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dimanche 6 juillet 2014

Manuels Valls veut "sortir La France des blocages" et "simplifier" le Code du travail

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Manuels Valls veut "sortir La France des blocages" et "simplifier" le Code du travail

Valls code du travail
s'informerA la veille de l’ouverture de la « conférence sociale », le Premier ministre, dans un interview accordé au journal Les Echos, a réaffirmé la volonté de son gouvernement de combattre tous « les blocages » qui « viennent de toute part » et qui provoquent « l’inquiétude, l’angoisse, l’exaspération parfois, de beaucoup d’entrepreneurs, qui créent la richesse et l’emploi et dont les carnets de commandes sont insuffisants et incertains ».
Il a en particulier annoncé son intention de demander aux syndicats et au patronat d’engager des discussions sur le relèvement des seuils sociaux et sur « les simplifications possibles du Code du travail, avec toujours la volonté de rendre le fonctionnement de l’économie plus souple, plus efficace ». Il a aussi évoqué cet autre « blocage » qui empêche d’atteindre l’objectif fixé par le président de la République des 500.000 jeunes en apprentissage. Aussi, « toutes les contraintes qui nuisent au développement de l’apprentissage vont être étudiées lors de la conférence sociale ».
Pour « sortir la France » de ces blocages et « dépasser les intérêts particuliers », Manuels Valls compte avant tout sur les « vertus du dialogue social ». Rappelant que « le rendez-vous de la conférence sociale est à cet égard déterminant », il a annoncé le report partiel à 2016 de la mise en place du « compte pénibilité » initialement prévu au 1er janvier. Ce report avait été réclamé lundi par le président du Medef, Pierre Gattaz, qui avait menacé de boycotter la conférence sociale si le patronat n’obtenait pas satisfaction sur ce point.
Ce dernier a réagi favorablement aux propos de Manuel Valls en déclarant qu’ils étaient « encourageants ».

La participation des syndicats à la conférence sociale des 7 et 8 juillet suscite de nombreuses discussions

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La participation des syndicats à la conférence sociale des 7 et 8 juillet suscite de nombreuses discussions

Entreprises MEDEF efforts sans précédents du gouvernement Hollande
s'informerLe ministre du travail F. Rebsamen, présentant cette 3ème conférence sociale à l’issue d’une réunion préparatoire le 16 juin, précisait qu’elle permettra« de faire un premier point sur le pacte de responsabilité et de solidarité ».
Satisfaites des annonces de Manuel Valls annonçant dans une interview au journal les Echos le report de la mise en œuvre du « compte pénibilité » d’un an et la nécessité de simplifier le code du travail, les organisations patronales qui avaient agité la menace de boycotter la conférence, ont annoncé leur participation.
Mais, alors que le rejet du pacte responsabilité ne cesse grandir au sein de la classe ouvrière, de nombreuses unions départementales et fédérations dans les confédérations tant CGT que Force ouvrière ont ouvertement posé le problème de la participation à cette conférence.
Dans une lettre à François Hollande, Thierry Lepaon écrit que la CGT « a pour principe d’être présente partout où les intérêts des salariés sont en jeu », mais la façon dont Manuel Valls « s’est comporté à l’encontre des engagements négociés entre les syndicats de salariés et les syndicats d’employeurs perturbe profondément notre organisation ». Bien que François Hollande lui ait répondu que « le dialogue social est la meilleure voie », la CGT décidera lundi matin si elle participe à tout ou partie de la conférence, en fonction de la réponse du gouvernement à ses revendications.
Jean-Claude Mailly, pour la CGT-FO, renchérit: « les déclarations de Manuel Valls changent la donne ». Il déclare que si le président s’étendait trop sur le pacte de responsabilité, rejeté par sa confédération, son organisation quitterait la réunion. Il ajoute: « Nous serons là lundi. Pour le reste, la direction de FO décidera de sa position lundi ».

"le gouvernement prend une lourde responsabilité en refusant de répondre aux travailleurs de la SNCM"

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"le gouvernement prend une lourde responsabilité en refusant de répondre aux travailleurs de la SNCM"

sncm

Depuis le 24 juin, les salariés de la SNCM sont en grève contre la casse de leurs emplois et pour la défense de la convention maritime (pavillon français)

