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samedi 11 avril 2026

VU DU DROIT - La dissidence est un combat qui a un prix. Mais elle a également un coût…Samedi 11 avril 2026

 


Dans la perspective de mon éloignement de l’exercice quotidien du métier d’avocat, j’ai organisé depuis une dizaine d’années un petit pôle d’expression. D’abord autour du blog « Vu Du Droit », qui a vu la publication de près de 1200 articles, complétés par d’autres interventions dans les médias mainstream. L’objectif était un travail critique sur la marche du monde à partir de mon lieu d’énonciation, celui de la compétence juridique et judiciaire.

Depuis 2022, ce qui était de toute façon déjà un combat, a pris une tournure beaucoup plus âpre. Dans le cadre du basculement autoritaire du système Macron, le déferlement de sa propagande acharnée et les évolutions numériques ont imposé une diversification, l’opposition à cette propagande devenant le combat principal. Le durcissement de l’affrontement, dû à la couverture de la guerre d’Ukraine, puis de celle du Proche-Orient, a eu pour première conséquence d’être écarté des médias traditionnels. Il a fallu ensuite organiser une intervention importante sur les divers réseaux sociaux devenus les moyens d’expression privilégiée de la dissidence. Enfin de réorganiser l’expression directe notamment au travers du nouveau média SUBSTACK, du développement d’une chaîne YouTube, et des interventions régulières sur les médias militants de la ré-information.

La légitimité que ce travail a permis de construire, et dont les retours des gens qui me suivent sont la mesure, m’amène à penser que ce qui est un engagement important un prix.

Mais naturellement, il a aussi un coût. C’est ce sur quoi je souhaiterais apporter quelques précisions.

Premièrement, il s’agit de confirmer qu’en ce qui me concerne il s’agit d’un engagement, personnel et militant. Et que par conséquent, je n’entends pas en faire une source de revenus complémentaires. Avocat honoraire, je perçois une pension de retraite que je considère suffisante pour la vie courante. Dans ces conditions, tout ce que mon activité génère est exclusivement destiné à son financement matériel.

Par ce que cette activité impose un certain nombre de contraintes matérielles : il y a bien sûr les outils informatiques, qui impliquent un matériel parfois onéreux, et la nécessité d’être assisté et accompagné par des professionnels. Juste un petit exemple qui au final n’est pas bénin, les liaisons Internet. Les fréquentes pannes des réseaux fibre imposent de garder deux abonnements parallèles, avec celui de Starlink. Il y a évidemment les outils logiciels indispensables (IA, traductions, montage, dictée etc.) dont la plupart sont désormais sous forme d’abonnements parfois élevés. Comme le sont ceux permettant l’utilisation des réseaux sociaux à un niveau efficace. Parce que là aussi, les petits ruisseaux font les grandes rivières… Et le problème est exactement le même avec les sources d’information indispensables. Si le travail de veille est chronophage, il est au final également onéreux. On va s’arrêter là, même si j’en oublie, comme par exemple la nécessité d’être assisté face aux pressions de censure que l’on subit (plaintes multiples devant le conseil de l’ordre et procédures judiciaires du droit de la presse).

L’utilisation des plates-formes participatives est fort utile mais elle est accordée à des projets ponctuels.

C’est la raison pour laquelle la solution SUBSTACK est précieuse. Mais je suis confronté aujourd’hui à une difficulté. Qui relève d’une contradiction. Lorsque l’on s’exprime quelque en soit le support on est désireux d’être lu ou écouté par le plus grand nombre. Mais si l’on passe au système de l’abonnement fermé, cela réduit drastiquement cette audience. Moins de lecteurs et plus d’argent, ce ne sera jamais mon objectif. C’est la raison pour laquelle après plusieurs tâtonnements j’ai adopté un modèle sur Substack qui consiste à publier à peu près tout en libre accès, à laisser les commentaires complètement ouverts pour en faire un lieu de débat, et à réserver à ceux qui ont fait l’effort de l’abonnement l’accès aux archives.

J’ai constaté que le développement de ce modèle dans sa dimension « apports matériel » était laborieux. Le développement des abonnements gratuits est extrêmement flatteur, celui des abonnements payants, sur lesquels je comptais pour assurer cette ressource, plutôt décevant.

Par conséquent, je vais évidemment remercier ceux qui ont fait cet effort et ceux qui utilisent la contribution ponctuelle du « café ». Ils doivent être assurés de ma reconnaissance, que ce soit sur l’aspect matériel utile, mais aussi sur la précieuse dimension morale du soutien.

Cependant, j’ai pensé nécessaire de passer aujourd’hui ici en mode : « campagne d’abonnement payant ».

L’abonnement mensuel est de cinq euros, résiliable à tout moment. Depuis le début de mon activité sur Substack, il y a neuf mois, j’ai publié 214 articles, c’est-à-dire pas loin de 25 par mois. Ce qui ramène l’article pour les abonnés à une petite piécette de 20 centimes d’ €…

Je comprends parfaitement que cela puisse constituer un obstacle, car je suis loin d’être le seul à solliciter cet appui.

J’ajouterai à ce stade, que ces contributions constituent un appui moral tout à fait indispensable. Je crois avoir une longue vie d’engagements, qui se sont déroulés dans le cadre d’aventures collectives. L’actuelle est caractérisée par la solitude. Le combat se rattache évidemment à une lutte globale. Mais il s’élabore pour ce qui me concerne dans une solitude quotidienne. Cela n’est pas inconfortable, mais le besoin de sentir que l’on fait œuvre utile est quand même essentiel. Cette contribution matérielle que je sollicite aujourd’hui (avec cette trop longue tartine) poursuit évidemment ce but.

