Dans une interview parue dimanche dernier dans l’hebdomadaire du dimanche allemandFrankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, Wolfgang Schäuble a décrit l’Europe du futur, telle qu’il la souhaite. « Je souhaite que nous ayons un jour un gouvernement européen élu », a déclaré le ministre allemand des finances. À sa tête, il voit un chancelier comme en Allemagne ou un président comme en France. Interrogé pour savoir dans quelle langue il s’adresserait aux européens il a répondu « dans la plupart des entreprises internationales on parle seulement anglais ».
Il a en outre mis en garde le Royaume Uni : « Nous souhaitons garder le Royaume Uni dans l’UE et non le pousser dehors » Il a cependant ajouté que « cela ne signifie pas que n’importe qui puisse nous faire du chantage ». À propos du débat qui se déroule en Grande Bretagne sur la possibilité d’un référendum sur l’appartenance du pays à l’Union européenne, Wolfgang Schäuble a précisé sa pensée en jugeant que « nos amis britanniques ne sont pas dangereux. Mais un référendum créerait de l’incertitude ».
56 % des Britanniques voteraient pour une sortie de l’UE, en cas de référendum selon un sondage du journal The Observer.
Dimanche dernier, sur BFMTV cette fois, Jacques Delors, ancien président socialiste de la Commission européenne s’est déclaré en faveur changement de traité européen. Il faut, a-t-il dit, « un abandon de souveraineté en ce qui concerne la gestion de la monnaie commune, l’harmonisation progressive des fiscalités, l’effort de cohésion à l’intérieur de la zone euro ».
Le projet de Constitution égyptienne a été approuvé par 63,8 % des voix exprimées lors du référendum qui s'est déroulé en pleine crise politique, les 15 et 22 décembre, a annoncé mardi 25 décembre au soir la commission électorale. La participation officielle ressort à 32,9 % des près des 52 millions d'électeurs inscrits, a précisé Samir Aboul Maati, le président de la commission. Ce résultat officiel est conforme aux estimations des Frères musulmans, dont est issu le président Mohamed Morsi, et des médias d'Etat qui avaient déjà rapporté que 64 % des votants avaient approuvé cette Constitution qu'ils défendent.
Controversé, le projet de Constitution avait donné lieu à des semaines de contestation, parfois émaillées de violences. Après l'annonce des résultats officiels, les Etats-Unis ont appelé mardi le président Morsi à mettre "fin aux divisions" et à "élargir le soutien au processus politique". "Le président Morsi, en tant que président démocratiquement élu d'Egypte, a la responsabilité d'agir d'une façon qui reconnaisse le besoin urgent de mettre fin aux divisions, de bâtir la confiance et d'élargir le soutien au processus politique", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Patrick Ventrell, dans un communiqué.
"Il n'y a pas de vaincu dans le résultat de ce référendum. Cette Constitution sera celle de tous", a réagi plus tôt le premier ministre, Hicham Qandil, en appelant"toutes les forces politiques à coopérer avec le gouvernement (...) pour donner une chance à la nation de reprendre son souffle et pour que l'économie se rétablisse". De son côté, Mohamed Badie, le Guide suprême des Frères musulmans, a félicité "le peuple égyptien pour l'approbation de la Constitution de l'Egypte de la révolution". "Commençons tous à construire la renaissance de notre pays (...), hommes et femmes, musulmans et chrétiens", a-t-il ajouté sur son compte Twitter.
Des élections législatives doivent se tenir dans les deux mois suivant l'adoption de la Constitution. Une fois la loi fondamentale ratifiée, le Sénat, dominé par les islamistes, récupèrera le pouvoir législatif jusqu'à l'élection d'une nouvelle chambre des députés. L'ancienne, où les islamistes étaient aussi majoritaires, avait été dissoute en juin.
LES PLAINTES EXAMINÉES "AVEC SÉRIEUX"
Après les violentes manifestations des dernières semaines, Le Caire semblait calme mardi soir à l'annonce des résultats définitifs, et les partis d'opposition n'ont pas lancé d'appels à manifester. "Les résultats (officieux) étaient très bizarres, et pourtant aucun changement n'a été opéré dans le score, ce qui prouve que rien n'a été fait pour prendre nos plaintes en ligne de compte", a réagi Khaled Dawood, un des porte-parole de l'opposition.
Plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) avaient dénoncé des irrégularités pendant le scrutin en deux phases, et l'opposition a accusé les Frères musulmans de fraude en faveur du "oui". Sans mentionner les fraudes présumées, M. Aboul Maati a indiqué que la commission avait reçu des plaintes et les avait toutes examinées, assurant que le processus s'était déroulé sous supervision judiciaire. "Nous avons examiné avec sérieux toutes les plaintes", a précisé mardi le juge.
