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samedi 16 novembre 2013

La situation en Syrie résulte pour l’essentiel d’une agression extérieure. un article de Claude Beaulieu et Geneviève Blache de la direction du Comité Valmy

                  COMITE VALMY

Le combat anti-impérialiste de l’Etat-nation et du peuple syriens est celui de l’ensemble des peuples du monde
Claude Beaulieu, Geneviève Blache*

mercredi 13 novembre 2013, par Comité Valmy

                                 

Le combat anti-impérialiste de l’Etat-nation et du peuple syriens est celui de l’ensemble des peuples du monde

Par Claude Beaulieu et Geneviève Blache
de la direction du Comité Valmy*
La situation en Syrie résulte pour l’essentiel d’une agression extérieure.
La Syrie est en état de guerre latent avec Israël et les USA depuis des décennies.
La crise paroxystique actuelle, imposée par les dirigeants étatsuniens, atteint un niveau de cynisme dans la barbarie et le viol de la légalité internationale rarement égalé dans la longue suite d’ingérences, d’agressions et de guerres qu’ils mènent sans interruption, notamment depuis la fin de seconde guerre mondiale.
Cet irrespect continu de la légalité internationale et de la Charte des Nations Unies a conduit les dirigeants étasuniens à ne plus tenir compte, de plus en plus souvent, des usages et des règles diplomatiques dans les relations entre Etats souverains, que la civilisation a historiquement construits au cours des siècles. Ce choix de la loi de la jungle en matière géopolitique est totalement approuvé et reproduit par leurs vassaux occidentaux, parmi lesquels les Sarkozy, Fabius, Hollande et Juppé sont aujourd’hui les plus zélés.
Cette réalité concrète qui s’aggrave au fil des ans et que nul anti-impérialiste ne peut ignorer, a imposé à la Syrie souveraine de se doter d’un pouvoir d’État particulièrement solide, certes imparfait et non dépourvu de défauts, mais qui lui a permis de se maintenir et de rester aujourd’hui le seul pays arabe laïque véritablement indépendant du Moyen-Orient, capable de résister au vandalisme euro-atlantique, sioniste et occidentaliste, qui assassine en symbiose avec l’islamisme radical le plus rétrograde.
Refusant la vassalisation ou le démantèlement de leur pays, le gouvernement anti-impérialiste de la République arabe syrienne et le peuple qui, majoritairement, le soutient activement, mènent aujourd’hui une lutte acharnée dans laquelle ils résistent opiniâtrement à une guerre d’agression extérieure. Celle-ci, prévue et préparée de longue date par les différentes administrations américaines, est menée par une alliance qui associe les forces conjuguées des barbaries occidentaliste et sioniste avec celle des mercenaires djihadistes wahhabites, salafistes et takfiristes.
Dans cette agression, le poids spécifique des collabos de l’armée syrienne « libre » est secondaire par rapport à celui des bandes terroristes venues de l’étranger. Ils apparaissent comme une force d’appoint dont le rôle est de faire illusion, de donner une couleur locale et à servir d’alibi syrien à une intervention extérieure.
Malgré la gravité de l’ingérence euro-atlantique et l’inhumanité de cette guerre d’agression financée par les milliards du Qatar et de l’Arabie Saoudite, malgré les trahisons rémunérées ou l’occupation partielle du territoire national par Israël qui prétend annexer le plateau du Golan, les Syriens, sous la conduite de leur gouvernement légitime, se sont tout de même engagés dans un processus difficile de démocratisation de leur société, conjugué avec le développement de la résistance pour l’indépendance, la souveraineté, la laïcité et le refus de la guerre civile interconfessionnelle.
Depuis près de deux ans, nous assistons à la recherche d’un renforcement méthodique de la souveraineté populaire en Syrie, à l’inverse de ce qui se passe en France comme dans les autres pays vassalisés de l’Euro dictature, dans lesquels les oligarchies financières détruisent les Etats-nations, la démocratie et la souveraineté des peuples, tout en imposant à ceux-ci une régression sociale qu’elles aggravent en permanence.
Dans son discours du 30 mars 2011 devant l’Assemblée du Peuple, le président Bachar Al Assad a manifesté une volonté réformatrice que depuis, il n’a cessé de mettre en pratique par étapes, en dépit des obstacles que le contexte de guerre multiplie inévitablement dans le domaine particulièrement complexe du développement des libertés démocratiques.
Une résistance patriotique accompagnée d’un processus de réformes démocratiques.
Soulignons-en notamment les étapes suivantes :
En juillet 2011, le parlement syrien a établi le pluralisme politique, et rendue légale l’existence de partis d’opposition, dirigés par des responsables dont certains ont été emprisonnés à une autre époque.
Le 26 février 2012, une nouvelle Constitution syrienne a été adoptée par référendum avec 89,4% de oui et la participation de 57,4 % du corps électoral, malgré la situation marquée par les massacres, les attentats et les menaces terroristes. Cette constitution, en abolissant la suprématie autoritaire du parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle, a été voulue par Assad qui a manifestement entrepris de faire évoluer un système politique dont il tend à se différencier au profit de la promotion d’un vaste rassemblement patriotique, permettant de mettre fin à la guerre et de conduire et d’approfondir la réforme annoncée.
Le 7 mai 2012, des élections législatives ont été organisées. Elles ont connu une participation de 51,36%, chiffre important compte tenu du contexte difficile. Si le bloc « Unité nationale » soutenant le président Bachar al-Assad a remporté ces élections, il convient de noter que des membres de l’opposition démocratique ont été élus, ce qui représente une avancée significative dont on peut prévoir qu’elle aura des suites....
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Après la bruine, et jusqu’au 1er décembre ,le dernier post de Jean-Luc mélenchon

