement peine à faire passer ses textes. L’exception significative fut l’adoption du traité européen avec les voix de la droite. Mais c’est la quatrième fois que le vote du groupe CRC provoque le rejet des propositions gouvernementales.
Les sénateurs communistes ont estimé que le gouvernement ne tenait pas compte des amendements qu’ils avaient soumis concernant des recettes fiscales mettant à contribution le capital, et reprenant des propositions votées en commun avec les sénateurs socialistes à l’époque où tous étaient dans l’opposition.
Des amendements avaient été aussi proposés par des sénateurs PS. Ils furent rejetés ou adoptés au gré des majorités de circonstance.
Mardi, une proposition gouvernementale avait été repoussée par des sénateurs de tous les partis, sauf les écologistes. Elle visait – après la la grève de la faim du maire de Sevran – à prélever sur l’enveloppe globale des dotations aux communes, dont le montant a été gelé au nom de la rigueur, une aide exceptionnelle aux cent communes les plus pauvres. L’issue du scrutin suscita cette remarque du sénateur EELV Jean-Vincent Placé : « Nous sommes le seul soutien du gouvernement ».

Valls s’aligne sur la limite de 30 000 régularisations de sans-papiers par an


Valls s’aligne sur la limite de 30 000 régularisations de sans-papiers par an

Hier, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a publié la nouvelle circulaire, promise par le candidat François Hollande, définissant les critères de régularisation des sans-papiers, dont le nombre est estimé à 350 000.
Le ministre refuse une régularisation massive comme en 1981 (131 000 personnes) ou en 1997 (80 000). L’objectif est de rester dans la moyenne de 30 000 régularisations annuelles et d’unifier les décisions des préfectures pour « la fin de l’arbitraire », selon les termes de la porte-parole du gouvernement.
Les critères retenus sont précis. Recevront un titre de séjour des parents vivant en France depuis cinq ans et ayant un enfant scolarisé depuis trois ans ; ou des jeunes de plus de 18 ans, en France depuis au moins deux ans et justifiant d’une « scolarité sérieuse et assidue » ; ou des salariés présents depuis cinq ans et ayant travaillé huit mois au cours des deux dernières années ou trente mois en cinq ans, etc.
L’UMP et le Front National dénoncent ce qu’un partisan de François Fillon décrit comme « un appel d’air à l’immigration clandestine ».
La Ligue des Droits de l’Homme et des réseaux sociaux émettent  réserves et critiques. Le Réseau Éducation Sans Frontière (RESF) va mobiliser pour la régularisation des lycéens sans-papiers. La CGT y voit une amélioration mais estime que « c’est encore trop compliqué ». La CIMADE déplore que l’exigence de fiches de paie pour prouver les périodes travaillées rejette les immigrés travaillant au noir, les plus exploités. Un de ses responsables souligne par ailleurs qu’une circulaire, « par nature, est arbitraire ».

Qui peut aujourd’hui accepter qu’un immigré sans papiers soit placé en centre de rétention administrative (camps de la honte) avant d’être expulsé ?

Travailleurs immigrés, travailleurs français : égalité des droits !

« Le Parti ouvrier indépendant dénonce l’exploitation qui est faite de ces travailleurs sans papiers, que leur situation fragilise, par des entreprises peu soucieuses des droits fondamentaux des êtres humains, avec la complicité de grands groupes publics ou privés qui ont pour seul souci de diviser les travailleurs pour les mettre en concurrence afin de les payer le moins cher possible et de supprimer les garanties collectives.
Ainsi, en opposant les travailleurs entre eux, on pourrait faire exécuter à un travailleur, quelle que soit son origine, des tâches très rudes, cela pendant des années, en lui servant un salaire de misère, puis le jeter comme un vieux mouchoir en papier usagé ?  (…)
Le POI se prononce pour l’unité contre toute expulsion de travailleur immigré, pour le retrait des circulaires interdisant le regroupement familial, pour la fermeture des camps de rétention et pour que les travailleurs immigrés bénéficient des mêmes droits que tous les travailleurs de travailler et d’habiter où ils le souhaitent. »

Le projet de loi Besson contre l’immigration transposait déjà en droit français plusieurs directives européennes

