Cette gazette vous plaît ? Transférez-là à votre carnet d’adresses… Ils vous remercieront et nous aussi. | | Un drame horrifiant, doublé d’un scandale juridico-policier, est en train de soulever le peuple anglais. Henry Nowak, 18 ans, a été poignardé par un Sikh, lequel a crié au racisme, conduisant la police à menotter le jeune Anglais alors même qu’il suppliait qu’on lui vienne en aide. Les images de l’agonie d’Henry Nowak ont été publiées à la suite du procès de l’assaillant. Elles ont choqué le monde entier, à commencer par Yann Vallerie : « J’invite les auditeurs à les voir. Henry Nowak meurt assez rapidement finalement alors que les policiers auraient pu lui assurer les premiers secours. » On entend la victime dire « I can't breathe… » neuf fois, sans que cela modifie le comportement des agents. Plus glaçant encore, le père d’Henry raconte : « Avec ses derniers mots, il a dit au policier qu'il ne pouvait plus respirer. Il leur a dit quatre fois qu'il a été poignardé. La réponse d'un des policiers a été “je ne pense pas que ce soit le cas, mon pote”. » Le parallèle avec George Floyd est évident, mais inversé : cette fois, la victime est blanche et là, remarque le plateau, « tout le monde s'en fout ». Car si racisme institutionnel il y a au Royaume-Uni, il est dirigé contre la population autochtone. Pour Yann Vallerie, rédacteur en chef de Breizh Info, l’affaire Nowak n’est pas un accident : elle est l’aboutissement d’un système idéologique où la police ne sert plus un peuple mais un dogme : « Il est impensable pour les autorités que le racisme antiblanc existe et que le système britannique est sous la tutelle du dogme antiraciste. » Selon lui, les formations « antiracistes » imposées aux policiers les conditionnent à croire d’abord l’accusation de racisme et à oublier la victime blanche qui agonise : « Le policier oublie que le blanc vient de se faire trucider. Pourquoi ? Parce qu’il a été endoctriné. » Autre volet scandaleux de l’affaire : la tolérance du port d’armes « religieuses » pour certaines communautés, pendant que l’autodéfense du peuple autochtone est criminalisée. On apprend que l’assaillant d’Henry Nowak a utilisé une arme encore plus imposante que le kirpan sikh, déjà autorisé au nom du « communautarisme total » au Royaume Uni. La ministre de l’Intérieur britannique a d’ailleurs confirmé vouloir « laisser tous les particularismes religieux », y compris le droit des Sikhs à se promener avec une sorte d’« épée ». Dans le même pays, rappelle Alexandre Langlois, des affaires de violences lourdes commises par des personnes racisées sont traitées avec une mansuétude hallucinante, tandis que de simples publications « politiquement incorrectes » sur les réseaux valent des peines de prison. Enfin, les invités insistent sur le caractère potentiellement insurrectionnel de ce genre d’affaire dans un pays comme le Royaume Uni. Yann Vallerie rappelle que les Anglais ont déjà connu révoltes, émeutes et affrontements massifs, et que les autorités « marchent sur des œufs » face à un peuple qui n’a pas « oublié d’où il venait ». L’échange se conclut sur l’affirmation d’une nécessité presque morale. Yann Vallerie déclare : « C’est la somme des petites lâchetés qui fait ce système mais c’est aussi la somme des petits courages qui peut renverser la table. » Pour nos invités, l’affaire Nowak marque un moment où des gens « ouvrent les yeux » sur la discrimination des Blancs dans leur propre pays et où une droite conservatrice européenne commence à nommer ce qu’elle vit. Reste à savoir si cette prise de conscience accouchera d’un sursaut politique ou d’une nouvelle vague de résignation. |
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