http://www.jean-luc-melenchon.fr


16NOV 13

Après la bruine, et jusqu’au 1er décembre



Une petite bruine fine tombait gentiment pendant cette balade matinale dans Tarbes,
 peu avant mon départ pour Pau. Je cheminais au hasard des rues avec Christophe, mon
 camarade, déjà mon accompagnateur de sécurité depuis deux jours. Allez savoir pourquoi,
 je décidai à cet instant de commencer ce post par l’évocation de ce moment. Les discrètes
 et fines gouttes de pluies brillaient sur mon manteau comme un tissu de petites perles. 
Mon chapeau fit son office de parapluie de circonstance pour protéger la tignasse qui 
est à l’origine du nom de ma famille parait-il. Sous le manteau gris des nuages, la ville
 avait cet air tranquille que prennent les choses, loin de l’agitation fébrile des capitales 
régionales. Je raconte sans ordre ce qui me revient de ce périple que je viens 
d'accomplir de Barbaste dans le Lot-et-Garonne à Pau dans les Pyrénées Atlantiques, 
avec un séjour à Bagnères-de-Bigorre et Tarbes comme halte. Trois meetings, trois 
salles combles pour recharger les batteries et connaitre toutes ces rencontres, ces 
paysages, ces odeurs qui sont le meilleur de ceux que l’on ramène dans son bagage 
de retour.
La bataille pour le changement fiscal est cette fois-ci sérieusement engagée. 
Cela signifie qu'avec l'appel du Front de gauche à la marche du 1er décembre sur Bercy,
 une alternative existe à côté de l'incroyable confusion des rôles créés par l'opération
 « bonnet rouge » manigancée par le Medef, l'UMP et le Front National, flanqués de la
 fédération départementale de l’agriculture productiviste. Ces « bonnets rouges » 
devraient se retrouver le 30 novembre à Carhaix où se trouvaient les nôtres la dernière 
fois à l'appel des syndicats ouvriers du département. L'inversion des lieux créera de la
 confusion dans les mémoires, mais quelle importance ? La confusion en général est en
 train de reculer de façon très nette. Les organisations CFDT de Bretagne se sont 
exprimées d'une manière on ne peut plus claire. La CGT, Sud, la FSU en avait fait 
autant avant cela en manifestant ensemble à Carhaix le jour où les autres étaient 
à Quimper. À présent c'est le syndicat FO qui prend ses distances en dénonçant 
le corporatisme qui structure l'opération « bonnet rouge » et la logique « identitaire »
 qui l’anime. Le 23 novembre prochain les organisations de salariés prennent la rue pour 
la défense de l'emploi dans chacun des départements bretons. Et nous serons, nous 
autres, le lendemain dans la rue à Paris le 1er décembre pour la révolution fiscale et
 contre l'augmentation de la TVA en janvier prochain. Ici, après la confusion c'est
 l’éclaircie. Nous avons tenu bon et maintenant cela est apprécié rétrospectivement. 
Nous traçons un chemin sur le futur qui va à la racine des problèmes que rencontre 
le pays : la question de la répartition des richesses et du système fiscal qui l’organise.
 La marche du 1er décembre est une marche sociale, elle implique la vie quotidienne 
des citoyens, et touche au cœur du mécanisme institutionnel. Car l'impôt plus que tout
 est le résumé des relations entre les catégories sociales dans un pays. J'y reviens en 
partant du dernier coup de menton de M. Moscovici....

