| LUNDI 2 NOVEMBRE 2015 | |||
| ||||||||
| ||||||||
| ||||||||
| ||||||||
| ||||||||
| ||||||||
| ||||||||||||||||||||||
| Et aussi | |||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||
| Succès pour Erdogan aux législatives turques |
| Le Parti de la justice et du développement (AKP) du président Recep Tayyip Erdogan a retrouvé hier la majorité absolue qu'il avait perdue il y a cinq mois au Parlement turc, progressant de près de neuf points dans les urnes. Le succès, inattendu dans ses proportions, de la formation islamo-conservatrice devrait renforcer les pouvoirs du président et risque d'accentuer les clivages de la société dans un pays en première ligne face à la guerre en Syrie et à la crise des réfugiés. Les résultats officiels ne seront pas proclamés avant une dizaine de jours, mais d'après les projections de la chaîne de télévision publique TRT portant sur 99 % des suffrages, l'AKP a triomphé avec 49,4 % des voix, un score qui devrait lui assurer 316 députés au Parlement, où la majorité absolue est fixée à 276 sièges. "Les résultats de cette élection montrent que notre nation s'est rangée au côté d'un environnement de stabilité et de confiance qui avait été menacé par les élections du 7 juin", s'est félicité Erdogan dans un communiqué diffusé dimanche soir. Le premier ministre et chef de file de l'AKP, Ahmet Davutoglu, s'est félicité de ce qu'il a qualifié de "victoire pour notre démocratie" et a aussitôt appelé à un rassemblement en faveur d'une réforme de la Constitution. Au pouvoir depuis 2003, Erdogan pousse à une présidentialisation du régime. L'opposition laïque du Parti républicain du peuple (CHP) demeure la deuxième force du politique du pays et améliore même son score du 7 juin avec un peu plus de 25 % des suffrages. Mais les élections anticipées de dimanche ont été marquées par un net recul du Parti d'action nationaliste (MHP), qui cède plus de quatre points, et du Parti démocratique des peuples (HDP), pro-kurde, qui se maintient de justesse au-dessus des 10 % indispensables pour siéger au Parlement. |
| La Corée du Sud et le Japon dialoguent à nouveau | ||||
| La présidente sud-coréenne Park Geun-hye et le premier ministre japonais Shinzo Abe vont-ils parvenir à apaiser les tensions entre leurs deux pays? Les deux chefs d'Etat se rencontrent lundi lors d'un sommet bilatéral inédit, dont la tenue même est déjà un symbole fort, au vu des nombreux contentieux historiques et territoriaux les opposant. Depuis son arrivée au pouvoir en février 2013, la présidente sud-coréenne avait toujours refusé toute idée de sommet bilatéral tant que Tokyo n'aurait pas présenté des excuses sur la question des femmes de réconfort, ces dizaines de milliers d'Asiatiques enrôlées de force dans les bordels de l'armée impériale nippone. En août, Shinzo Abe avait suscité l'ire de Park Geun-hye en affirmant que les futures générations japonaises devraient cesser de s'excuser pour les exactions commises en temps de guerre. Si lundi, Park a accueilli en souriant Abe à la Maison Bleue, l'ambiance promettait d'être tendue(The Chosun Ilbo), alors que Séoul et Tokyo ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur la teneur des conversations en amont de la rencontre. Peu de progrès sont à attendre, estime The Hankyoreh, qui prévient que Park Geun-hye pourrait se servir du sommet comme d'une distraction pour faire oublier les critiques proférées à son encontre après l'annonce de la révision du contenu des manuels d'histoire utilisés dans la péninsule. Pour The Japan Times, quelle que soit l'issue du sommet, le "gagnant" sera le premier ministre japonais : la présidente sud-coréenne, accusée d'isoler la Corée du Sud et de déplaire aux Etats-Unis, devrait se résigner à ne pas voir le Japon faire amende honorable. A moins que le Japon ne décide de développer le programme nippon existant de compensation pour les femmes de réconfort (The Asahi Shimbun). Le temps presse : moins de 50 anciennes victimes sud-coréennes de l'armée japonaise sont toujours vivantes. |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire