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vendredi 5 juin 2026

L'ECLAIREUR - [ Republication ] La Chine vient d'annihiler le techno-capitalisme prédateur américain - le 5.06.2026

 


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[ Republication ] La Chine vient d'annihiler le techno-capitalisme prédateur américain

Avec le passage en open source de son moteur d'IA, DeepSeek, la start-up chinoise vient de faire aux Américains ce que Linux leur avait fait pour les systèmes d'exploitation serveurs.

 
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Bloomberg rapporte que les entreprises occidentales se tournent vers les modèle d’IA open source chinois aussi efficace mais bien moins cher à opérer, au point que DeepSeek est aujourd’hui le leader du marché.

Alors qu’en Occident on ne parle que de valorisation boursière de l’IA - la rentabilité attendra - la Chine a adopté une approche différente et bien plus sage. Plutôt que de plomber son industrie avec des prix de l’électricité insoutenables causés par l’énorme surcroît de demande due aux centres de données, elle s’est attachée à créer des modèles d’IA open source qui nécessitent bien moins de ressources, donc bien moins chers à utiliser.

Comparez cela avec les déclarations de la Commission européenne sur son plan de “souveraineté” numérique et la nomination d’un ponte de Davos et président de Siemens, Jim Hagemann Snabe, acoquiné avec Google depuis des années, et vous comprendrez que non seulement on n’est pas sortis des ronces mais l’UE fera tout pour nous y laisser.

L’IA telle qu’on nous la vend est une immense arnaque. Voir notre série sur le sujet qui le démontre preuves à l’appui.

Nous republions notre article du 26 janvier 2025 dans lequel nous affirmions que la Chine venait de couler le techno-capitalisme américain. Histoire de nous jeter des fleurs car personne ne le fera à notre place: nous avons eu raison.

La preuve, même Nvidia, l’entreprise qui fournit la plupart des “pelles de la ruée vers l’or” - comprendre les GPU, les puces qui font tourner les IA - vient de mette son dernier modèle Nemontron 3 Ultra en accès libre, open source.

Les modèles d’IA open source sont aujourd’hui pléthore et aussi performants que ChatGPT, Claude, MistralAI et consorts. Il suffit de se baisser, de ramasser, de tester et de construire sur ceux que l’on a choisi des applications métiers propriétaires à moindre coût. Pourquoi s’embêter à louer à prix d’or des modèles propriétaires, les mêmes que ses concurrents, qui plombent les comptes sans générer de retour tangible (comme Uber vient d’en faire l’amère expérience) ? Pas étonnant que Dario Amodei, le patron d’Anthropic demande à ce qu’on ralentisse le dévelopemment de l’IA: il n’arrive pas à suivre.

Mythos, pour ceux qui ne l’auraient pas compris, est un mythe, c’est une opération psychologique qui vise à faire croire que les USA dominent le secteur de l’IA alors que ce n’est pas le cas. L’ancien monde, tant aux USA qu’en Europe, refuse de mourir. Aidons-le.


Article publié initialement le 26 janvier 2025

Alors qu’Open AI, à qui l’on doit ChatGPT, est en train de passer d’un statut de fondation à but non-lucratif vers celui de société commerciale donc à but lucratif (admirez la manière de s’accaparer des dons se chiffrant à 6,6 milliards de dollars) et s’attache à verrouiller certaines fonctionnalités en les rendant propriétaires, la start-up chinoise DeepSeek vient de publier l’intégralité du code source de son moteur d’intelligence artificielle, meilleur et 96% moins cher à faire tourner (comprendre moins gourmand en capacité de calcul donc en électricité et en investissement matériel) que Chat GPT. Open source sous licence MIT, pour bien marquer le bras d’honneur fait à l’Oncle Sam et au reste de l’Occident en direct live à Davos cette semaine.

Pour saisir les tenants et les aboutissants de ce fait majeur, voire copernicien, il faut d’abord comprendre ce qu’est l’open source¹ et ce qu’est un moteur d’IA.