Fidèlement à vous tous.

Dans la perspective de mon éloignement de l’exercice quotidien du métier d’avocat, j’ai organisé depuis une dizaine d’années un petit pôle d’expression. D’abord autour du blog « Vu Du Droit », qui a vu la publication de près de 1200 articles, complétés par d’autres interventions dans les médias mainstream. L’objectif était un travail critique sur la marche du monde à partir de mon lieu d’énonciation, celui de la compétence juridique et judiciaire.

Depuis 2022, ce qui était de toute façon déjà un combat, a pris une tournure beaucoup plus âpre. Dans le cadre du basculement autoritaire du système Macron, le déferlement de sa propagande acharnée et les évolutions numériques ont imposé une diversification, l’opposition à cette propagande devenant le combat principal. Le durcissement de l’affrontement, dû à la couverture de la guerre d’Ukraine, puis de celle du Proche-Orient, a eu pour première conséquence d’être écarté des médias traditionnels. Il a fallu ensuite organiser une intervention importante sur les divers réseaux sociaux devenus les moyens d’expression privilégiée de la dissidence. Enfin de réorganiser l’expression directe notamment au travers du nouveau média SUBSTACK, du développement d’une chaîne YouTube, et des interventions régulières sur les médias militants de la ré-information.

La légitimité que ce travail a permis de construire, et dont les retours des gens qui me suivent sont la mesure, m’amène à penser que ce qui est un engagement important un prix.

Mais naturellement, il a aussi un coût. C’est ce sur quoi je souhaiterais apporter quelques précisions.

Premièrement, il s’agit de confirmer qu’en ce qui me concerne il s’agit d’un engagement, personnel et militant. Et que par conséquent, je n’entends pas en faire une source de revenus complémentaires. Avocat honoraire, je perçois une pension de retraite que je considère suffisante pour la vie courante. Dans ces conditions, tout ce que mon activité génère est exclusivement destiné à son financement matériel.

Par ce que cette activité impose un certain nombre de contraintes matérielles : il y a bien sûr les outils informatiques, qui impliquent un matériel parfois onéreux, et la nécessité d’être assisté et accompagné par des professionnels. Juste un petit exemple qui au final n’est pas bénin, les liaisons Internet. Les fréquentes pannes des réseaux fibre imposent de garder deux abonnements parallèles, avec celui de Starlink. Il y a évidemment les outils logiciels indispensables (IA, traductions, montage, dictée etc.) dont la plupart sont désormais sous forme d’abonnements parfois élevés. Comme le sont ceux permettant l’utilisation des réseaux sociaux à un niveau efficace. Parce que là aussi, les petits ruisseaux font les grandes rivières… Et le problème est exactement le même avec les sources d’information indispensables. Si le travail de veille est chronophage, il est au final également onéreux. On va s’arrêter là, même si j’en oublie, comme par exemple la nécessité d’être assisté face aux pressions de censure que l’on subit (plaintes multiples devant le conseil de l’ordre et procédures judiciaires du droit de la presse).

L’utilisation des plates-formes participatives est fort utile mais elle est accordée à des projets ponctuels.

C’est la raison pour laquelle la solution SUBSTACK est précieuse. Mais je suis confronté aujourd’hui à une difficulté. Qui relève d’une contradiction. Lorsque l’on s’exprime quelque en soit le support on est désireux d’être lu ou écouté par le plus grand nombre. Mais si l’on passe au système de l’abonnement fermé, cela réduit drastiquement cette audience. Moins de lecteurs et plus d’argent, ce ne sera jamais mon objectif. C’est la raison pour laquelle après plusieurs tâtonnements j’ai adopté un modèle sur Substack qui consiste à publier à peu près tout en libre accès, à laisser les commentaires complètement ouverts pour en faire un lieu de débat, et à réserver à ceux qui ont fait l’effort de l’abonnement l’accès aux archives.

J’ai constaté que le développement de ce modèle dans sa dimension « apports matériel » était laborieux. Le développement des abonnements gratuits est extrêmement flatteur, celui des abonnements payants, sur lesquels je comptais pour assurer cette ressource, plutôt décevant.

Par conséquent, je vais évidemment remercier ceux qui ont fait cet effort et ceux qui utilisent la contribution ponctuelle du « café ». Ils doivent être assurés de ma reconnaissance, que ce soit sur l’aspect matériel utile, mais aussi sur la précieuse dimension morale du soutien.

Cependant, j’ai pensé nécessaire de passer aujourd’hui ici en mode : « campagne d’abonnement payant ».

L’abonnement mensuel est de cinq euros, résiliable à tout moment. Depuis le début de mon activité sur Substack, il y a neuf mois, j’ai publié 214 articles, c’est-à-dire pas loin de 25 par mois. Ce qui ramène l’article pour les abonnés à une petite piécette de 20 centimes d’ €…

Je comprends parfaitement que cela puisse constituer un obstacle, car je suis loin d’être le seul à solliciter cet appui.

J’ajouterai à ce stade, que ces contributions constituent un appui moral tout à fait indispensable. Je crois avoir une longue vie d’engagements, qui se sont déroulés dans le cadre d’aventures collectives. L’actuelle est caractérisée par la solitude. Le combat se rattache évidemment à une lutte globale. Mais il s’élabore pour ce qui me concerne dans une solitude quotidienne. Cela n’est pas inconfortable, mais le besoin de sentir que l’on fait œuvre utile est quand même essentiel. Cette contribution matérielle que je sollicite aujourd’hui (avec cette trop longue tartine) poursuit évidemment ce but.

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