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"Il faut une révolution fiscale !" par lepartidegauche

Congrès EELV: La motion soutenue par Duflot en tête

Congrès EELV: La motion soutenue par Duflot en tête




POLITIQUE - Les 10.000 adhérents d'EELV étaient invités à choisir samedi entre les sept motions...
La motion «pour un cap écologiste» soutenue par la ministre Cécile Duflot est arrivée en tête des sept motions des votes des militants d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) samedi dans les régions, sorte de «premier tour» avant le congrès national le 30 novembre.
«Pour un cap écologiste» ayant pour tête de liste Emmanuelle Cosse, vice-présidente du conseil régional d'Ile-de-France en charge du logement et qui compte parmi ses signataires la ministre du Logement Cécile Duflot, le ministre délégué au Développement Pascal Canfin, le sénateur Jean-Vincent Placé ou encore Pascal Durand, le secrétaire national sortant, a recueilli 38,29% des votes, selon la direction du parti.
«La motion participative» (LMP) d'Yves Cochet et Alain Lipietz, plus à gauche, se place en deuxième position avec 20,58% des voix suivie de «Via écologica ! s'ouvrir à la société, partager l'écologie» (17,07%), «Là où vit l'écologie» (LOVE) d'Eva Joly, ancienne candidate à la présidentielle (8,76%), «Avenir écolo» (6,30%), «Déterminé-e-s» (4,14%) et «Objectif Terre» (3,47%).
«Moins de 50%» des adhérents se seraient déplacés pour voter
Les 10.000 adhérents d'EELV étaient invités à choisir samedi entre les sept motions et étaient appelés à désigner les 600 délégués au congrès qui prendront les décisions finales à Caen (30 novembre et 1er décembre). Selon plusieurs sources, «moins de 50%» des adhérents se sont déplacés pour voter. La direction n'était pas en mesure samedi de donner les chiffres exacts.
La nouvelle direction du parti sera élue lors du congrès de Caen. Pascal Durand avait annoncé qu'il renonçait à se présenter à sa propre succession. Il devrait conduire la liste d'EELV aux Européennes en Ile-de-France.


Municipales: le FN lance sa campagne face à la "rediabolisation"

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Municipales: le FN lance sa campagne face à la "rediabolisation"

Le HuffPost  |  Par Geoffroy ClavelPublication:   |  Mis à jour: 16/11/2013 11h23 CET
                                       Municipales FN                                                                 Le FN lance sa campagne pour les municipales, | AFP
MUNICIPALES - Un procès en racisme et voilà que tout est à recommencer. Auréolé d'excellents résultats aux élections intermédiaires en 2013 mais sévèrement critiqué pour les dérapages racistes de certains de ses candidats, le Front National lance ce week-end sa campagne des municipales tout en sachant que ses adversaires ne lui feront pas de cadeau....
Pour lire la suite de l'article cliquer ici--->/municipales-fn-campagne-rediabolisation_

Élections aux Européennes : le PS nomme ses candidats et resserre les troupes

france

Élections aux Européennes : le PS nomme ses candidats et resserre les troupes

Le HuffPost avec AFP  |  Publication:   |  Mis à jour: 16/11/2013 16h04 CET

                                    élections européennes
                                                                Harlem Désir, le 16 novembre 2013 | AFP

