En direct de la place de la République à Paris, le rassemblement en hommage à George Floyd, tué par un policier le 25 mai dernier à Minneapolis, et pour combattre le racisme et les violences policières, à l’appel de SOS Racisme avec le soutien de nombreux syndicats, ONG et partis politiques (PCF, EELV, PS, LFI).
"Nous vaincrons, nous vaincrons, nous vaincrons un jour, oh au fond de mon cœur j'y crois, nous vaincrons un jour". Camélia Jordana et les chanteuses Sandra Nkaké, Pomme ou encore Jeanne Added, ont repris l'hymne du mouvement de lutte pour les droits civiques, un mouvement contre la ségrégation raciale aux États-Unis.
Au moment où George Floyd était enterré à Houston, sa ville natale au Texas, la foule nombreuse a observé, genou à terre, 8 minutes et 46 secondes de silence, en référence à la durée pendant laquelle Derek Chauvin, inculpé de meurtre, a maintenu son genou sur le cou de sa victime, plaqué au sol et se plaignant de ne plus pouvoir respirer.
FORCE ET HONNEUR À TOUS LES GENS QUI LUTTENT POUR UN MONDE MEILLEUR ET PLUS JUSTE
Iyad Hallak, un Palestinien de 32 ans, a été abattu le samedi 30 mai par la police israélienne près de la porte des Lions, l'une des entrées de la vieille-ville de Jérusalem. Le jeune homme était autiste. Il se rendait comme chaque matin à son centre spécialisé accompagné d'une éducatrice. Les policiers ont cru qu'il était armé. Il n'avait en main que son téléphone portable. Lorsqu'il a été pris en chasse par les forces dites "de sécurité" ce jour de shabbat. L'enseignante affirme qu'elle a prévenu les policiers qu'Iyad souffrait de handicap mental, qu'il était inoffensif et qu'il avait peur. « J'ai crié 'ne tirez pas' » a raconté la soignante à la télévision. « Ils n'ont pas écouté, ils ne voulaient pas entendre. » Iyad s'est réfugié derrière une benne à ordures. C'est là qu'il a été touché par plusieurs balles comme en témoignent sur place les impacts des tirs.Selon une enquête publiée vendredi 05 juin par le quotidien Haaretz, Iyad Hallak a été « exécuté à bout portant » alors qu'il était étendu sur le dos blessé. Le journal précise qu'il est resté allongé entre trois et cinq minutes, blessé, avant d'être tué. Il tenait juste un masque chirurgical et portait des gants comme le conseillent les autorités sanitaires.Partout où vous soyez, quand vous dénoncez les violences policières dans votre pays, ayez une pensée pour Iyad Hallak.Roland RICHAMardi, 10 juin 2020
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