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dimanche 1 février 2026

Libération - Libé - À la une - Jean-Noël Barrot : «L’Europe peut résister à une brutalisation du monde» - Lundi 2 février 2026

 

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Le 2 février 2026

LE RÉCAP

Grammy Awards : Bad Bunny couronné lors d’une cérémonie très politique. Figure de proue du reggaeton et de la trap latine, Bad Bunny est devenu dimanche le premier chanteur récompensé par le Grammy de l’album de l’année pour un disque en espagnol, au cours d’une cérémonie où lui et de nombreux autres artistes ont pris la parole contre la politique migratoire répressive du président américain Donald Trump.

Elections municipales : encore des candidats RN racistes. Comme à chaque scrutin, le parti d’extrême droite investit des militants aux propos ouvertement xénophobes, parfois en toute connaissance de cause. Libé a déniché un nouveau pack de candidats investis par le RN aux élections municipales des 15 et 22 mars, et qui «brillent» surtout par leur racisme.

Trump dit espérer un accord avec l’Iran. Le président américain a dit dimanche espérer conclure un accord avec l’Iran, après une mise en garde du guide suprême iranien Ali Khamenei sur le risque d’une «guerre régionale» si les Etats-Unis mettaient à exécution leur menace d’intervention militaire. En réaction à sa prise de parole, les cours du pétrole ont chuté de plus de 3% lundi dans les premiers échange sur le marché asiatique.

 
 

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Cette newsletter a été préparée par Amandine Hervagault. 

 

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rvé aux abonnés Libé

Bonjour, nous sommes le 2 février et c'est le bon jour pour la fin d'un jour sans fin.

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2 février, c'est le jour de la marmotte ! Photo Julien de Rosa. AFP (2026)

FAIT MAISON La direction écolo revendique d'avoir réprimé les révolutioverts

AU COMPTOIR Le laxisme de Retailleau avec les renégats ; la droite confrontée à la dure loi de la pédagogie ; et même Marion Maréchal lâche Morandini

LE MOT «Décisive»

LE CHIFFRE 1

L'OEIL DE LIBÉ L'air artificiel d'Attal

ÇA ARRIVE AUJOURD'HUI La fin est proche

L'ADDITION Jouons avec Estrosi

SUITE ET PAS FIN • Débutons cette semaine comme on a terminé la précédente : en s'inquiétant de l'état des écolos avant les municipales. On vous racontait vendredi que la direction des verts menaçait de suspendre ses adhérents signataires d'une tribune dénonçant la stratégie pro-PS du parti pour le scrutin de mars. Ces révolutioverts (oui, on le tente) avaient jusqu'à ce matin pour rentrer dans le rang ou partir. Combien en reste-t-il ? Pas des masses, à en croire David Cormand. «Beaucoup ont retiré leur signature en étant très mécontents de l’instrumentalisation du truc par LFI», résume l'eurodéputé proche de la direction - les insoumis ont passé leur week-end à démentir toute volonté d'ingérence. Le Bureau politique des Écologistes doit se réunir cet après-midi sur ce sujet. In fine, «cela devrait concerner entre 20 et 30 personnes», nous précise encore le sénateur écolo du Rhône et proche de Marine Tondelier, Thomas Dossus. Sy. C.

COMME LA CORDE SOUTIENT LE SUSPENDU • Fin octobre, les 6 ministres membres de LR étaient «suspendus» du parti de droite - et non pas exclus, comme le souhaitait initialement Bruno Retailleau. Autorité morale à LR, Gérard Larcher proposait alors de reposer la question de leur exclusion à l’aune du Budget qui serait finalement adopté. 3 mois plus tard, la droite ne censure toujours pas le Premier ministre et laisse passer la loi de finances... qualifiée de «socialiste» par Retailleau. Mais ce dernier n'envisage pas de sévir de plus belle contre les renégats qui restent au service de Sébastien Lecornu. L'entourage du patron du parti le dit avec des mots fort sympathiques dans le Figaro : «Vu leur visibilité au gouvernement, qui est proche de zéro, remettre ce sujet sur la table alors qu'ils ont été exclus de toutes les instances dirigeantes serait une mauvaise idée.» Nice. Rachida Dati, notamment, appréciera. Et d'ajouter : «Plus personne ne parle d'un gouvernement d'un "socle commun" qui comporterait LR, tout le monde a bien compris qu'ils ont été débauchés individuellement.» On imagine donc qu'ils retrouveront la plénitude de leur statut d'adhérent LR dès la fin de leurs fonctions ministérielles.