PARTI SOCIALISTE - Le numéro un du PS, Harlem Désir, a appelé samedi 16 novembre à "tenir bon" face aux difficultés et "assumer" la politique menée, à l'occasion de la désignation des candidats du parti aux élections européennes de mai 2014. Le conseil national (parlement du parti) avait rendez-vous pour un sujet précis: l'adoption des listes européennes.
Mais cet ordre du jour paraissait toutefois quelque peu décalé, alors que les rumeurs de remaniement ont circulé tout au long d'une semaine noire pour l'exécutif, confronté à des mouvements sociaux, de mauvais résultats économiques et une forte impopularité dans les sondages.
LIRE AUSSI : Edouard Martin, le leader CFDT de Florange, en bonne position sur une liste PS ?
"Il faut tenir bon"
D'où des éléments de langage tenus par plusieurs responsables socialistes: "Nous sommes très combatifs", "Allons au combat"... Le patron du PS a appelé ainsi à serrer les rangs: "L'heure n'est pas à l'autoflagellation (...) L'heure est à la contre-offensive contre ceux qui veulent entraver le changement", "Il faut tenir bon".
Et de demander d'"assumer" la politique menée, celle du "redressement" et du "courage"."Chaque socialiste soutient avec une détermination totale le président de la République François Hollande et le gouvernement", a-t-il souligné, estimant que "la gauche n'a(vait) pas à rougir de son action".
"On savait bien que ce serait difficile", a dit le député Jean-Marc Germain, qui ironisait en assurant que le PS allait mieux que l'équipe de France de football (qui a perdu 0-2 vendredi face à l'Ukraine). Seuls ministres présents: Marie-Arlette Carlotti (Personnes handicapées), Guillaume Garot (Agroalimentaire) et George Pau-Langevin (Réussite éducative).
Pas de changement de ligne donc ? Dans les couloirs, certains ne masquaient pas une certaine fébrilité: "Hollande consulte beaucoup, ça consulte partout et à tous les niveaux", affirmait en privé un cadre.
Contacts avec le syndicaliste Edouard Martin
Le Conseil national a adopté à près de 80% ses listes aux européennes, qui devront encore être votées par les militants jeudi 20 novembre et ratifiés par une convention du PS le 7 décembre. Harlem Désir et le ministre de l'Education Vincent Peillon seront têtes de liste, respectivement dans la circonscription Ile-de-France et dans celle du Sud-Est.
A noter également que le PS, selon plusieurs sources, a approché le syndicaliste CFDT de Florange, Edouard Martin, pour figurer sur la liste de l'Est. Mais cette approche en restait samedi au stade de "contacts", selon un cadre.
Le PS espère faire mieux qu'en 2009 (14 élus) avec l'élection au parlement européen d'entre deux à trois députés dans chaque grosse région (Ile-de-France, Ouest, Sud-Ouest, Nord-Ouest, Sud-Est, Est), deux dans le Centre et un dans l'Outremer. "C'est un pas décisif" qui a été franchi, s'est félicité Harlem Désir, qui prône une "réorientation de l'Europe", en mettant en avant "l'emploi", et une "Europe de la croissance".
Des proches de Valls, Peillon et Royal nommés
Les listes, qui représentent tous les territoires, "permettent le rassemblement autour des différentes sensibilités (du parti) et donc une dynamique pour la campagne", a assuré à l'AFP Alain Fontanel, chargé des fédérations. On retrouve ainsi l'aubryste Gilles Pargneaux, eurodéputé et patron de la fédération du Nord, à la tête de la liste de la circonscription du Nord-Ouest.
Pour l'aile gauche du PS, Isabelle Thomas, proche du courant de Benoît Hamon, soutenue par le ministre Jean-Yves Le Drian, est numéro un dans la circonscription Ouest. Emmanuel Maurel, animateur d'un autre courant de l'aile gauche, qui souhaitait être tête de liste, est numéro 2. Guillaume Balas, proche de M. Hamon également, est numéro 3 en Ile-de-France.
La seule candidate de Ségolène Royal, Françoise Mesnard, vice-présidente du conseil régional du Poitou-Charentes, est numéro trois dans l'Ouest. Dans le Sud-Est, sur la liste Peillon, figure Zaiki Laïdi, politologue, proche de Manuel Valls, en numéro 3.
Dans le Sud-Ouest, le PS laisse la première place à une membre du Parti radical de gauche (PRG). Eric Andrieu, eurodéputé, un proche de Vincent Peillon, est le suivant. Dans la région Est, Catherine Trautmann, eurodéputée, présidente de la délégation socialiste française au Parlement européen, est tête de liste, suivie par Pierre Priebetich, ancien député européen, proche de François Rebsamen. Pour la région Massif-Central Centre, c'est le président du Conseil régional du Limousin Jean-Paul Denanot qui conduit la liste.

