Mercredi 25 février 2026 Bonjour,Faut-il généraliser la taxation individuelle? Pour une fois, la question qui se jouera dans les urnes le 8 mars paraît simple, mais l’affaire est plus complexe qu’il n’y paraît. Nous vous proposons un petit dossier. Dans ce Briefing, nous évoquons les quatre années de l’Ukraine en enfer, nous nous inquiétons un peu pour les prochains JO d’hiver, et nous nous réjouissons d’aller écouter Agnès Jaoui ou Stephan Eicher dans la «Grange sublime» du Jorat. A la une: Comment atteindre une justice fiscale individuelle?
 MARTIAL TREZZINI / keystone-sda.ch Pourquoi c’est important. Le référendum a été lancé par Le Centre, c’est dire la gravité de l’enjeu: les centristes ne sont pas, tant s’en faut, des adeptes de cet outil. A priori, la question paraît simple: ne faudrait-il pas lever une injustice frappant les couples mariés en décrétant la taxation individuelle? Cependant, le système crée alors d’autres inégalités, alertent les opposants. Notre collègue Annick Chevillot, qui adore les impôts, s’est plongée dans le débat: «Il est plus question de principes que d’argent», conclut-elle. Son dossier «Une nécessité démocratique.» Notre duel: selon la conseillère nationale PLR Simone de Montmollin, «cette réforme est le résultat d’un large consensus entre le Conseil fédéral et le parlement, soutenue par la quasi-totalité des milieux économiques et par la gauche». «C’est un leurre.» Pour le conseiller national du Centre Vincent Maitre, «l’atteinte au fédéralisme de cette réforme ne peut être ignorée. Les cantons ont par ailleurs déjà mis en œuvre des modèles – splitting, tarifs différenciés, calculs alternatifs – permettant de réduire la pénalisation du mariage sans bouleverser l’architecture fiscale.» Une injonction du TF d’il y a… 40 ans. Pour notre cheffe de la rubrique suisse Romaine Morard, l’affaire est entendue: le Tribunal fédéral a tranché en réclamant d’en finir avec «la pénalisation fiscale du mariage» en 1984, «il est donc temps de régler le problème». Notre éditorial |
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