À LR, la tolérance zéro, c'est du flan. Photo Loïc Venance. AFP (2020)

DESTIN SCELLÉ • Pourtant, quand il veut sévir, Retailleau le peut. La preuve avec Michel Aubouin, qui a été «exclu» (lui) du parti selon la Tribune dimancheOn vous a parlé la semaine dernière de cet ex-préfet qui a largement frayé à l'extrême droite ces dernières années, et pourtant tranquillement soutenu par Renaissance et Horizons pour les municipales à La Celle-Saint-Cloud (Yvelines). Problème pour LR : Aubouin est aussi un ex-conseiller municipal de la majorité de droite sortante, à laquelle il s'opposera donc en mars. Aubouin affrontera la liste de Richard Lejeune, adjoint du maire Olivier Delaporte (qui ne se représente pas), sur laquelle on trouve Othman Nasrou, patron de la fédé LR locale, secrétaire général du parti et bras droit de Retailleau. Ce qui explique peut-être une telle fermeté exemplaire.

CAPITAINE DE PÉDAGO • On reste à droite, où la fin de la séquence budgétaire - avec le rejet des ultimes motions de censure cet après-midi - devrait être un grand soulagement. Encore plus qu'ailleurs, on veut dire. Car LR est sans doute le parti qui sort le plus lessivé de la période : le chef Retailleau a épuisé le registre de l'indignation devant ce Budget, certains cadres ont appelé à la censure du gouvernement mais Laurent Wauquiez et les députés s'y refusent, au nom de la «stabilité» et de la «responsabilité». Même pour ce parti habitué aux divisions internes et aux grands écarts, on frôle la double rupture des adducteurs. Sur le terrain, face aux militants et aux électeurs, ce n'est donc pas facile-facile. Le député LR Pierre Cordier, «anti-macroniste primaire» et bien obligé de défendre ses votes en circo, résume au Parisien cette position inconfortable : «C'est un peu chaud patate, mais avec un peu de pédagogie, ça passe. […] Quand j'explique aux gens qu'il y a trois blocs d'un tiers à l'Assemblée, ils percutent tout de suite. Ils ne me félicitent pas pour autant.» Tout le pari pour la droite est qu'ils n'aillent pas jusqu'à les sanctionner franchement aux municipales... Faites vos jeux, rien ne va plus.

Comme un lundi. Photo Loïc Venance. AFP (2026)

LA PRESSION MONTE • Quelque chose d'incroyable se déroule à l'extrême droite. Le maintien de Jean-Marc Morandini sur CNEWS malgré sa condamnation définitive pour corruption de mineurs, et une autre pour harcèlement sexuel, met le feu à la chaîne d'opinions et au microcosme médiatique de la sphère Bolloré. On sait que Jordan Bardella, un train après tout le monde, a demandé à ses ouailles de ne plus aller chez Morandini, que même le JDD a lâché hier. Ce matin, c'est Marion Maréchal qui estime, sur RTL, que «rien [ne peut] justifier et expliquer que Morandini se maintienne à l'antenne après sa condamnation». Elle ajoute : «Il devrait avoir la décence de se démettre lui-même pour ne pas abîmer la réputation de toute une chaîne, de tout un groupe. [...] Il n'a rien à faire à l'antenne. Les actes qu'il a commis sont extrêmement graves : on ne touche pas aux mineurs. Rien ne peut justifier de s'en prendre à des mineurs.» Gageons qu'elle en parlera à son éditeur, Fayard, propriété de Bolloré. 

Les propos qui suivent sont-ils conformes à l'exigence fixée par Lecornu, à savoir que «celles et ceux qui entreront au gouvernement devront s’engager à se déconnecter des ambitions présidentielles pour 2027» ? Poser la question, c'est déjà y répondre. Dans le Parisien hier, Gérald Darmanin reparlait de son intérêt élyséen, une semaine après avoir déjà remis le bazar à ce sujet en confiant «songer» à l'élection suprême. «Bien sûr que je pèserai sur cette élection, assume derechef le ministre de la Justice. Comme candidat, ou bien en soutien de celui qui sera le mieux placé pour nous représenter, à condition qu'il reprenne mes propositions faites de gaullisme social». Il «ne serait pas digne de se désintéresser de l'élection de 2027 alors que le RN est le favori pour l'emporter», se justifie le garde des Sceaux, qui n'entretient donc l'idée de sa candidature qu'au nom de l'intérêt supérieur de la nation. «Ce qui compte, c'est qu'on ait un seul candidat et une dynamique nouvelle», ajoute celui qui plaide pour une primaire du «socle commun», concluant dans un ultime élan de modestie : «D'une manière ou d'une autre, j'y contribuerai... sans doute de manière décisive.» Mais au vu de sa popularité et de son pouvoir de nuisance s'il devait être remercié, il semblerait que cette nouvelle entorse à la règle primo-ministérielle ne doive pas lui coûter son maroquin à l'occasion de l'ajustement ministériel™ qui se prépare.

