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dimanche 4 décembre 2022
La Santé avec Pure Santé - 7 méthodes des labos pour créer un « blockbuster » à 1 milliard (suite)
La Santé
7 méthodes des labos pour créer un « blockbuster » à 1 milliard (suite)
Chère lectrice, cher lecteur,
Voici la suite de mon enquête sur les dessous de l’industrie pharmaceutique.
Dans la première partie (que vous pouvez consulter ici), je vous ai présenté les trois premières étapes de l’industrie pharmaceutique pour réussir à créer un médicament « blockbuster » qui rapporte plusieurs milliards de dollars de bénéfice.
Comme nous l’avons vu, les laboratoires mettent les gros moyens pour soigner l’image de leurs médicaments aux yeux des autorités de santé, à coups de gros billets et d’études promotionnelles.
Globalement, l'industrie pharmaceutique dépenserait 5,2 milliards de dollars par année pour faire la publicité de ses produits, tous supports confondus[1].
Aujourd’hui je vous propose de découvrir les 4 dernières méthodes employées par les labos pour réussir à gagner des milliards de dollars sur une pilule.
Méthode 4 : se mettre les médias dans la poche
Après avoir publié des études scientifiques positives, les industriels vont s’arranger pour que celles-ci soient relayées dans les milieux scientifiques et auprès du grand public par les grands médias.
« Il faut que des universitaires aillent de congrès en séminaires répandre la vérité sur la dernière merveille du monde qui vient d’arriver », raconte Philippe Even, médecin français connu pour ses critiques acerbes envers Big Pharma[2].
Ces « leaders d’opinions », payés par l’industrie, ont ensuite pour mission de promouvoir le médicament dans leur pays, que ce soit dans les journaux locaux ou sur les plateaux TV[3].
Ce n’est donc pas étonnant qu’on voie toujours les mêmes médecins dans les débats télévisés !
Comme pour les revues scientifiques, les labos n’hésitent pas non plus à mettre la main sur la presse en la finançant généreusement.
Ainsi, le Quotidien du Médecin, l’un des plus lus par les thérapeutes français, est financé à 60 % par la publicité, dont majoritairement celle des laboratoires[4].
Méthode 5 : organiser des « visites de courtoisie » chez les médecins
Après avoir financé plusieurs études positives, il reste ensuite à convaincre les médecins de prescrire le médicament.
Et pour cela, la technique est assez simple : elle consiste à envoyer un « visiteur médical », qui est en réalité un représentant de la marque venu promouvoir le traitement auprès des thérapeutes.
Et cela peut aller loin pour tenter de persuader le médecin.
Le Nouvel Observateur précise même, non sans ironie, que : « Les filles de chez Servier sont canon. C'est sans doute plus amusant d'écouter leurs topos que de lire "Prescrire" »[5].
Le métier de visiteur médical est d’ailleurs pleinement assumé et officiellement reconnu.
Il figure même sur le site de l’orientation professionnelle française (Onisep), qui le présente comme quelqu’un qui « fait du « porte-à-porte » auprès des prescripteurs (…). Attaché commercial, le visiteur représente un ou plusieurs laboratoires pharmaceutiques. Son rôle est de promouvoir leurs produits et de les faire prescrire aux malades[6]. » Le site ajoute qu’il « faut savoir convaincre son interlocuteur sur tel médicament, plus ou moins "nocif" qu'un autre ».
Le porte-à-porte pour nous vendre des brosses, ça passe encore. Mais quand notre santé est en jeu, c’est un peu limite…
Et c’est sans compter les restaurants et autres cadeaux « en nature » que les industriels offrent aux médecins pour se les mettre dans la poche.
D’après Mikkel Borch-Jacobsen, qui a étudié la campagne marketing de l'antidépresseur Lexapro, le fabricant aurait dépensé 115 millions de dollars pour la promotion du médicament… dont 36 millions rien que pour les repas « éducatifs » offerts aux médecins[7].
Méthode 6 : augmenter artificiellement le nombre de clients malades
Le meilleur moyen d’augmenter les ventes d’un médicament, c’est d’avoir davantage de patients à qui le prescrire.
