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vendredi 3 mai 2013

Les promesses de François Hollande passées au peigne fin

                                             Challenges

Les promesses de François Hollande passées au peigne fin

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L’institut Montaigne a dressé un bilan économique de la première année de mandat du président de la République. Un point d’étape pour le moins contrasté.

"Inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année 2013." voilà l'objectif que s'est fixé François Hollande en septembre 2012. (FRED DUFOUR/POOL/AFP)
"Inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année 2013." voilà l'objectif que s'est fixé François Hollande en septembre 2012. (FRED DUFOUR/POOL/AFP)
Des promesses tenues, certaines en cours, d’autres abandonnées... Un an, quasiment jour pour jour, après l’arrivée de François Hollande au pouvoir, l’Institut Montaigne fait le point sur les engagements pris par le président de la Républiquedurant sa campagne ou au cours de sa première année de mandat. Au menu: finances publiques, évolution des grands indicateurs macro-économique, emploi, compétitivité.
Les grands indicateurs en souffrance
  • La croissance
Les prévisions de croissance ont été revues à la baisse à maintes reprises par le locataire de l’Elysée. Son programme prévoyait une croissance de 0,5% en 2012, mais elle aura finalement été nulle, la France frôlant la récession. Ce qui n'est cependant que partie remise selon Bruxelles.
En 2013, le gouvernement a longtemps tablé sur une croissance de 1,7%, jugée irréaliste par l’ensemble des grands organismes financiers, du FMI à l’OCDE. Il s’est finalement résolu à abaisser sa prévision à 0,1%. Même chose pour 2014: l’hypothèse de croissance a été revu de 2% à 1,2%.
Pour la période 2015-2017, le gouvernement maintient, pour le moment, ses perspectives de croissance entre 2% et 2,5%....
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La Bourse de Paris termine au plus haut depuis 22 mois

                                               Challenges

La Bourse de Paris termine au plus haut depuis 22 mois

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A la clôture, l'indice CAC 40 s'est inscrit à 3.912,95 points, en hausse de 1,40%, dans un marché dopé par des chiffres américains sur l'emploi et satisfait de l'annonce d'une baisse du taux directeur européen.

La Bourse de Paris (AFP)
                                                                                         La Bourse de Paris (AFP)
La Bourse de Paris a terminé la séance de vendredi 3 mai, à son plus haut depuis 22 mois (+1,40%) et dépassé le seuil des 3.900 points, dopée par des chiffres américains sur l'emploi meilleurs que prévu, dans un marché globalement satisfait par la baisse du taux directeur européen.
A la clôture, l'indice CAC 40 s'est adjugé 54,19 points à 3.912,95 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,1 milliards d'euros. L'indice phare parisien n'a jamais été aussi haut depuis le 8 juillet 2011.
La séance avait pourtant commencé sur une note terne et jusqu'à la publication du rapport sur l'emploi aux Etats-Unis, le marché parisien naviguait autour de l'équilibre, optant pour l'attentisme. La progression s'est subitement accentuée dès la publication des chiffres américains sur l'emploi, meilleurs que prévu et après l'ouverture en hausse de Wall Street...
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Jean-Luc Mélenchon "Le 5 mai, pour un Front du peuple des plus larges"

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POLITIQUE -  le 3 Mai 2013
changement

Jean-Luc Mélenchon "Le 5 mai, pour un Front du peuple des plus larges"