Le gouvernement prend une lourde responsabilité en refusant d’y répondre

Jeudi 3 juillet 2014, des incidents se sont déroulés sur le port de Porto-Vecchio, où des marins en grève ont été la cible de jets de pierres, puis d’engins fumigènes (pouvant générer un incendie).
Les marins ont été dans l’obligation, seuls, de se défendre. Puis un hélicoptère a survolé le port. Puis quelques gendarmes sont intervenus. Et ce sont les marins qui ont été dans l’obligation de lever l’ancre et quitter le port estimant que leur sécurité et celle du navire n’étaient plus assurées.
L’intégrité physique des travailleurs en grève a été clairement été mise en cause.
Il s’agit de la défense des travailleurs et de leurs organisations syndicales qui revendiquent leurs droits, leurs conventions collectives et leurs acquis sociaux, contre les diktats européens, contre leur mise en œuvre par le gouvernement français visant à la généralisation du low-cost, de la déréglementation, de la précarité.
L’acharnement contre la SNCM et ses marins (incluant les officiers et les sédentaires) n’a pas cessé depuis plus de 20 ans :
  • le traité de Maastricht signé (1992), la Corsica ferries ouvre une première ligne entre Bastia et Nice en s’engouffrant dans la libéralisation ouverte par le traité.
  • toujours en application de ce traité, le 1er janvier 1999 est ouvert la possibilité d’embaucher des marins sur les eaux territoriales françaises en dehors du pavillon français dit de 1er registre. Et en 2001, c’est la suppression de la concession publique du service de continuité territoriale dont bénéficiait la SNCM depuis 1976.
  • 2003 : la commission européenne impose des cessions d’actifs à la SNCM, puis en 2005 le gouvernement décide la privatisation de la compagnie historique. C’est dans ce cadre qu’il va opérer un premier versement de 120 millions de subventions, aujourd’hui réclamés par les juges européens.
  • Enfin, en 2006, c’est le tournant vers la privatisation (l’Etat ne détenant que 25 %) avec le transfert à Transdev.
  • ultime coup porté : le gouvernement, pourtant signataire d’un « plan long terme » en date du 31 décembre 2013, par son vote lors du conseil de surveillance du 12 mai 2014, laisse la voie libre à Transdev pour liquider la SNCM.
Les grèves à la SNCM ont eu lieu dans ces conditions : comme le disait un marin mardi 30 juin : « ça fait 30 ans que je suis à la SNCM, et ce que je constate c’est qu’il a fallu toujours faire des grèves défensives, car on n’a jamais revendiqué que le refus de perdre nos acquis, nos droits, ceux que nos anciens ont acquis au sortir de la guerre. Et ils détruisent tout ça pour laisser la place nette au low-cost ! ». Un autre ajoutait : « oui, nos revendications sont légitimes ».
téléchargerLe gouvernement, en refusant systématiquement de répondre aux conditions de maintien de la SNCM (dont la commande des navires à STX-France de Saint-Nazaire et la publication du décret dit « du pays d’accueil » maintenant les conditions d’embauche des marins dans le cadre du Code du travail français), alors même qu’il a signé un accord de mise en œuvre de ces engagements, ouvre ainsi la voie aux plus dangereuses exploitations de haines contre les travailleurs et leurs organisations.
Toutes les organisations politiques se réclamant du mouvement ouvrier ne devraient-elles pas dire : « Les revendications des marins, sédentaires et officiers de la SNCM, la grève avec leurs organisations syndicales CGT – FO – CFE-CGC, CFDT et SAMM sont légitimes » ?
C’est la position du POI.
Les secrétaires nationaux du Parti ouvrier indépendant
Claude Jenet, Daniel Gluckstein, Jean Markun, Gérard Schivardi
Paris, le 4 juillet 2014, 18 heures
                                                                         Parti Ouvrier indépendant     

A la veille de la « Conférence sociale », le patronat presse le gouvernement de mettre en œuvre le Pacte de responsabilité

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A la veille de la « Conférence sociale », le patronat presse le gouvernement de mettre en œuvre le Pacte de responsabilité

Pacte de responsabilité exigences medef cgpme
s'informerDans Le Journal Du Dimanche du 29 juin les dirigeants des huit organisations patronales dont le MEDEF et la CGPME,  toutes à l’unisson, ont invité le Président de la République et le Premier Ministre à passer des discours aux actes dans la mise en œuvre du pacte de responsabilité. Ils présentent cette tribune comme un cri d’alarme  « de citoyens français inquiets pour l’avenir de leur pays ».
Celle-ci insiste sur trois points : l’inscription dans la loi des promesses du pacte de responsabilité  en matière de baisse des charges et de fiscalité ; un moratoire sur tout texte susceptible de durcir la réglementation ou d’augmenter les contrôles ; des réformes structurelles, sans « tabous » ni « dogmes »  qui permettront une baisse rapide et durable des dépenses publiques.
Enfin, les organisations patronales agitent la menace de boycotter la conférence sociale des 7 et 8 juillet, la troisième du quinquennat où le gouvernement veut réunir représentants syndicaux et patronaux pour établir la feuille de route de l’année à venir.   Le gouvernement, par la voix d’Arnaud Montebourg, a déclaré que « la plupart des choses qui sont demandées dans cet appel font l’objet d’un traitement par le gouvernement». En effet, soumis aux exigences du patronat, le gouvernement a inscrit dans la loi de finances rectificatives de la Sécurité Sociale les principales mesures du pacte de responsabilité : baisse des charges et suppression partielle de la Contribution sociale de solidarité des entreprises (C3S) qui finance le régime social des travailleurs indépendants. Il a programmé la réduction des dépenses publiques – 50 milliards d’euros d’ici 2017 -  et mis en place un conseil de simplification pour expertiser tous les nouveaux textes touchant à la vie des entreprises.
                                                                          Parti Ouvrier indépendant

