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jeudi 21 novembre 2013

Bangladesh : les ouvriers du textile en grève exigent des hausses réelles de salaire, 140 usines fermées.

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Bangladesh : les ouvriers du textile en grève exigent des hausses réelles de salaire, 140 usines fermées.

Bangladesh grèves manifestations textile
s'informerAu Bangladesh – deuxième industrie textile mondiale derrière la Chine, avec 22 milliards dollars de chiffre d’affaire – notamment à  Ashulia, Gazipur, Konabari, banlieues de la capitale Dacca, des milliers de travailleurs des entreprises du secteur à qui les grandes marques occidentales sous-traitent leur production, ont fait à nouveau fait grève et manifesté par milliers ou dizaines de milliers – à 10 000 au moins à Konabari selon la police elle-même.
La répression des grévistes est féroce. Citant l’exemple de l’usine GMS Composite Knitting Industry à Gazipur, l’AFP relate le témoignage d’un ouvrier :  "D’abord, des responsables de l’usine ont battu un de nos collègues, puis, alors que nous sortions de l’usine pour exprimer notre protestation, la police a ouvert le feu. Deux travailleurs ont été tués et plusieurs ont été blessés".
Les syndicats revendiquaient le minimum de 103 dollars pour tous. Contraint par les mobilisations, le gouvernement venait d’entériner un salaire minimum à 68€ dollars (50€) au lieu de 38 dollars. Mais la décision gouvernementale, bien inférieure aux revendications, était aussi en trompe l’oeil car de nombreux employeurs ont réagi en incorporant les indemnités de transport et de repas dans ce minimum ou en les baissant.
Les 4 millions  de travailleurs du textile du Bangladesh sont « les plus mal payés du monde », selon le rapport l’Organisation Internationale du Travail (OIT), et ils le restent malgré cette augmentation avec cette augmentation de 76%  selon  la responsable d’une ONG citée par Le Monde.
1135 d’entre eux étaient morts en Avril dans l’effondrement  de l’immeuble de leur usine.
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Un "comité international d’accueil" pour la délégation syndicale du Bangladesh à l’OIT

Près de Dacca (Bangladesh), le 26 juin, un bâtiment industriel de huit étages a été fermé après l’apparition de fissures jugées dangereuses. Elles étaient similaires à celles qui avaient précédé l’effondrement du bâtiment de Savar, enfouissant tous les ouvriers qui y travaillaient, et faisant 1229 morts.
« Nous avons visité le complexe et nous en avons interdit l’entrée jusqu’à ce qu’il soit inspecté par les experts », a indiqué Kamsul Hasan Molla, le représentant du gouvernement local.  « Nous l’avons fermé par mesure de précaution car nous ne pouvons prendre aucun risque après l’horrible tragédie du Rana Plaza. »
La tragédie de Savar a braqué les feux des projecteurs sur les conditions de sécurité, mais aussi de travail. Là étaient employés 3500 ouvriers parfois payés moins de 40 dollars par mois.
Le Bangladesh est le deuxième exportateur de vêtements du monde.
Les conditions d’exploitation de cette main d’œuvre font la fortune de grands groupes de distribution : Carrefour, Tesco, H&M, Walmar.
Après l’accident de Savar, les autorités du Bangladesh avaient  fermé une vingtaine d’usines pour les mêmes raisons. 17 ont été réouvertes après l’avis des experts.
L’entente Internationale des travailleurs a lancé un appel à soutenir le comité international d’accueil de la délégation syndicale du Bangladesh à l’Organisation Internationale du Travail  (OIT).
Cet appel se conclut ainsi:
« Nous, soussignés, nous constituons en « Comité international d’accueil de la délégation syndicale du Bangladesh à l’OIT » pour :
  • Préparer la venue effective en Europe de ces militants ;
  • Entreprendre les démarches afin qu’ils soient reçus ;
  • Informer le mouvement ouvrier mondial du développement de la campagne ; 
  • Soutenir l’exigence de ratification de la convention n° 155 de l’OIT par le Bangladesh. »
L’Entente internationale des travailleurs et des peuples, dont le Parti ouvrier indépendant est membre, publie sur son site la liste des premiers signataires.
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Catégories: BangladeshTEXTILE

                                                                

Après les enseignants et les parents, les maires rejettent la réforme des rythmes scolaires

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Après les enseignants et les parents, les maires rejettent la réforme des rythmes scolaires