Pour Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, le Front de gauche, qui a les outils programmatiques et la méthode politique, doit ouvrir une perspective à gauche.
François Hollande est au plus bas 
dans les sondages. Comment l’expliquez-vous ?
Jean-Luc Mélenchon. Ce qui est déterminant, c’est la volte-face du chef l’État qui l’a amené à épouser les objectifs du Medef et à refuser quelque contrepartie que ce soit aux salariés. Cette réalité fausse tout le champ politique quand celui qui est censé représenter le changement fait le contraire. Il ne suffit pas d’avoir des opinions favorables dans le patronat pour provoquer l’adhésion des Français.
Le gouvernement reporte sur les politiques d’austérité menées en Europe et en Allemagne les difficultés de la France. Comment réagissez-vous ?
Jean-Luc Mélenchon. Nous nous appuyons toujours sur ce qui nous permet d’avancer. D’un côté, le PS intègre notre discours sur l’Europe austéritaire et sort du déni de réalité qui lui faisait dire que c’était la seule politique possible. C’est positif. De l’autre, il reporte sa propre responsabilité sur Angela Merkel alors même qu’il pratique sa politique en France. C’est une ruse de communication.
Le gouvernement fait passer en force la loi sur l’ANI, rejette l’amnistie sociale…
Jean-Luc Mélenchon. Cela confirme l’ampleur du tournant politique du noyau dirigeant du PS. Voyez la violence avec laquelle ils ont agressé le président de l’Assemblée nationale, le traitant de démagogue, pour avoir posé le problème de la confrontation avec l’Allemagne. Ce tournant trouve son origine dans les années 1980, quand les socialistes européens ont reformulé la doctrine sociale-démocrate. Les Solferiniens en France, les Blairistes en Angleterre, les Schroedérien en Allemagne, les D’Alémanistes en Italie se placent hors de la lutte de classes, entre « l’entreprise et les salariés » et même, parfois, hors du cadre droite-gauche.
Un remaniement gouvernemental est évoqué. En quoi pourrait-il être une solution ? Vous vous dites vous-même disponible pour devenir premier ministre ?
Jean-Luc Mélenchon. Le Front de gauche se réclame de la radicalité concrète. Notre ligne politique n’est pas d’attendre 2017, voire 2022… Le changement que nous voulons, nous sommes en état de le réaliser tout de suite. Nous en avons les outils programmatiques, les méthodes politiques. C’est pourquoi j’ai résumé cette offre par : « Je suis prêt à être premier ministre. » Montrant ainsi que nous sommes une force gouvernementale, et non de témoignages. Maintenant, soit Hollande resserre son gouvernement pour continuer la même politique, soit il change de cap. Dans ce cas, nous sommes ouverts à la discussion.
Le désenchantement, la colère ne semblent pas se traduire par des mobilisations sociales fortes et bénéficient à l’extrême droite…
Jean-Luc Mélenchon. La situation est contradictoire. La volte-face de Hollande crée des dégâts considérables. Des milliers de gens ne comprennent pas pourquoi il se produit le contraire de leurs espérances de 2012. Soit ils en concluent qu’ils ont été trahis, ce qui les démoralise, soit qu’il n’est pas possible de faire autrement, ce qui les démoralise aussi. L’autre conséquence, avec l’impuissance du parti majoritaire, c’est que l’extrême droite et la droite, qui ont tendance à constituer un tout idéologique, peuvent alors apparaître, à des fractions de la société, comme la solution du moment.
Dans cette situation, quelle est 
la responsabilité du Front de gauche ?
Jean-Luc Mélenchon. La force que nous avons constituée durant l’élection présidentielle – 4 millions de suffrages – n’est pas une force champignon, c’est-à-dire éphémère. Elle aurait pu se diluer dans le paysage politique. Ce n’est pas le cas. Elle a été confirmée et des sondages la donnent en progression. Surtout si nous sommes capables de prendre la tête non seulement de la colère populaire, mais d’une espérance populaire.
Dans cet objectif, quelles sont 
les ambitions du Front de gauche avec la marche du 5 mai : coup de semonce contre la politique du gouvernement ou volonté d’affirmer une alternative à gauche ?
Jean-Luc Mélenchon. Les deux à la fois. Le Front de gauche a une responsabilité devant le pays à la suite de l’affaire Cahuzac. Nous devons expliquer et proposer des solutions. Le mot d’ordre de VIe République est revenu avec force. Après les reniements du gouvernement, le 5 mai s’est chargé d’un contenu plus social. Ce coup de semonce dont vous parlez se fera entendre lors du vote sur l’ANI, au Sénat, le 14 mai, et sur l’amnistie sociale, le 16 mai, à l’Assemblée nationale. Nous avons une stratégie politique, celle de construire un front du peuple le plus large possible et nous sommes en train d’entrer dans l’imaginaire collectif comme une alternative possible à gauche.
Entretien réalisé par Max Staat

Le projet de loi sur l’enseignement supérieur permettrait que des cours universitaires soient donnés en anglais au lieu du français

