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mercredi 25 février 2026

Le Monde Moderne - La Quotidienne - Hausse des tarifs hospitaliers : les mutuelles répercuteront les coûts sur les assurés dès 2027...Mercredi 25 février 2026

 

Hausse des tarifs hospitaliers : les mutuelles répercuteront les coûts sur les assurés dès 2027

Discours sur l’état de l’Union , Rappel massif de jouets chez Hema et Action

 
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Hausse des tarifs hospitaliers : les mutuelles répercuteront les coûts sur les assurés dès 2027

À partir du 1er mars, les patients français verront grimper plusieurs forfaits hospitaliers, une mesure gouvernementale qui, selon les experts, entraînera inévitablement une augmentation des cotisations des mutuelles santé l’année prochaine. Ce transfert de charges, évalué à 400 millions d’euros pour 2026, soulève des critiques de la part des complémentaires santé, qui dénoncent un “déchargement” systématique des dépenses de la Sécurité sociale.

Le ministère de la Santé justifie ces hausses par la nécessité de réaliser des économies pour l’Assurance maladie. Parmi les augmentations prévues : le forfait pour un passage aux urgences passera de 23 à 26 euros (+3 euros), le forfait journalier d’hébergement en hôpital grimpera à 23 euros (+3 euros), et le passage en service de psychiatrie augmentera de 2 euros. D’autres revalorisations sont attendues au 1er avril.

Selon le cabinet de la ministre Stéphanie Rist, cette mesure sera “indolore” pour la grande majorité des Français, puisque 96 % d’entre eux sont couverts par une mutuelle ou une complémentaire santé. Ces organismes sont en effet obligés, dans le cadre des contrats responsables, de prendre en charge à 100 % ces forfaits hospitaliers. Résultat : la Sécurité sociale économise, mais les mutuelles absorbent les coûts supplémentaires.

Cependant, la Mutualité Française, qui représente les mutuelles, conteste vigoureusement cette vision. “C’est une fake news de la ministre de la Santé”, affirme Séverine Salgado, directrice santé de l’organisation. Elle explique que les tarifs des mutuelles sont fixés au second semestre de l’année précédente, au plus tard en octobre, et que ces hausses n’ont pas été intégrées dans les cotisations de 2026. “Il y aura un impact sur les prestations versées par les mutuelles et par conséquent sur les cotisations”, prévient-elle, soulignant une augmentation de 22 % des tarifs des mutuelles en cinq ans due à des transferts similaires.

Ce mécanisme de répercussion n’est pas nouveau, mais il alimente les débats sur la soutenabilité du système de santé français. Les mutuelles, déjà sous pression avec des dépenses croissantes, pourraient ainsi annoncer des hausses pour 2027 afin de compenser ces 400 millions d’euros. Pour les assurés, cela signifie une facture plus salée, même si le gouvernement assure que l’information a été transmise aux complémentaires dès octobre dernier pour leur permettre d’anticiper.

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Discours sur l’état de l’Union : Trump multiplie les attaques et vante son bilan face au Congrès divisé

Dans un discours marathon de près de deux heures, le plus long de l’histoire des États-Unis, le président Donald Trump a défendu son bilan controversé lors de son adresse sur l’état de l’Union, prononcée hier soir devant un Congrès profondément divisé. Sans annonces phares, le républicain a alterné éloges de ses succès, attaques virulentes contre les démocrates et affirmations contestées, le tout ponctué d’invités surprises et d’un incident notable impliquant une pancarte arrachée.

Voici les moments clés de cette soirée tendue, marquée par des accusations de mensonges et des réactions vives.

Trump, de retour au pouvoir depuis un an, a ouvert le feu sur les démocrates, les qualifiant de “corrompus” et de “fous”. Il les a accusés de vouloir “tricher” aux élections via un projet de loi sur l’identification des électeurs. “Vous devriez avoir honte”, a-t-il lancé, tentant en vain de les faire applaudir sa politique anti-immigration. Aucune ovation du côté démocrate, contrairement aux républicains qui se levaient fréquemment. Les représentantes Ilhan Omar et Rashida Tlaib ont interrompu le président en criant “Menteur !” et “Vous avez tué des Américains !”, en référence aux décès de deux citoyens américains tués par des agents de l’immigration à Minneapolis. Une vingtaine de démocrates ont boycotté l’événement, tandis que des manifestations se déroulaient à l’extérieur du Capitole.