L’open source consiste à rendre disponible publiquement le code source² d’un logiciel. Ce code source est alors utilisable “gratuitement” puisque tout le monde y a accès. Ceux qui souhaitent le modifier et l’améliorer le peuvent à leur guise dans les limites et les conditions stipulées par la licence open source, charge à eux de mettre également à disposition librement leurs modifications, c’est à dire les distribuer.

Le code étant public, tous ceux qui ont les compétences pour peuvent l’inspecter ligne par ligne et savoir ce qu’il fait. Les risques de sécurité tels que les gros bugs, les failles, les portes de derrière etc. sont ainsi très rapidement détectés et corrigés. L’open source, c’est faire confiance à l’intelligence collective, plus efficace que la hiérarchie managériale et l’élitisme vorace et violent.

Cet article est d’intérêt public. Nous le laissons en accès libre. L’Eclaireur a fait le choix de ne recourir à aucune subvention, publique comme privée, ni à la publicité pas plus qu'au financement participatif. Notre existence et notre indépendance ne résultent que de vos abonnements.

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Le logiciel open source le plus connu est Linux, qui est un cœur de système d’exploitation (OS), un logiciel fondamental qui gère les ressources matérielles d'un ordinateur et fournit des services communs pour les applications logicielles. Il a été développé par Linus Thorvalds qui s’est inspiré d’UNIX, un système d'exploitation multitâche et multi-utilisateur utilisé principalement dans les environnements serveurs.

Sur ce cœur, une multitude de développeurs sont venus greffer des composants tels que des interfaces graphiques, des gestionnaires de périphériques (pour les cartes réseau, les cartes graphiques) etc. Les distributions de Linux, c’est à dire un système d’exploitation complet et fonctionnel comprenant le cœur et ses composants, sont nombreuses (Ubuntu, Debian, Fedora, Lunux Mint, la plus fameuse étant… Androïd, installé sur 82% des smartphones) et disponibles gratuitement. Si des versions payantes existent, alors on ne vous facture pas la licence du logiciel libre mais des services de maintenance du logiciel, destinés aux utilisations critiques (applications professionnelles, serveurs d’entreprises et d’administrations essentiellement). Ou bien il s’agit de dons pour soutenir le travail de l’équipe de développement, souvent bénévole.

Les développeurs d’applications eux n’ont pas non plus à payer le propriétaire du code source pour avoir le droit de développer et de distribuer leurs applications comme c’est le cas sur Microsoft Windows, MacOS, IOS et Androïd dans ses versions Google, qui y a rajouté de nombreuses briques propriétaires.

Si une entreprise comme Microsoft a engrangé d’énormes profits croissants et continue toujours le faire, c’est parce que son système d’exploitation originel, MS-DOS, et aujourd’hui Windows, est propriétaire, ce qui oblige tous les constructeurs de PC (donc les utilisateurs) à lui acheter des licences (c’est à dire le droit révocable d’utiliser le logiciel et non pas la propriété du logiciel). Tous les développeurs doivent acheter ou louer un kit d’outils de développement (les fameux SDK) et/ou payer pour la distribution de leurs applications. Situation de monopole donc de rente. C’est comme cela que certaines grandes entreprises technologiques américaines ont pu - et peuvent encore avec les smartphones - racketter la terre entière depuis des décennies.

Vous souvenez-vous de systèmes d’exploitation de serveurs tel que Windows NT et Domino Server de Lotus (IBM), d’infâmes bouses qu’on vous vendait cher dans les années 1990-2000? Ils ont été remplacés par Linux. Linux étant libre et plus performant, il détient une part de marché de plus de 80%. La quasi totalité des serveurs du cloud tournent sur Linux.

C’est la raison pour laquelle Microsoft, IBM et les autres se sont mis à investir dans des infrastructures de cloud. Parce que c’est en fournissant des services d’infrastructures, de stockage et d’hébergement qu’on peut encore gagner de l’argent, puisque Linux a réduit à néant le marché des licences payantes pour les OS serveurs.