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Le projet de loi sur l’enseignement supérieur permettrait que des cours universitaires soient donnés en anglais au lieu du français

s'informerGeneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a répondu le 1er mai aux opposants à l’article deux de son projet de loi sur l’enseignement supérieur autorisant l’usage de l’Anglais dans les cours universitaires alors que la Constitution définit le Français comme la langue de la République. Selon elle, cette mesure ne toucherait que 1 % des cours, destinés à des étudiants étrangers venant de pays émergents comme la Corée du Sud, l’Inde, Singapour ou le Brésil. Ceux-ci apprendraient également notre langue et deviendraient des amis de la France.
« Sinon, avait-elle déclaré au quotidien Libération, le 20 mars, nous nous retrouverons à cinq à discuter de Proust autour d’une table ». La ministre avance que son projet répond à une demande des directeurs des grandes écoles. Pour le directeur de l’ESSEC, le projet est « une chance pour la France » et il affirme qu’il pourrait rapporter, avec 500 000 étudiants étrangers, huit à dix milliards d’euros de PIB supplémentaire.
Le projet et ces déclarations sont soumis à de vives critiques venant de tous côtés. L’Académie française y voit un danger de « marginalisation de la langue française », Claude Hagège, Professeur au Collège de France, avec les associations de défense de notre langue, dénonce « une grave menace pour la francophonie ». L’écrivain Eric Orsenna juge l’argumentation de la ministre « totalement hypocrite ».
Les syndicats CGT, FO et FSU de l’enseignement supérieur appellent à faire grève et à manifester le 22 mai contre le projet de loi Fioraso, quand il sera débattu à l’Assemblée nationale.

Après le 1er mai 2013 Unir et rassembler pour changer de cap contre les politiques d’austérité

La cgt                    


Après le 1er mai 2013

Unir et rassembler pour changer de cap contre les politiques d’austérité

mercredi 1er mai 2013
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Ce jour, les salariés se sont mobilisés massivement à travers le monde à l’occasion de la journée internationale du travail du 1er mai 2013. La CGT salue toutes celles et ceux qui y ont participé dans un contexte économique, social, politique et de paix des plus incertains
En France, dans des configurations unitaires différentes, 286 manifestations et rassemblements unitaires, auxquels participait la CGT, ont été organisés. Face à une situation économique et sociale qui continue de s’aggraver sous les effets des politiques d’austérité poursuivies aveuglément en France et en Europe, près de 160 000 manifestants sont venus mettre les « pieds dans le plat ».
Les politiques d’austérité conduites à travers l’Europe ont des conséquences dramatiques pour les salariés, les retraités, les privés d’emploi.
Le chômage explose pour dépasser les 12% dans l’union européenne. L’emploi précaire devient la règle. Le pouvoir d’achat s’effrite. Les salaires et pensions de retraite sont attaqués. Pire, en Espagne, la déflation des salaires apparaît. Les droits sociaux sont lacérés. Dans certains pays, les jeunes, premières victimes de ce désastre social, n’entrevoient leur avenir que dans l’émigration…
La crise s’aggrave ! La France, après d’autres pays, est poussée dans la récession. Et la finance et le patronat en demandent toujours plus.
Il y a un an, les françaises et les français votaient pour changer de Président de la République Ils affirmaient ainsi le besoin d’une rupture avec la politique économique et sociale menée par le Gouvernement Sarkozy.
Un an après, ils refusent de se voir kidnapper leurs espoirs, de voir leur emploi, leur pouvoir d’achat, leur protection sociale, leurs conditions sociales, de travail, leurs services publics et la démocratie sacrifiés pour satisfaire encore et toujours le capital.
Il est temps que les décideurs politiques s’appliquent enfin le fameux « principe de réalité » : Il n’y a pas d’issue à la crise dans l’austérité.
C’est ce que disent et portent depuis des mois les travailleurs grecs, espagnols, portugais, italiens, britanniques, français… qui contestent les logiques d’austérité.
D’ailleurs, de plus en plus de voix s’élèvent, tant dans les sphères politiques qu’économiques, en France, en Europe et dans le monde pour dénoncer l’inadéquation des politiques d’austérité menées dans tous les pays d’Europe avec l’impérieuse nécessité de sortir de cette crise.
Nos mobilisations, les débats que nous menons chaque jour pour faire reconnaître que le travail et sa rémunération, est un enjeu central pour sortir de la crise, trouvent de plus en plus d’écho. Cela conforte chaque jour un peu plus la conviction qu’une autre politique est possible et indispensable.
En refusant une proposition de loi d’amnistie pour les syndicalistes la semaine dernière, le Gouvernement cherche à étouffer cette montée de la contestation, à diaboliser aux yeux de la population ceux qui osent revendiquer autre chose que la destruction de leurs droits pour aller encore plus loin dans l’austérité dans les mois qui viennent (retraites, prestations familiales, santé, services publics…).
La CGT ne laissera pas le champ libre à tous ceux qui prônent la poursuite de la dégradation de la situation économique et sociale comme l’issue indiscutable à la crise.
Il faut sans attendre activer les leviers indispensables à la croissance en relançant les investissements des entreprises et des collectivités publiques et la consommation des ménages par l’amélioration du pouvoir d’achat des salaires et pensions et l’emploi…
En France, en Europe et dans le monde, il est urgent de faire entendre encore plus fort la voix des salariés, nous unir, nous rassembler pour « changer de cap contre les politiques d’austérité », comme l’a décidé la Confédération européenne des syndicats en appelant à une semaine d’action dans tous les pays du 7 au 14 juin 2013.
A l’appui de ce 1er mai 2013, la CGT continuera à informer, débattre avec les salariés, les populations, à ancrer les revendications, à renforcer le syndicalisme unitaire, solidaire et rassembleur de conquêtes sociales et à multiplier les initiatives revendicatives sur les territoires, dans les entreprises, les professions pour faire entendre les revendications des salariés et gagner une autre répartition des richesses.
D’ores et déjà, la Commission exécutive confédérale de la CGT appelle les salariés à participer massivement au rassemblement devant l’Assemblée Nationale le 16 mai 2013 à partir de 12h pour soutenir la proposition de loi d’amnistie des syndicalistes.
Montreuil, le 1er mai 2013