Sur le plan international, Trump a durci le ton contre l’Iran, le dépeignant comme la “principale menace mondiale” avec des missiles pouvant atteindre l’Europe et bientôt les États-Unis. Il a évoqué les “sinistres ambitions nucléaires” de Téhéran, affirmant : “Ma préférence va à une résolution de ce problème par la diplomatie, mais une chose est sûre : je ne permettrai jamais au principal soutien mondial du terrorisme de se doter d’une arme nucléaire.” Ces déclarations ont été qualifiées de “gros mensonges” par le porte-parole iranien Esmaïl Baghaï sur X, laissant planer l’ombre d’une escalade militaire.

Le président s’est également vanté de succès économiques, revendiquant des investissements de “plus de 18 000 milliards de dollars”. Il a affirmé que l’inflation était à un “niveau record” à son retour au pouvoir et que le prix de l’essence était à 2,30 dollars le gallon. Trump a aussi déclaré avoir mis fin à “huit guerres”, une allégation contestée par les médias, certains conflits étant des crises persistantes. Sur les droits de douane, malgré un revers de la Cour Suprême, il a assuré que “les pays étrangers paient”.

Trump a invité des “surprises” : l’équipe masculine de hockey sur glace, médaillée d’or aux JO d’hiver de Milan-Cortina après une victoire contre le Canada, un vétéran centenaire de la guerre de Corée, un militaire impliqué dans la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro en janvier et des retrouvailles émouvantes en direct entre l’opposant vénézuélien Enrique Marquez, récemment libéré, et sa nièce Alejandra.

Un incident a marqué le début du discours : le représentant démocrate Al Green, 79 ans et opposant historique à Trump, a brandi une pancarte “Les Noirs ne sont pas des singes”, en référence à une vidéo raciste partagée par le président associant Barack et Michelle Obama à des singes. Escorté dehors, Green a vu sa pancarte arrachée par le républicain Steve Scalise.

Trump n’a pas évoqué l’affaire Epstein ni les décès à Minneapolis, laissant ces sujets sensibles en suspens.

Rappel massif de jouets chez Hema et Action : de l’amiante détecté dans des produits pour enfants

Alerte sanitaire dans les rayons jouets : plusieurs produits vendus dans les chaînes de magasins Hema et Action font l’objet d’un rappel urgent après la détection d’amiante, un matériau cancérigène prohibé. Annoncés sur le site gouvernemental Rappel conso les 20 et 24 février, ces rappels concernent des figurines élastiques et des kits de création en sable, potentiellement dangereux pour la santé des enfants en cas d’endommagement. Les autorités sanitaires ont identifié de l’amiante dans le garnissage de ces jouets, un risque particulièrement élevé si le produit se déchire et que les fibres se libèrent dans l’air. “L’exposition à ce matériau peut présenter un risque élevé pour la santé si le produit est endommagé et que le garnissage se répand (par inhalation en particulier)”, précise la fiche de rappel officielle.

Les associations de consommateurs, comme UFC-Que Choisir, appellent à une vigilance accrue sur les importations, soulignant que ces incidents récurrents exposent les plus jeunes à des risques inacceptables. Le gouvernement, via Rappel conso, assure suivre de près l’affaire, mais aucun commentaire n’a été émis par Hema ou Action pour l’instant.

Lisette Pollet, députée RN, licencie son assistant pour des posts “impardonnables” sur les réseaux

La députée du Rassemblement National (RN) de la Drôme, Lisette Pollet, a annoncé le licenciement de son assistant parlementaire Vincent Claudin, suite à des publications sur les réseaux sociaux jugées incompatibles avec les valeurs du parti. Dans un communiqué publié sur X dans la nuit du 24 au 25 février, elle condamne fermement ces messages, qui n’engagent que leur auteur.

Vincent Claudin, originaire de Lyon et ancien membre du groupuscule d’ultradroite Lyon populaire (en procédure de dissolution), a posté plus de 4 400 messages entre 2021 et 2026 sous des pseudonymes, exprimant une admiration pour le Troisième Reich, des espoirs pour un régime fasciste et eugéniste, ainsi que de la haine envers les juifs, les personnes racisées et les homosexuels, selon Mediapart.

Vincent Claudin a présenté ses excuses mercredi, après la publication de l'article, arguant que ses messages relevaient du "registre de l'ultra-provocation outrancière et sulfureuse et de l'humour noir hors contexte". Il ajoute qu'ils "ne reflètent pas (s)a véritable structuration idéologique actuelle, le catholicisme intégral".


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