| Alstom supprime 1 300 postes en Europe et se restructure |
Alstom prévoit 1 300 suppressions d'emplois,"essentiellement en Europe", qui concerneront les activités de construction de centrales électriques et l'informatique du groupe industriel français, aannoncé mercredi 6 novembre son PDG, Patrick Kron, sans exclure d'autres coupes. "Les mille trois cents postes dont je parle concernent un certain nombre d'activités d'Alstom Thermal Power, l'informatique et les coûts centraux. Ce sont des programmes qui ont été engagés il y a quelques semaines et qui sont en cours de réalisation", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse téléphonique. "Est-ce qu'il y en aura d'autres ? On verra. Je ne veux certainement pas vous les annoncer avant d'en parler avec les partenaires sociaux, mais nous allons ajuster notre outil industriel où et quand il faut, au rythme correspondant à nos besoins", a ajouté M. Kron. Le directeur financier du groupe a, lui, indiqué en marge de la conférence de presse que le groupe prévoit bien d'autres suppressions de postes en plus des 1 300 annoncées, qui seront également incluses dans son plan d'économies à horizon 2016. Alstom a donc aussi annoncé une "accélération"de ses économies et un nouveau plan de cession, avec la vente envisagée d'une participation minoritaire dans sa branche de construction ferroviaire, après un premier semestre plutôt meilleur qu'attendu. Afin de "retrouver de la mobilité stratégique", Alstom a "lancé un programme de cession d'actifs visant à générer 1 milliard à 2 milliards d'euros par la cession envisagée d'une participation minoritaire dans Alstom Transport et la vente d'actifs non stratégiques", explique son patron Patrick Kron dans le communiqué de résultats semestriels. Par ailleurs, "nous accélérons notre plan de performance et anticipons la génération progressive de 1,5 milliard d'euros d'économies de coûts par an à l'horizon d'avril 2016", poursuit-il, avec des charges de restructuration évaluées entre 150 et 200 millions d'euros par an. |
| Alstom emploie au total 93 000 personnes, dont 18 000 en France, selon de récentes communications du groupe. En 2010, Alstom a déjà lancé un plan de suppressions de près de 4 000 emplois en Europe et aux Etats-Unis dans sa branche centrales électriques. En 2011, c'est cette fois l'autre activité principale, la branche transports (matériel ferroviaire), qui était concernée par un plan de 1 380 emplois. |
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| Grèce : grève générale contre l'austérité |
La Grèce est paralysée par une grève générale contre les mesures d'austérité imposées par les créanciers internationaux du pays, mercredi, au lendemain de l'arrivée d'une délégation de la "troïka" à Athènes pour évaluer la mise en œuvre du plan de sauvetage. Le mouvement social de vingt-quatre heures décrété par les principaux syndicats des secteurs public et privé a entraîné la fermeture des écoles et la suspension de nombreux transports. "Les travailleurs, les retraités et les chômeurs vivent un cauchemar sans fin", dénoncent les employés du port d'Athènes dans un communiqué. Les syndicats disent craindre que la troïka n'impose à la Grèce une nouvelle baisse des salaires et pensions de retraite pour remplir les conditions du plan de sauvetage, alors que l'incertitude sur les besoins de financement supplémentaires dont Athènes pourrait avoir besoin dès l'an prochain alimente les spéculations sur de nouvelles mesures d'austérité. Ils dénoncent aussi les suppressions de postes prévues dans le secteur public et les projets de privatisation. |
| La Grèce, qui connaît une sixième année consécutive de récession, a un taux de chômage record de plus de 27 %. |
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| Toyota anticipe une forte hausse de ses résultats |