VIDÉO♦ Informations Ouvrières vient de paraître

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VIDÉO♦ Informations Ouvrières vient de paraître

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Tous les mercredis après-midi sur le site internet du POI !
Le département Web du POI y présente le sommaire d’INFORMATIONS OUVRIÈRES en vidéo.
Pour visionner la vidéo,cliquer sur le lien ci-dessous
Informations Ouvrières, le 03 mai 2013
Informations Ouvrières, le 03 mai 2013

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Le maire d’Arahal (Andalousie) refuse la présence militaire américaine dirigée vers l’Algérie sur le sol de sa commune

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Le maire d’Arahal (Andalousie) refuse la présence militaire américaine 

dirigée vers l’Algérie sur le sol de sa commune

presse espagnole
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Le maire d’Arahal (Séville) refuse “radicalement” le déploiement militaire des Etats-Unis a indiqué l’agence Europa Press, la semaine dernière.
« Le maire d’Arahal, dont la municipalité abrite la base militaire américaine de Moron de la Frontera, a manifesté ce vendredi son rejet radical de la décision du Conseil des ministres d’autoriser le déploiement sur cette base de 8 avions des forces aériennes américaines et de 500 marines des Etats-Unis.
« Dans une déclaration à Europa Press, le maire de la ville, Miguel Angel Marquez, a exprimé son rejet radical du déploiement militaire américain qui prétend renforcer ce dispositif pour “permettre des opérations en réponse à des situations de crise au nord de l’Afrique” (version du gouvernement). Pour Miguel Angel Marquez, le gouvernement central de Rajoy se plie aux exigences d’un pays dont les interventions “sèment la guerre et la mort dans les régions défavorisées du monde”. »
Base militaire Moron Andalousie - Wikimedia commons
La flotte de l’US Air Force à Moron de la Frontera (Andalousie) à quelques kilomètres de Gibraltar. (Photo Wiki commons)
« Il a informé également de la situation que traversent les travailleurs espagnols des services civils de la base aérienne de Moron de la Frontera. En effet, l’entreprise américaine “Vinnel brown and root” qui exploite ces services sous commandement des forces aériennes des Etats-Unis a décidé, fin 2010, d’un plan de restructuration impliquant 119 licenciements qui devraient être suivis de 144 supplémentaires, selon les informations communiquées aux travailleurs. »
« Il a ajouté : “Il est lamentable que le gouvernement Rajoy, au lieu de défendre les travailleurs espagnols de la base, se mette à genou devant les Etats-Unis”. »
« Le Conseil des ministres du 19 avril du gouvernement Rajoy a justifié cette décision en raison “des épisodes de bouleversements dans les pays qui ont connu le printemps arabe et de la situation au Sahel”. L’objectif serait de protéger le personnel diplomatique et les fonctionnaires nord-américains en poste au nord de l’Afrique. »
Europa Press a également rapporté que le « vice-président du gouvernement régional d’Andalousie [...] continuera à se battre pour le retrait de toutes les bases militaires étrangères de la région »
(Extraits d’Informations Ouvrières du 2 mai 2013)
Catégories: AlgérieGUERREInternational

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3 mai 2013

Pour le 23e mois consécutif, le chômage atteint un niveau record dans la zone euro

Par Andre Damon et Stefan Steinberg, 3 mai 2013
Le chômage a atteint au mois de mars un nouveau record dans la zone euro et on ne voit pas le bout de la catastrophe économique et sociale qui frappe l’Europe.