En Egypte, les élections doivent se dérouler sous la supervision des magistrats pour être valides. Or les ONG et l'opposition ont assuré que des personnes s'étaient fait passer pour des juges dans certains bureaux de vote. "Rien n'a prouvé que dans un bureau de vote il y ait eu des gens n'appartenant pas à la magistrature. Tous ceux qui ont participé au processus étaient membres d'une des instances de la magistrature", a commenté le président de la commission électorale. M. Aboul Maati a toutefois indiqué que les résultats de certains bureaux avaient été invalidés, notamment parce qu'ils avaient fermé avant l'heure fixée par la commission.
"ÉCHANGER UN RÉGIME AUTORITAIRE CONTRE UNE DICTATURE ISLAMISTE"
L'opposition laïque, de gauche et libérale dénonce de son côté un texte adopté par une commission dominée par les islamistes, qui ouvre selon elle la voie à des interprétations rigoristes de l'islam et offre peu de garanties pour certaines libertés. Dimanche, le Front du salut national (FSN), la principale coalition de l'opposition, a vivement contesté les résultats préliminaires, dus selon lui "à la fraude et aux irrégularités" et a promis de faire appel du résultat. Ce référendum "n'est pas la fin du chemin", mais "n'est qu'une bataille" dans le combat contre le pouvoir du président Morsi, affirmé le FSN dans un communiqué.
Le Prix Nobel de la paix Mohamed ElBaradei, chef de file du FSN, a admis que le texte va être adopté, dans un entretien lundi avec la chaîne américaine PBS. "Le texte va passer. A mon avis, ce sera vraiment un triste jour pour l'Egypte parce que ce vote va institutionnaliser l'instabilité", a-t-il dit. La nouvelle Constitution devra être considérée comme un texte "intérimaire" jusqu'à la rédaction d'un nouveau projet sur la base d'un consensus, a-t-il ajouté.
Dimanche, la républicaine Ileana Ros-Lehtinen, présidente de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, avait qualifié le vote de"défaite pour le peuple égyptien". "Nous ne pouvons célébrer le fait d'échanger un régime autoritaire contre une dictature islamiste", avait-elle dit dans un communiqué.
Mardi soir, l'agence officielle MENA a par ailleurs annoncé la démission du ministre des communications Hany Mahmoud, qui n'a pas donné de précisions sur les raisons de sa décision prise il y a un mois. La date de cette démission semble coïncider avec l'annonce, le 22 novembre, du décret controversé par lequel le président Morsi s'était accordé des pouvoirs exceptionnels.
Selon des analystes, l'adoption de la nouvelle loi fondamentale a peu de chances de conduire à un redressement de l'économie du pays, en proie à de graves difficultés depuis la chute de Moubarak. Avec 83 millions d'habitants, l'Egypte est le plus peuplé du monde arabe, mais aussi l'un des plus pauvres, avec 40 % de sa population vivant avec 2 dollars ou moins par jour.
Samedi dernier, le Premier ministre a réaffirmé le maintien des prévisions de croissance à 0,8 % et l’objectif de réduction du déficit public à 3 % en 2013 pour la France. « Oui, a-t-il lancé, nous les maintenons parce que c’est un objectif indispensable ».
Il répondait à la publication du rapport annuel du FMI sur la France paru la veille, qui prévoit que le pays n’atteindra pas son objectif d’un déficit public à 3 % du PIB en 2013 et met en garde contre des « risques de dégradation » liés à son problème de « compétitivité ». « Les perspectives de croissance sont assombries par une reprise chancelante en Europe et un problème de compétitivité vis-à-vis des partenaires commerciaux » affirme l’institution, lié selon elle aux « obstacles » qui entravent le marché du travail. Elle salue néanmoins la création d’un crédit d’impôt en faveur des entreprises, à condition qu’il s’accompagne « d’une modération salariale ».
Le ministre de l’Économie a estimé dans un communiqué que le diagnostic du FMI rejoignait « en grande partie celui du gouvernement ».
François Hollande, vendredi dernier, a prédit une année 2013 « dure » pour les Français, assurant que la France « va s’en sortir », en dépit des sombres perspectives économiques tracées également par l’INSEE. Il avait déjà déclaré mi-octobre : « Pour ce qui concerne la France, j’ai fixé l’objectif de réduction du déficit à 3 % pour 2013 », justifiant un budget placé sous le signe de l’austérité.
(Tract du comité du POI des Alpes-Maritimes) NON à l’intercommunalité forcée ! OUI à la libre coopération et à la libre administration des communes ! Contre la volonté des élus et de la population, la Commission Départementale de Coopération Intercommunale a décidé, le 10 décembre, le regroupement forcé des 163 communes des Alpes-Maritimes dans sept intercommunalités.
Vallée de la Roya ♦ 87% de la population de la vallée de la Roya avait refusé leur rattachement à la Communauté d’Agglomération de la Riviera Française par 2122 voix contre 312 et 46% de participation lors du référendum organisé le 4 septembre 2011, malgré l’opposition du Préfet.
Mouans-Sartoux ♦ 96,93% de la population de Mouans Sartoux s’était prononcée contre l’intercommunalité forcée le 20 novembre 2011 par 3449 voix contre 109 et 10 nul et 45,8 % de participation là encore, malgré l’opposition du Préfet.
