| | | | | | | | Les prochaines rencontres « pour gagner la paix » : - 8 décembre Choisy-le-Roi,
- 9 décembre Les Ulis,
- 14 et 15 décembre Mende puis Saint Chelly Lozère,
- 20 janvier Quimper,
- début février Besançon…
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| | | Bonjour à chacune et chacun, Initiative communiste de haute portée Cela fait des mois et des mois que les conseillers régionaux communistes* d'Île-de-France alertent, expliquent, luttent contre les hausses importantes du prix du ticket de métro à l’unité qui passerait de 1,90 € à 2,30 €, l’abonnement mensuel au pass Navigo passant lui de 75,20 € à 90 €, cette campagne est baptisée « Stop Galère »
La présidente de la région Île-de-France, Mme Pécresse fait valoir que l’inflation en cours coûtera plus de 950 millions d’euros à sa collectivité pour « Île-de-France mobilité ». Les élus communistes et les fédérations communistes de la région refusent qu’une telle augmentation pèse sur les citoyens qui se rendent au travail en transports en commun, alors que leurs salaires n’augmentent pas ou si peu et que tous les coûts de la vie sont à la hausse.
Comble de la période, de partout, on crie à hue et à dia sur la nécessité d’utiliser les transports en commun pour réduire les émissions de CO2 afin de protéger le climat. Dans les faits, les usagers paient toujours plus cher pour un service toujours plus dégradé dans les métros, bus et trains du réseau express régional (RER), occasionnant une fatigue supplémentaire et trop souvent des retards au travail.
Depuis son piédestal, le Président de la République annonce, un dimanche sur des réseaux sociaux, qu’il veut la construction de dix RER dans dix métropoles. Sans doute ces projets deviennent nécessaires et de nombreuses collectivités n’ont pas attendu pour en engager. Cependant, il ferait bien de commencer par exiger de ses ministres et des services de l’État d’aider la région Île-de-France à faire fonctionner les réseaux existants en faisant prendre en charge par l’État et les entreprises une partie du surcoût des transports, domicile-travail ou pour es lycéens, collégiens et étudiants, et engager les investissements nécessaires à leur bon fonctionnement.
On a du mal à comprendre que d’un côté l’argent coule à flots « quoi qu’il en coûte » pour soutenir les grandes entreprises privées qui regorgent de profits et que d’un autre on ne trouve pas de moyens financiers pour les services publics des transports. Les prix des billets de train, de métro et de bus augmentent, les péages routiers augmentent, autant de hausse qui viennent grever encore plus le pouvoir d’achat populaire. Insupportable !
De manière déterminée, les communistes des huit départements d’Île-de-France font grandir, en lien avec les élus régionaux, les parlementaires, les maires et les élus municipaux, un mouvement désormais unitaire, voire majoritaire. Une étape importante aura lieu la semaine prochaine avec un rassemblement unitaire devant le siège du conseil régional. Matin et soir, ils discutent avec les usagers et aident à leurs mobilisations en mettant à leur disposition des informations, une pétition, massivement signée, pour empêcher cette augmentation des tarifs des transports en commun.
Déjà plusieurs dizaines de signatures sont recueillies, des usagers s’emparent de cette pétition et la font signer à leur tour dans leur ville, leur quartier et leur lieu de travail. Cette mobilisation populaire conduit une multitude de forces politiques de gauche, des syndicats, des associations à rejoindre et amplifier ce mouvement contre ces augmentations, aux côtés des usagers dans les huit départements d’Île-de-France.
Ce mouvement oblige déjà plusieurs ministres à se prononcer contre cette augmentation sans qu’évidemment ils n’évoquent le moins du monde la responsabilité de l’État et les conséquences des politiques d’austérité. Les grands médias ont commencé à en parler.