Pas de marche arrière sur l’austérité en Italie

Par Chris Marsden, 3 mai 2013
Enrico Letta dirige une coalition qui est chargée de poursuivre les mesures d’austérité brutales commencées sous Mario Monti.

Les syndicats valident le plan social prévoyant la fermeture du site PSA-Aulnay

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Lundi 29 avril, le comité central d’entreprise (CCE) a validé le plan social du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën prévoyant la fermeture du site PSA-Aulnay.

Retrouvez dans l’HD cette semaine : D’accord pour une nouvelle politique à gauche

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MÉDIAS -  le 3 Mai 2013

Retrouvez dans l’HD cette semaine : D’accord pour une nouvelle politique à gauche

                   
L’Humanité Dimanche publie cette semaine une rencontre entre Pierre Laurent, secrétaire National du PCF et Emmanuel Maurel de l’aile gauche du PS. Avant la marche du 5 mai, ils confrontent leurs propositions et idées pour une nouvelle politique à gauche.Extraits.
HD. Comment expliquer les renoncements du gouvernement et l’en empêcher ?
Emmanuel Maurel: C’est une sorte de social-défaitisme. Certains de mes amis socialistes qui sont au pouvoir anticipent un rapport de forces défavorable, contre le patronat ou la droite allemande et sont à la recherche d’un compromis a priori. Or, c’est parce qu’on est en période de crise, et précisément parce que le rapport de forces est défavorable, qu’il faut mener le combat au bout. Nous aurons le soutien de tous ceux qui n’en peuvent plus, qui ne supportent plus ces politiques et le monde dans lequel on vit. Je repensais, en écoutant Pierre Laurent, au slogan du Front de gauche pendant la campagne présidentielle : « l’Humain d’abord ». Mais pourquoi nous sommes-nous engagés à gauche, socialistes comme communistes ? C’est parce que nous refusons que l’argent soit la mesure de toute chose. Parce que les inégalités sociales nous révoltent et que nous avons la volonté de faire émerger un monde où l’égalité serait réalisée. Je ne dis pas qu’il n’y a pas des phases de découragement mais l’objectif politique reste là.
Pierre Laurent : Le social-défaitisme dont parle Emmanuel Maurel, chacun peut le constater en France et en Europe. Cette logique qui anticipe un rapport de forces défavorable ne conduit en aucune façon à l’amélioration de la situation. On constate partout qu’il se passe l’exact inverse. En France beaucoup de gens, qui jugeaient nécessaires des paroles dites « raisonnables » au début, constatent que ce manque de combativité risque au contraire de nous conduire dans une situation dégradée. Je ne cherche pas à régler des comptes. Je ne dis pas à ceux qui n’ont pas voté comme moi l’an dernier ou ceux qui n’ont pas pensé comme moi depuis un an, « vous avez eu tort et moi raison ». J’appelle chacun à réfléchir à la situation. Elle montre une chose : si nous continuons sur ce cap-là, nous n’allons pas nous sortir de la situation, nous allons mettre le pays et la gauche en difficulté. Ce qui me frappe, c’est qu’un nombre de plus en plus important de voix à gauche sont en train de faire le même constat. J’ai envie de me tourner vers l’avenir et leur dire que, si nous parvenons à un diagnostic qui converge sur la nécessité d’un changement de cap, alors, construisons-le ensemble. C’est le sens des assises du 16 juin. Cette démarche de confrontation positive est indispensable si nous voulons réenclencher une dynamique pour enrayer le mouvement actuel qui entraîne la résignation et conduit au retour de la droite.
Retrouvez l'intégralité de l'entretien, réalisé par Cédric Clérin et Stéphane Sahuc, dans l'Humanité Dimanche de cette semaine.
  • Dans l'Humanité Dimanche également Pourquoi la gauche joue son avenir le 5 mai ?
    Le 5 mai, pour changer la donne, l'éditorial de Patrick le Hyaric
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