Un moteur d’intelligence artificielle n’est pas si différent du cœur d’un système d’exploitation. En rendant public son code source, DeepSeek vient de rendre quasi-impossible la monétisation de licences des moteurs d’intelligence artificielle propriétaire, à commencer par ChatGPT. C’est également pour cette raison qu’Elon Musk, qui s’est bien gardé de le dire, a mis Grok en utilisation gratuite sur X, alors qu’il y a encore un mois, c’était payant (il fallait être abonné payant à X pour pouvoir l’utiliser), afin d’accélérer son entraînement. Quant au moteur Gemini de Google, il est tellement plein de biais et dysfonctionnel que le géant de Palo Alto est dans les choux de manière irrémédiable semble t-il.

Cela signifie une et une seule chose : le techno-capitalisme prédateur américain en matière d’IA est déjà mort et enterré. Les Gafam sont plombées. Donald Trump pourra bien dépenser 500 milliards de dollars, cela ne changera rien à l’affaire - si ce n’est jeter 500 milliards de dollars par la fenêtre. On aura toujours plus intérêt à utiliser un moteur open source dont le fonctionnement est transparent, plus sûr, bien moins coûteux et le développement plus rapide avec un choix plus large de “distributions” et de fonctionnalités.

Autre énorme problème pour les techno-prédateurs d’outre-Atlantique, les USA sont également dépassés quant au hardware, aux puces de dernières générations nécessaires pour faire fonctionner les moteurs d’IA à grande échelle. Par Taïwan et par la Chine. Nvidia, le seul fabriquant de semi-conducteurs états-unien présent sur ce secteur ne fera pas le poids. D’autant que DeepSeek tourne sur des puces du commerce, celles qu’on trouve dans les cartes graphiques pour gamers.

D’Europe, est-bien la peine de parler? Les ronds de cuir serviles et corrompus qui la dirigent préfèrent, afin de s’accrocher à leur pouvoir, réglementer (censurer) les contenus de manière aussi kafkaïenne et qu’inefficace plutôt que de s’attacher à ce qui importe : la souveraineté totale de chaque Européen sur ses données et celle de chaque pays européen sur ses infrastructures…

La France est le seul pays au monde qui dispose grâce à la carte vitale de trente ans de données de santé unifiées sur l’ensemble de sa population. D’une valeur inestimable. Sans données, les IA ne servent à rien. Laissons donc les Américains nous piller avec la complicité de nos dirigeants.

Certains parlementaires font pourtant leur travail et se démènent. Pour le moment en vain. Valable pour le numérique, pour l’énergie, pour l’agriculture, pour l’industrie…

En mettant en open source DeepSeek, la Chine vient de rendre un énorme service à l’humanité. Pas nous qui le disons mais Marc Andreesen, figure majeure de la Silicon Valley et créateur de Netscape, l’un des premiers navigateurs internet.

L’avance chinoise en matière d’IA n’est pas nouvelle. La Chine l’a préparée en régulant très tôt les algorithmes, c’est à dire en imposant des droits pour les utilisateurs et des devoirs pour les concepteur d’algorithmes, aussi curieux que cela puisse paraître. Ce qui jette une montagne dans la mare des “libéraux” occidentaux qui hurlent dès qu’on parle de régulation parce qu’ils n’entendent que réglementation.

Nous vous le relations déjà dans un article daté du 31 mars 2022.

Extrait.

La Chine a adopté une triple approche de régulation (gouvernance ne veut rien dire en français) de l’intelligence artificielle.

  1. Un ensemble de 30 règles qui s’appliqueront à l’ensemble des algorithmes utilisés sur internet. Un exemple de règle est la capacité de l’algorithme à donner une explication et à corriger toute atteinte aux droits et intérêts des utilisateurs. Cette règle est particulièrement intéressante car si les plateformes - YouTube, Facebook, Twitter etc. - ne donnent aucune explication quant, par exemple, à une décision de suspension de compte, c’est souvent plus parce qu’elles ne savent pas ce qui a motivé l’action que parce qu’elles refusent de s’expliquer. En clair, personne ne possède une vision claire de ce que l’algorithme fait.