À partir de ce refus d’une augmentation inconsidérée, les communistes portent un autre projet politique. Placer les transports publics, en faisant valoir le statut d’agent public des salariés qui y travaillent au rang de bien commun au service des citoyens et de l'environnement. Il s’agit d’ouvrir le débat sur la manière dont ils sont gérés, en lien avec les salariés de ces services et les usagers – et non pas des clients.
Dès lors qu’on les considère « clients », le transport devient une marchandise valorisable. Si on considère les passagers comme des usagers, on prend en compte la valeur d’usage des transports.
De ceci découle la façon dont portent les discussions sur les dettes et sur le rôle des forces financières qui en profitent ; sur les directives européennes de mise en concurrence et de privatisations auxquelles se soumettent le pouvoir et la Région, alors que ces mêmes choix conduisent à des catastrophes partout en Europe.
Ajoutons qu’en vue d’une privatisation la région va s’endetter de plus de 5 milliards d’euros, car elle achète des biens fonciers et immobiliers appartenant à la RATP en vue de les revendre à des opérateurs privés au nom de la concurrence. Pour ce faire, elle s’endette et alimente donc les marchés financiers par le paiement des intérêts de cette dette, contre l’intérêt des salariés de l’entreprise, des usagers et des investissements indispensables.
Ce sont ces choix que paieront les usagers si on laisse faire. Cette cohérence sert des entreprises privées et les institutions financières contre l’intérêt général humain et environnemental. C’est une autre cohérence, humaine, de transformation progressiste, des localités jusqu’aux institutions européennes que portent les communistes. Déjà, lors de la campagne des élections régionales, ils avaient, dans l’union, développé un projet de gratuité des transports. Il se débat dans le mouvement progressiste, l’idée d’une sorte de « sécurité sociale des transports »
Un nouveau projet donc, au service du bien commun afin de réparer, moderniser ce qui doit l’être, tout en améliorant encore les capacités de transport dans des conditions confortables. Pour y parvenir, les citoyens, les usagers et les salariés des transports doivent être associés à l’élaboration d’une nouvelle planification sociale et écologique, au service de l’environnement, comprenant une participation massive des entreprises aux financements.
Les communistes déploient ainsi une initiative communiste de haute portée progressiste, permettant le rassemblement populaire, l’unité dans l’action de forces politiques progressistes, d’élus d’opinions diverses, de syndicats, d’associations d’usagers sur un décisif enjeu de vie en société et de préservation du climat.
*Les conseillers régionaux communistes sont : CAMARA Lamine, DUMAS Cécile, GERGEN Colette, GHIATI Vanessa, GUILLAUD-BATAILLE Fabien, MALAISÉ Céline, MIGNOT Didier.
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| | | | | Pour le droit à l’alimentation C’est dans les files d’attente des associations de solidarité pour l’aide alimentaire que se lisent les profondes fractures sociales de notre société. Les détresses d’un monde aussi. Derrière la froideur des chiffres, des statistiques sur le nombre de paniers-repas distribués se cachent de multiples souffrances humaines de drames intimes, mais aussi de préjugés et de stigmatisations subis par les personnes qui en souffrent. La précarité alimentaire ne voyage jamais seule. Pour les sept millions de personnes qui la subissent, elle s’accompagne d’autres insécurités : celle de l’accès à l’emploi ou à un travail convenablement rémunéré, celles du droit à l’énergie, au logement, à la culture ou à la formation. L’insécurité alimentaire est aussi sœur de l’insécurité sanitaire. Songeons que 16% de celles et ceux qui ont recours aux banques alimentaires sont diabétiques contre six pour cent pour la totalité de la population française.
Et, les files d’attente sont peuplées de trois quarts de femmes. Se lever contre cela est un devoir humain. Il est d’ailleurs révoltant que ces insupportables situations « d’insécurité » générale, dans l’une des plus grandes puissances du monde, soient autant banalisée, à l’heure où l’on va dépenser tant d’argent dans la militarisation. Et pendant ce temps, on assiste sur nos écrans à un défilé politicien où les inepties et le mépris sont rois, dans une époque où l’on glorifie l’accumulation de profits comme gage de bonne santé économique d’une nation.
