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Arrestation du prince déchu britannique Andrew Mountbatten-Windsor
Mise en examen de l'assistant parlementaire de Raphaël Arnault, les valeurs de Martine Vassal, une loi sur les formes renouvelées de l’antisémitisme, le Conseil constitutionnel valide le budget 2026.
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Arrestation du prince déchu britannique Andrew Mountbatten-Windsor
L’ex-prince Andrew a été arrêté pour des soupçons de “faute dans l’exercice de fonctions officielles”, a annoncé la police de Windsor. Dans le même temps, des perquisitions avaient lieu à deux adresses en Angleterre, en lien avec ces accusations.
La police de Thames Valley, où se situe la résidence Royal Lodge où le frère du roi Charles habitait jusqu’à récemment, a confirmé son arrestation dans un communiqué. Elle avait auparavant indiqué “évaluer” des allégations selon lesquelles Andrew avait transmis des informations potentiellement confidentielles à Jeffrey Epstein, du temps où il était émissaire du Royaume-Uni pour le commerce international, entre 2001 et 2011.
En octobre 2025, le prince Andrew Mountbatten-Windsor avait été déchu de ses titres, un processus formel entamé par le roi Charles III. Cette annonce était survenue quelques jours après la publication, à titre posthume, des mémoires de Virginia Giuffre. La jeune femme, qui s’est suicidée en avril 2025, y accuse le fils d’Elizabeth II d’agressions sexuelles. “La justice doit suivre son cours”, a commenté le roi Charles III quelques heures après l’arrestation de son frère.
L’assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault mis en examen pour complicité de meurtre
Les investigations continuent, cinq jours après la mort de Quentin Deranque. Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, a été mis en examen pour complicité de meurtre par instigation. L’avocat de Jacques-Elie Fravrot, Bertrand Sayn, a annoncé un peu plus tard que son client avait été placé en détention provisoire. Le chef retenu contre Jacques-Elie Favrot “confirme qu’il n’a pas donné de coups directs susceptibles d’avoir causé le décès”, a répété son avocat.
En outre, six autres hommes ont été mis en examen pour homicide volontaire, dont quatre ont été placés en détention en provisoire, a précisé le procureur de Lyon qui a requis la mise en examen de sept hommes pour homicide volontaire.
Ils “contestent l'intention homicide”, a-t-il souligné. “Deux ont refusé de s'exprimer” pendant leur garde à vue, les autres “reconnaissent leur présence” sur les lieux de l'agression et “certains admettent avoir porté des coups” à Quentin Deranque “ou à d'autres victimes”, a-t-il ajouté.
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Martine Vassal affirme avoir pour valeurs “le travail, la famille, la patrie”
La candidate Les Républicains à la mairie de Marseille (Bouches-du-Rhône), Martine Vassal a déclaré sur BFMTV que ses valeurs, qui “n’ont jamais changé”, sont “le mérite, le travail, la famille, la patrie”, ajoutant ensuite “l’humanité et la solidarité”. Interrogée sur la correspondance de ses trois valeurs centrales avec le slogan du régime de Vichy, l’actuelle présidente de la métropole Aix-Provence et présidente du département des Bouches-du-Rhône a répondu “d’accord, mais c’est mon slogan et ce sont mes valeurs”, et “c’est ainsi”.
Réfutant une éventuelle alliance au second tour, Martine Vassal a assuré qu’elle se maintiendrait au second tour, quel que soit l’issue du scrutin. “Nous serons quatre au deuxième tour et dans une quadrangulaire, tout est possible”, a-t-elle ajouté, se disant aussi convaincue que “Marseille, est une ville cosmopolite qui ne passera pas au Rassemblement national”. Elle dénonce également “des Parisiens qui installent un duel qui n’existera pas” entre Benoît Payan et le candidat du RN, Franck Allisio.
Sébastien Lecornu promet un texte sur les formes renouvelées de l’antisémitisme
Le gouvernement inscrira à l’ordre du jour du Parlement, dès le mois d’avril, la proposition de loi de Caroline Yadan, qui vise à lutter contre “contre les formes renouvelées de l’antisémitisme”, a annoncé le Premier ministre, Sébastien Lecornu, lors d’un discours donné à l’occasion du 40ème dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Le texte sera présenté dans sa version “enrichie par le Conseil d’Etat”, a-t-il précisé.
Le texte de la députée Renaissance, présenté fin janvier à l’Assemblée nationale, mais qui n’avait pas pu être examiné faute de temps, propose notamment de créer un nouveau délit punissant de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende le fait de “provoquer à la destruction ou à la négation d’un État”. Mais le texte est d’ores et déjà contesté, ses opposants y voyant un amalgame entre juifs et Israël et une tentative de brider toute critique de la politique de Benjamin Netanyahu.
Insistant sur la nécessité de pouvoir “critiquer un régime”, le Premier ministre voit la distinction entre sionistes et juifs, faite par certains responsables politiques, comme une “stratégie qui permet d’exclure sans le dire”. “C’est ainsi que prospèrent les vieilles haines”, poursuit le locataire de Matignon, qui fustige “l’antisémitisme politique, de droite, de gauche”. “Dire ‘de la mer au Jourdain’, c’est appeler à la disparition d’Israël”, ajoute-t-il, faisant référence au slogan polémique utilisé par certains soutiens de la Palestine. Sébastien Lecornu a aussi rappelé la volonté du gouvernement d’inscrire dans le droit “l’inéligibilité pour propos antisémites” et racistes.
Budget 2026 : le Conseil constitutionnel ne censure aucune mesure majeure sur le fond
Le Conseil constitutionnel ne censure aucune mesure majeure de la loi de finances 2026 sur le fond, annonce l'institution dans un communiqué. Dans le détail, le Conseil constitutionnel censure sept cavaliers budgétaires, portant sur des détails procéduraux dans quelques articles. Le Conseil ne valide pas la notion d'“insincérité” du budget, qui avait été soulevée dans plusieurs saisines. “Le Conseil a également écarté l'ensemble des griefs portant sur la sincérité de la loi de finances”, indique le communiqué.
Les Sages émettent par ailleurs des réserves sur deux mesures afin de mieux encadrer leur application : l'article 144 sur les frais de justice imputé aux personnes condamnées, et l'article 179 sur la limitation des APL (aides personnelles au logement) pour les étudiants étrangers hors UE. Enfin, le Conseil constitutionnel ne censure pas la taxe sur les holdings, car il estime qu'elle a été adoptée selon la bonne procédure et qu'un plafond a été fixé pour cette taxe, et ne se prononce pas sur le détail de la mesure.
La revue de presse du Monde Moderne du vendredi 20 février
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