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mardi 3 mai 2022

Pénurie au supermarché : la mafia de l’huile a réussi l’impossible

 



 
Manquez d'huile en France, c'est comme manquer de sable au Sahara ou de soleile... L'Investisseur sans Costume
 
 

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Pénurie au supermarché :
la mafia de l’huile a réussi l’impossible
 
 
     
 
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Ma chère lectrice, mon cher lecteur,
 
S’il n’y a de bouteilles d’huile dans les rayons des supermarchés, c’est votre faute, bande d’irresponsables prévoyants !
 
Le Monde et Libération le disent :
 
« La crainte d’une pénurie d’huile pousse les consommateurs à vider les rayons. »
 
« La peur de manquer est très capitaliste. »
 
« La consommation de produits totem apporte du réconfort pendant les crises. »
 
Et moi je vous dis que si nos étals sont vides c’est grâce au génie d’Anne Lauvergeon et Cie que l’on retrouve en train d’assassiner notre agriculture après avoir effondré notre nucléaire.
 
Accrochez vos ceintures et diffusez massivement car il n’y plus d’huile dans les rayons alors que :
 
En France nous produisons 3 fois plus d’huile végétale que nous n’en consommons.
 
Mais si nous manquons, c’est parce que vous avez mis une bouteille de plus dans votre caddie et que vous soignez vos angoisses existentielles à coups de belles images publicitaires et mauvais plats préparés ?
 
L’argument s’écrase sous le poids de ses propres contradictions. En pleine période de ramadan, BFM en vient à critiquer les Musulmans qui mèneraient ce pillage pour assurer leurs bombances nocturnes.
 
Le scénario ne tient plus, on ne sait plus qui est gentil, qui est méchant, qui est raciste, qui est bienveillant. Cela ne tiendrait pas 3 jours à Hollywood.
 
Dans mon supermarché, parmi les rares bouteilles qui restent, je trouve un stock d’huile de friture (c’est végétal, donc Halal)… Les journalistes hors-sol de BFM vont encore moins au supermarché que moi ou doivent ignorer que l'on se régale de beignets et patisseries frites en ramadan.
 
Le problème de cet environnement de fiction et de mensonge permanent est que ça se paie très cher à la fin.
 
Dans l’absolu, manquer de deux variétés d’huile est négligeable : Nous nous adaptons sans problème et pourrions même nous en trouver mieux.
 
Le problème est que cette pénurie est symptomatique d’un monde en train de basculer vers le soviétisme qui remplace l’abondance par la pénurie PAR IDÉOLOGIE autant qu'incompétence.
 
Ajoutez à cela les tensions prévues de longue date sur l’alimentation par le simple calcul des calories nécessaires et de nos capacités à les produire et les distribuer dans le monde tout en préservant nos terres et vous avez la recette d’une catastrophe ; Des choses que nous aurions cru ne jamais revoir en Europe.
 
Manquer d’huile en France est presque aussi difficile que de manquer de soleil ou de sable au Sahara : Coluche vous dirait que cela demande au moins 5 ans à un technocrate et Macron y a réussi sans peine.
 
Mais comment avons-nous réussi l’infamant exploit ?
 

1er producteur européen

La France produit en effet 2,7 millions de tonnes d’huiles végétales brutes, surtout du colza, du tournesol également et un peu de soja.
 
Nous sommes les premiers producteurs de l’Union Européenne avec 1/3 de la production qui couvre 1/4 des besoins de toute l’UE.
 
En parallèle, nous consommons 800 000 tonnes d’huile alimentaire : Nous produisons donc 3,4 fois plus d’huile que nous n’en consommons pour notre alimentation.
À ce niveau, la guerre en Ukraine, le ramadan, le surstockage et des récoltes en berne ne suffisent pas à justifier la pénurie.
 
Et pourtant, les rayonnages sont désespérément vides…
Aujourd’hui, je vous ai préparé un petit cocktail de capitalisme de connivence, détournement du fruit de notre terre, absurdités réglementaires et fragilités systémiques.
 
Voici les 3 raisons de la pénurie :
 

#1 - Le monopole des pieds nickelés : Anne Lauvergeon assassine l’agriculture française après avoir effondré le nucléaire

En France la filière oléoprotéagineuse (pardon my French), enfin les huiles végétales, est dominée par le groupe Avril, ex-Sofiprotéol qui contrôle environ un tiers de la filière.
 
Le groupe a été dirigé jusqu’en 2017 par Xavier Beulin qui était également président de la FNSEA mais aussi de France Agrimer. Il avait donc les casquettes de patronsyndicaliste ET régulateur jusqu’à sa mort en 2017. Connivence et copinages sont les 2 mamelles de leurs spoliations.
 
En 2022, on retrouve deux cadors du capitalisme de connivence à la française au Conseil d’Administration d’Avril :
  • Jean-Pierre Denis, énarque, chiraquien, banquier raté et éphémère président de la Ligue de Football Professionnel et surtout ;
  • Anne Lauvergeon, ancienne Sherpa de Mitterrand qui aura réussi l’exploit d’effondrer la filière nucléaire française avec Areva et qui se consacre désormais à assassiner l’agriculture ; à ce stade pas besoin d’attendre 65 ans et la réforme des retraites ; Cela fait déjà 40 ans que nous aurions dû la mettre à la retraite.
Ajoutez à cela qu’Avril est aujourd’hui dirigé par Jean-Philippe Puig, ingénieur chimiste qui a d’abord passé 30 ans dans les aluminiums chez Pechiney avant de s’imaginer qu’une graine de colza ne devait pas être si différent d’un sel d’aluminium.
 
Nous sommes en présence de technocrates à l’expertise indiscutable qui vous créent des catastrophes industrielles avec la fiabilité d’un coucou suisse.
 