En vérité, tant que la société sera dominée par l’argent, le travailleur, le jeune, le retraité en manquera. Le capitalisme exploite, surexploite et pousse une partie de la société au néant social. Il détruit le lien social et camoufle son méfait derrière des mots-valises tel que la « cohésion sociale ».
Il n’est que le paravent de la recherche du consensus des méprisés, des humiliés, des victimes du déni de reconnaissance avec le système qui les enferme dans leurs insupportables insécurités, avec leurs profiteurs de crise et de guerre, leurs accumulateurs de capital qui eux sont sécurisés.
Ceux-là mêmes qui, depuis des semaines, organisent la flambée des prix de l’alimentation, de l’énergie et du logement. Ces deux derniers budgets devenant incompressibles, l’alimentation devient alors une variable d’ajustement du budget des familles populaires. Ainsi, de nombreuses familles commencent à se restreindre sur les repas en quantité et en qualité. L’inflation alimentaire qui atteint les 12% pousse fatalement de nombreux foyers au recours à l’aide alimentaire. Jusqu’à quand acceptera-t-on que le capitalisme maltraite à ce point la jeunesse et les étudiants au point que le nombre d’entre eux sont aujourd’hui victimes de l’impossibilité d’accéder à la nourriture.
On peut bien répéter à l’envi à un jeune que la République le protège. Il vit l’inverse et ne peut que se révolter quand il attend dans le froid un sac de nourriture en même temps que grandissent ses désillusions, sa colère et souvent son refus de voter. Heureusement que des centaines de milliers de bénévoles des associations, tels le Secours populaire ou les Restos du Cœur, se mobilisent. À ce travail, s’ajoute celui des épiceries solidaires, des groupements d’achats, des jardins partagés, des restaurants sociaux, des tiers lieux alimentaires qui tentent de faire vivre un concept de démocratie alimentaire.
Mais il faut être clair. Il n’y a de véritable solution que dans le combat pour une garantie d’un travail intéressant pour toutes et tous, l’augmentation des rémunérations et des prestations sociales, leur indexation sur l’augmentation des prix, le gel des loyers, la reconstruction d’un vrai service public de l’énergie, la gratuité des transports en commun pour les familles populaires. L’augmentation des crédits publics nationaux et européens est indispensable pour augmenter le financement de la solidarité alimentaire, comme la lutte contre les gaspillages ou le développement de structures de restauration collective à bas prix.
Mais l’alimentation et la production agricole ne peuvent plus être considérées comme de banales marchandises. Voilà pourquoi, les institutions internationales du commerce, des directives européennes doivent décider d’une exception agri-alimentaire dans tous les échanges internationaux pour combattre la spéculation sur les matières premières agricoles.
La nourriture doit être décrétée comme un bien commun accessible en quantité et en qualité à toutes et tous. Pour ce faire, il faudra sans doute inventer des institutions démocratiques nouvelles et transformer profondément les modes de production agricole et alimentaire. Tout montre l’urgence, ici, et dans les pays du Sud.
Depuis des mois, se débat le projet d’une sécurité sociale de l’alimentation avec l’objectif d’un accès universel à une nourriture durable et de qualité visant à éradiquer l’insécurité alimentaire et la malnutrition. Ce projet constituerait un processus nouveau, alliant paysans travailleurs, associations de consommateurs, chercheurs, économistes, les petites structures de liens – déjà en gestation – entre producteurs et consommateurs, de petites coopératives. Il peut être prometteur pour ouvrir les voies à une sécurité alimentaire associée à une mutation de l’agriculture vers l’agro-écologie, une alimentation de qualité peu à peu débarrassée des firmes de l’agrobusiness et des inhumains centres de distribution, conditions de l’amélioration de la santé humaine et animale. Ce chemin doit être exploré collectivement pour le rendre viable. Le droit à l’alimentation doit être inscrit dans notre Constitution, et surtout, appliqué.