Une technique classique consiste donc à abaisser les seuils à partir desquels quelqu’un est considéré comme malade.
Ainsi en 50 ans, les taux « normaux » pour le cholestérol ou l’hypertension n’ont pas cessé de descendre[8].
Selon Philippe Even, « l’industrie, puis les agences de santé et les médecins ont redéfini l’hypertension à 14, contre 16 auparavant. Alors que la tension moyenne de la population se situe aux alentours de 13. Ça n’a l’air de rien comme ça, je n’arrive pas à réveiller les gens à ce sujet, mais qu’est-ce que cela signifie ? Cela veut dire quadrupler le marché des antihypertenseurs, parce qu’il y a quatre fois plus de gens qui ont une tension entre 14 et 16[9] ! »
Faut-il faire baisser la pression coûte que coûte ?
Pas forcément.
Des publications scientifiques ont par exemple montré qu’entre 14-15.9, le taux de mortalité globale, de maladies coronariennes et d’AVC était le même avec ou sans traitement[10].
Depuis 30 ans, on suspecte même qu’une baisse de tension chez les personnes diabétiques ou souffrant de maladies coronaires sous les 13, le chiffre habituellement recommandé, pourrait augmenter le risque d’infarctus[11].
Le plus bas ne serait donc pas toujours le meilleur.
Méthode 7 : gérer les scandales
Avec toutes ces pratiques commerciales, on imagine bien que, tôt ou tard, des scandales éclatent…
Stalinon, thalidomide, Vioxx, Dépakine, Distilbène, Médiator, Levothyrox, opioïdes… les exemples ne manquent pas.
Mais à chaque fois, les laboratoires pharmaceutiques incriminés s’en sortent plutôt bien.
Prenons l’exemple de l’affaire du Mediator, qui aurait entraîné la mort de plus de 1 500 personnes et plus de 3 000 hospitalisations[12].
En mars 2021, le laboratoire Servier a été condamné à 2,7 millions d'euros d'amende pour « tromperie aggravée » et « homicides et blessures involontaires »[13].
Cela peut paraître beaucoup.
Mais en réalité, ce ne sont que des cacahuètes quand on sait que le groupe aurait fait 500 millions d’euros de chiffre d’affaires grâce à ce médicament[14].
Autant dire que la balance bénéfices/risques est plutôt intéressante pour l’industrie… et que cela ne va pas inciter les laboratoires à respecter les règles.
En 2013, un scandale éclate autour du valsartan, le traitement vedette contre l’hypertension du laboratoire Novartis (plus de 6 milliards de bénéfices !)[15].
Son succès est dû notamment aux publications enthousiastes d’un éminent cardiologue japonais, le Pr Hiroaki Matsubara, qui ont servi à promouvoir le médicament.
Problème, on constate des anomalies dans ces études : données falsifiées pour faire ressortir un bénéfice, complications cardiaques minorées, conflits d’intérêts (une des personnes impliquée dans l’étude était employée chez Novartis)…
Si bien que les études sont retirées en 2013 et que le professeur doit quitter son poste universitaire.
Qu’importe, cela n’a pas empêché le laboratoire de continuer à vendre son produit star…
Quand arrêteront-ils de s’en prendre aux approches naturelles ?
En plus de ces 7 stratagèmes, on notera aussi la tendance toujours plus forte des médias à s’en prendre aux solutions naturelles.
Il n’y a qu’à voir les récentes attaques en règles menées à l’encontre des naturopathes.
Ce 1er décembre, L’Obs vient d’ailleurs de publier en une de son édition du 30 novembre 2022, un important dossier incriminant la naturopathie[16].
Pour revenir à l’hypertension, ce n’est pas toujours facile de faire connaître certaines solutions non médicamenteuses pourtant efficaces, comme l’activité physique et l’alimentation.