Et c’est bien ce qu’ils ont fait.
 

#2 - La grosse arnaque du biodiésel

En France, 7 % de votre litre de gazole à la pompe est du biodiesel issu d’huiles de colza ou de tournesol ou même désormais de certaines graisses animales.
Ainsi en 2021 le groupe Avril a produit 1,7 million de tonnes de biodiésel et produits oléochimiques, c’est-à-dire 3 fois plus que leur production d’huile alimentaire : C’est massif.
 
Pourtant le biodiesel coûte plus cher à produire que le gazole standard ; il n’est pas mois polluant une fois que l’on a pris en compte la chaîne de production et de transformation en incluant les engrais et il est plus nocif encore pour notre santé que le diesel standard.
 
Il y aurait bien un intérêt malgré tout à ce biodiesel : Il nous aide à avancer vers l’indépendance énergétique.
 
Mais même-là nous perdons.
 
Jusque dans les années 2010, le biodiesel était, selon la Cour des comptes, une rente de situation du groupe Avril (Sofiprotéol) qui contrôlait les 9/10e de ce marché lourdement subventionné jusqu’en 2011.
 
Mais depuis quelques années et notamment les accords de libre-échange avec l’Amérique du Sud de 2019, nous sommes envahis de biodiesel argentin et brésilien.
Celui-ci est bien moins cher que son concurrent français mais produit dans des conditions exécrables, participant à la déforestation de l’Amazonie en plus d’être lourdement subventionné.
 
Merci Bruxelles.
 
Nous avons donc construit pendant 20 ans une capacité de production à grands coups de subventions que nous avons ensuite abandonnée en l’ouvrant à la concurrence déloyale de l’Argentine et de Brésil.
 
Nous nous retrouvons donc avec des surcapacités massives… Y compris en graines de colza impropres à la consommation car produites avec apport massif d’azote pour le biodiesel.
 
Ainsi, notre production n’est plus adaptée aux besoins édictés stupidement par Bruxelles et nous ne faisons que détruire un peu plus vite nos sols qui ne sont pas si renouvelables que cela si on les maltraite et cerise sur le gâteau, nous n’avançons pas beaucoup vers l’indépendance énergétique en transférant notre dépendance du pétrole vers les engrais azotés… Qui proviennent du gaz.
 
Bravo, beau fiasco industriel.
 

#3 - Des chaînes d’approvisionnement absurdes et fragiles

Notre magnifique fiasco industriel du biodiesel a des répercussions massives sur les chaînes d’approvisionnement de la filière.
 
Alors que nous produisons plus de 5 millions de tonnes de graines de colza, tournesol, soja et lin soit largement de quoi être autosuffisants, nous importons plus d’un million de tonnes de graines de colza OGM du Canada et exportons 850 000 tonnes non-OGM vers l’Allemagne.
 
D’un côté, nous importons massivement des graines OGM du Canada pour faire du biodiesel que nous exportons ensuite vers l’Europe du nord car il résiste mieux à l’alternative sud-américaine médiocre mais moins chère que nous gardons pour nous.
 
De l’autre côté nous exportons massivement des graines de colza non-OGM pour soutenir les élevages intensifs allemands et leurs fameuses fermes de 1 000 vaches que Bruxellles adore mais qui sont une catastrophe écologique sauf dans les normes.
 
Dans toute cette cacophonie, nous nous retrouvons également à importer 400 000 tonnes de colza d’Ukraine, moins cher, à mon avis pour les aliments transformés essentiellement.
 
Et c’est comme cela qu’avec 5 millions de tonnes d’oléagineux nous arrivons tout de même à être dépendants de l’Ukraine.
 
Magique.
 

Bruxelles fait partie du problème, pas de la solution

Dans cet imbroglio stupide, Bruxelles ne cesse d’ajouter de l’absurde au stupide.
Ils ont déjà fragilisé l‘agriculture européenne en l’ouvrant à la concurrence déloyale et destructrice de l’Amérique du Sud.
 
Alors que les biocarburants sont très problématiques, ils ont décidé d’augmenter massivement la part de biodiésel dans le gazole dans les prochaines années.
 
Ils voudraient également se mettre à produire du gaz à partir des déchets agricoles sans se rendre compte qu’ils doivent pour cela importer massivement du gaz naturel pour produire les engrais qui leur permettent ensuite de produire du gaz.
 
Et s’il peut paraître sain de valoriser les déchets agricoles, cette valorisation pousse à des installations intensives, productivistes types fermes de 1 000 vaches qui font l’inverse de l’objectif initial de protéger notre environnement et nos territoires.
 
Que faire face à tant de stupidité normative et idéologique ?
 
Eh bien comme les Soviétiques en leur temps, il s’agit de retrouver des circuits courts et des petites productions locales.
 
Après tout, il n’est pas bien compliqué de faire pousser des tournesols ou du colza et de les presser comme il n'est d'ailleurs pas plus compliqué d'investir dans une vache.
 
Et bien évidemment, à l’inverse des journalistes hors-sol du monde, je suggère à tous d’avoir toujours ses placards pleins de denrées non périssables.
 
Car si tout le monde avait 5 ou 10 bouteilles d’huile d’avance en permanence, il n’y aurait jamais de ruée préventive. Ils ne se rendent pas compte que les comportements qu’ils dénoncent sont le produit même de leur idéologie de cigale.
 
Et de tout cela, il pourrait ressortir de très bonnes choses, encore faut-il nous y mettre sans attendre que cela vienne des autres.
 
À votre bonne fortune,
 
Guy de La Fortelle
 
PS : J'affectionne particulièrement les placement agricoles bien pensés et judicieux comme celui-ci (lien cliquable).
 
     

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