Lapidée pour adultère - Rokhsahana, victime de la barbarie des taliban
Paris Match
Rokhsahana, une jeune Afghane de 19 à 21 ans, a été lapidée pour s'être enfuie avec l'homme qu'elle aime. Cette effroyable nouvelle a été annoncée ce mardi par Seema Joyenda, la gouverneure de la province de Ghôr (Centre). Cette ancienne parlementaire âgée de 43 ans, et mère de neuf enfants, avait été nommée en juin dernier à ce poste, devenant l'une des deux seules femmes à gouverner l'une des 34 provinces d'Afghanistan où la société est encore largement patriarcale.
La victime "a été mariée à un homme contre son gré. Elle s'est enfuie avec un autre homme de son âge", a raconté à l'AFP la responsable politique. Elle "a été lapidée à mort par des taliban, des dignitaires religieux et des chefs de guerre irresponsables", a-t-elle fustigé, condamnant ce "meurtre" survenu "il y a environ une semaine" à Ghalim, une zone montagneuse et désertique de la province de Ghor, aux mains des taliban. Et d'appeler le gouvernement central de Kaboul à "nettoyer" cette zone sous contrôle des insurgés islamistes.
Une vidéo abominable
Une vidéo, présentée par les autorités comme étant celle de l'incident, circule sur les réseaux sociaux, et a été diffusée à la télévision, rapporte l'agence de presse française. On y voit une jeune femme debout dans un trou creusé dans le sol, d'où seule sa tête dépasse. Un homme vêtu de noir ramasse une pierre et la lui lance à bout portant, puis trois de ses compagnons l'imitent. L'un des hommes invite à réciter la chahada, la profession de foi musulmane. La jeune fille dit alors d'une voix faible: "il n'y a de Dieu que Dieu", avant que la séquence s'interrompe. Abdul Hai Katebi, porte-parole de la gouverneure, a confirmé à l'AFP que la vidéo était authentique.
Il s'agit de la première lapidation de l'année dans cette région. Mais "ça ne sera pas la dernière", redoute Seema Joyenda. "Les femmes rencontrent des difficultés dans tout le pays et particulièrement à Ghor", une province très pauvre, a-t-elle expliqué. Ce genre d'exécution était courant sous (...)
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