Pays Grassois ♦ La nouvelle agglomération du Pays Grassois devrait regrouper 27 communes, 24 sur 27 s’étant prononcées contre ce projet ainsi que les syndicats intercommunaux et les communautés existantes. Ces décisions s’inscrivent dans le cadre de l’Acte III de la décentralisation qui prévoit, notamment, la créa- tion d’une eurométropole à Marseille contre laquelle s’élèvent 8 intercommunalités sur 9 et près de 100 communes sur 119 dans les Bouches-du-Rhône. Là encore, c’est la démocratie qui est remise en cause. L’acte III de la décentralisation voulue par le gouvernement organise l’éclatement de la République, une et indivisible En visant la démocratie communale, le gouvernement ouvre la voie à la partition du pays, au développe- ment des zones franches et des régimes d’exception placés sous l’autorité directe de l’Union Européenne.
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Jugez vous-mêmes : ♦ le mardi 4 décembre 2012, le président du Conseil Général du Rhône (UDI) et le maire (PS) de Lyon ont présenté, lors d’une conférence de presse commune, avec l’aval des ministres concernés et du Président de la République, un projet de partition du département du Rhône en deux entités géographiques distinctes: une eurométropole autour de Lyon et un « département » amputé d’autant. ♦ le congrès d’Alsace a décidé l’organisation d’un référendum sur la fusion de la région et des deux départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin en un Conseil Unique d’Alsace, auquel les promoteurs souhaitent conférer une compétence réglementaire pour déroger au droit du travail français.
Le POI s’adresse à l’ensemble des élus et à la population : il y a urgence à stopper ce démantèlement de la République, des droits et des garanties collectives ! Le POI partage la déclaration d’André Aschieri et Marie-Louise Gourdon, respectivement maire et maire adjointe de Mouans-Sartoux qui déclarent : « Tout doit être entrepris pour que soient abrogées les dispositions imposées contre l’avis des élus et des habitants. » C’est en ce sens qu’une délégation représentative de 300 maires, adjoints au maire, conseillers généraux et conseillers municipaux de toutes tendances a été reçue le 13 novembre 2012 au ministère de l’Intérieur pour défendre et rétablir le libre choix des communes. En sortant du ministère la délégation s’est donc réunie: « estimant urgent que soient bloqués les schémas départementaux de coopération intercommunaux allant contre le libre choix des communes, établi par le mandat de la population, la délégation a proposé que soit adoptée par l’Assemblée Nationale la proposition de loi suivante, visant au libre choix des communes en matière de coopération intercommunale : » « L’Assemblée Nationale décide de rétablir le libre choix des communes de s’associer ou de se dissocier librement dans le cadre de la coopération intercommunale, conformément au mandat explicite de la population ».
Signez, faites signer la proposition de loi !
Le comité de liaison de défense des communes et de la République engage tous les élus à rejoindre les 300 premiers élus signataires de la proposition de loi pour « rétablir le libre choix des communes de s’associer ou de se dissocier librement ».
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Le comité de liaison de défense des communes et de la République publie la liste des 300 premiers élus signataires de la proposition de loi dans un document de quatre pages et engage tous les élus à la contresigner :
«Article unique.
L’Assemblée nationale décide de rétablir le libre choix des communes de s’associer ou de se dissocier librement dans le cadre de la coopération intercommunale, conformément au mandat explicite de la population. »
Le scrutin sur projet de Constitution, qui s’est déroulé en Égypte les 15 et 22 décembre, a connu une très faible participation (32 %) et a permis au « oui » de l’emporter avec 64 % environ, selon les partisans du président Morsi.
Cependant, la commission électorale a fait savoir ce matin qu’elle rassemblait toujours les résultats.
Le « Front du Salut National » (FSN), un ensemble d’opposants laïques et libéraux, conteste ce résultat dû, d’après lui, « à la fraude, aux violations et aux irrégularités ».
Le Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ, expression politique des Frères Musulmans) du Président Mohamed Morsi, s’est félicité des résultats : « Le peuple égyptien continue sa marche vers la finalisation de la construction d’un État démocratique moderne, après avoir tourné la page de l’oppression ».
Le représentant du FSN considère qu’il n’y a pas « de consensus sur cette Constitution » qui permet « une série de lois qui vont balayer les libertés publiques ».
Certains articles sont particulièrement contestés. Parmi eux, les articles 195 et 197, qui maintiennent les privilèges de l’armée (budget et lois spécifiques pour les militaires) ; l’article 2 qui prévoit que « les principes de la charia » sont « la principale source de la législation » ; l’article 43, qui garantit la « liberté de croyance » mais uniquement pour l’islam, le christianisme et le judaïsme ; l’article 44 qui interdit « les insultes envers les prophètes » et l’article 33, qui reconnaît « l’égalité des citoyens devant la loi sans discriminations », mais sans préciser l’égalité entre les sexes.