| Le premier constructeur d'automobiles mondial a relevé jeudi de 13 % sa prévision de bénéfice net annuel pour l'exercice comptable 2013-2014 grâce à la forte dépréciation du yen, et malgré des ventes légèrement déclinantes en volume. En 2014, le groupe s'attend désormais à un bénéfice net de 1 670 milliards de yens (12,8 milliards d'euros au taux de change retenu par le groupe), en hausse de 74 % sur un an (en yens). Toyota a aussi relevé dans les mêmes proportions sa prévision annuelle de bénéfice opérationnel, attendu désormais à 2 200 milliards de yens (+ 67 % sur un an), et de 4 % celle du chiffre d'affaires, à 25 000 milliards de yens (+ 13 % sur un an, 192 milliards d'euros). |
| Le constructeur basé dans la région de Nagoya a profité de la forte dépréciation du yen entraînée par la politique du gouvernement conservateur de Shinzo Abe. Lors des six premiers mois de l'exercice, le yen valait en moyenne 28 % de moins face au dollar et 31 % de moins face à l'euro, d'après les taux moyens calculés par Toyota. Le groupe a produit 43 % de ses véhicules au Japon pendant cette période et en a exporté une partie. Or ces véhicules "made in Japan" écoulés à l'étranger dans d'autres devises ont rapporté beaucoup plus cette année à Toyota, lorsque le groupe a converti le fruit de leur vente en yens dépréciés. |
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| Mediapart gagnera 1 million en 2013, Plenel critique la gratuité |
| Le site d'informations Mediapart verra son "chiffre d'affaires approcher 7 millions d'euros cette année, avec un résultat net de 1 million", a déclaré son président Edwy Plenel devant les assises internationales du journalisme à Metz. Lancé en 2008, "Mediapart est rentable depuis trois ans, avec un pourcentage de résultat par rapport au chiffre d'affaires de 11 % à 12 %, digne d'un fonds d'investissement", a ajouté Edwy Plenel, lors d'une table ronde intitulée "Réinventons le journalisme". Le site Mediapart"approche les 81 000 abonnés actifs individuels payants, davantage que le nombre d'abonnés tous supports de Libération, qui est de 72 000", a-t-il ajouté. Le Monde a, lui, "50 000 abonnés payants" sur la zone payante de ses sites, a indiqué Sylvie Kauffmann, directrice de la rédaction du Monde, qui participait au débat. M. Plenel a aussi déclaré qu'il fallait "éviter le piège de la gratuité de l'information", et défendu le choix de Mediapart, qui se rémunère sur abonnement, de "dépendre uniquement de ses lecteurs". |
| Le groupe de presse Centre France La Montagne a annoncé mardi un vaste plan de restructuration stratégique, qui prévoit la suppression de 230 emplois pour réaliser une économie annuelle de fonctionnement de 16 millions d'euros. Faisant le constat d'un "déclin inéluctable car structurel" du volume de ses ventes papier et de la baisse corrélative de ses recettes publicitaires, le groupe, qui détient huit quotidiens et une douzaine d'hebdomadaires, veut se réorienter vers le numérique et diversifier son offre, grâce à un investissement de 15 millions d'euros. Une mutation qui pourrait créer à terme soixante nouveaux emplois, a indiqué la direction dans un communiqué. |
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Consommation : 73 % des Français déclarent que le made in France est un critère"plus important [pour eux] qu'il y a dix ans"dans leurs achats au quotidien, selon un sondage IFOP réalisé pour Atol et publié mercredi.
Zone euro : la timide et fragile reprise économique récemment amorcée dans la zone de la monnaie unique se maintient en ce début de 4e trimestre, lesdernières données PMIsignalant en effet une 4e hausse mensuelle consécutive de l'activité en octobre.
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Industrie : le directeur général de Bpifrance a indiqué mercredi que la banque publique n'avait pas vocation à reprendre en direct des entreprises en difficulté, comme les volaillers bretons Doux et Tilly-Sabco.
Cinéma : la société américaine 21st Century Fox, qui regroupe les actifs de télévision et cinéma du magnat des médias Rupert Murdoch, a vu son bénéfice chuter de 44 % au premier trimestre de son exercice décalé, inférieur aux prévisions du marché.
Cuba : les financiers étrangers qui choisiront d'investir à Mariel, le premier méga-port cubain qui doit ouvrir en janvier, n'ont pas à craindre de nationalisations comme dans le Cuba des années soixante, a assuré mardi le ministre du commerce extérieur cubain.