diffusion

picto_prendre_positionRejet de la réforme Peillon des rythmes scolaires

Après les enseignants, les parents… maintenant, les maires

Le 14 novembre, enseignants et personnels communaux étaient en grève ensemble.
Dans tout le pays, des milliers d’écoles étaient fermées.
Ils étaient en grève à l’appel de leurs organisations syndicales CGT, FO, SUD, rejointes dans 25 départements par le SNUipp-FSU.
Leurs exigences sont simples :
  • la suspension immédiate de la réforme Peillon,
  • l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.
Dans de nombreuses communes, ils ont été rejoints par les parents de leurs élèves.
Ils ne veulent pas de l’éclatement de l’Education nationale.
tract 20-11-2013
Cliquer pour télécharger et imprimer
Le 19 novembre, au congrès de l’Association des maires de France, les élus ont signifié au Premier ministre qu’ils ne voulaient pas de cette réforme qui transfère sur les communes les responsabilités et les charges de l’Etat.
Ce jour-là, face à des milliers de maires en colère, le Premier ministre a affirmé qu’il entendait maintenir la réforme Peillon des rythmes scolaires. Et il a exigé des élus locaux qu’ils élaborent des « projets d’activités périscolaires pour la rentrée 2014 ».
Autant de projets que de communes ! C’est l’éclatement de l’école de la République.
Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre !
Mais dans de plus en plus de communes, la mobilisation des enseignants avec les organisations syndicales, avec les parents, entraîne les maires à refuser de mettre en place la réforme Peillon à la prochaine rentrée.
Ainsi, le maire de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) vient-il de déclarer : « C’est non pour 2013, non pour 2014, non pour 2015, nous refusons d’appliquer la réforme » afin « que l’Education nationale soit bien nationale » et annonce qu’un projet de délibération sera soumis au conseil municipal dans ce sens.
Ailleurs, les maires annoncent leur refus de remettre un projet territorial d’éducation aux autorités administratives de l’Education nationale. « Ce n’est pas notre rôle », disent-ils avec raison.
Réforme des rythmes scolaires, réforme territoriale avec ses métropoles à géométrie variable, éclatement du Code du travail par région : tout cela, c’est la même logique, celle de la territorialisation et de la dislocation de l’égalité des droits.
Enseignants, parents, élus de plus en plus nombreux rejettent cette politique du gouvernement Hollande-Ayrault dictée par l’Union européenne.

Prenez connaissance, dans Informations ouvrières, du reportage à l’occasion du congrès de l’Association des maires de France


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VIDÉO ♦ Informations Ouvrières vient de paraître

VIDÉO ♦ Informations Ouvrières vient de paraître

Imagette IO 278
Lisez, abonnez vous à Informations Ouvrières Tous les mercredis après-midi sur le site internet du POI !
Le département Web du POI y présente le sommaire d’INFORMATIONS OUVRIÈRES en vidéo.
Cette semaine, dans le numéro 278 du 21 novembre 2013 : Au congrès des Maires, la révolte des élus.

On n’en peut plus , L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES par Daniel Gluckstein, Secrétaire national du POI.

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On n’en peut plus

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L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.
Dans cette grande ville de banlieue parisienne, plus de 90 % des enseignants du primaire ont fait grève le 14 novembre, à l’appel de tous les syndicats, contre l’application de la réforme Peillon.
Le lendemain : cette mère de famille s’apprête à répondre à l’appel lancé par les syndicats et les associations de parents à se rendre en masse à la mairie le 21 novembre pour exiger la non-application de la réforme à la rentrée 2014. Le maire de la commune voisine vient de prendre cette décision. « Alors pourquoi cela ne serait-il pas possible chez nous ? Il faut rassembler la force et on l’imposera. »
L’une de ses voisines en sera également : « Pourquoi casser ce qui marche bien, l’école de nos enfants ? » De cette « école des territoires » — dénoncée par le tract local du Parti ouvrier indépendant appelant les parents à soutenir les enseignants —, elle ne veut pas entendre parler. Dans cette cité où la population est, comme elle, majoritairement issue de l’immigration, on ne veut pas d’une école soumise aux élus politiques et aux associations en tous genres qui enfermerait les enfants dans des ghettos et des « communautés » (1).
A 500 kilomètres de là, dialogue entre deux élus locaux. L’un défend la réforme Peillon dont les rythmes scolaires seraient « bons pour les enfants ». « Ce qui est bon pour les enfants, c’est la République », lui rétorque son collègue, membre du POI.
C’est la question du gouvernement qui est posée ici, car c’est lui qui multiplie les mesures et contre-réformes visant à disloquer la République et la démocratie dans le cadre de « l’Europe des régions ».
Retour à cette mère de famille, salariée dans la santé, syndiquée, partie prenante des initiatives FO et CGT sur les retraites. Au-delà des rythmes scolaires, elle explique : « On n’en peut plus. Le gouvernement nous attaque par tous les bouts. On voudrait simplement vivre normalement, pouvoir acheter de quoi nourrir nos enfants sans être obligé de comparer les prix, acheter des vêtements, payer le loyer… mais on ne peut plus. Il faudrait une manifestation de tous sur toutes ces questions car nous sommes tous concernés. Bien sûr, aller à la mairie… mais on ne s’en sortira pas seulement ville par ville, c’est au gouvernement qu’il faut aller. »
Dans tous les domaines, le gouvernement veut plier la population aux diktats de l’Union européenne et de la classe capitaliste. Il prétend le faire parce qu’il bénéficie du soutien des partis de « gauche », y compris du « Front de gauche » qui critique… mais s’empresse de s’allier à lui pour les municipales. Il prétend le faire parce qu’il bénéficie de l’appui de ceux qui mettent le doigt dans l’engrenage des pactes sociaux (au plan national ou « régional »), des tables rondes, et autres états généraux qui visent à intégrer les organisations à la destruction des droits.
Mais dans les cités ouvrières et populaires, dans les bassins industriels, dans les usines, les bureaux, les écoles, mûrit la recherche d’un mouvement d’ensemble contre le gouvernement ; un mouvement par lequel la population ouvrière des villes et des campagnes, unie avec ses organisations, se donnera les moyens de faire plier le gouvernement. Nul ne peut prétendre parler au nom des intérêts ouvriers s’il ne se situe pas clairement de ce côté-là.
(1) La circulaire ministérielle 2013-036 précise que le « projet éducatif territorial » peut couvrir « l’ensemble des temps scolaire, périscolaire et extrascolaire, de l’école maternelle à l’université » et que les collectivités territoriales, les associations et institutions participent à sa définition.
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Catégories: EDITORIAL
                                                                    

à lire sur Sciences et Avenir , mercredi 20 novembre 2013

                                                       Sciences & Avenir
 Mercredi 20 novembre 2013





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