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L'escadre du Charles de Gaulle fera des ronds dans l'eau en attendant que Téhéran daigne rétablir la navigation une fois le dernier soldat américain ayant quitté le Golfe persique.
Vous avez aimé les drones aériens iraniens? Le Shahed-136, le GARAN-2 — sont fabriqués pour 20 000 à 50 000 dollars l’unité, capables d’emporter plus de 50 kg de charge militaire. Ils sont quasi indétectables, et extrêmement coûteux à intercepter : il faut des chasseurs à plusieurs dizaines de millions de dollars tirant des missiles à 100 000 ou 200 000 dollars pièce. Ou des intercepteurs qui coûtent des millions.
Vous allez adorer leurs cousins sous-marins. Et comprendre pourquoi Trump clamant que l’Iran n’a plus d’armée de l’air et de marine n’a strictement aucune espèce d’importance.
Depuis l’invasion de l’Irak en 2003, l’Iran se prépare au jour où Washington décidera de frapper. La stratégie choisie par Téhéran est asymétrique: l’Iran refuse d’affronter l’Amérique là où elle domine — dans les airs et sur mer. L’Iran a donc constitué une force balistique conventionnelle redoutable et, surtout, ce qu’il nomme une ceinture de drones — un système multicouche conçu pour rendre toute invasion terrestre prohibitivement coûteuse, et pour stopper indéfiniment la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Le détroit d’Ormuz fait 23 miles nautiques de large, soit environ 42 kilomètres. La zone effective à contrôler pour bloquer tout trafic non autorisé ? Douze kilomètres carrés. Un timbre-poste maritime, qui a déjà coûté des centaines de milliards aux économies occidentales.
L’Iran avait prouvé, lors de la guerre des pétroliers (1984–1988), qu’il pouvait fermer ce détroit — en le minant. Le problème des mines : elles ne discriminent pas. Elles coulent aussi les navires amis et neutres. L’Iran a donc modernisé son arsenal.
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Navigation in the straight of Hormuz will be restored only as the last U.S. soldier has left the region. That's the cost of Israel's and the U.S. new ten-days' defeat.
You’re familiar with Iranian aerial drones. The Shahed-136, the GARAN-2 — cheap to build at $20,000–$50,000 a unit, capable of delivering 50 kg or more of military payload, hard to detect, and laughably expensive to shoot down: we’re talking fighter jets worth tens of millions firing missiles at $100,000–$200,000 a pop. Or inteceptors worth millions.
Now meet their underwater cousins. You’ll graps why Trump’s claims that Iran has no Air Force nor Navy anymore do not matter.
Since the 2003 invasion of Iraq, Iran has been preparing for the day the U.S. decides to strike. Their chosen strategy is asymmetrical. They refuse to fight America where America dominates: air and sea.
Iran has thus built a formidable conventional ballistic strike force and, crucially, what it calls a drone belt — a layered system designed to make any ground invasion extraordinarily costly, and to choke off the Strait of Hormuz indefinitely.
The Strait of Hormuz, for context, is 23 nautical miles across — roughly 42 km. The actual area that needs to be controlled to halt shipping? About 12 square kilometers. A postage stamp of ocean with trillion-dollar consequences.
Iran already demonstrated it could seal that stamp during the Tanker War of 1984–1988, by mining it. The problem with mines: they’re indiscriminate. Friendly and neutral vessels get blown up too. So Iran upgraded.
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