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| "Ce dont nous avons besoin est d'une correction des déséquilibres existants, notamment dans la zone euro. C'est là que l'Allemagne, dans son propre intérêt légitime, peut apporter sa contribution." |
| Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a appelé mardi l'Allemagne à faire davantage pour s'attaquer aux déséquilibres économiques au sein de la zone euro. "Faire payer les économies fortes pour les économies faibles n'est pas la réponse", a déclaré M. Barroso, qui a estimé que le marché unique, dans sa forme actuelle, permettait à l'Allemagne de "jouer de ses avantages compétitifs" dans la technologie et l'industrie. "A son tour, l'Allemagne pourrait faire davantage pour permettre également aux autres d'apporter leurs propres atouts, par exemple avec un accès libre et sans entrave aux marchés des services à travers l'Europe, y compris l'Allemagne, ou avec des salaires qui correspondent à la productivité, a-t-il dit. Ainsi, des marchés plus ouverts dans les économies plus fortes seraient une contribution très importante à la reprise des économies plus faibles." Les dirigeants allemands soulignent que le pays a réduit de plus de moitié son excédent de la balance courante avec la zone euro en termes de part du PIB depuis 2007 et que les salaires ont régulièrement augmenté ces dernières années après dix ans de stagnation. |
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Logement locatif : le CAE veut changer d'ALUR…
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Le 24 octobre dernier, le Conseil d'analyse économique (CAE) a publié une note proposant une nouvelle politique du logement locatif en France. Cette note remet en question un certain nombre de mesures gouvernementales figurant dans la loi ALUR, actuellement en discussion au Parlement, comme l'encadrement des loyers et la garantie universelle des loyers (GUL). Ces critiques sont-elles justifiées ?
En fait, les auteurs reconnaissent que le marché du logement est spécifique, qu'il faut le réguler, que l'Etat doit construire des logements sociaux et aider les familles pauvres à se loger. Aussi, leurs divergences avec la politique qu'entend suivre le gouvernement actuel ne peuvent-elles être que limitées, et concernent les moyens plutôt que les objectifs. Le libéralisme ne fonctionne pas en matière de logement. Il faut mettre en place des dispositifs d'intervention publique, qui doivent viser, nous le verrons, des objectifs contradictoires, dispositifs dont la structure est obligatoirement ouverte à la discussion.
Le parc locatif privé : cogestion et aléa moral
Concernant le parc locatif privé, les auteurs proposent essentiellement l'instauration d'un système de flexi-sécurité du logement, inspiré de celui préconisé pour le marché du travail : diversification et libéralisation des baux, nouveaux droits pour le bailleur, plus grande flexibilité des conditions de résiliation de bail, ou encore mise en place d'un système de cogestion du marché locatif privé autour d'une "régie du logement" dont les prérogatives s'étendraient de la fixation des loyers "de référence" à la gestion des baux. Cette "régie", gérée paritairement par les locataires et les propriétaires, jouerait un rôle de médiateur lors des conflits opposant locataires et propriétaires à l'image des prud'hommes pour les conflits du travail.
L'argument principal utilisé par les auteurs pour condamner un dispositif tel que la GUL est qu'elle créerait des problèmes d'aléa moral trop importants, c'est-à-dire que l'assurance inciterait les personnes couvertes à prendre "trop de risques". En l'espèce, le locataire, assuré de voir ses défauts de paiement pris en charge par le fond, se soucierait moins de verser ses loyers ; il pourrait porter son choix sur un logement plus cher que ses besoins réels. Le propriétaire serait moins soucieux de la sélection de son locataire. Les auteurs utilisent également l'argument de l'aléa moral pour défendre la mise en place de baux flexibles : cela permettrait selon eux de lutter contre la dégradation des logements ou encore les conflits de voisinage.
L'idée du locataire systématiquement "mauvais payeur volontaire" et prêt à dégrader le logement qu'il loue nous paraît excessive et réductrice. Or, cette idée est assez largement développée par les auteurs. Ceux-ci semblent oublier que la GUL couvrira surtout des locataires qui ne peuvent plus payer leurs loyers en raison de difficultés financières (chômage, divorce…). |
Lu sur le blog de l'OFCE
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| TITRES DE L'ÉCONOMIE |
| Les Echos : Croissance : Bruxelles exige plus de Paris et Berlin |
| Le Figaro économie : Déficits, dette, chômage : Bruxelles ne croit pas aux promesses de Hollande |
| Financial Times : L'Ukraine signe un accord de production de gaz de schiste avec Chevron |
| The Wall Street Journal : Les banques vont subir de lourdes amendes de l'UE dans l'enquête sur les taux interbancaires |
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