  2. Des outils et des systèmes permettant de tester et de certifier les algorithmes de confiance sur des critères tels que la robustesse, les biais et leur capacité à expliciter

  3. Un ensemble de règles éthiques s’appliquant au développement d’intelligences artificielles assorti de l’existence obligatoire de comités d’éthiques au sein de tout organisme y travaillant, chargés de mettre en œuvre ces règles et et de contrôler leur application.

Oui. Vous avez bien lu. La Chine, ce pays totalitaire, cette dictature communiste veut que toute décision prise par un algorithme ou une intelligence artificielle puisse s’expliquer et être corrigée par à chaque fois qu’il est porté atteinte aux droits et intérêts d’un utilisateur.

Mise à jour le 27/01/2025 à 15h59. Aux USA, on commence à comprendre.

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Open source (ou "code source ouvert" en français) désigne une méthode de développement de logiciel où le code source est rendu disponible au public. Voici les caractéristiques principales de l'open source :

  • Accès au code source : Le code source est accessible à tous, ce qui permet à quiconque de le voir, l'utiliser, le modifier et le distribuer.

  • Licences open source : Les logiciels open source sont distribués sous des licences qui respectent des critères spécifiques, comme ceux définis par l'Open Source Initiative. Ces licences garantissent des libertés telles que la redistribution, l'accès au code source, la modification et la liberté de distribuer des versions modifiées.

  • Communauté et collaboration : Souvent, le développement open source est collaboratif, impliquant une communauté de développeurs qui peuvent contribuer à l'amélioration du logiciel. Cela peut mener à une innovation rapide et à une résolution plus efficace des bugs.

  • Transparence et sécurité : Avec le code source ouvert, la transparence est accrue, ce qui peut améliorer la sécurité car plus de personnes peuvent examiner et corriger les vulnérabilités.

  • Indépendance vis-à-vis du fournisseur : Les utilisateurs ne dépendent pas d'une seule entité pour le support, les mises à jour ou la maintenance du logiciel.

  • Éducation et apprentissage : L'open source est un outil précieux pour l'apprentissage, permettant aux étudiants et aux développeurs de voir comment les logiciels sont construits, comment ils fonctionnent et comment ils peuvent être améliorés.

Il faut noter que "open source" ne signifie pas nécessairement "gratuit" (bien que beaucoup le soient), mais plutôt que le code est ouvert et que les utilisateurs ont certaines libertés par rapport à ce code.

2

Le code source est le texte écrit dans un langage de programmation qui sert de base à un programme informatique, un logiciel ou une application.

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© 2026 L'Eclaireur - Alpes
Directrice de la publication : Patricia Cerinsek



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[ Repub ] China Has Just Annihilated American Predatory Techno-Capitalism

By open-sourcing its AI engine, the Chinese startup DeepSeek has done to Americans exactly what Linux once did to proprietary server operating systems.

 
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While the West obsesses over AI stock valuations — profitability can wait — China took a different, far shrewder path. Rather than crushing its industry under unsustainable electricity costs driven by the insatiable appetite of data centers, it focused on building open-source AI models that demand far fewer resources and cost a fraction to operate.

Compare that to the European Commission’s pronouncements on its digital “sovereignty” plan and its appointment of a Davos fixture and Siemens chairman, Jim Hagemann Snabe — cozy with Google for years — and the picture becomes clear: not only are we nowhere near out of the woods, the EU will do everything in its power to keep us there.

AI as it is being sold to us is one gigantic con. See our series on the subject for the evidence.

We are republishing our article from January 26, 2025, in which we argued that China had just sunk American techno-capitalism. Time to take a small bow, since no one else will do it for us: we were right.

Proof: even Nvidia — the company supplying most of the “gold rush shovels,” meaning the GPUs that power AI systems — has just released its latest Nemotron 3 Ultra model as open-source.

Open-source AI models are now abundant and perform on par with ChatGPT, Claude, MistralAI and their ilk. You can simply pick one up, test it, and build proprietary business applications on top of it at minimal cost. Why pay a premium to rent proprietary models — the same ones your competitors are using — that bleed your accounts dry without delivering any tangible return (as Uber recently discovered the hard way)? No wonder Dario Amodei, Anthropic’s CEO, is now calling for AI development to slow down or pause: he can’t keep up.