Il est bon aussi de rappeler comment s’est mis en place le système actuel de répression des immigrés sans papiers, maintenu pour ses dispositions essentielles par le ministre socialiste Valls. Voici que qu’en disait, en octobre 2010, Gérard Bauvert, militant des droits de l’homme.
« Le projet de loi Besson est une nouvelle attaque contre les travailleurs immigrés et leurs familles. Elaboré par le président Sarkozy, il est la transcription en droit français de plusieurs directives européennes, parmi lesquelles la directive dite «retour», qui ouvre la « possibilité d’assortir une décision d’expulsion d’une interdiction de retour sur le territoire européen ». »

Communiqué de l’Union Confédérale des Retraités CGT


Communiqué de l’Union Confédérale des Retraités CGT

Négociations ARRCO et AGIRC : les mauvais coups s’amplifient !
Aujourd’hui les complémentaires, demain le régime général !



Une grande partie de l’effort sera encore supporté par les retraités actuels et à venir.

Alors que les retraités, avec la CGT, revendiquent une augmentation de leur pouvoir d’achat depuis plusieurs mois, dont le point fort était le 11 octobre dernier, le MEDEF annonce la couleur en proposant des mesures inacceptables.

Prétextant de la situation financière dégradée des régimes, le MEDEF préconise une mesure
phare qui consisterait en un gel des pensions pendant trois années ou une sous indexation (un point en dessous de l’inflation) pendant cinq ans.

Dans les deux cas, la perte de pouvoir d’achat s’élèverait à environ 6 %, en supposant une inflation moyenne de 2 %.

D’autres mesures sont également évoquées, en particulier pour durcir les conditions d’accès à la réversion. Encore une fois, les femmes seront principalement touchées de plein fouet.

En fait, ce qu’il faut retenir, c’est une baisse supplémentaire de la pension complémentaire. Cela s’ajoute aux attaques déjà applicables pour l’ensemble des retraités (nouvel impôt, 0,30%, suppression de la demi part…).

Seule la mobilisation des salariés et des retraités permettra d’engager les discussions sur de toutes autres bases, plus conformes à leurs intérêts.

En conséquence, l’UCR-CGT appelle les retraités à être présents dans toutes les initiatives organisées le 13 décembre 2012.

TOUS LES RETRAITES DANS LA RIPOSTE,
FACE AUX PRETENTIONS DU MEDEF DE BAISSER LES RETRAITES COMPLEMENTAIRES !!


Montreuil, le 29 novembre 2012

Tunisie: violents affrontements dans la ville de Siliana


Un article lu dans le MONDE du 30/11/2012

Tunisie: violents affrontements dans la ville de Siliana

La police a tiré au  fusil de chasse. Les tensions
s’accroissent entre Ennahda et le syndicat UGTT



Pierres contre chevrotine. Les blessés se comptent par dizaines à Siliana, une ville agricole située à 120 kilomètres
Du sud-ouest de Tunis, théâtre de violents affrontements depuis deux jours entre les habitants et la police,qui a ouvert le feu avec des fusils de chasse. Une troisième journée de grève générale devait être organisée, jeudi 29novembre,à l’appel de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la puissante centrale syndicale.
 Dans un communiqué,mercredi ,le gouvernement d’Hamadi Jebali, le premier ministre issu du parti islamiste Ennahda, a déclaré suivre la situation«avec préoccupation».
Le conflit s’est noué entre le gouverneur de la région nommé il y a plusieurs mois, Ahmed Ezzine Mahjoub, et une partie de la population, harassée par les difficultés quotidiennes et par une situation économique difficile. Il témoigne aussi d’une tension de plus en plus évidente entre l’UGTT, qui a joué un rôle central dans le soulèvement contre l’ancien régime de Zine El-Abidine Ben Ali, et les islamistes parvenus depuis au pouvoir.
«Ennahda impose des gouverneurs qui travaillent comme des militants, sous les ordres du parti», dénonce Sami Tahri, membre du bureau exécutif de l’UGTT.
Lundi, les premiers heurts ont commencé après une nouvelle altercation entre les autorités locales et une syndicaliste. Une étincelle de plus qui a enflammé Siliana, «privée de moyens», où le chômage concerne près d’un jeune sur deux. Les habitants réclament également la libération de quatorze personnes détenues depuis plus d’un an,pour des violences commises en avril 2011, et toujours en attente de jugement.
«Les gens ont patienté longtemps et ils se sont soulevés», résume Ahmed Chaffaï, secrétaire général de l’Union régionale du travail. L’intervention du gouverneur sur une chaîne de télévision nationale,
où il a laissé entendre que la contestation était organisée «avec des pierres importées», n’a pas contribué à apaiser
les esprits.
Face aux barrages enflammés dressés dans les rues et aux jets de pierres des manifestants, la police, qui a reçu le renfort de la garde nationale, a alors riposté avec des gaz lacrymogènes et des fusils de chasse utilisés… faute d’armes non létales! Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ce type d’armes, est employé. Devant l’ambassade des Etats-Unis, attaquée à Tunis le 14septembre, Le Monde avait pu constater que le sol était jonché de chevrotine.

«Plus de “dégage!”»

Selon le syndicaliste Ahmed Chaffaï, le nombre de blessés à iliana s’élevait, mercredi soir, à 271, dont 17 transférés vers Tunis après avoir reçu des plombs en plein visage. Des photos ont circulé sur les réseaux sociaux .
Des journalistes ont été également touchés, dont le correspondant de France 24, David Thomson, blessé aux jambes. «L’hôpital de Siliana était débordé», témoigne-t-il. Les protestataires, qui réclament la démission immédiate du gouverneur, maintiennent la pression . «Quinze fois, j’ai appelé le ministère de l’intérieur pour dénoncer la situation, en vain. Devant ce manque de dialogue, je n’ai pas d’autre choix que de me mettre en grève de la faim», annonce Iyed
Dahmani, député du parti Al-Jomhouri (opposition). « Ça me rappelle Redeyef », poursuit-il, en citant le mouvement de protestation du bassin minier de 2008, précurseur du soulèvement , deux ans plus tard, contre l’ancien régime.
«Les habitants ont crié “dégage” au gouverneur, mais que ce soit bien clair, il n’y aura plus de “dégage”, ce gouverneur ne bougera pas, quitte à ce que je quitte le pouvoir avant lui », s’est agacé le premier ministre Hamadi Jebali, sur une
radio tunisienne. Le gouvernement tente d’éviter l’essor d’un mouvement commencé il y a plusieurs mois déjà. En octobre, à Sidi Bouzid, berceau de la révolution, le nouveau gouverneur avait dû être remplacé après des semaines
de tensions. 
Isabelle Mandraud

Valls ferme sur la limite de 30 000 régularisations de sans-papiers par an


Valls ferme sur la limite de 30 000 régularisations de sans-papiers par an

Hier matin, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a rendu publique la nouvelle circulaire, promise par le candidat François Hollande,  définissant les critères de régularisation des sans-papiers, dont le nombre est estimé à 350 000.
Comme il l’avait déclaré dès juillet, le ministre  refuse une régularisation massive comme en 1981 (131 000 personnes) ou en 1997 (80 000). Le double objectif recherché est de rester dans la moyenne de 30 000 régularisations annuelles et d’unifier les décisions des préfectures, souvent arbitraires.
Les critères retenus apparaissent effectivement plus précis. C’est ainsi que recevront un titre de séjour des parents vivant en France depuis cinq ans et ayant un enfant scolarisé depuis trois ans ; ou des jeunes de plus de 18 ans, en France depuis au moins deux ans et justifiant d’une «  scolarité sérieuse et assidue » ; ou des salariés présents depuis cinq ans et ayant travaillé huit mois au cours des deux dernières années ou trente mois en cinq ans, etc.
L’UMP et le Front National dénoncent  ce que le partisan de François Fillon, Eric Ciotti  décrit comme « un appel d’air à l’immigration clandestine ».
La Ligue des Droits de l’Homme et des réseaux sociaux émettent  réserves et critiques. Le Réseau Éducatiion Sans Frontière (RESF) va mobiliser pour la régularisation de tous les lycéens sans-papiers. La CGT reconnaît une amélioration mais estime que « c’est encore trop compliqué ». La CIMADE déplore que l’exigence de fiches de paie pour prouver les périodes travaillées  rejette les immigrés travaillant au noir, les plus exploités.