Qu'attend Israël de la visite de François Hollande ?

france

Qu'attend Israël de la visite de François Hollande ?

                                        israel visite hollande
           François Hollande va organiser sa première visite officielle en Israël (Photo : avec Netanyahu en novembre 2012). | AFP
De plus en plus isolée sur la scène internationale, Israël espère profiter de la première visite dans le pays du mandat de François Hollande pour consolider des relations diplomatiques particulièrement positives en ce moment avec Paris.
C’est un geste hautement symbolique, une décision politique forte, une véritable déclaration de soutien. Après de longues hésitations, le Président français a accepté de s’exprimer devant la Knesset, le parlement israélien, lors de son voyage de deux jours en Israël et dans les territoires palestiniens, entre le 17 et le 19 novembre. Soucieux de s’imposer comme un interlocuteur incontournable de l’Etat hébreu, il a finalement répondu favorablement à l’invitation pressante de Yuli Edelstein, le président de l’Assemblée.
Ce dernier avait déclaré fin octobre qu’il ne rencontrerait pas François Hollande si celui-ci n’acceptait pas de se rendre au Parlement lors de sa visite. Afin de ne pas s’aliéner une opinion israélienne qui lui est de plus en plus favorable, ce dernier a préféré céder au bras de fer diplomatique imposé par l’Etat hébreu. Avant lui, seuls deux présidents français s’étaient déjà exprimés au Parlement: François Mitterand en 1982 et Nicolas Sarkozy en 2008.
"C'est un grand honneur pour la Knesset israélienne d'accueillir le président de la France, un pays qui est l'un des meilleurs amis d'Israël", s’est finalement félicité Yuli Edelstein dans un communiqué. "C’est assez inédit ces bonnes relations entre nos deux Etats !" s’enthousiasme de son côté Lior, soldat réserviste dans Tsahal, l’armée israélienne. "Il faut dire que l’on n’attendait pas grand chose d’un président socialiste. Pour nous, il était complètement pro palestinien, ouvertement hostile à Israël. Il faut pourtant reconnaître qu’en ce moment la France nous donne beaucoup de gages de confiance et d’amitié", ajoute-t-il avec entrain.
"Ce sera le tapis rouge... comme c'est le cas pour tous les amis d'Israël"
Récemment, la position inédite de la France lors des négociations à Genève sur le nucléaire iranien a agréablement surpris les Israéliens. Alors que la majorité des puissances du groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Angleterre, Russie et Allemagne) semblaient prêtes à conclure un accord avec Téhéran lors des débats de la nuit du samedi 9 au dimanche 10 novembre, l’équipe de négociateurs français a tenu à marquer sa désapprobation, arguant que les garanties iraniennes demeuraient insuffisantes.
Pourtant, l’Iran paraissait prête à des compromis inédits. Les diplomates ont notamment affirmé que leur pays accepterait de geler une partie de son programme nucléaire en échange de la levée de certaines sanctions internationales qui paralysent son économie. Des concessions qui ne sont pourtant pas parvenues à convaincre Paris. La France réclame encore des clarifications sur trois points principaux : la centrale d'Arak, le devenir du stock d'uranium enrichi à 20% et, plus généralement, la question de l'enrichissement.
Une position qui rassure Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, déçu du manque de soutien des Américains dans les dernières étapes des tractations. Jeudi dernier, il a donc expliqué attendre "avec impatience" la première visite du Président français. "Pour ce qui me concerne, ce sera le tapis rouge... comme c'est le cas pour tous les amis d'Israël", a-t-il même affirmé.
Je trouve important que la France puisse freiner les autres grandes puissances, jouer le rôle de garde-fou", souligne Raz, ingénieur à Tel Aviv. « Grâce aux Français, Israël n’est pas complètement isolé sur ce dossier qui nous vaut les critiques et la condamnation presque unanime du reste du monde ! », complète-t-il.
Un délicat exercice de conciliation pour le Président
Si la France bénéficie pour le moment d’une image positive auprès des dignitaires et de l’opinion publique israélienne, la question des pourparlers avec les Palestiniens pourrait ternir ces relations amicales entre Paris et Tel-Aviv. Amorcées en juillet dernier, les tractations sont aujourd’hui au point mort.
Entre débats inachevés, tractations improductives et questions insolubles, la perspective d’une résolution du conflit semble même plus lointaine que jamais. Agacé par les atermoiements des négociateurs israéliens, le secrétaire d’Etat américain John Kerry, en charge de la supervision des négociations, peine à faire avancer les discussions.
Si l’Elysée indique que François Hollande viendra donc "encourager les parties au compromis, aux efforts, au courage nécessaire", il lui faudra aussi prendre une position ferme sur la colonisation et convaincre les Palestiniens de ne pas quitter la table des négociations… Un délicat exercice de conciliation pour le Président qui devra ménager les susceptibilités, entre reconnaissance des droits des uns et des prérogatives des autres.
"C’est le moment d’être courageux, de ne pas se défiler, de s’affirmer !", tance Sylvie, une franco-israélienne, installée à Tel-Aviv depuis plus de quinze ans. "Il faut que la France opte enfin pour une position claire dans ce conflit. Faire des discours pour promouvoir la paix c’est bien mais c’est loin d’être suffisant !", rappelle-t-elle.
Les discussions sur l’avenir de la région et l’amélioration des relations diplomatiques sont loin d’être les seules obligations inscrites à l’agenda de François Hollande. Accompagné d’une quarantaine de chefs d’entreprise, dont les représentants d’Alstom, de la SNCF et des patrons de plus petites entreprises spécialisées dans les biotechnologies et les télécommunications, le Président espère nouer des liens économiques solides avec la "Startup Nation".
Innovation, enseignement, recherche et développement…Autant de priorités pour le Président français qui compte bien s’inspirer de la réussite économique de l’Etat hébreu dans le domaine des nouvelles technologies. Visite éminemment politique, le séjour de François Hollande devrait donc être l’occasion pour le Président de consolider une relation de confiance avec ses partenaires israéliens, sans renoncer à faire entendre la voix de la France sur la question palestinienne. C’est donc un numéro d’équilibriste périlleux qui attend François Hollande entre les 17 et 19 novembre prochains.