As for Mythos — for those who haven’t caught on — it’s a myth, a psychological operation designed to maintain the illusion that the US dominates the AI sector. It doesn’t. The old world, in America as in Europe, refuses to die. Let’s help it along.


Originally published January 26, 2025

While OpenAI — the organization behind ChatGPT — is in the process of converting from a non-profit foundation to a for-profit corporation (note the audacity: a $6.6 billion donor-funded war chest quietly absorbed into a commercial entity) and is busy locking features behind proprietary walls, Chinese startup DeepSeek has just released the entire source code of its AI engine. It outperforms ChatGPT and costs 96% less to run — meaning it demands far less computing power, less electricity, less capital expenditure. Published under the MIT License, right as the Davos crowd assembled. The timing was not accidental.

To grasp the full weight of this development — a genuinely Copernican shift — you need to understand what open source actually is, and what an AI engine actually does.

Open source means making a software’s source code publicly available. Anyone can use it, and those with the skills can inspect it line by line, modify it, and improve it, provided they distribute their modifications under the same terms. This transparency is a security asset: bugs, vulnerabilities, and backdoors are caught and patched quickly. Open source is a bet on collective intelligence — consistently more effective than managerial hierarchy and its voracious, self-serving elitism.

L’ECLAIREUR is reader-supported. To support our work, consider becoming a free or paid subscriber.

The most famous open-source project is Linux, a kernel — the core software managing a computer’s hardware resources. Developed by Linus Torvalds, it spawned an ecosystem of distributions (Ubuntu, Debian, Fedora, and most notably Android, installed on 82% of smartphones worldwide) that are available at no cost. Where paid versions exist, you’re not buying a software license — you’re paying for maintenance services or supporting the development team.

Remember Windows NT and Lotus Domino Server? Those bloated, overpriced disasters that dominated server rooms in the 1990s and early 2000s? Linux killed them. Today, Linux commands over 80% market share in servers. The entire cloud runs on it.

That’s precisely why Microsoft, IBM and others pivoted to cloud infrastructure services. When Linux wiped out the server OS licensing market, the only money left to be made was in hosting, storage, and managed services.

An AI engine is not so different from an OS kernel. By open-sourcing DeepSeek, China has made it nearly impossible to monetize proprietary AI engine licenses — starting with ChatGPT. That is also why Elon Musk quietly made Grok free on X — it was behind a paywall just a month prior — to accelerate its training. As for Google’s Gemini, it is so riddled with bias and dysfunction that the Palo Alto giant appears to be in irreversible trouble.

This means one thing and one thing only: American predatory techno-capitalism in AI is already dead. The tech giants are finished. Donald Trump can spend $500 billion if he likes — it will change nothing, except to throw $500 billion out the window. Open-source engines are transparent, more secure, vastly cheaper, faster to develop, and offer a wider range of distributions and features. There is simply no rational case for the alternative.

There is another massive problem for the transatlantic techno-predators: the US has also fallen behind on hardware. The latest-generation chips required to run large-scale AI are now led by Taiwan and China. Nvidia, the only American semiconductor player in this space, will not hold. All the more so because DeepSeek runs on off-the-shelf chips — the kind you find in gaming graphics cards.

Europe? Hardly worth the question. The servile, compromised bureaucrats who run it would rather, in a bid to cling to relevance, impose Kafkaesque content regulations — as ineffectual as they are stifling — than address what actually matters: full digital sovereignty for every European citizen and every European nation over their data and infrastructure.

France alone holds thirty years of unified health data on its entire population, courtesy of the Carte Vitale system. Priceless. Without data, AI is worthless. So let’s continue allowing Americans to plunder it, with the full complicity of our leaders.

By open-sourcing DeepSeek, China has done humanity an enormous favor. Not our words — those of Marc Andreessen, towering figure of Silicon Valley and creator of Netscape, one of the first web browsers.

China’s AI lead did not materialize overnight. It was built through early, deliberate regulation of algorithms — imposing rights for users and duties for developers. Which, strangely, throws a wrench into the worldview of Western “liberals” who recoil at any mention of regulation, confusing it reflexively with restriction.

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