Malgré l’émoi suscité parmi les salariés et les retraités par l’accord de principe signé par la CFDT, la CFTC et la CGC, la 7ème séance de négociation sur les régimes ARRCO et AGIRC qui s’est déroulée ce vendredi 30 octobre au MEDEF confirme les reculs pour le monde du travail :
un report de l’âge de départ en retraite d’un an
la disparition à partir de 2019 de l’AGFF alors qu’elle permet de financer les départs en retraite entre 62 et 67 ans
la baisse du niveau des pensions pour toutes et tous, notamment pour les 56% de salariés qui ne sont plus en activité au moment où ils font valoir leurs droits à retraite
la remise en cause des droits spécifiques pour les cadres, notamment la GMP et l’incertitude sur l’avenir de leur statut
Les signataires (CFDT, CGC, CFTC) ont confirmé leur approbation à cet accord.
Alors que les derniers chiffres du chômage montrent que l’emploi des seniors ne cessent de se dégrader (+ 8,5 % sur 1 an), que notre économie souffre d’un manque de consommation, les mesures proposées dans cet accord reportent l’âge effectif de départ en retraite et une baisse des pensions par :
la sous-indexation des pensions sur la base de l’inflation – 1 %,
le décalage de la revalorisation au 1er novembre
l’augmentation de la valeur d’achat du point
La catégorie cadre est particulièrement visée par une fusion des régimes AGIRC et ARRCO, la création d’un régime unifié et une remise en cause de la GMP (garantie minimale de point), de l’APEC et de leur statut.
La proposition consistant à engager des négociations devant se conclure avant le 1er janvier 2018 sur la définition de l’encadrement, comme celle de prendre en compte la question de l’emploi des seniors dans la négociation de la convention assurance chômage, ne font que renvoyer à plus tard l’examen de ces sujets sans aucune garantie d’aboutir.
Cet accord est particulièrement odieux pour les femmes qui liquident leurs droits à retraite 8 mois après les hommes, qui perçoivent des pensions amputées de 40% à l’ARRCO et 60 % à l’AGIRC par rapport aux hommes. Elles seront à nouveau les grandes perdantes de cet accord.
La CGT entend poursuivre son travail d’information, d’alerte sur les conséquences d’un tel accord qui va à l’encontre des intérêts des salariés et des retraités et qui va dans le sens d’une plus grande place faite aux assureurs privés, tout en allant vers un régime unique.
La mise en œuvre de cet accord ne produira tous ses effets qu’à partir de 2019 : la CGT appelle tous les salarié-e-s et les retraité-e-s à intervenir pour imposer des alternatives de progrès.
Publié le SAMEDI1ER NOVEMBRE 2014, par LA RÉDACTION
Ils sont encore une dizaine à vendanger de cette façon en Jurançon : à la main, entre amis, sur de petites parcelles et au pied pour fouler la récolte. Ces vignerons ne font que répéter une méthode simple, ancestrale que l’on retrouve dans de nombreuses régions viticoles françaises.
Si l’appellation Jurançon compte près d’une soixantaine de vignerons indépendants, une dizaine d’entre eux vendange de façon traditionnelle. Sur de petites parcelles de vignes, là où les machines ne viennent pas, on ramasse encore à la main. Il n’est pas question de vendanges tardives mais bien de la récolte classique, celle qui réunit encore voisins, amis autour du vigneron pour un moment de travail autant que de convivialité et de partage.
C’est ainsi que Marcel Carrasquet conçoit ce moment important de la fabrication du vin. Sur son petit domaine viticole près de Monein, petits et gros mansengs sont arrivés à maturation cette semaine. Une fois la récolte achevée, c’est sans tarder que les raisins sont ensuite foulés au pied avant d’être pressés grâce à une technique verticale.
A l’opposé d’une vendange industrielle totalement mécanisée, cette méthode manuelle continue donc d’être pratiquée dans le vignoble jurançonnais. Nous avons pu assister à ce moment particulier en compagnie de Marcel Carrasquet et de son équipe de vendangeurs assistés de l’œnologue Bénédicte Le Bec.
Les réalisateurs Daniel Costelle et Isabelle Clarke reviennent avec un documentaire en trois volets entièrement consacré à la vie de Staline. Cette série s'appuie sur des documents d’époque parfaitement restaurés et mis en couleurs, dans lesquels on découvre des séquences de la vie du dictateur de l'URSS jamais diffusées en Occident.
Francetv info diffuse en avant-première, samedi 31 octobre et dimanche 1ernovembre, le premier épisode de cette série : Apocalypse : Staline. Le Possédé. Ce premier volet, ainsi que les deux autres, L’Homme rouge et Le Maître du monde, seront diffusés mardi 3 novembre à partir de 20h55, sur France 2.
Staline, "l'homme d'acier"
En 1917, le Géorgien Joseph Djougachvili fait partie, avec Lénine, des bolcheviks qui s’emparent du pouvoir en Russie. La guerre civile déchire le pays. Les bolcheviks instaurent un régime de terreur. Djougachvili, remarqué et soutenu par Lénine, se rend indispensable, et devient Staline : "l’homme d’acier".
En partant de la lutte à mort contre Hitler, cette série documentaire raconte l'incroyable ascension de ce fils de cordonnier, jeune séminariste qui, à force d'intrigues et de crimes, va devenir un "possédé".