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| | | | | | Firmes agro-toxiques Décidément, les pouvoirs et les multinationales de la chimie ne reculent devant rien, jamais, même devant l’odieux ! Ainsi, la France et les pays européens exportent des pesticides dont l’utilisation est interdite sur le sol de l’Union européenne parce qu’ils sont dangereux pour la santé humaine et l’environnement. Pourtant, en moins d’un an, notre pays a exporté 7400 tonnes de substances ultras toxiques vers le Brésil, le Mexique, l’Inde, l’Algérie, l’Ukraine, la Russie, le Guatemala, les États-Unis ou encore l’Indonésie. Violant leurs propres lis d’interdictions, les autorités françaises ont donc autorisé la fabrication d’une quinzaine de molécules pour des fongicides, des herbicides et des insecticides. Autrement dit, le gouvernement français et les institutions européennes font avancer - certes trop lentement - leur législation pour préserver à juste titre la biodiversité, imposent des normes de production aux agriculteurs, mais exportent des produits chimiques destinés à la production de végétaux, de viande ou du lait à l’extérieur de l’Union européenne. Ces mêmes produits agricoles et alimentaires produit dans des conditions interdites ici sont importés avec leurs doses de chimie cancérigènes dans le soja et le maïs que nous importons du Brésil, le riz indien, l’huile de tournesol ukrainien, la viande bovine des pays du Mercosur. Autant d’aliments traités par des produits chimiques interdits ici, mais importés et concurrençant de manière déloyale nos producteurs agricoles. Ainsi donc, la firme américaine Corteva fabrique sur notre territoire des milliers de tonnes d’un fongicide appelé le Picoxystrobine exportées au Brésil pour les cultures de soja dont une partie est importée pour nourrir nos vaches laitières. Au passage, cette firme réalise au moins 260 millions d’euros de bénéfices. Voilà où mène le fameux « libre-échange » tant vanté dans les couloirs de la Commission européenne et ceux de la Maison-Blanche à Washington. Voilà la nature de ce capitalisme prédateur qui écrase les paysans, met en cause la santé et la biodiversité. Les mastodontes de l’agrochimie, Bayer, BASF, Syngenta, Nufarm ont été autorisés par les autorités françaises, notamment le ministère de la transition écologique, à exporter une centaine d’insecticides, dont des néonicotinoides* destructeurs des abeilles, faisant ainsi peser de lourdes menaces sur la biodiversité. Et, quand une firme ne peut plus exporter du territoire français, elle déménage en Allemagne, comme l’a fait Syngenta. Il avait été envisagé de légiférer à l’échelle européenne pour interdire ces pratiques. Mais voici, que sous la pression de ces firmes transnationales de l’agrochimie, un projet de directive a été retiré du programme de travail de la Commission européenne. Cette dernière affiche ainsi les intérêts qu’elle sert : les profits de l’agrochimie avant tout ! Contre la santé humaine, celle de la terre et de la biodiversité. Tout en organisant une concurrence déloyale entre les paysans-travailleurs européens et ceux du continent américain. Une mobilisation commune, entre les agriculteurs et les consommateurs, les forces progressistes et écologistes est indispensable pour mettre fin à ces pratiques. Cette mobilisation doit être internationale, car elle concerne la santé de toutes et de tous, la survie et l’amélioration de la biodiversité. Il est temps que les travailleurs des usines comme des campagnes deviennent souverains sur leur travail. C’est la condition d’un mieux vivre, pour protéger la santé et l’environnement. *imidaclopride, thiaméthoxame,clothianidine et le fipronil |
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| | | En vous adressant mes amicales salutations, je vous souhaite une bonne semaine. Patrick Le Hyaric |
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| | | | | Pour m'écrire: L'Humanité - Patrick Le Hyaric 5, rue Pleyel - immeuble Calliope 93528 Saint-Denis cedex 01 49 22 72 18 |
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