Cité du cinéma de Luc Besson : la Cour des comptes évoque un éventuel détournement de fonds

    france

Cité du cinéma de Luc Besson : la Cour des comptes évoque un éventuel détournement de fonds

Le HuffPost/AFP  |  Publication:   |  Mis à jour: 16/11/2013 16h51 CET


Cité cinéma Besson

La Cité du cinéma de Besson soupçonnée de détournement de fonds

CINÉMA - La Cour des comptes critique, dans une "note confidentielle" transmise "à la justice", le financement de la Cité du cinéma créée à Saint-Denis par le réalisateur et producteur Luc Besson, évoquant des soupçons de "détournement de fonds publics",écrit samedi Le Parisien.
Le quotidien précise que ce rapport a été transmis "à la justice" et se trouve sur le bureau de la garde des Sceaux, Christiane Taubira. La Cour des comptes et le ministère de la Justice, interrogés par l'AFP, n'ont pas souhaité faire de commentaire.
Aucune confirmation de l'existence de ce signalement n'avait non plus pu être obtenue samedi auprès des parquets de Bobigny (le siège social d'EuropaCorp se trouvant en Seine-Saint-Denis) et de Paris, compétent en matière de délits financiers.
Délit de détournement de fonds publics
Selon Le Parisien, les juges financiers affirment, dans cette "note d'alerte", que "le financement public de la Cité du cinéma, décidé par quelques hauts responsables publics (...) a été effectué pour permettre l'aboutissement du projet qu'une société privée portait pour son bénéfice, le caractère général du projet restant à démontrer".
Dans cette note citée par Le Parisien, la Cour des comptes insiste sur le "souhait de la présidence de la République", pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, de voir le projet "aboutir". "La proximité de M. Besson et de certains de ses collaborateurs avec les plus hautes autorités de l'Etat a pu favoriser une intervention concertée des acteurs publics", ajoute-t-elle, soulignant que le directeur général d'EuropaCorp, Christophe Lambert, avait "travaillé auprès de Nicolas Sarkozy pendant la campagne de 2007".
"Les conditions de montage et de financement de l'opération (...) sont susceptibles de caractériser le délit de détournement de fonds publics et de recel de ce délit", affirment les auteurs de cette note, selon le quotidien.
"Hollywood à la française"
Installée dans une ancienne centrale thermique à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), la Cité du cinéma avait été inaugurée en septembre 2012 en l'absence remarquée de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, accusée à l'époque d'avoir "séché" la réception.
"Aurélie Filippetti avait été vivement critiquée l'an dernier pour ne pas être allée à l'inauguration, aujourd'hui l'histoire semble lui donner raison", déclare une source proche du dossier en évoquant "des soupçons pendant la campagne électorale d'intervention du cabinet de Sarkozy au plus haut niveau, du fait qu'il ait tordu le bras des services de la Caisse des dépôts et des consignations".
Les concepteurs de la Cité du Cinéma affichaient l'ambition d'en faire un "Hollywood à la française", le complexe permettant la production en France de films de A à Z.
Un montage financier de 170 millions d'euros
Autour d'une nef centrale, s'articulent toutes les autres structures : neuf plateaux de tournage (de 600 à 2.100 m2) à l'acoustique ultra-moderne, des ateliers de peinture, menuiserie, serrurerie, les locaux de École nationale supérieure Louis Lumière ainsi que l'école créée par Luc Besson qui accueille une soixantaine d'élèves, sans conditions de ressources ni de diplômes.
Le montage financier de la Cité du cinéma avait été bouclé en 2008 : 170 millions d'euros, dont 140 millions pour l'achat du foncier, détenu à 100% par la société Nef-Lumière (75% pour la Caisse des dépôts, 25% pour le groupe Vinci) et 30 millions pour la construction des plateaux de tournage via différentes société de Luc Besson (Front line, EuropaCorp, Euro Média group) et Quinta communications, le groupe du producteur de cinéma et homme d'affaires tunisien, Tarak Ben Ammar.

