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lundi 3 juin 2019

CHAMBÉRY - UN GROS MILLIER DE GILETS JAUNES, VENUS DE TOUTE LA RÉGION, A DÉFILÉ, AVEC UN DES CHEFS DE FILE CHARISMATIQUES DU MOUVEMENT - le 4.05.2019



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CHAMBÉRY - UN GROS MILLIER DE GILETS JAUNES, VENUS DE TOUTE LA RÉGION, A DÉFILÉ, AVEC UN DES CHEFS DE FILE CHARISMATIQUES DU MOUVEMENT. UNE PERSONNE A ÉTÉ INTERPELLÉE


Une vague jaune derrière Jérôme Rodrigues, décidée à ne rien lâcher

Le plombier parisien, lunettes noires et sweat fluo, devenu une des figures de la mobilisation, a été accueilli comme une “rock star” par la foule : autographes sur les gilets   et les drapeaux, bises, photos, live Facebook…  Photo Le DL /Nicolas FAVRICHON
Le plombier parisien, lunettes noires et sweat fluo, devenu une des figures de la mobilisation, a été accueilli comme une “rock star” par la foule : autographes sur les gilets et les drapeaux, bises, photos, live Facebook… Photo Le DL /Nicolas FAVRICHON

Le défilé, coloré, a permis au fameux gilet jaune, emblème du mouvement, de se décliner sous toutes les formes.  Photo Le DL /N.F.

Le défilé, coloré, a permis au fameux gilet jaune, emblème du mouvement, de se décliner sous toutes les formes.  Photo Le DL /N.F.
Les retraités, mobilisés   en nombre depuis le début du mouvement, continuent   à descendre dans la rue, chaque samedi, pour manifester   leur colère.   Photo Le DL /N.F.
Les retraités, mobilisés en nombre depuis le début du mouvement, continuent à descendre dans la rue, chaque samedi, pour manifester leur colère.  Photo Le DL /N.F.

Les manifestants n’ont pas hésité à se “payer  la tête” d’Emmanuel Macron.   Photo  Le DL /N.F.

Les manifestants n’ont pas hésité à se “payer la tête” d’Emmanuel Macron. Photo Le DL /N.F.













Ce samedi, Entre 1 100 et 1 500 Gilets jaunes rhônalpins ont défilé dans le calme, aux côtés de Jérôme Rodrigues. En fin de manifestation, un homme a été interpellé pour avoir tapé sur un véhicule.

Les Gilets jaunes sont venus d’Albertville, de Maurienne, d’Alby-sur-Chéran, du Bugey, d’Annecy, de Vienne, de Grenoble, de Roanne, de Moûtiers, d’Ardèche… Il y avait même des “Gaulois réfractaires”.
Avec la présence annoncée de Jérôme Rodrigues - plombier parisien devenu une des figures charismatique du mouvement, plus encore depuis qu’il a été blessé à l’œil lors d’une manifestation à Paris, fin janvier -, Chambéry a été l’épicentre régional de l’Acte XXV. Ils étaient plus de 1 100 manifestants selon les forces de l’ordre, plus de 1 500 selon certains organisateurs locaux.
« La star, c’est la base du mouvement, c’est vous tous. La famille, on ne lâche rien »
“Ramous”, Haickel Laouini pour l’État civil, youtubeur lyonnais, autre figure populaire du mouvement, était aussi de la partie. « La star, c’est la base du mouvement, c’est vous tous. La famille, on ne lâche rien », assurait Jérôme Rodrigues lors de sa brève allocution, place du Château, au milieu d’un défilé menant du Palais de justice au parc de Buisson rond, à grands cris de “Macron démission”, “Révolution”, “Résistance”…
Pourtant, il a été accueilli comme une “rock star” : autographes sur les gilets et les drapeaux, bises, photos, live Facebook… « C’est indépendant de ma volonté, mais ça fait plaisir de donner le sourire aux gens, ça ne coûte rien », insiste-t-il. S’il imagine les élections européennes comme une “deadline” et appelle à voter « anti-Macron » (« pas de vote blanc, il faut que les “jaunes” s’intéressent à la citoyenneté pour être les garants de tout ça »), Jérôme Rodrigues a aussi multiplié les discussions avec les manifestants. « Nous sommes des gens en colère, avec des revendications citoyennes. On demande juste à mieux vivre, et ça touche beaucoup de monde. Alors, pour ça, on est des terroristes ? » Sur un air de Vegedream (“Allez les jaunes, allez”), la manifestation, bien encadrée par une trentaine des Gilets oranges de sécurité et des “street médics”, a repris son cours, fustigeant les atteintes aux libertés, la violence, Castaner… et brocardant la police.
Mais, à l’exception de quelques pétards, tout s’est passé dans le calme, jusqu’à la dislocation de la foule. Pendant qu’un bon tiers restait au parc de Buisson rond, le retour en ville d’une partie du cortège, a été émaillé de quelques comportements jugés « inacceptables » par les forces de l’ordre (jets de pétards, entrave à la circulation) : une personne a été interpellée pour avoir tapé sur un véhicule.
Après avoir prolongé la manifestation et déambulé dans le centre, une cinquantaine de Gilets jaunes est restée au pied de la Sasson, face à un cordon de police et de CRS. Le préfet, Louis Laugier, est venu saluer l’imposant dispositif de forces de l’ordre autour de la manifestation. Dispositif qui comportait aussi des contrôles préventifs de l’EDSR (escadron départemental de sécurité routière), et de la compagnie de gendarmerie sur autoroute et routes secondaires, dans toute la couronne chambérienne. Mais aucun fait répréhensible, ni objet potentiellement dangereux, n’a été à déplorer.

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