
Retraites : à quoi peut-on s'attendre au printemps... et après ?

Le gouvernement va s'emparer du dossier brûlant des retraites pour ne pas laisser s'envoler le déficit d'ici 2020. A quoi peut-on s'attendre ?
Publié le 21 janvier 2013, 15h37
Après avoir lancé des négociations fin 2012 entre syndicats et patronat sur l'emploi, avec un accord à la clé,
François Hollande espère désormais que cette méthode de concertation soit également appliquée pour ouvrir d'autres négociations, comme sur le dossier de la protection sociale et des retraites. Les discussions concernant spécifiquement les
retraites devraient ainsi être lancées entre les partenaires sociaux
dès le printemps 2013 pour anticiper le déficit prévu pour 2020.
Lors de ses voeux aux "acteurs de l'entreprise et de l'emploi", le 17 janvier,
François Hollande a estimé que la réforme réalisée par le gouvernement précédent se révélait insuffisante : "Le Conseil d'orientation des retraites (Cor) a d'ores et déjà publié ses projections financières. Elles seront suivies d'un état des lieux. Celui-ci portera notamment sur la question de l'équilibre de nos régimes d'ici à 2020 dont on nous expliquait, il y a à peine trois ans, qu'il était assuré. Ce ne sera manifestement pas le cas puisque
le déficit prévu devrait atteindre 20 milliards d'euros à cette échéance" a annoncé le chef de l'Etat.
Que faut-il donc attendre des futures négociations, dont les premières conclusions sont attendues, idéalement, pour la fin de l'année ? Sur ce dossier plus que tout autre, les syndicats de salariés et les organisations patronales sont très divisées. Le Medef souhaite un relèvement de l'âge légal du départ à la retraite à 63 ans, ainsi qu'un allongement de la durée de cotisation à 43 annuités. Une position que combattra probablement très vigoureusement le CGT et la CDFT, qui se sont déclarés en faveur d'une "remise à plat" du système. De longues heures de négociations sont à prévoir, le gouvernement aura probablement du mal à mettre tous les acteurs d'accord sur une série de réformes qui pourraient entrer en vigueur, comme le souhaite le chef de l'Etat, dès 2014.
A court terme, dès le printemps, Bercy pourrait décider de geler les pensions pour ne plus les indexer sur l'inflation. Le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a indiqué la semaine dernière dans une interview aux Echos qu'une telle mesure n'était pas écartée..
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