Les Français pour un changement de Premier ministre, selon BVA

Les Français pour un changement de Premier ministre, selon BVA



                           Près de deux Français sur trois (63%) sont favorables à un changement de Premier ministre et un Français sur deux (52%) est partisan d'une dissolution de l'Assemblée nationale, selon un sondage BVA pour i>TELE et Le Parisien-Aujourd'hui en France. Une majorité de personnes interrogées pense pourtant qu'aucune de ces initiatives n'améliorerait la situation en France, marquée par de fortes tensions sociales. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon
Reuters/Reuters - Près de deux Français sur trois (63%) sont favorables à un changement de Premier ministre et un Français sur deux (52%) est partisan d'une dissolution de l'Assemblée nationale, selon un sondage BVA pour i>TELE et Le Parisien-Aujourd'hui en France. Une majorité de personnes interrogées pense pourtant qu'aucune de ces initiatives n'améliorerait la situation en France, marquée par de fortes tensions sociales. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon

PARIS (Reuters) - Près de deux Français sur trois sont favorables à un changement de Premier ministre et un Français sur deux est partisan d'une dissolution de l'Assemblée nationale, montre samedi un sondage BVA pour i>TELE et Le Parisien-Aujourd'hui en France.
Une majorité de personnes interrogées pense pourtant qu'aucune de ces initiatives n'améliorerait la situation en France, marquée par de fortes tensions sociales.
D'après ce sondage, 63% des Français sont favorables à ce que le président François Hollande remplace Jean-Marc Ayrault au poste de Premier ministre. Un changement de chef de gouvernement est souhaité y compris parmi les sympathisants du Parti socialiste, à 53% contre 41%.
De même, 52% des personnes interrogées sont pour une dissolution de l'Assemblée nationale et des élections législatives anticipées, contre 42%. Cette hypothèse est en revanche rejetée par les sympathisants socialistes (8% y sont favorables) en raison de la forte probabilité de défaite de la gauche en cas de scrutin anticipé.
Pourtant, 64% des Français pensent qu'un changement de Premier ministre n'améliorerait en rien la situation et 52% pensent la même chose d'une dissolution de l'Assemblée nationale.
"Bref (...) François Hollande a plus que jamais intérêt à subir et à attendre", en conclut Gaël Sliman, de BVA.
Ce sondage a été réalisé les 14 et 15 novembre auprès d'un échantillon représentatif de 1.075 personnes d'au moins 18 ans, recrutées par téléphone et interrogées par internet.
Bertrand Boucey pour le service français
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