Soulages inaugure son musée à Rodez

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Soulages inaugure son musée à Rodez

Musée_Soulages
culture« Le noir est une couleur » (Matisse)
Pierre Soulages est universel-lement connu pour être le peintre du noir, le maître du tableau noir. Il a d’ailleurs commencé avec du goudron sur du verre cassé, et, en 1979 , il a eu une illumination : il a découvert sa voie, avec le « noir-lumière », qu’il appellera plus tard l’ « outrenoir ». Il va peindre désormais des séries noires, des séries d’outrenoir. C’est un noir animé par la lumière, qui se réfracte sur sa surface et devient une lumière noire.
Sur la toile, le noir est scarifié ou posé en reliefs. Soulages (vêtu de noir) fait des entailles, au couteau, dans la pâte. La lumière glisse sur les reliefs, et elle est modifiée quand la texture de la surface redevient lisse ou striée ; le mat contraste avec le brillant. Les aspérités créent des jeux de lumière et de couleurs, car il existe de nombreux noirs, du noir gris au noir profond, et de plus Soulages utilise d’autres couleurs : des rouges, des bleus, des verts, très sombres, souvent, il est vrai, recouverts par du noir… quand on n’a pas du noir sur noir. Le sujet, ce n’est pas le noir mais la lumière. Et l’outrenoir varie selon l’éclairage ou l’angle de vision du spectateur.
Soulages rejette l’étiquette de « peintre abstrait », mais son art minimaliste ne représente rien : « Je ne représente pas, je présente. ». Ses tableaux sans titres sont désignés par leur date. Il a posé la première pierre du musée Soulages de Rodez, sa ville natale en 2010. Et le 30 mai 2014, à 95 ans, il l’a inauguré en compagnie de François Hollande, qui n’a pas manqué de le récupérer en célébrant sa politique : « Nous créons, chacun de notre façon, l’artiste, l’entrepreneur [le patron], l’ouvrier, l’acteur politique… Du noir surgit la lumière, celle de l’espérance pour la France. »
En ce qui concerne cette politique, on a envie de crier, avec le chanteur : "Noir, c’est noir, il n’y a plus d’espoir ! "

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Le Conseil régional de Bretagne se prononce pour le « droit à la différenciation territoriale »

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Le Conseil régional de Bretagne se prononce pour le « droit à la différenciation territoriale »

Bretagne territorialisation
s'informerLe Conseil régional de Bretagne, dans sa session des 26 et 27 juin 2014, a adopté un vœu en faveur d’une Assemblée de Bretagne sur lequel s’est abstenu le groupe des conseillers de Droite et du Centre, qui y ont vu « un renoncement prématuré à la Bretagne à cinq départements ».
Le Conseil régional, présidé par le socialiste Pierrick Massiot, réaffirme « sa volonté de promouvoir une collectivité nouvelle déjà citée, une Assemblée de Bretagne, aux compétences et moyens accrus, permettant d’organiser une action publique plus simple, efficace, lisible pour les citoyens, sans renoncer à l’ambition maintes fois exprimée d’une Bretagne à cinq départements ».
 Cette assemblée territoriale, selon l’idée lancée par le député PS du Finistère, Jean-Jacques Urvoas, serait issue de la fusion du conseil régional et des quatre conseils généraux, et exercerait les compétences des départements et de la région, complétées par la future loi de réforme territoriale.
Le Conseil régional demande également « de faire en sorte que dans le cadre des débats parlementaires de l’année 2014, le nécessaire soit fait pour permettre aux régions candidates, dont la Bretagne, d’obtenir un droit à la différenciation territoriale »,droit déjà garanti par le pacte d’avenir de la Bretagne de décembre 2013, sous la forme du droit à l’expérimentation. Ainsi, serait instituée l’inégalité en droit du citoyen selon sa région.
Les partisans du rattachement de la Loire Atlantique à la Bretagne manifestent ce samedi 28 juin à la Préfecture de Nantes à l’appel de l’ensemble des associations bretonnes, d’Europe Ecologie-les Verts et de nombreuses personnalités de toutes sensibilités politiques.
                                                Parti Ouvrier indépendant   

à lire sur Marianne , vendredi 4 juillet 2014

                                                       Marianne2 2012
Vendredi 4 Juillet 2014



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Affaire des écoutes : l'impartialité de la justice ?

Vendredi 4 juillet 2014

Sarkozy remet en cause l'impartialité de la justice dans l'affaire des écoutes

"Il y a toujours une chasse aux juges en espérant que ça fragilise la procédure. Il est invraisemblable d’être passé de l’affaire Sarkozy à la mise en accusation des juges." - Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM)… (tempsreel.nouvelobs.com)