Les digues ne tiennent plus. Avec la victoire d'Antoine Valentin, candidat UDR-RN, hier au 2d tour d'une législative partielle contre le candidat LR Christophe Fournier, c'est la toute première fois que l'extrême droite remporte une circonscription en Haute-Savoie - qui abrite le plateau des Glières, haut lieu de la résistance... Le département est pourtant historiquement un fief de la droite traditionnelle. Mais Fournier n’a pas réussi à remonter la pente, après un 1er tour où il était distancé de 30 points par le candidat ciottiste. Malgré des tentatives pour rallier les voix du centre et de la gauche derrière un front républicain, stratégie qui avait fonctionné aux législatives de 2024, il s’est fait distancer par Valentin, qui par ailleurs avait parrainé Éric Zemmour pour la présidentielle 2022. La venue du duo Retailleau-Wauquiez n'a rien changé et n'a pu empêcher l'extrême droite de remporter sa 2e législative partielle dans l'histoire de la Ve République - malgré une abstention de plus de 65%, habituellement défavorable à l’extrême droite. «Chaque jour qui passe, l'UDR remplace LR partout en France», s'est gargarisé Éric Ciotti. Il est là, le «grand remplacement». 

Photo et texte par Stéphane Lagoutte. MYOP. Libération

Mardi dernier, ce n’était pas la nuit des étoiles filantes, c’était la «Nuit de la Nouvelle République». Accrochez-vous aux fauteuils. De 18h à 23h, on a vu défiler un large panel allant du monde de l’entreprise aux figures de politiques élus. Avec pour mot d’ordre «tout a changé, tout doit changer». Vaste programme qui donne à la soirée des airs de hub à idées politiques, comme un début de réflexion pour un programme de campagne. Depuis quelques temps, les lumières LED emplissent les meetings. Ça pique un peu les yeux. On arrive à les déjouer avec un flash ou en attendant un ajout de lumière annexe, ou en sous-exposant… C’est coloré pour le public mais cela ne nous facilite pas la tâche. Et puis je me suis dit que bon, pourquoi ne pas utiliser cet artefact scénique qui leur donne un air artificiel ? 

• Assemblée, 17h Selon Einstein, deux choses sont infinies : l'univers et la bêtise humaine. On aurait pu ajouter à la liste le Budget de la France mais finalement, il y aura bien une fin à cette interminable séquence budgétaire. Elle doit enfin arriver aujourd'hui après l'examen des deux dernières motions de censure déposées par la gauche et par le RN en réponse au 3e 49.3 dégainé par Lecornu. Mais qui ne devraient pas, sauf improbable surprise, être adoptées. Avant, la commission d'enquête sur l'audiovisuel public poursuit ses auditions avec notamment Léa Salamé (10h), Gilles Bornstein (11h30) ou encore Laurent Delahousse (14h30).

On termine avec notre jeu du jour. Quel sera le titre du livre que Christian Estrosi va publier après les municipales ?

• L'élu
• Père
• Maire
• Nissart
• Hussard
• Motodidacte

Pour jouer, cliquez sur ce qui vous semble être la bonne réponse ci-dessus. 

Et enfin, les résultats de notre jeu de vendredi. S'il est élu maire de Lyon, Jean-Michel Aulas voudrait en effet confier la fête des lumières à Jean-Michel Jarre. Et non à Karim Benzema.

Sur ce, bonne journée 👋. Et à demain sur les routes de l'info.

 

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Le 2 février 2026

Accaparement Destruction de la mémoire et l’héritage de JFK : Trump, l’indécence sans limite

Par Thaïs Chaigne et Philippe Coste

L’actuel président américain n’a cessé, depuis son premier mandat, de piétiner l’héritage Kennedy, jaloux de cette dynastie politique américaine qu’il rêve de supplanter dans l’histoire. Lire plus

 

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Il existe mille et une raisons qui devraient nous inciter à cesser illico de saccager le reste du monde vivant, individuellement et collectivement, puisque les écosystèmes et les espèces qui les composent nous permettent directement ou indirectement de nous nourrir, de respirer, de boire, de nous loger, de nous habiller, de nous protéger des inondations, de préserver un climat habitable, de nous promener, de rêver… N’en jetez plus !
Si, justement, ajoutons un élément, qui pourrait peut-être, espérons-le, sensibiliser et convaincre les individus les plus cyniques et égoïstes du genre humain : protéger la biodiversité, c’est aussi protéger notre santé. Via tous les bénéfices indirects que nous venons d’évoquer, mais aussi très directement et concrètement. Pas un jour, ou presque, sans que les chercheurs ne découvrent les incroyables facultés et propriétés de tel ou tel organisme, dont la recherche médicale pourrait tirer profit. De la même façon que l’étude des méduses et anémones de mer nous permet de mieux comprendre le pourquoi du comment de ce mystère qu’est notre sommeil, voici que celle de l’étrange requin du Groenland pourrait nous aider à guérir certaines de nos maladies oculaires, comme le glaucome et la dégénérescence maculaire. C’est ce que raconte cette semaine Julie Renson-Miquel dans un article fascinant. Ouvrez grand vos mirettes, lisez, protégeons ! 

Coralie Schaub, cheffe adjointe du service Environnement

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En Antarctique, quel est l’animal tant convoité, notamment par les pisciculteurs, pour sa valeur nutritionnelle ?

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