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Arjowiggins à Wizernes : la lutte, citée en exemple, ne faiblit pas
PUBLIÉ LE 03/11/2015 - MIS À JOUR LE 03/11/2015 À 16:59
Entre 250 et 300 personnes, principalement des militants syndicaux, ont assisté au meeting organisé par la CGT, mardi 3 novembre en fin de matinée, à l’intérieur de l’usine Arjowiggins. Les salariés, toujours déterminés, demandent l’expropriation de l’usine. François Decoster réclame la tenue d’une réunion quadripartite.
1. Quoi de neuf ?
La première information à retenir a été divulguée par Franck Saillot. D’après le leader de la CGT, la direction a annoncé, vendredi 30 octobre, devant le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ne plus avoir l’intention de retirer la turbine. « La turbine, c’est le cœur de l’usine. La retirer, c’est empêcher le redémarrage », avait répété un salarié. C’est donc plutôt une bonne nouvelle. De toute façon, Franck Saillot, délégué syndicat, a averti : « Les salariés surveillent le site jour et nuit pour empêcher toute fuite de matériel. On n’a plus rien à perdre, on luttera jusqu’au bout ». Mais comme l’a dit un salarié qui a pris la parole : « On ne peut pas tenir le site à vingt ».
2. Et l’audit ?
François Decoster, président de la communauté d’agglomération de Saint-Omer (CASO) a résumé en quatre points les premières conclusions du deuxième audit payé par la CASO et réalisé par le cabinet indépendant KPMG.
Le premier, c’est que le projet de reprise de Wizernes est conditionné à la reprise du site de Stora Enso à Corbehem. On se souvient que c’est l’usine de Corbehem, située à 90 kilomètres de Wizernes, qui doit fournir la pâte à papier à l’usine wizernoise.
L’audit pointe aussi la qualité des repreneurs – François Vessière et ses associés – « qui connaissent parfaitement le marché du papier et ont déjà réussi des reprises d’entreprises ailleurs, alors même que certains interlocuteurs du dossier remettent en cause le sérieux du projet de reprise ».
Troisième bon point : le site de Wizernes est viable, grâce au savoir-faire et à la compétence des salariés. « Cette viabilité ne dépend pas du projet CCC (production et vente d’énergie à partir de l’activité industrielle de l’usine) qui serait un plus dans le projet. »
En revanche, François Decoster a dénoncé l’attitude du groupe Sequana « qui refuse de communiquer les données essentielles pour la construction du business plan par les repreneurs ». D’ailleurs, « l es allers et retours se poursuivent entre le cabinet d’audit et le repreneur, notamment au niveau du business plan », a conclu François Decoster.
3. Et l’expropriation ?
Plusieurs interlocuteurs ont réclamé l’expropriation par la CASO, en prenant exemple sur la papeterie d’Alizay dans l’Eure. François Decoster s’est bien gardé de prononcer le mot : «L’expropriation du site n’est pas une fin en soi. C’est un moyen. Nous n’en sommes pas encore là. Nous, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour favoriser la reprise du site et c’est la raison pour laquelle nous demandons une nouvelle fois la tenue d’une réunion quadripartite entre le groupe Sequana, propriétaire du site, François Vessière et ses associés, les repreneurs potentiels, l’État et les élus locaux ». Une réunion qui était programmée le 13 octobre et qui est tombée à l’eau sans que l’on sache bien pourquoi.
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