Ainsi, le cardiologue François Carré, du CHU de Rennes, raconte qu’un jour, il avait fait un exposé à des médecins pour expliquer l’intérêt de l’activité physique contre l’hypertension : « Au bout de 10 minutes, une dizaine de médecins et internes avaient pris la porte, au bout de 20, une dizaine d’autres étaient partis. À la fin de mon exposé, il ne restait plus que le chef de service et son assistant. Ça leur semblait à tous complètement obscur[17]. »
Pourtant, même la Société européenne de cardiologie reconnaît le rôle capital du mode de vie pour faire face à l’hypertension.
Elle écrit ainsi que « des changements appropriés du mode de vie sont la pierre angulaire de la prévention de l’hypertension. Ils sont également importants pour son traitement (...) Les études cliniques montrent que les effets sur la tension des modifications du style de vie peuvent être équivalents à ceux d’un traitement par un seul médicament (...) Parallèlement aux effets sur la tension artérielle, ces changements ont des effets positifs sur d’autres facteurs de risque et d’autres pathologies[18]. »
7 techniques naturelles qui peuvent faire baisser la tension
En plus d’une activité régulière et d’une alimentation saine (moins de sel, moins d’alcool, moins de produits transformés, plus de fruits et légumes…), on peut également mentionner l’importance de la respiration.
Une récente étude publiée dans le Journal of the American Heart Association, a notamment démontré que 5 minutes par jour d’exercices de respiration (qu’on appelle « entraînement de la force musculaire inspiratoire ») pouvaient réduire la tension artérielle[19].
Par ailleurs, différentes plantes ont des effets démontrés sur la tension artérielle et peuvent être utilisées en première intention :
Hibiscus : de nombreuses études ont mis en avant les effets hypotenseurs des fleurs d’hibiscus, souvent utilisées en infusion (notamment pour le fameux bissap)[20-21-22]. La fleur aurait également des bienfaits de façon plus globale sur le système cardiovasculaire[23].
Ail noir : une équipe australienne a prouvé que quatre gélules d’extrait d’ail noir par jour pendant 12 semaines réduisaient la tension de personnes hypertendues : à la fin de l’étude les personnes qui avaient pris l’ail noir avaient une pression plus basse que ceux qui avaient eu le placebo[24].
Betterave rouge : d’après des travaux menés sur 64 personnes, un verre de jus de betterave par jour réduirait significativement la pression sanguine des patients atteints d'hypertension artérielle, grâce à sa forte teneur en nitrate inorganique, qui agit sur la dilatation des vaisseaux sanguins[25].
Thé vert : récemment, un essai publié dans Cellular Physiology and Biochermistry a trouvé que le thé, qu’il soit vert ou noir, contiendrait des antioxydants qui réduiraient la pression artérielle en activant une protéine appelée KCNQ5[26].
Cacao : manger du chocolat pour réduire la tension ? Ça peut sembler absurde, et pourtant… Il y a quelques semaines, des scientifiques ont donné pendant plusieurs jours 860 milligrammes de flavanols de cacao par jour à des volontaires. La pression systolique a alors été réduite d'environ 1,4 mmHg sur 12 heures[27].
Pomme de terre : en mai 2021, les travaux de trois chercheurs américains ont montré qu’une consommation régulière de pommes de terre permettrait de réduire la rétention de sodium, ce qui pourrait abaisser la tension artérielle[28].
Feuilles d’olivier : c’est le traitement de choix en cas d’hypertension légère. Elles sont aussi excellentes pour réguler le rythme cardiaque et augmenter le débit coronarien. Posologie : 2 gélules le matin ou en infusion (30 g dans 1 l d’eau par jour), 5 jours par semaine.
Nous sommes arrivés à la fin de cette longue lettre (en deux parties) sur les dessous de l’industrie pharmaceutique, avec l’hypertension comme fil conducteur.
Cette enquête est le fruit d’un long travail de recherche. J’espère qu’elle vous aura éclairé sur les manigances malheureusement peu connues de certains laboratoires.
Je m’appelle Florent Cavaler et je suis rédacteur en chef de la revue Révélations Santé & Bien-Être.
Ma mission est de vous aider à prendre en main votre santé, en vous montrant qu’il existe une autre voie que celle de la médecine médicamenteuse… une approche globale, naturelle et personnalisée.
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