 Chère lectrice, cher lecteur,Son apparition en 1960 dans A Bout de souffle de Godard, tendre voyou la clope au bec, a lancé la Nouvelle Vague et les années 60. Jean-Paul Belmondo, le comédien au nez cassé que les professeurs du Conservatoire vouaient aux seconds rôles, est devenu plus qu'une star, l'emblème de le jeunesse frondeuse. Alternant films d'auteurs auprès de Peter Brooks, Jean-Pierre Melville ou François Truffaut, et comédie bondissantes dans lequel sa forme athlétique faisaient merveille, Bébel était le meilleur copain dont les turbulentes sixties pouvaient rêver.
Puis les choses se sont gâtées, il a enchaîné de méchants navets taillés sur mesure par des tâcherons, polars fétides ou pochades navrantes, avant de retourner au théâtre. Ces errements ne suffisent à ternir le souvenir de ses jeunes années, de son sourire canaille, de son rire insolent et aussi de ses yeux tristes dans les rôles plus intimes.
Jean-Paul Belmondo est décédé à l'âge de 88 ans, c'est un pan du cinéma qui s'en va, c'est un bout de l'éternelle jeunesse qui disparaît. Nous lui rendons hommage à ce comédien populaire et à Godard, son découvreur, qui lui a fait dire que les plus belles femmes se trouvaient à Lausanne et à Genève...
Bonne lecture!
– Antoine Duplan, journaliste spécialisé en cinéma et bande dessinée |
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