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| Birmanie: Aung San Suu Kyi favorite des élections |
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| Dimanche 8 novembre se tiendront les premières élections libres en Birmanie depuis un quart de siècle. En 1990, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), parti de l'ancienne dissidente et Prix Nobel de la paix de 1991 Aung San Suu Kyi, avait remporté 81 % des sièges au Parlement. Mais les généraux au pouvoir avaient ignoré les résultats. La Lady de Yangon, fille du très populaire général Aung San, figure tutélaire de la lutte contre la colonisation britannique, qui fut contrainte par le régime militaire à vivre pendant quinze ans en résidence surveillée à Mandalay, est l'égérie d'une majorité de Birmans. Néanmoins, même si le LND, favori du scrutin, remportait l'élection, Daw Suu (Mme Suu) ne pourra pas devenir chef de l'Etat. La Constitution prévoit en effet que toute personne ayant été mariée ou ayant eu des enfants avec un étranger, ce qui est le cas d'Aung San Suu Kyi, ne peut pas accéder à ce poste. Qu'importe, répond la Lady, qui a affirmé en conférence de presse être "au-dessus" du président et a assuré qu'elle dirigerait le gouvernement (BBC). "Il est bien trop tôt pour crier victoire", prévient Foreign Policy, pour qui les élections "ne marqueront pas le temps du changement que beaucoup attendent". Les élections législatives de ce week-end risquent d'être l'objet d'importantes irrégularités : plusieurs zones sont privées de scrutin et les listes des votants étaient encore incomplètes cette semaine (Asia Times). En outre, la plupart des Rohingyas, communauté musulmane persécutée et considérée par le régime comme apatride, sont privés de tous papiers d'identité etn'ont pas obtenu de carte d'électeur. Aung San Suu Kyi est vivement critiquée pour son silence sur les violences commises à leur encontre : elle a souligné jeudi qu'il ne fallait pas "exagérer" leur situation (Hindustan Times). |
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